à 100 km/h. On a ainsi repéré des milliers d’impacts sur les panneaux hors-service du télescope Hubble. sateLLites éboueurs De manière générale, les spécialistes estiment qu’il existe des dommages « significatifs » (débris de 0,1 à 1 cm) et « très importants » (objets de 1 à 10 cm). Pire : si l’on peut éviter les plus gros objets répertoriés et se protéger contre les plus petits (blindage, conception des engins…), la taille 1-10 cm pose un vrai problème, car dangereuse et non maîtrisée. L’enjeu est donc à la fois d’éliminer ces objets - à quand un satellite éboueur ? - et d’éviter d’en ajouter. Comment ? Entre autres possibilités : renvoyer satellites usagés et morceaux de lanceurs vers la Terre ou, au contraire, les diriger vers des cimetières de l’espace, sur des orbites qui ne gênent pas l’activité humaine. « Il faudrait pouvoir enlever plusieurs gros objets par an pour stabiliser la population. Il faut donc démarrer les études dès maintenant pour essayer de trouver une solution au plus vite », souligne Fernand Alby, ingénieur responsable de l’activité « débris spatiaux » au CNES. Question : était-ce donc bien utile de partir à la conquête du ciel pour, finalement, en faire une poubelle géante et incontrôlée ? Même pour l’environnement et sa protection, la réponse est… oui ! L’investigation scientifique via l’espace a permis de faire des progrès décisifs concernant la couche d’ozone, les températures à la surface du globe ou encore le fonctionnement de l’océan et de la machine climatique. De là-haut, on voit tout : le recul des glaces, la défores-
tation, les incendies, les bassins hydrographiques, les mouvements d’air et d’eau… On arrive même à étudier le plancton dans les océans. On détecte les liens intimes entre la mer, l’air et la terre, et on met toutes ces informations en réseau. L’espace, c’est un peu le macroscope (1) de la Terre. Ce n’est pas un hasard si des personnes issues de milieux liés à l’espace sont devenues, à l’instar du Britannique James Lovelock, ancien collaborateur de la Nasa et théoricien du fonctionnement de la planète, des voix de l’écologie. Le cieL, futur gendarme pLanétaire ? « Je pense que les données issues de satellites comme Envisat et de toute la filière permettent de comprendre de grands mécanismes fondamentaux de la planète », confirme Anne Bondiou-Clergerie, à la direction des affaires recherche et développement et espace, au Gifas (2). Et d’ajouter : « Pourquoi ne pas imaginer dans l’avenir des missions de surveillance pour l’application de traités de type Kyoto ? ». L’espace pourrait donc bien un jour servir de gendarme mondial pour veiller au respect des engagements des États dans leur lutte contre le dérèglement climatique. Comme quoi sa dépollution est d’autant plus urgente qu’elle peut nous aider à lutter contre nos propres maux terrestres. En évitant au passage de faire de cet espace circumterrestre un vaste tapis de billard explosif !
1- D’après « Le Macroscope », de Joël de Rosnay, éditions Point Essais. 2- Gifas : Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales.
phère, mais leur durée de vie dans l’espace peut également être très longue. Sur Terre comme dans l’espace, on se soucie suffisamment de ces objets volants indésirables mais répertoriés, pour suivre constamment leur pérégrination. Et ordonner, au besoin, des manœuvres d’évitement… Certains pointant en plus du doigt les déchets nucléaires de moteurs qui se promènent à vive allure. Mais surtout, les déchets de l’espace ne sont généralement pas répertoriés. On compte en centaines de milliers les objets de 1 à 10 cm (300 000, selon le CNES) et en dizaines de millions les particules de 0,1 à 1 cm (135 millions, estime le CNES). Ces petits objets vont du boulon à la brosse à dents, en passant par les fragments de panneaux solaires usés… Soit. Mais un millimètre, ce n’est rien, direz-vous ! Oui, sauf qu’une sphère en aluminium de 1 mm qui fonce à 10 km par seconde (soit 36 000 km/h) peut perforer une paroi d’aluminium de 4 mm d’épaisseur, toujours selon le CNES. Cette minuscule bille possède alors la même énergie cinétique qu’une boule de pétanque lancée
- photos : neil gould/www.sxc.hu - michael lorenzo
et pan dans Le hubLot !
illustration : christophe besse
selon le cnes (centre national d’études spatiales), la navette spatiale américaine a déjà effectué des manœuvres pour éviter des déchets spatiaux qui arrivaient à grande vitesse. et elle change en moyenne un hublot par mission, à cause d’impacts de météorites ou de débris. en un an, un satellite se trouvant sur une orbite d’environ 825 km d’altitude a une chance sur deux d’être touché par un débris de plus de 1 mm, 3 chances sur 1 000 d’être atteint par un objet de plus de 1 cm et 2 chances sur 10 000 d’être percuté par un objet de plus de 10 cm. (source : http://debris-spatiaux.cnes.fr)
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[EDITO]
photo de couverture
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© b. choquet/itzala
Fondatrice, directrice de la publication, rédactrice en chef : Yolaine de la Bigne, yolaine@kelepokepik.com Assistante et Responsable partenariat : Daphné Victor, daphne@kelepokepik.com Rédacteur en chef adjoint : Stéphane Aitaissa, stephane@kelepokepik.com Ont collaboré à ce numéro : Alice Audouin, Hélène Battaglia, Allain Bougrain Dubourg, Gérard Feldzer, Pierre-Gérard David, Tinka Kemptner, Claire Loquen, Julie Renauld, Fred Ricou, Frank Rousseau, Agathe Utard, Emmanuelle Vibert, Virginie Bruneau, virginie@kelepokepik.com Teddy Follenfant, tfollenfant@noos.fr Elizabeth Reiss, elizabeth.reiss@ethicity.fr Vincent Rondreux, vincent@kelepokepik.com Maquette : Sébastien Lenoël, Sébastien Azevedo Secrétariat de rédaction : Gaëlle Cazaban Service photo : Géraldine Le Guyader Illustrations : Christophe Besse Publicité Label Régie, Virginie Hoang, Gil Maillet, tél. : 01 41 91 79 79, virginie@labelregie.com, gil@labelregie.com, thomas@labelregie.com Communication : Anne-Sybille Riguidel, tél. : 01 46 67 13 23 - 06 32 10 26 38, annesybille.riguidel@communication-compagnie.com Abonnement : 25 euros (frais postaux) Néoplanète est imprimé sur papier recyclé Néoplanète est édité par Kel Epok Epik Le Verger - 22 350 Caulnes N° Siret : 502 305 105
Yolaine de la Bigne, Rédactrice en chef
PARTICIPER
Innovations, réflexion, consommation… à chacun sa manière d’agir Zests.................................................................................................................................................................................................. p. 4 . Espace : la guerre des déchets ................................................................................................................................... p. 8
S’ENGAGER
Célèbres et passionnés, ils nous invitent à un monde meilleur Bixente Lizarazu : vagues à l’âme ........................................................................... p. 10 Rencontres : Christian Laborde, Bettina Laville, Didier Sapaut............. p. 14 .
S’AIMER
Pour être bien, beau et écolo Kit de survie végétal ............................................................................................................................................................ p. 16 Zests............................................................................................................................................................................................... p. 18 .
COCOONER
Déco, livres, produits d’intérieur pour un chez-soi sain et câlin 10 éco-gestes à la plage ..................................................................................................................................................... p. 20 Zests............................................................................................................................................................................................... p. 22 .
SAVOURER
Produits bio et éthiques, bonnes recettes, croquez la vie en pleine santé ! Manger bio, c’est pour les bobos ?.........................................................................................................................................p. 26 Zests............................................................................................................................................................................................................p. 28
BOUGER
Pour (se) conduire en vert et contre tout Ciel, mon avion ! ................................................................................................................................................................. p. 30 Zests .............................................................................................................................................................................................. p. 32
www.neoplanete.fr Directeur technique : Loris Guignard Rédactrice : Alexandrine Chaillou Directeur artistique : Romée de la Bigne
VOYAGER
Paradis sauvegardés et contrées protégées Plongée en mer Rouge........................................................................................................................................................ p. 34 . Zests............................................................................................................................................................................................... p. 37 .
© géraldine le guyader/kel epok epik
Néoplanète 14, impasse Carnot - 92240 Malakoff Tél. : 01 49 85 75 31
Relax ! Bientôt les vacances, à batifoler dans les champs, le cœur léger, grâce à la victoire des défenseurs de la planète aux élections européennes et le succès de Home, que la rédaction avait soutenu dans son dernier numéro. Relax aussi, puisque vous avez le bon goût d’avoir ce nouveau Néoplanète entre les mains, avec un beau Lizarazu bronzé en couverture. Et un programme tout aussi séduisant : un point sur la pollution dans l’atmosphère à l’occasion des 40 ans du premier pas sur la Lune (p. 8), un kit de survie végétal pour mieux connaître les plantes si vous allez à la campagne (p. 16), les éco-gestes à la plage (p. 20), des éco-lodges en Égypte (p. 34) et des tuyaux pour manger bio avec un petit budget (p. 26). Encore une bonne nouvelle ? Néoplanète vous prépare une jolie surprise pour la rentrée : une web radio pour écouter ou podcaster émissions et chroniques sur le DD et la défense de l’environnement. En attendant, cliquez sur www.neoplanete.fr, inscrivez-vous pour recevoir notre newsletter et continuer d’être informé tout l’été. Bonnes vacances !
[bouger]
el Ci
ale temps pour les avions : un passager aérien émet autant de gaz à effet de serre qu’un conducteur seul à bord d’une voiture (4 litres/100 km pour un avion rempli à 100 %) ! Alors, sur un Paris-New York, les chiffres s’envolent : plus de 500 kg équivalent carbone l’allerretour… en seconde ! C’est grosso modo le résultat qu’on obtient quand on s’amuse à comparer les émissions des modes de transports avec, entre autres, les données de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Adème)(1). Les constructeurs ont beau dire que les émissions de CO2 des avions ne représentent que 2 à 3 % du gaz carbonique émis par les activités humaines, les scien-
Question gaz à effet de serre, les voyages aériens écopent d’un carton rouge. Contructeurs et scientifiques réfléchissent donc à les rendre plus « éco-friendly ». Petit tour d’horizon.
Par Vincent Rondreux
ion ! on av m
S
aux protocoles de type Kyoto… UN avioN « vert » eN 2020 ? En voilà donc assez pour qu’avionneurs et motoristes redoublent d’efforts pour améliorer la performance des aéronefs. Selon Anne Bondiou-Clergerie, directeur des Affaires recherche et développement et Espace au Gifas(2), le but est d’être « neutre en carbone à l’horizon 2020 », c’est-à-dire de représenter toujours 2 % des émissions de CO2. Entre autres moyens : un projet de recherche européen lancé en 2008, Clean
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photos : dr
tifiques étudient des émissions et réactions supplémentaires : les oxydes d’azote, précurseurs notamment de l’ozone (autre gaz à effet de serre), la vapeur d’eau, les traînées de condensation, la nébulosité en cirrus… Ce qui, au final, doublerait environ le seul « effet » CO2. En plus, la filière aéronautique prévoit une croissance du trafic de 5 % par an et ne pourra plus échapper longtemps
[cocooner] ZeSTS Fiche produit
Pour mieux comprendre les impacts de notre consommation sur le monde
La peinture Elizabeth Pastore-Reiss, cabinet Ethicity, www.ethicity.net
Nous passons 80 à 90 % de notre temps sous un toit. À l’heure où la qualité de l’air intérieur est au cœur des débats - il est 5 à 10 fois plus pollué que l’air extérieur -, voici quelques conseils pour bien choisir sa peinture intérieure.
fAbricAtion TroiS grAndeS fAmilleS :
• Des métaux lourds entrent dans la composition des pigments synthétiques (glycéro et acrylique). impacts positifs • Depuis 2007, réglementation stricte sur les COV : ils sont moins nombreux dans un grand nombre de peintures acryliques. • Label NF Environnement et Éco-label européen (concerne15 % des peintures) : garantie de l’absence de métaux lourds, d’une teneur limitée en solvant et de COV à l’état de trace (attention, l’impact n’est pas nul pour autant). • Peintures naturelles : issues de végétaux (huile de lin, résine de pin…), de minéraux (sel de bore…) ou d’animaux (cire d’abeille), elles sont plus respectueuses de l’environnement.
utilisAtion
vieillissement plus rapide. • Utilisation d’eau et de white spirit (effets néfastes en cas d’inhalation) pour nettoyer les ustensiles. impacts positifs • Avantages en termes d’hygiène : facilement lessivable, donc nette de tout acarien ou autres microbes. • Effet recouvrant qui protège de la poussière et des parasites.
fin De vie
lA mAison prise DAssAult
Séduit par la progression de la maison bois (5 % des maisons individuelles construites dans l’Hexagone en 2008, selon le Comité national pour le développement du bois), le groupe aéronautique Dassault se lance sur le marché, en partenariat (50-50) avec le spécialiste des constructions à ossature bois, le groupe Somom. Objectif : 250 maisons par an dès 2010, pour atteindre 1 000 unités chaque année dès la fin 2012. Coût estimé pour les futurs acquéreurs : à partir de 60 000 euros HT pour 86 m2, clé en main, options et terrain exclus. Économiques, durables, livrables en six semaines, les maisons XE respectent l’environnement (conformes aux normes Eurocodes, à la réglementation thermique RT 2005 et à la norme NF C 15-100) et la réglementation antisismique. Dassault montre ainsi la voie d’une nouvelle génération de constructions environnementales, à coût relativement réduit. D’autant que 49 % des bénéfices de la vente de ce parc immobilier seront reversés à une association luttant pour l’insertion de jeunes en difficulté. Hélène Battaglia
www.lesmaisonsxe.com
un chArgeur pile poil !
Out les pannes de batterie ! L’Apollo 2000 - tout riquiqui recharge vos accessoires multimédia (téléphones portables, MP3, casques Bluetooth…) où que vous soyez, grâce à ses deux panneaux solaires. S. A.
Disponible dans les magasins spécialisés, 59 euros.
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photos : dr
impacts négatifs • Peintures glycéro : les solvants et résines sont issus de l’industrie pétrochimique. • Peintures acryliques : moins toxiques, mais contiennent notamment des éthers de glycol, nocifs pour la santé.
impacts négatifs • Glycéro : émission de COV, même quelques jours après application. • Peintures naturelles : coût élevé et
ConClUSion : Choisissez une peinture acrylique labellisée ou naturelle. Pour repeindre une pièce destinée à accueillir des personnes sensibles (bébés, enfants, femmes enceintes, seniors…), préférez une peinture naturelle.
- hercules palassi - dimitris kritsotakis/www.sxc.hu
• peintures à l’huile ou « glycéro » : contiennent des solvants qui libèrent des COV (composés organiques volatils), nocifs pour la santé ; • peintures acryliques : le solvant est l’eau ; • peintures naturelles : fabriquées à partir d’ingrédients d’origine naturelle.
impacts négatifs • Les pots sont considérés comme des déchets « spéciaux » (informations en mairie). • Les restes de peinture (même naturelle) jetés dans l’évier polluent les nappes phréatiques.
[VOYAGER]
Plus belle la vie, Élodie Varlet et Thibaud Vaneck, la journaliste Caroline Avon, une équipe de la Marine nationale et Albert Falco. Portant avec légèreté ses 81 printemps, l’ex-capitaine du commandant Cousteau tire infatigablement depuis soixante ans
la même sonnette d’alarme sur la mauvaise santé de cette mer dont il dit : « Le peu que je sais, c’est elle qui me l’a appris ».
Infos : Eco-diving villages de Red Sea Diving Safari, Nakari et Shagra Village, « centre
de plongée responsable ». En France : Bluelagoon, www.blue-lagoon.fr En Égypte : Red Sea Diving Safari, Tél. : +2 0653380021/2/3/4/5/6, Fax : +2 0653380027, info@redsea-divingsafari.com, www.redsea-divingsafari.com
Objectif AtlAntide : pOur une plOngée plus respectueuse
comment faire découvrir les fonds marins du globe tout en incitant à les protéger ? en organisant par exemple des événements qui associent sport et pédagogie, voire actions en faveur de la protection de l’environnement. c’est la tâche que s’est fixée depuis vingt ans daniel Meouchy, créateur d’Objectif Atlantide, à travers ses « chasses au trésor » nationales et internationales. les premières, organisées en direction des clubs et des jeunes, se déroulent à partir du printemps (du 1er mai au 31 août 2009) en Méditerranée. elles concernent tous les amateurs de plongée sous-marine dès 14 ans et visent à leur faire découvrir les richesses des fonds méditerranéens, tout en leur inculquant les « bonnes manières » en matière de préservation : ne rien toucher, ne rien prélever, surveiller ses mouvements, notamment ses coups de palme intempestifs… les secondes concernent les amateurs avertis et se déroulent dans les plus beaux endroits du monde. les participants sont associés depuis 1989 à une opération de nettoyage des fonds marins ou même des plages, comme lors du dernier raid organisé en novembre dernier en égypte. chaque événement - quatre au total, déclinés entre « le challenge des collèges », « la chasse au trésor Méditerranée » et « le raid international » - repose sur le même concept original, ludique mais également pédagogique, de chasse au trésor. pour plus d’infos : www.objectif-atlantide.org
Virginie Bruneau
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photos : niels rameckers/www.sxc.hu
- Virginie Bruneau
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1- Laisser sa voiture au parking. Si vous n’avez pas pu prendre le train pour partir en vacances et que vous êtes obligé d’avoir une voiture sur place, essayez de l’utiliser le moins possible, c’est moins difficile qu’on croit ! Profitez des vacances : on est mieux disposé à marcher ou à faire du vélo, que ce soit pour aller à la plage ou faire ses courses. 2- ne rien enterrer dans Le sabLe. La plage était bondée aujourd’hui ? Ce soir, tentez l’expérience : mettez la main dans le sable et faites-la glisser sur un mètre, comme si vous ratissiez. Il y a de bonnes chances pour que vous récoltiez un mégot de cigarette, une boule composée de sable et de chewing-gum, de la nourriture. N’en ajoutez pas ! Emportez votre poubelle portable : une boîte ou un sac dans votre cabas (attention aux sacs plastique qui s’envolent au moindre coup de vent), un cendrier portable pour les fumeurs… Et veillez à bien rassembler vos détritus et canettes vides à la fin de votre pique-nique ! 3- ramasser Les déchets venus d’aiLLeurs. Récupérez les débris éparpillés par des plagistes indélicats mais aussi par le vent, la mer… Encore mieux : mettez-les eux aussi dans votre petite boîte de plage et jetez-les plus tard, si possible en triant. S’ils sont trop gros, pensez aux poubelles installées en haut des plages. Et n’oubliez pas les journées annuelles de nettoyage des bords de mer. - de préférence bio, évidemment - se dissout dans l’eau. Idem pour les produits antimoustiques : préférez les moyens naturels comme l’huile essentielle de citronnelle, géranium, etc. 6- éviter d’aLLer sur Les dunes. Jouant le rôle de barrières contre la mer, les dunes constituent des espaces terrestres soumis au sable et au sel. Elles accueillent une flore et une faune particulières et peuvent être facilement soumises au processus d’érosion, donc détruites. Afin de ne pas les mettre en péril, il est toujours préférable de rester sur les sentiers d’accès aux plages. 7- penser aux sites « paviLLon bLeu ». Cercle blanc sur fond bleu et vagues stylisées : le logo « Pavillon bleu » vous indique que telle plage (ou tel port) s’est engagée dans une démarche d’amélioration continue de son environnement. N’hésitez donc pas à fréquenter ces sites. Cela peut inciter d’autres communes de bord de mer à se lancer.
8- pratiquer des activités nautiques à voiLe. De nombreux marins sont également de grands défenseurs de la planète car leur passion leur permet d’entretenir une véritable relation avec la nature (l’eau, le vent…). Plus que le jet-ski et autres sports polluants, préendre ro pour appr Coca-Cola zé férez les activités nautiques à e! ubelle-basket Une po e à la plag s déchets, mêm voile. Elles pourront changer à bien trier se votre vision du monde ! 9- pêcher avec raison. La pratique de la pêche, en particulier la pêche à pied (cueillette de coquillages et crustacés à marée basse), est autorisée en bord de mer. À condition de respecter la réglementation (matériel, taille des animaux ramassés, quantité, période…), bien sûr. Se renseigner à la mairie, au bureau du port ou encore auprès des associations de loisir, comme la Fédération nationale des pêcheurs plaisanciers et sportifs de France (www.fnppsf.fr). 10- acheter du poisson LocaL. Faites un tour au marché : il peut y avoir de bonnes affaires à faire sur les étals des poissonniers. Évitez de manière générale les jeunes poissons sauvages (petits turbots, petits bars mouchetés…), même si certains d’entre eux ne sont pas (encore) protégés par des tailles minimales de capture.
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4- ne pas jouer Les marins d’eau douce ! Sur un navire, on ne jette bien sûr pas ses déchets par-dessus bord ! Et si on est l’heureux propriétaire d’un bateau, on peut s’équiper d’une cuve à eaux noires, pour recueillir ce qui sort des toilettes. De plus en plus de ports proposent des systèmes de vidange. On reste vigilant pour que le réservoir ne refoule pas lors du remplissage. Et pour nettoyer le bateau, on évite les produits toxiques ; il existe des solutions plus écolo, comme la pierre blanche, à base d’argile, bien connue des marins. 5- bien choisir sa crème soLaire et son antimoustique. Regardez une eau de plage très fréquentée : on peut y distinguer des traînées graisseuses… C’est l’huile solaire qui flotte à la surface, ce qui peut notamment gêner la photosynthèse des plantes marines. En revanche, le lait solaire
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Champagne ! Pour donner du sens aux événements de communication, Corinne Reinsch crée des bijoux et des robes d’une soirée en matériaux et végétaux détournés : la robe PCHIT en opercules de canettes, la ICE en cuillères à glace en plastique fluo, la COCO en cacahuètes ou cette robe enivrante composée de 1 200 muselets de bouchons de champagne.
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En 2007, le marché du commerce équitable français progresse : ses ventes atteignent 210 millions d’euros en France, soit une augmentation de 27 % par rapport à l’année 2006. Même s’il se situe en dessous de la progression du marché mondial (avec 47 % de croissance, qui représente 2,3 milliards d’euros de ventes), sa démocratisation s’accélère cette année encore. En France, le café reste le produit le plus consommé (36 % des ventes), suivi du cacao (10 %). Au cours de l’année 2007, un demi-million de nouveaux foyers ont acheté au moins un produit labellisé, sur un total de 6,5 millions de foyers consommateurs. En moyenne, les foyers réalisent 4,4 achats de produits de commerce équitable dans l’année. Par ailleurs, les distributeurs sont de plus en plus nombreux à créer leurs propres marques d’enseigne dont les produits portent le label Max Havelaar.
210 miLLions
d’euros
Source : Rapport « les Chiffres de la consommation responsable– Evolution et tendance 2005-2007 »
FRUIT DE SAISON
La tomate
Fruit préféré des Français, consommée toute l’année par 4 Français sur 10, la tomate est omniprésente dans nos assiettes. En hiver, elles sont importées, principalement du Maroc et d’Espagne. Aujourd’hui, 93 % des tomates vendues en France sont produites sous serre : en tenant compte de l’énergie et des engrais nécessaires à ce type de culture, mais aussi des transports, une tomate cultivée de cette façon a une empreinte écologique 10 à 20 fois supérieure à celle d’une tomate cultivée dans les champs. L’alternative : consommez-les en saison, de mai à septembre, -habituez-vous à demander leur origine géographique et choisissez des produits bio, si possible. Encouragez la biodiversité en redécouvrant des espèces anciennes, comme la roma ou l’olivette (un peu allongées), la cœur de bœuf , la noire de Crimée ou les tomates vertes et jaunes.
au fromag Salade de tomates à la pastèque et
Pour 4 Personnes IngrédIents 4 belles tomates ¼ de pastèque 150 g de fromage de chèvre frais 1 bouquet de ciboulette 4 cuillerées à soupe d’huile d’olive 1 cuillerée à soupe de vinaigre de xérès ½ cuillerée à soupe de vinaigre balsamique sel et poivre PréParatIon • Découpez la pastèque en tranches, ôtez l’écorce et les graines, puis découpez les tranches en cubes. Mettez-les à égoutter dans une passoire. • Plongez les tomates dans de l’eau bouillante pendant quelques secondes, rafraîchissezles sous l’eau froide, puis épluchez-les. Tranchez-les en deux, débarrassez-les de leurs graines, puis coupez-les en cubes. • rincez les brins de ciboulette, puis ciselez-les en petits tronçons. • Dans le fond d’un saladier, mélangez les vinaigres, le sel et le poivre, puis ajoutez l’huile en filet sans cesser de remuer. Ajoutez la ciboulette ciselée, les tomates épluchées et la pastèque égouttée. Mélangez bien. • Émiettez le fromage de chèvre frais sur le dessus du plat avant de servir.
e frais
ConseIl Il ne faut pas préparer cette salade à l’avance, car la pastèAtout immunité que a tendance à jeter son eau, C’est l’association de la tomate surtout lorsqu’elle est salée. re - et de la pastèque qui confè Vous pouvez remplacer la cibou à ce plat son action immunostilette par un mélange d’ail, de mulante, grâce à un fort apport basilic et de persil : c’est tout (1) en lycopène . aussi délicieux.
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photos : loleia/www.sxc.hu
Recette extraite de « Ma cuisine Immunité », de Marie Borrel, éd. Miner va. 1-Le lycopène est un pigment naturel, qui donne notamment à la tomate sa jolie couleur rouge. Il serait utile pour prévenir certains cancers et des maladies coronariennes.
- paul bodea/www.sxc.hu - mary gober/www.sxc.hu - ove tøpfer/www.sxc.hu - vierdrie/www.sxc.hu - michel langot - dr
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jUIlleT - AoûT
la green attitude, un nouvel art de vivre
10 éco-gestes à la plage le bio, c’est pour les bobos ?
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planche sur l’écologie
eT AUssI : coUp de GUeUle AnTI-coRRIdA, kIT de sURvIe véGéTAl.…
LiZARAZU
Bixente
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[savourer]
Le mouvement serait-il lancé ? Bientôt, tout le monde mangera-t-il bio en France ? « Pas tous les jours, répond Pascale Hebel, directrice du département consommation du Crédoc (1), mais occasionnellement, pourquoi pas ! Aujourd’hui, environ 50 % des Français en achètent de temps en temps. Cela dit, nos enquêtes montrent que les consommateurs ne comprennent pas encore très bien le fondement du bio. Ils achètent un produit par-ci par-là, pour se donner bonne conscience, en pensant que ça leur fera du bien. Mais la plupart ne savent pas que c’est d’abord un choix écologique. » Et la crise, alors ? « Elle a un peu ralenti la tendance, mais de façon moins importante que dans d’autres secteurs santé, comme l’allégé et l’enrichi en vitamines ou en oméga 3. » On l’a compris, le bio n’est plus seulement un truc de bobos aisés. « D’ailleurs, souvent, quand on passe au bio, on change en même temps sa façon de vivre, explique Alexandre Pasche, fondateur d’éco&co, agence spécialisée dans la communication responsable. J’ai calculé qu’un ménage de trois personnes pouvait économiser 10 000 euros par an en se débarrassant de sa voiture, en faisant des économies d’énergie et d’eau, en optant pour des produits de nettoyage naturels… » Et toc !
Le bio à tout prix ?
Si certains fruits et légumes non bio contiennent beaucoup de pesticides, d’autres n’en comportent que des traces. Quand on a un budget riquiqui, rien ne sert donc d’acheter ces derniers en bio ! Les moins pollués : oignons, avocats, ananas, mangues, asperges, petits pois, kiwis, choux, aubergines, pastèques, brocolis, tomates… Les plus pollués : pêches, pommes, céleri, nectarines, fraises, cerises, laitue, raisins, carottes, poires… Consultez la liste exhaustive sur www.foodnews.org
replonger dans nos « marchés de saison » (voir Néoplanète n° 3 à 6) pour avoir une idée précise de la meilleure période pour savourer tel ou tel produit. Enfin, enfilez dès que possible votre joli tablier et faites la popote vous-même : ça coûte, selon les calculs de Marie-Paule Dousset, trois fois moins cher que les plats cuisinés !
Autre évolution dans le marché du bio « pas si cher » : les gammes des marques de distributeurs. De Carrefour Agir à Monoprix Bio, en passant par Bio Village chez Leclerc, aucune enseigne n’y échappe. Idem sur le Mais attention. « Bien manger terrain du « low cost », avec peu d’argent est un vrai avec le distributeur Leainvestissement en énergie », der Price, qui permet prévient Marie-Paule Dousset, d’accéder aujourd’hui à auteur de Savoir économiser plus de soixante référenRencontrées au marché de Sarcelles, Flaure (Flammarion). « Cuisiner soices bio sans se ruiner. Les (à gauche) et Malek (à droite) sont toutes les deux de nouvelles adeptes du bio. Et ce, malgré un budget même, faire ses courses en commagasins ED et Lidl ont eux aussi restreint. Elles n’en mangent pas tous les jours, certes, parant les étiquettes… ça prend développé leur gamme labellisée mais de plus en plus souvent. Question de goût. du temps. Au début, ça peut paraîAB. Et près de Paris fleurissent les tre fastidieux, mais on prend vite le pli ! » Son conseil : « Ne premières grandes surfaces bio discount : C’Bio à Coignièpas reproduire en bio ce qu’on faisait en non-bio ». Acheter en res (78) et Caron Bio à Antony (92), Igny et Palaiseau (91). Amap (2) ou en vrac, c’est souvent deux fois moins cher. Les Preuve que le bio devient populaire et c’est tant mieux ! noix et les amandes sont par exemple 30 à 50 % meilleur marché qu’en grande surface. Ayez le même réflexe pour le Pendant ce temps, à Sarcelles, Malek, 35 ans, finit sa tournée riz, les lentilles, la semoule ou le muesli ; privilégiez les oléa- du marché. De son chariot dépassent des poireaux, bio of gineux, excellents pour la santé et qui remplacent aisément course, pour sa quiche du soir. « 2,80 le kilo ! J’achète bio l’apport protéique des viandes. Quant aux fruits et légumes, quand ce n’est pas cher : je veux bien aimer la nature, mais j’ai optez évidemment pour des produits de saison. Et n’hésitez une famille à nourrir, moi ! » pas à comparer les prix, l’écart entre les fruits et légumes des échoppes bio et les bons primeurs est souvent infime, voire 1- Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie inexistant.Vous pouvez toujours, en guise de pense-bête, vous 2- Association pour le maintien d’une agriculture paysanne
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ECO KIDS
éthiq’été
Patagonia maintient son cap vers plus de produits éco-conçus. Côté haut, leurs tee-shirts (30 euros) sont tous en coton 100 % biologique et sont recyclables à la fin de leur longue vie. Côté bas, les corsaires (49 euros) et boardshorts (45 euros), également recyclables, résistent à toute épreuve. Vive la boue, les taches et les acrobaties !
www.patagonia.com - N° lecteurs : 0805 98 00 12
L’entrePrise, PAr teddy foLLenfAnt
PAPiLi
C’est l’histoire d’une jeune femme, Lucile Bernadac, maman et entrepreneur qui, un jour, a voulu offrir à ses enfants des doudous éthiques… Pas des peluches fabriquées à la chaîne, quelque part en Asie ou ailleurs, mais de vrais doudous avec une âme, une qualité sociale et, derrière tout cela, de vrais projets humains : des revenus décents et garantis pour les petits producteurs de coton, des écoles pour leurs enfants, des entrepôts pour leurs coopératives, de meilleures conditions de travail et l’accession à l’autonomie pour les ouvrières en confection. Bref, ce que l’on appelle un véritable projet de développement durable, avec une gamme en coton équitable labellisé et certifié biologique (certification Ecocert). Des doudous destinés aux bébés, aux jeunes enfants et… aux bien plus grands ! Moi qui suis insomniaque, depuis que j’ai mon « Ti’ Chat », je fais toute mes nuits, car je pense à ces familles qui peuvent vivre décemment grâce à Papili. L’achat, notamment, d’ânes ou de bœufs pour tirer les carrioles portant les récoltes de coton a contribué à diminuer la pénibilité au travail et, parallèlement, l’acquisition de ces animaux permet aux producteurs de continuer à recourir aux fumures organiques pour la culture de leur coton. Actuellement, le coton équitable et biologique des doudous de Papili est transformé en France dans des entreprises à taille humaine ; la marque envisage d’ailleurs de maintenir des relations durables avec ces sociétés françaises qui souffrent encore cruellement de la crise. La confection des doudous est confiée, dans le cadre d’échanges Nord/Nord (économie solidaire) à deux ateliers d’insertion de femmes en France et, dans le cadre d’échanges Nord/Sud (commerce équitable), à trois ateliers partenaires en Inde, employant des femmes et des hommes, dont certains sont handicapés ou socialement marginalisés. La distribution des doudous ? Près de 230 points de vente indépendants en France, en Suisse, au Japon, au Canada, aux ÉtatsUnis… Le site www.papili.org, original et clair, propose des informations pour les internautes de 7 à 77 ans sur les différents doudous, des liens vers les sites amis comme celui de Max Havelaar, un espace jeux pour les enfants avec des coloriages à réaliser, des musiques du monde. Un grand merci à Lucile Bernadac, qui soutient l’association « Main dans la Main » et s’investit pour les bébés et les enfants malades hospitalisés dans les Hôpitaux de Paris, en leur offrant des doudous.
À dévorer sAns fin
“Il était plusieurs fois une forêt” Au début, il y a un oiseau qui porte une couronne. Après, il y a des oiseaux qui portent des couronnes, des chapeaux et puis, un jour, plus rien du tout. Un bel album sur l’exclusion, la tolérance et les différences, souligné par un graphisme des plus simples. D’Elisa Gehin, éditions Thierry Magnier, 13 euros. “Marcel, le cochon qui avait peur de se salir” Marcel est un gentil cochon, mais il ne se sent pas très proche des autres suidés. Alors que ceux-ci sont plutôt du genre à se vautrer dans la boue et à manger de façon peu délicate, Marcel, lui, ne supporte pas qu’une tache de quoi que ce soit salisse sa jolie peau rosée. De Frédérique Agnès et Arnaud Bouron,
éditions Max Milo Jeunesse, 12 euros.
“La Rançon des pirates” 2116. À la suite de dégâts écologiques, une grande partie du globe est recouverte d’eau, notamment l’Angleterre. Alors que la fille du Premier ministre se fait enlever par des pirates, la jeune Lily Melkun décide d’aller payer la rançon. Un grand roman d’aventure dont l’auteur fait partie de l’organisation les Amis de la Terre. D’Emily Diamand, éditions Michel
Lafon, 14,95 euros.
Par Fred Ricou www.leshistoiressansfin.com
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photos : dr
- géraldine le guyader/kel epok epik ! - stephen rainer/www.sxc.hu - papili
[s’engager]
Bettina Laville
E
un style durable
scarpins vernis et veste couture, rangs de perles au cou, carré blond impeccable : Bettina Laville affiche un style indémodable, donc durable. Pas de spectacle non plus du côté de ses interventions, suivant un plan en neuf parties détaillé en préambule, ponctué de citations philosophiques allemandes ou d’hommes politiques du gouvernement précédent et agrémentées d’un humour perceptible à ses clignements de paupière. Bettina Laville parle et se montre à son niveau : l’élite sans esbroufe. Lorsqu’elle fait avancer l’environnement, c’est à grande échelle, mais en restant discrète.
Question diplômes, Bettina aligne l’ENA, une place de major à Sciences Po et un doctorat de lettres modernes. Après ses études, elle entre au gouvernement pour y suivre sa vocation, l’environnement : la voilà au ministère de l’Environnement, à Matignon et à l’Élysée. Bettina décide ensuite de s’occuper de plus près du citoyen consommateur. Elle fonde « Vraiment Durable », un mouvement axé sur la consommation durable, agit en tant qu’élue locale puis chargée de la consultation du public du Grenelle de l’Environnement. Aujourd’hui, Bettina relève un nouveau défi : faire avancer les entreprises. Fidèle à son habitude, elle crée
elle-même le grand chemin pour y arriver. Elle monte actuellement le département juridique développement durable du prestigieux cabinet PwC (cabinet de services financiers, de conseil et expertise technique, ndlr). Toujours discrète, mais avec des moyens de taille. Et demain, où Bettina lancera-t-elle ses nouveaux chemins ? Dans des livres.D’ores et déjà co-auteur du « Manifeste pour l’environnement au XXIe siècle » (1996), elle travaille à l’écriture de deux romans, où l’environnement aura sa place habituelle. Alice Audouin
Ushuaïa TV : en pleine lucarne !
Alors que les médias traditionnels traitent de façon bien modeste les enjeux de l’environnement, la chaîne s’en est fait une spécialité. Entretien avec son directeur général, Didier Sapaut.
Propos recueillis par Yolaine de la Bigne Comment définissez-vous Ushuaïa TV ? Depuis notre virage éditorial au printemps 2008, nous sommes devenus la chaîne du développement durable et de la protection de la planète. Notre but : expliquer les problèmes écologiques au sens global du terme. Afin d’être didactique sans être austère, nous utilisons la beauté des images pour refléter les divers sujets qu’offre la thématique du développement durable. Nous avons aussi des rendez-vous comme « Passage au vert », présenté par Claire Keim, et des émissions pédagogiques anglosaxonnes sur les économies d’énergie, l’habitation et le transport durables, la civilisation, et la protection de la nature : réchauffement climatique, respect de la biodiversité et des espèces, etc. Y a-t-il des sujets qui passionnent plus particulièrement les téléspectateurs ? La nature et la protection de la biodiversité, en premier lieu. Un autre phénomène fait son apparition, que j’appelle le coaching écologique, et qui rassemble tous les conseils en matière d’environnement. Avec un thème aussi riche, vous avez certainement mille projets ? Nous recevons beaucoup de projets de la part des producteurs. Certains vont voir le jour sous forme de séries de 52 minutes, voire sur un format plus long. Nous sommes également présents en tant que partenaires sur des événements comme l’exposition « Habiter écologique »(1), à la Cité de
- matthew bowden/www.sxc.hu - dr
photos : ulf anderson
l’architecture et du patrimoine, et sur des opérations menées avec le WWF ou la fondation Nicolas Hulot. D’une part, cela enrichit nos programmes et d’autre part, cela montre notre engagement dans ce domaine.
1 – « Habiter écologique. Quelles architectures pour une ville durable ? », jusqu’au 1er novembre 2009, à la Cité de l’architecture et du patrimoine, Palais de Chaillot, Paris 16e.
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[pArticiper] ZeStS
un nouVeau LaBeL Il doit se développer d’ici à septembre pour des articles de grande consommation : alimentation, entretien, hygiène, beauté… Marque privée, mais se voulant indépendante et objective, ce label sera attribué à des produits de sociétés volontaires répondant à différents critères de qualité concernant le respect de l’environnement (composition, recyclage, toxicité…), de la santé (valeur nutritionnelle, présence d’allergènes…) et de citoyenneté (équilibre, performance économique, respect de tous). Ils seront testés en aveugle par une société spécialisée en bioanalyse - Eurofins - et comparés à d’autres produits du même type. Histoire de créer une dynamique vertueuse. Vincent Rondreux
Produit ConsoResponsable : Société Equilibre, 12 rue Mollien, 92100 Boulogne-Billancourt. Tél. : 01 46 05 83 86. www.consoresponsable.fr
La chronique d’aLLain Bougrain duBourg
LeS eSPÈceS inVaSiVeS
De quoi s’agit-il ? De tous ces animaux qui – de gré ou de force – viennent coloniser notre vieille France. Non, il ne s’agit pas de plaider « la France aux Français » (encore que, pour la circonstance…), mais de constater que les espèces en question affectent dangereusement celles qui restent indigènes. Au rang des coupables, on trouve, pêle-mêle, l’ibis sacré, l’écrevisse de Louisiane, le vison américain, la bernache du Canada, le ragondin, le rat musqué, la grenouille taureau et bien d’autres. Sans parler des plantes qui, elles aussi, gagnent du terrain en étouffant les essences locales. Si les enquêtes européennes révèlent la présence de quelque 10 922 espèces indésirables et si leur présence conduit à figurer parmi les trois premières causes de déclin de la biodiversité, il reste à savoir quels en sont les impacts véritables et à en évaluer également le rôle éventuellement positif (l’ibis sacré se régale notamment de l’encombrante écrevisse de Louisiane !). Ensuite ? Certains naturalistes prêchent pour la méthode radicale : on éradique tout ce qui dépasse. Je considère que nos obligations de régulation ne doivent pas se faire à n’importe quel prix. Par exemple, il me paraît odieux de tuer des oiseaux en pleine période de reproduction, alors que leurs poussins subiraient une douloureuse agonie avant de mourir faute d’être alimentés. La capture de certains oiseaux pour les reconduire dans leurs pénates d’origine pourrait également s’inscrire dans les solutions. En attendant de conjuguer éthique et efficacité, l’Union européenne annonce que les espèces envahissantes coûteraient 12 milliards d’euros par an. Sûr que nous n’en resterons pas là… coquiLLageS et cruStacéS Bernique, huître plate, poulpe, goélands ou macareux… Ces animaux marins ont donné lieu à bon nombre de légendes, usages et traditions. Jean-Baptiste de Panafieu a eu la bonne idée de rassembler des centaines d’histoires sur ces habitants du monde marin, à la fois nourriture et objets de mystère pour l’homme, depuis le paléolithique. Un vrai recueil naturaliste, richement illustré. V. R.
“Le Bestiaire marin, histoires et légendes des animaux des mers et des océans”, textes de Jean-Baptiste de Panafieu, aux éditions Plume de carotte, 35 euros (prix indicatif). www.plumedecarotte.com
B.A. ba
ZoneS humideS, deS tréSorS Longtemps considérées comme insalubres, elles ont été drainées, asséchées et leur superficie a fondu des deux tiers au XXe siècle. Elles sont aujourd’hui protégées, notamment par la convention de Ramsar. En France, on compte environ 3 millions d’hectares de zones humides. Il en existe deux grands types : les zones humides situées sur les littoraux et celles qui se trouvent à l’intérieur des terres et qui ne sont donc pas soumises aux influences du sel. Tourbières, marécages, marais, mares, lagunes… Une diversité réglée par les espèces végétales dominantes, la composition du sol, l’acidité de l’eau, l’intensité des précipitations, etc. Leur utilité ? Elles jouent un rôle de tampon dans le cycle de l’eau et sont à la fois un rempart contre les inondations, un lieu de stockage pendant les périodes de basses eaux, une machine à épurer l’eau, et un vrai trésor de biodiversité végétale et animale, vital pour environ la moitié des espèces d’oiseaux. V. R.
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photos ; dr
- gloria guerrero/www.sXc.hu - françois lefebvre - jeff jones/www.sXc.hu - merjo/www.sXc.hu
V
ous rêvez de mer chaude, de golfes transparents et de myriades de poissons multicolores voltigeant à quelques centimètres de votre masque ? De levers de soleil irisés, hors du temps, sur une baie aux reflets nacrés… Vous vous voyez contemplant en silence le couchant or et rose du désert qui vit naître les anciens pharaons d’Égypte… C’est parce qu’il a trouvé le lieu idéal de cet « ailleurs », qu’Ossam Helmy, un Égyptien amoureux de son pays, mais aussi de désert et de plongée sous-marine, pose ses valises, un jour de 1999, dans la région des « marsas » (baies). Le choc est tellement fort que cet ancien proche d’Anouar el-Sadate (président égyptien de 1970 à 1981), chargé d’étudier les possibilités de développement de cette partie de l’Égypte, décide d’y revenir le plus souvent possible. Très vite, il donne sa démission pour y créer le premier
Eco-diving village. Le confort est plus que spartiate à ce moment-là : juste quelques tentes, une infrastructure ambulatoire, réduite au minimum. La beauté de la mer Rouge à portée de masque Aujourd’hui, les Eco-diving villages de Shagra, Alam et Nakari offrent un luxe sobre à un nombre volontairement réduit de visiteurs amateurs de beauté sous-marine, comme les participants au dernier raid international et chasse au trésor d’« Objectif Atlantide » (voir encadré). Parmi eux : des sapeurs-pompiers de Paris, deux jeunes acteurs de la série
Le premier éco-diving viLLage d’égypte créé par un ancien proche du président sadate
OpératiOn « pOubelles dans le désert »
Comme la plupart des pays de la planète, l’égypte meurt du nombre de sacs plastique qui prolifèrent sur son territoire. C’est la raison pour laquelle une opération de nettoyage des terres et de la plage a été organisée cette année par Objectif atlantide, en collaboration avec la population locale. plusieurs camions de déchets ont été chargés et de nombreuses campagnes de sensibilisation ont été menées en janvier afin d’inciter la population à continuer sur la même voie.
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[savourer]
Les œufs (d’or), j’adore !
En France, 90 % des poules sont élevées en batterie, dans des cages individuelles empilées sur plusieurs étages et rangées dans un bâtiment fermé et éclairé de manière intensive pour améliorer le rendement de la ponte (les poules en deviennent agressives au point qu’on doit souvent leur couper le bec). Devant ces pratiques inacceptables, les associations Compassion in world farming et Protection mondiale des animaux de ferme honorent les entreprises qui s’engagent à se fournir exclusivement en œufs pondus par des poules élevées en plein air, en leur décernant chaque année la « palme du bon œuf ». www.oeufsdor.com
Les fruits et LéguMes oNt Le tiCKet
Et si l’on transformait les titres-restaurants, qui représentent aujourd’hui 576 millions de repas par an en France pour 2,7 millions de salariés, en outils pour accélérer les changements nécessaires dans notre alimentation ? C’est ce que proposent un rapport de prévention de l’obésité et un projet de loi écrits par Valérie Boyer, députée des Bouchesdu-Rhône. L’objectif est d’inciter les consommateurs à manger davantage de fruits et légumes : ils constituent des alternatives saines et écologiques aux produits transformés, cuisinés, emballés, en conserve ou surgelés, particulièrement énergétivores et souvent peu sains sur le plan nutritionnel.
Mars : un coup de barre (responsable) et ça repart...
Les plantations de cacao sont déjà tristement réputées pour avoir recours au travail des enfants et sont en plus accusées de contribuer à la déforestation (8 à 10 millions d’hectares de la forêt équatoriale africaine auraient ainsi disparu). Mais bonne nouvelle : l’un des géants du marché du chocolat, le groupe Mars, vient en effet d’annoncer son engagement, d’ici à 2020, à se fournir exclusivement en chocolat éthique provenant d’exploitations certifiées pour leur respect de critères sociaux et environnementaux, établis en partenariat avec l’ONG Rainforest Alliance.
faire griller sa viande… mais pas le climat !
Évitez le traditionnel barbecue à charbon ou bois, qui pollue en émettant des gaz à effet de serre et de fines particules dans l’air ambiant - sans parler des gels et autres produits d’aide à l’allumage, souvent toxiques… Préférez un four solaire (très adapté à la cuisson extérieure en été) et, pour une utilisation plus régulière, un gril électrique (encore plus vert si vous avez opté pour les énergies renouvelables) ou au gaz (moins polluant que le charbon et sans les déchets nucléaires de l’électricité).
Décrypter Les étiquettes
Le label MsC
Label international de pêche durable, le Marine Stewardship Council a été créé en 1997 à l’initiative du WWF et d’Unilever, pour lutter contre les problèmes de surpêche et de disparition d’espèces de poissons. Les poissons et produits de la mer certifiés MSC ont été pêchés selon des pratiques écologiquement responsables, vérifiés par un organisme indépendant. MSC est à ce jour le seul label garantissant la durabilité des poissons sauvages. Sa limite : s’il est exigeant en ce qui concerne la phase de pêche, il ne dit rien sur l’emballage, le transport ou la transformation, pas plus que sur l’équilibre nutritionnel des produits transformés.
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Lizarazu Vagues à l’âme
Après les Bleus, la Grande Bleue ! Footballeur à la retraite, Bixente Lizarazu milite désormais pour la protection des océans et du littoral. Le natif de Saint-Jean-de-Luz a gardé son esprit de compétiteur pour aborder, sur un nouveau terrain, un match qu’il est bien décidé à gagner.
Propos recueillis par Stéphane Aitaissa et Yolaine de la Bigne
bixente
E
x-sportif de haut niveau, aujourd’hui militant écologique… On découvre un autre Bixente Lizarazu ! Disons que le thème que je connais le mieux est celui de la mer. Je la pratique tous les jours à travers le surf. C’est une vraie passion. Je me sens comme une souris de laboratoire qui témoigne. Je me suis toujours demandé comment, à mon humble niveau, donner un coup de main à la planète. J’apporte donc ma modeste pierre à l’édifice en mettant mon nom et mon image au service de cette cause, gratuitement. Je pense notamment aux Initiatives Océanes, à l’association Surfrider, etc. Je choisis les événements qui correspondent à mon combat, à savoir la préservation de
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[s’aimer] ZesTs
Par Stéphane Aitaissa et Yolaine de la Bigne
Es-ti-val !
Jean Organic
stretch denim (100 %) Coton biologique, teinture naturelle, délavé avec des balles de golf www.wesc.com
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Les textiles ont du style !
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Sac de plage
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- stefan g/www.sxc.hu - hilde vanstraelen/www.sxc.hu
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Dessus : 100 % lin, cuit tanné avec des produits naturels. Semelle : 50 % caoutchouc naturel, 20 % enveloppe de riz. www.hellyhansen.com (79,95 euros)
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crédits : dr
[bougEr]
Sky, avec des dizaines d’organisations, d’industriels, de centres de recherche et universités, pour trouver l’avion vert des années 2020. On attend les premiers « démonstrateurs » d’ici à 2015. De l’autre côté de l’Atlantique, la Nasa est, elle aussi, en pleine effervescence. L’aiLe voLante, un engin sans fuseLage Mais à quoi ressembleront ces avions ? « On peut agir sur le poids, sur la portance (l’aérodynamisme), sur la traînée (les résistances aux perturbations de l’air) et sur la propulsion », résume Anne Bondiou-Clergerie. Ces recherches concernent donc autant les matériaux de construction, la forme et l’équipement des avions, la conception des moteurs, le choix des carburants… Parmi les prototypes émergeants, que ce soit à l’Onera(3) ou à la Nasa, on trouve « l’aile volante », un avion gros porteur qui n’a plus ni fuselage ni empennage traditionnels, son défaut restant l’instabilité. Il y a également les « open rotor », entendez des moteurs en partie décarénés. Ils gagnent en consommation mais aussi… en bruit. « l’éco-conception » des Falcon, à savoir la prise en compte des problématiques environnementales de la conception au recyclage… Sans parler de l’amélioration des trajectoires des avions (projet européen Cesar), de la gestion du trafic aérien, toujours pour optimiser les consommations. Côté carburant, les laboratoires cherchent à remplacer le kérosène. Outre les produits de synthèse (fabriqués à partir de charbon, de gaz, mais aussi de biomasse - le BtL -, donc pas tous écolo), on espère obtenir du carburant directement à partir de végétaux. Bons candidats : les algues, les déchets de bois ainsi que le jatropha, une plante qui a aussi le mérite de pousser dans des milieux semi-arides. La puissance d’un scooter, L’envergure d’un a340 Au-delà, faisant quelque peu écho aux Blériot, Mermoz et autre Saint-Exupéry, de nouveaux aventuriers arrivent. Exemple : les Suisses Bertrand Piccard et André Borschberg avec leur projet Solar Impulse, un avion capable de voler jour et nuit, grâce à la seule énergie solaire fournie par 12 000 cellules photovoltaïques. Il a la puissance d’un scooter et ne pèse que 1 500 kg, comme une voiture. Mais il possède une envergure de 61 m, comme un airbus A340 ! HB-SIA, le premier prototype sera présenté dès le début de cet été en Suisse et doit effectuer ses premiers essais cette année. La revanche des dirigeabLes Après les aventuriers du ciel, voilà que
héLices au pays des merveiLLes
atr, spécialiste de l’avion à hélices, croit en sa bonne étoile, en particulier avec l’atr-600, pour les transports régionaux. L’avantage de ce genre d’avion est qu’il consomme moins de carburant que l’avion à réaction (le jet), pourtant de même taille. pour un vol d’environ 700 km, le jet va émettre 73 % de co2 de plus que l’actuel atr72-500 à hélices, indique le constructeur, qui a vendu environ 300 avions ces dernières années.
L’aérodynamique des ailes fait également des progrès dans les réductions de traînées, consommatrices d’énergie ou génératrices de bruit. Chez DassaultAviation,on étudie aussi les ailes de grand allongement, les empennages en U, les matériaux composites, la façon de placer les moteurs sur la carcasse, la gestion de l’énergie à bord, ainsi que
Les vieux coucous toujours dans Le coup
soyez attentif dans les aéroports. en scrutant l’horizon, vous verrez peut-être une carcasse qui gît là, à l’abandon. pour éviter la prolifération de ces épaves du ciel, un établissement vient d’ouvrir près de l’aéroport de tarbes, dans les hautespyrénées : tarmac aerosave. il permet de stocker des avions dont le propriétaire n’a temporairement plus l’utilité et de déconstruire de vieux engins. dans ce cas, l’avion est finement «cartographié » et 85 % de sa masse est valorisée, en particulier en alimentant le marché des pièces d’occasion de l’aéronautique, selon le directeur, philippe fournadet. sachant qu’on prévoit l’arrêt de 300 avions par an au cours des prochaines années, ce genre de site devrait se développer…
l’on reparle également des zeppelins. Ayant troqué l’hydrogène pour l’ininflammable hélium, profitant des technologies modernes de construction (carbone, structures semi-rigides…) et affichant de faibles émissions de CO2, les dirigeables du XXIe siècle rêvent d’une revanche sur l’histoire. Ils pourraient ressembler à des ailes épaisses, à des lentilles géantes ou à des soucoupes volantes, à des cétacés des airs… Le principal étant quand même, outre le plaisir de l’innovation, que le total des émissions de gaz à effet de serre de l’ensemble des engins volants parvienne à diminuer. Mais ne rêvons pas trop. Les A320 et les B737, avions moyens-courriers, sont mis aujourd’hui à la casse, après 25 ans de bons et loyaux services et sont remplacés par... les mêmes ! Certes, ils afficheront 10 % de performances en plus et seront en service pour encore 25 ans. Décidément, l’avion du futur n’est pas pour demain !
1- www.manicore.com 2- Gifas : Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales 3- Onera : Office national d’études et de recherches aérospatiales
Envie de bouger ? www.neoplanete.fr
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[Bouger] Rondreux ZeSTS Par Vincent
conso Mini, effet Maxi !
Avec sa carrosserie en cordes de fibre de carbone tressées sur une coque en mousse, la voiture de la société britannique Axon Automotive est aussi solide que l’acier, mais plus de deux fois plus légère. Ajoutez un bon aérodynamisme, on obtient une auto 4 places atteignant140 km/h, L’èRe de GéRaRd feLdzeR
Le PaRaPente, voL écoLo
n couple de copains me demandait conseil pour une idée de vacances. Elle : « Plutôt balade, nature ». Lui : « Plutôt sports extrêmes ». Moi : « Faites du vol libre ! » Elle et Lui : « Vol libre ? quoi ? keskecé ? ». Moi : « C’est le seul sport aérien totalement écolo : un vol plané avec décollage à pied…». Les libéristes (on les appelle comme ça) volent en fusion avec la nature. Il n’a été jamais été aussi facile de voler. C’est pour cela que c’est plus « un art » qu’un sport traditionnel. Après une belle balade à pied, vous ouvrez votre sac à dos, vous courez un peu dans la pente, la voile se gonfle et, peu à peu, vous porte. Cette seconde à laquelle vous
U
ne consommant que 3 litres au 100 et émettant seulement 75 g de CO2 au kilomètre. Un joli petit bolide qui sera commercialisé à « un prix très compétitif » début 2011, avec un site de production en France.
www.axonautomotive.com
quittez le sol pour être enfin libre est inoubliable : vous devenez oiseau ! Pas de bruit, pilotage facile (une poignée dans chaque main pour tourner)… On peut en faire partout, sans limite d’âge. Même les personnes handicapées peuvent s’y essayer (programme Hand’Icare *) ! Pour pratiquer le vol libre, il faut juste : - être patient (attendre les bonnes conditions) ; - voler tôt le matin ou tard le soir (lorsque l’air est plus calme et les couleurs plus belles) ; - être humble et modeste vis-à-vis de la nature et de ses propres capacités ; - se renseigner auprès des libéristes du coin (c’est une race qui aime partager !) ; - apprendre* : un stage de 8 jours vous permettra de voler seul, sous contrôle d’un moniteur. Bons vols !
* voir la Fédération française de vol libre, www.ffvl.fr
Gérard Feldzer est directeur du musée de l’Air et de l’Espace, au Bourget (93).
BrAVo À
• La Compagnie de transport maritime à la voile (CMTV), créée il y a un an et qui, pour le transport du vin, fait de nouveau voguer quatre goélettes centenaires, au départ de Bordeaux et de Sète et à destination de l’Irlande et du Royaume-Uni. En attendant des voyages vers la Scandinavie et l’Amérique. www.ctmv.eu • La voiture « Microjoules », du lycée Saint-Joseph la Joliverie (Nantes) qui, lors du Shell Eco Marathon 2009, a parcouru 3771 km avec un litre d’essence !
CRAQUANTE, lA bi-sCoT !
Mi-quad, mi-scooter, la Bi-Scot électrique est le premier quadricycle urbain léger sans permis. Idéal pour les vacances en famille pour sillonner, en chantant, les petites routes de campagne.
www.bi-scot.com
veLaqUa, kesako ?
Voilà un engin qui pourrait bien déferler au bord des piscines et sur les plages ! Le Velaqua - prononcez « vé la quoi » - est un vélo aquatique insubmersible et inchavirable, qui permet de pédaler dans l’eau. Muni d’un cadre et de deux flotteurs, il a d’abord été conçu pour faire de la rééducation en milieu médical, mais a vite trouvé preneur du côté des loisirs : aquagym, promenade, sport et même auprès des personnes âgées ou à mobilité réduite. Le Velaqua
existe en plusieurs versions : à pédales, palmes, ou moteur électrique… Et si l’engin contient du plastique, une version plus écolo est à l’étude, avec ombrelle équipée de panneaux photovoltaïques !
Modèle « fun » à partir de 500 euros et 1 500 euros pour la version mer avec deux moteurs électriques. En vente sur www.levelaqua.fr.
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photos : dr
Renseignements : Vincent Serer, 06 08 24 51 68.
Le mot d’ALice :
Les paradis fiscaux ont subitement quitté leurs belles îles lointaines pour incarner la face sombre du capitalisme patrimonial dérégulé. Désignés comme responsables de la crise financière, ils sont devenus la cible de l’intervention de l’État. C’est tant mieux, non seulement pour la finance, mais aussi pour l’environnement. Car avec quoi un État finance-t-il une politique environnementale, nécessitant de lourds investissements, non rentable à court terme ? Des moyens financiers. D’où viennent-t-ils ? Principalement de l’impôt. Or, à quoi servent les paradis fiscaux ? À l’évasion fiscale des particuliers. Et voilà 50 milliards d’euros par an de recettes fiscales en moins ! Qui auraient pu être investis pour des projets de long terme, pour le développement durable ! Mais alors, les banques ne font-elles pas un peu le gendarme ? Loin de là.Toutes les plus grandes banques françaises ont des filiales dans les paradis fiscaux ; l’une y a 57 filiales, l’autre 115,
Paradis Fiscaux
Objectif
1969 : premier pas sur la Lune. Depuis tout s’est compliqué : utilité de l’exploration spatiale contesté, coûts excessifs, bilan carbone peu glorieux. Alors, pourquoi retourner sur la Lune ?
Par Pierre-Gérard David
Lune ?
T
Alice Audouin
Responsable du développement durable en entreprise, auteur d’“Ecolocash” (Anabet) et de ”La Communication responsable” (Eyrolles)
BRAVO À
• Ceux qui ont végétalisé leur toiture. Selon l’Adivet, l’association des toitures végétales, cela représenterait en 2008 plus d’un demi-million de mètres cubes, soit une progression de 50 % ! La végétalisation permet d’isoler, de filtrer la pluie, de recycler les eaux usées et de capter du CO2. • À la Cour de justice des Communautés européennes, à Luxembourg, qui a fait installer plus de 2 200 panneaux solaires photovoltaïques sur son toit, afin de produire son électricité. V. R.
Plus d’infos, les interviews de Jim Lovell et de Tom Hanks ( Apollo 13 ) sur
www.
.fr
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photos ; faustine cornette de saint-cyr
- sebastian szlasa/www.sxc.hu - dr - michael lorenzo
une autre encore 189 (selon Alternatives économiques) ! Ce qui se passe dans ces filiales, on se le demande… Et on n’y trouve aucune trace dans les rapports de développement durable des mêmes grandes banques françaises, alors qu’elles y prônent la transparence et l’engagement en faveur de l’éthique. Le premier éco-geste ne serait-il pas, finalement, quand les revenus le permettent, de payer ses impôts… et de bien choisir sa banque ?
out d’abord, pour la recherche scientifique (voir p. 8 - 9). Mais il y a surtout la poussière lunaire : le régolite. Il regorge d’une ressource, l’hélium-3, potentielle source de combustible pour les futurs réacteurs nucléaires à fusion. La fusion est une technologie en phase de recherche, qui vise à produire de l’énergie à la manière du Soleil. Quoi de plus efficace que l’énergie d’une étoile ? Plus propres que les réacteurs existants, les machines à fusion répondraient aux besoins environnementaux et économiques actuels. La Lune pourrait donc être exploitée pour ses ressources, bien que le coût d’extraction, le transport et la combustion même de l’hélium-3 posent encore certains problèmes. Sur Terre, l’endroit le plus clément de l’univers pour l’espèce humaine, nous avons parfois des difficultés à préserver les ressources ou le climat de façon durable. Alors pourquoi ne pas penser à l’installation d’une base lunaire, dont le premier défi à relever serait d’ordre environnemental ? Imaginez : sur la Lune, le recyclage sera roi ; chaque goutte d’eau, chaque molécule d’air auront une valeur sans commune mesure. Il faudra faire pousser des plantes en microgravité, recycler les fluides, inventorier et transformer les ressources locales de façon pérenne. À l’heure actuelle, les dernières sondes envoyées autour de la Lune cherchent la moindre trace d’eau, ce qui pourrait donner, le cas échéant, un coup de pouce indéniable à l’établissement d’une base permanente. La conquête spatiale a eu des retombées innombrables (télécommunications, médecine, nouveaux matériaux…). Les enjeux d’un retour sur la Lune, puis d’une mission vers Mars, devraient enrichir considérablement notre approche du développement durable, comparativement si facile à appréhender sur la Terre.
[s’engager]
Quels sont vos actes pour l’environnement au quotidien ? Hormis le recyclage des déchets, par exemple, mon vrai coup de main est d’avoir créé mon association, Liza pour une mer en bleus, ou encore d’être parrain de Surfrider Foundation Europe depuis quinze ans et de participer à des opérations comme Initiatives Océanes. J’ai aussi contribué à la fabrication d’un livret pédagogique de bonne conduite, à l’attention des pêcheurs et des plaisanciers. Dès que les initiatives correspondent au cahier des charges de mon association, je n’hésite pas à aider. Et puis je récupère les eaux de pluie. Au Pays basque, on a la matière première (rires) ! et l’environnement sont secondaires. Pourtant, d’un point de vue financier, on peut considérer que l’on ferait des économies en réduisant la pollution. Êtes-vous plutôt optimiste ou pessimiste quant à l’avenir de notre planète ? Je ne suis ni optimiste ni pessimiste. J’espère que la raison va nous pousser à changer de comportement. Mais l’homme a tendance à réagir plutôt qu’à agir. Peut-être faudra-t-il attendre d’autres catastrophes avant que l’on commence à se bouger ? J’ai l’impression qu’on a passé un cap : on est aujourd’hui dans la prise de conscience et la communication. Le cap suivant sera l’action, mais j’ai le sentiment que l’on n’y est pas encore. Certes, il y a des belles paroles, des envies, des convictions, mais on n’arrive pas à le traduire par des faits vraiment concrets.
Les jeunes sont-ils réceptifs aux problèmes environnementaux ? Tout dépend de l’éducation qu’on leur donne. J’ai transmis à mon fils ce rapport à la nature, cette passion. Il aime la mer, la montagne, peut prendre conscienEt si Lizarazu ce de la beauté avait un conseil de notre planète à donner à nos et donc mieux en lecteurs ? voir les dégâts. Je Je dirais à tous pense que c’est d’aller à la monen pratiquant, en tagne, à la mer, allant à la renconen forêt, de faire tre de la nature du sport, de marque l’on peut être cher… Ça persensibilisé aux Chaque année, Bixente Lizarazu et son association Liza pour une mer en bleus sont partenaires des met de vivre des Initiatives Océanes, organisées par Surfrider Foundation. problèmes envimoments magironnementaux et ques, de profiter mieux en informer nos proches. de l’essence de la vie et de ce que la nature nous offre. Qu’y a-t-il de plus beau que les océans, la lumière d’un coucher de Avez-vous sensibilisé vos ex-partenaires de l’équipe de Fransoleil, la mer déchaînée ? Ce contact avec l’environnement ce au respect de la nature ? permet de prendre conscience des dangers encourus par Avec France 98, l’association des footballeurs champions la planète. Il faut aller à la rencontre de la nature pour s’en du monde, on a organisé un match, à l’époque du naurendre compte et pouvoir l’aimer. frage du pétrolier Prestige, dont la recette a permis de lancer mon association. Je les ai sensibilisés, mais ils ne sont pas forcément aussi passionnés que moi. Cependant, 1- Association « Liza pour une mer en bleus » : c’est grâce à eux que j’ai pu monter certaines opérations, http://blog.bixentelizarazu.com/ il faut les en remercier. La crise que nous traversons peut-elle finalement faire avancer les choses ? Avec la crise, les gens pensent d’abord à l’essentiel : se nourrir, travailler, garder leur emploi. Pour eux, l’éthique
Retrouvez Bixente Lizarazu et d’autres personnalités sur
photo : itzala
www.
.fr
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[bouger]
Sur la côte ouest des États-Unis, en Californie, David Hertz est un architecte qui ne manque pas d’air. Il a construit un « petit nid d’amour » à partir des éléments d’un Boeing 747 ! Coût de cette surprenante réalisation : 40 000 dollars, le prix de l’aluminium au poids. Pièce maîtresse : la « bosse » caractéristique du Boeing 747, devenue salle de méditation !
tout est (presque) bon !
Aux States, des bases militaires rassemblent les vieux avions de l’armée. Certains redécolleront. Les autres finiront en pièces détachées, en canettes ou... en maison d’architecte ! Survol des recyclages les plus fous. Par Frank Rousseau
Motoart propose des bureaux fabriqués à partir de réacteurs d’avion de ligne. Disponibles également, des lits assemblés avec des morceaux d’empennage. Septième ciel garanti (bimbo non fournie). Mais la pièce la plus (d)étonnante reste la bombe recyclée en aquarium !
Le cabinet d’architecture new-yorkais LOT-EK est spécialisé dans le recyclage urbain. Dans ses cartons, un projet de bibliothèque (la « Jalisco Library ») pour la ville de Guadalajara, au Mexique. Particularité : l’édifice est entièrement constitué de fuselages d’avion recyclés. Pour élever les esprits, la biblio-avion s’imposait !
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photos : david hertz architect inc
Lescomme le cochon avions c’est
Tucson, Arizona. Base de DavisMonthan, US Air Force. Après des années de bons et loyaux services, des milliers d’avions y stationnent avant une nouvelle vie.
- frank rousseau/kel epok epik - lot-ek - motoart
[cocooner]
10 éco-gestes
www.coca-cola.fr
L’été, c’est le grand déferlement pour le littoral : d’un côté, des estivants en masse, de l’autre, la mer qui recrache perpétuellement les vieux détritus. Voici dix gestes à adopter pour que souffle sur le sable le vent de l’harmonie. Par Vincent Rondreux
Afin de sensibiliser ses consommateurs à l’importance de bien jeter et trier leurs déchets, Coca-Cola France propose, dans le cadre de sa tournée des plages, de s’essayer au lancer de canette : « Jette ta canette, protège ta planète ! » est un geste simple et ludique, pour encourager le geste citoyen. Pas de vacances pour le tri sélectif !
à la plage
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photos : barunpatro/www.sxc.hu
- dr
[participer]
la guerre des déchets
Les débris en tout genre s’accumulent autour de la Terre. À tel point qu’ils pourraient un jour rendre inutilisables certaines orbites. Pour préserver la planète bleue, il faudrait donc aussi dépolluer l’espace. Par Vincent Rondreux
Espace :
C
e n’est pas la guerre des étoiles, mais ça y ressemble. Le 10 février 2009, le futur… est arrivé ! Sibérie du Nord, altitude 800 kilomètres environ : le satellite commercial américain Iridium-33 et le satellite russe usagé Kosmos-2251 se percutent. La collision a lieu à la vitesse de près de 12 kilomètres par seconde, générant des centaines de déchets supplémentaires dans l’espace. Un tel accident est le premier du genre, même si plusieurs autres collisions orbitales ont été répertoriées par le CNES (Centre national d’études
spatiales) : satellites contre débris, étage de lanceur contre débris… Surtout, au rythme auquel les déchets s’accumulent, ces collisions pourraient se développer comme lors d’une réaction en chaîne : un accident multiplie les nouveaux débris et augmente donc la probabilité de nouvelles collisions. Avec, au final, un espace rendu inutilisable. Car là-haut, cela ressemble parfois au périphérique parisien : ça tourne dans tous les sens. Normal : avec les quelque 4 600 lancements effectués depuis plus de cinquante ans, le CNES fait état
de 12 600 objets volants sans utilité et d’une taille de plus de 10 cm. Ils sont souvent concentrés sur des orbites très utiles, donc très fréquentées, comme les orbites basses, à quelques centaines de kilomètres, ou l’orbite géostationnaire, à 36 000 km. Des Débris fonçanT À 10 km Par seConDe… Certes, bon nombre parmi les plus proches finissent par retomber sur la planète, éventuellement en se désintégrant totalement dans l’atmos-
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accueil PriNcier Pour Nature MalMeNée Ancien domaine de prédilection des favorites du roi de France, le château de la Bourdaisière, belle demeure du Val de Loire, est devenu le lieu d’élection de Louis-Albert de Broglie, alias le Prince jardinier. Cet amoureux de l’art et de la nature y a créé le fabuleux Conservatoire de la tomate et veut en faire un lieu d’accueil et de recherche sur les enjeux du développement durable, associant artistes et organisations comme le WWF, l’ONF et les industries locales. Cette année, une dizaine d’artistes réunis par COAL (la coalition art et développement durable) ont travaillé sur le thème de la « nature malmenée ». Leurs œuvres sont rassemblées en une exposition, Ar(t)bres, à découvrir tout l’été dans le parc du château. À voir : des HLM à volatiles (Sylvain Rousseau), un feu bactérien qui figure la propagation des virus dans les plantations d’arbres (Clément Willemin), des arbustes contraints à la décroissance (Stéphane Thidet), la cabane de Walden (Camille Goujon) ou encore l’œuvre d’Irina Wolkonski, qui tente le visiteur en agglomérant sur un tronc des objets en bois doré qu’on est tenté voler comme on pille la nature ! Le château expose aussi d’anciennes planches de sciences naturelles dont la beauté méticuleuse a fondé la botanique classique. Agathe Utard
www.labourdaisiere.com et www.projetcoal.fr
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photos : dr
le requiN PèleriN balise Bien qu’il soit l’un des plus grands habitants des océans, le requin pèlerin est particulièrement vulnérable sur nos côtes, victime en particulier de captures accidentelles. Ses espaces, ses routes de migration et même sa reproduction sont toujours plus ou moins mystérieux pour les scientifiques. De bonnes raisons pour que des spécialistes partent, avec l’Agence des aires marines protégées et le bateau Fleur de Lampaul, de la Fondation Nicolas Hulot, sur ses traces dès ce mois de juin. Entre autres directions : la mer d’Iroise, en Bretagne. Objectif : équiper certains sujets de balises Argos, afin de suivre leur cheminement. V. R.
- e.smit/www.sxc.hu - zebunet - yves gladu/agence des aires marines protégées - “les catastrophes surnaturelles” de lucie chaumont
Micro-crédit : le zébu, c’est tout vu ! Avec l’association Zebunet, achetez en ligne cochon, chèvre ou dromadaire et mettez-le à disposition d’un fermier d’Asie ou d’Afrique. Pour devenir « zébuphile » et souscrire à un PEA (Plan épargne animal), il faut d’abord choisir son « Plan épargne cochon » ou son « Plan épargne dromadaire » sur www.zebu.net. On peut ensuite baptiser son protégé et suivre son quotidien dans sa ferme du Sud. « On peut aussi offrir des PEA en cadeaux d’anniversaire ou cadeaux d’entreprises. Et vérifier la réalité de son investissement en allant visiter sur place l’étable ou la porcherie », relève Hanh Ha, co-fondatrice de l’association Zebunet. À la fin du prêt, l’argent peut être rendu dans la monnaie locale ou remis dans le circuit pour financer une autre bête. « Nous avons un très bon taux de remboursement. C’est une question d’honneur pour les éleveurs engagés. Ce sont souvent des femmes, précise Hanh Ha. Car l’élevage de petits animaux comme les chèvres, les cochons, ou les brebis n’intéresse pas les hommes, qui préfèrent les animaux plus nobles. Cela devient donc le petit business perso des épouses, leur permettant d’avoir une certaine autonomie financière. » Le montant du prêt reste raisonnable, pour éviter de surendetter le fermier : entre 100 et 200 euros pour un petit troupeau. « Le plan de remboursement est discuté avec les éleveurs et varie en fonction du type d’élevage. Pour chaque projet, nous faisons un plan pilote de 20 à 30 familles, afin d’évaluer la viabilité du modèle. » Depuis sa création, Zebunet a permis de soutenir 1 500 familles de paysans en investissant dans près de 3 000 animaux. Par Julie Renauld
[savourer]
Manger bio,
L
e marché de Sarcelles-Lochères, en Seine-Saint-Denis est l’un des moins chers de la région parisienne. Et là, coincé entre les stands de robes à 5 euros, on trouve… un étal bio ! Bien sûr, on a croisé bon nombre de personnes qui ne semblaient guère inspirées (« trop cher », disent-elles). Mais d’autres nous ont confié acheter bio de plus en plus souvent. Malgré un budget restreint.
c’est pour les bobos?
Le bio, un truc de riches ? Nous sommes allés sur le terrain, au marché de Sarcelles, dans le 93. Et là, surprise : on peut manger sain avec un petit budget !
Par Tinka Kemptner et Yolaine de la Bigne. Reportage photo de Géraldine Le Guyader Voyez Flaure, mère de quatre enfants, qui adore les petits pois bio, « parce que le goût n’est pas le même ». Ou cette jeune femme de 28 ans qui, malgré un budget alimentation de 200 euros par mois pour deux, achète toujours du lait bio parce que, selon elle, « il contient plus de vitamines ». Ou encore cette jeune maman, vendeuse chez Leader Price, qui achète des tomates bio, « parce que c’est trop bon ».
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[s’aimer]
végétal
Laissez s’exprimer le chasseur-cueilleur qui sommeille en vous ! Dans les lieux sauvages ou les jardins, il y a tout ce qu’il faut pour soigner les petits bobos de l’été et se faire du bien. Par Emmanuelle Vibert
Kit de survie
jolies petites boules rouges) à la fin de l’été. Faites-en une tisane ou laissez-les infuser dans votre bain. L’aubépine, nous apprend Sylvie Hampikian dans son excellent Soins naturels pour amateurs de plein air (éditions Terre Vivante), « soulage les troubles circulatoires et notamment les jambes lourdes ». Elle est aussi recommandée pour les problèmes de palpitations ou d’insomnie. Allez, un bain et au lit ! Votre petit Dernier est très sujet aux Verrues… Et pas le moindre dermatologue en vue ?Trouvez un figuier ! Si vous êtes sur une île grecque ou à Saint-Tropez, ça devrait être facile : cet arbre fruitier pullule en Méditerranée. Demandez à votre chérubin d’en couper une feuille, faites-lui admirer la sève couleur de lait qui s’en écoule, appliquez-la sur la verrue et recommencez deux à trois fois par jour. pour rester zen en toutes circonstances… La lavande ! Dans le Sud, on en trouve même sur les parkings des supermarchés ! Mais on préfère tout de même celle qui pousse loin des pots d’échappement ou - comble du luxe - la lavande sauvage de la garrigue, au parfum prononcé. Inutile de vous vanter les vertus apaisantes de cette fleur. On l’aime en tisane ou infusée dans le bain. À force De regarDer Les fiLLes ou Les garçons sur La pLage, Vous aVez attrapé un torticoLis… Allez rendre une visite au meilleur pizzaiolo du coin et demandez-lui où il s’approvisionne en origan frais. Vous cueillerez les fleurs fraîches de cette délicieuse plante aromatique pour vous frictionner le cou.
D
- sp veres/www.sxc.hu - karolina przybysz/www.sxc.hu - zsuzsanna kilián/www.sxc.hu
photos : kristian birchall/www.sxc.hu -mira pavlakovic/www.sxc.hu
ans les sous-bois, au fond des jardins, le long des chemins, les herbes folles et les buissons nous offrent les ingrédients utiles à des remèdes de grand-mère. Voici quelques exemples pour survivre à des égratignures ou des piqûres avec ce qu’on a sous la main. Vous aVez arpenté Les musées toute La journée… Et vos jambes sont gonflées par la chaleur et les piétinements ? Fouillez dans les haies du jardin, vous trouverez sûrement un buisson d’aubépine. Cueillez, en prenant garde aux épines, ses petites fleurs blanches au printemps ou bien ses fruits (de
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Par Vincent Rondreux
[voyager] ZeSTS
le séjour en résidence secondaire récente. Hors concours : toute formule avec avion.
Source : Jean-Marc Jancovici. www.manicore.com
DemeUres De rOIs et petIte reINe
mes VacaNces saNs cO2
www.bloispaysdechambord.com
!
Le ministère de l’Écologie, de l’Énergie et du Développement durable a lancé une campagne d’envergure nationale, pilotée par l’ex-navigatrice Catherine Chabaud, intitulée « J’apprends la mer, les lacs et les rivières ». Démarche de sensibilisation appelant au respect des règles de sécurité en mer et visant à préserver l’environnement nautique, elle est illustrée par six gestes simples et essentiels, disponibles sur www.japprendslamer.fr. S. A.
respecte ta mer !
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photos : vincent rondreux
Quelles sont les vacances les moins polluantes, en termes de gaz à effet de serre ? La randonnée à vélo avec départ en train dispute la première place au camping, à condition de séjourner sous la tente. Quant aux vacances en famille, les moins émissives se passent dans une maison ancienne, devançant celles dans une caravane ou une maison de location. Sachez aussi qu’il est préférable, toujours en termes de gaz à effet de serre, de louer un voilier (émissions comparables à celles de vacances en maison de location) que de l’acheter. En bord de mer, la formule la plus énergivore est
Plus besoin de prendre sa voiture ! Un réseau de parcours à vélo et de services de location de cycles, promus par l’office de tourisme de Blois - Pays de Chambord, permettent de se balader entre les sites historiques, gentilhommières et autres villages, comme celui de Cellettes, comptant à lui seul 18 châteaux. Un projet plus global, soutenu par l’Unesco, « la Loire à vélo », prévoit à terme plus de 800 km de parcours entre Cuffy, dans le Cher, et Saint-Brévin-lesPins, en LoireAtlantique.
- dr
[voyager] ZeSTS
Par Vincent Rondreux
cet été, on Met les voiles
Partez à la rencontre des Indiens de l’Amazonie en vous adaptant à leurs conditions de vie et en participant à la préservation de la forêt. Latitud Sur, une ONG franco-péruvienne de développement communautaire et de tourisme solidaire, organise notamment des croisières (de 4 à 28 jours) à bord d’un bateau traditionnel en bois : au Pérou sur le fleuve Javari jusqu’au Brésil, en Équateur sur les fleuves Napo et Tigre… Comptez environ 100 euros par jour (hors voyage en avion).
www.latitudsur.org. Tél. : 04 90 08 50 05
l’Atlantique en sousmarin… à pédales
n’oubliez pAs les GuiDes
Échappées vertes détaille plus de trente possibilités de vacances écologiques à travers la France : gîtes, yourtes, cabanes, randonnées avec des animaux, découverte de la nature, éco-volontariat… Aux renseignements pratiques s’ajoutent des idées de vacances à thème : cuisiner les plantes sauvages, comprendre la fonte des glaces, pratiquer l’agro-écologie, prendre soin de tortues, protéger des phoques, aider un vigneron, cheminer avec des ânes… L’auteur propose même une grille de lecture pour évaluer l’éco-compatibilité de son séjour.
“Échappées vertes, propositions pour des vacances écologiques”, de
Lionel Astruc, aux éditions Terre Vivante, 19 euros. www.terrevivante.org
Véritables « anti-guides pour voyager autrement », cette nouvelle collection de manuels touristiques passe à la moulinette d’un système d’« éco-notation » toutes les adresses pour profiter de son séjour en s’intégrant au mieux dans la vie locale et en préservant l’environnement. Destinations disponibles : Paris, Lyon, la Normandie, la Réunion, ou encore les îles d’Indonésie Bali et Lombok…
Tao m’a dit, aux éditions Viatao, 5,90 euros. www.viatao.com
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photos : pf
www.participefutur.org (rubrique “Expéditions”)
- felipedan/www.sxc.hu - dr
Pistez des baleines, avec l’association Participe Futur, partie prenante du programme « J’apprends la mer, les lacs et les rivières », initié par le ministère de l’Écologie, et qui a lancé sa campagne annuelle d’observation de la biodiversité marine. Deux voiliers, Alcyon et Halifax, partiront ainsi cet été à la recherche des cétacés en Méditerranée. Les « éco-équipiers » sont acceptés à bord pour apprendre la voile, l’identification des animaux et la collecte de données. Pas besoin de connaissances particulières pour faire partie du voyage. Seules exigences : de la bonne humeur et 675 euros pour les 6 jours.
C’est le projet fou de Ted Ciamillo, un inventeur dont la drôle de machine – une sorte de sous-marin actionné par une nageoire caudale inspirée des dauphins – va relier les 3 900 km qui séparent le Cap-Vert, sur la côte occidentale de l’Afrique, de la Barbade, dans les Caraïbes. Cinquante jours de traversée à quelques mètres de la surface, qui vont permettre à Ciamillo de récolter un grand nombre de données précieuses sur les couches supérieures de l’écosystème marin.
[s’engager]
Au milieu de ses planches, Liza surfe en technicolor.
la mer et du littoral. J’ai par exemple travaillé sur un projet écolo sportif, l’Odyssée, du flocon à la vague, via mon association Liza pour une mer en bleus (1). En partant du pic du Midi pour aller jusqu’aux plages d’Anglet, l’idée était de suivre le cheminement du cycle de l’eau et de montrer qu’il faut traiter en amont les rivières, les océans, afin que la mer ne soit pas polluée. En tant qu’observateur avisé du milieu maritime, avez-vous noté des évolutions dans les comportements de chacun ? Oui et non. Des progrès ont été accomplis pour le traitement des eaux usées, par exemple. Les mairies du Pays basque, notamment, ont fait de gros efforts ; pourtant, lorsqu’on se balade le long du littoral, on trouve toujours des détritus. Je ne suis pas donneur de leçons, mais il y a des choses insensées : les gens qui pique-niquent et ne jettent pas leurs déchets ou ceux qui déversent leur cendrier par la fenêtre sans se poser de questions, ce sont de vraies provocations. Est-ce un comportement typiquement français ? Les Allemands sont plus écolo que nous, c’est une évidence. Quand je me suis installé à Munich, il y a une dizaine d’années, le recyclage était déjà en place, alors qu’on
en entendait à peine parler en France. Il existe un vrai paradoxe entre les Français et les Allemands. Je ne sais pas si nous avons l’esprit plus tordu, mais on voit souvent le verre à moitié vide là où l’Allemand le verra à moitié plein… C’est assez frustrant. Beaucoup d’initiatives sont prises avec le Grenelle de la Mer. C’est source d’espoir… Cela a mis du temps. On est passé de « l’environnement, on s’en fiche » au Grenelle de la Mer. À mon sens, c’est de la communication. Mais si cela permettait d’améliorer le traitement des eaux usées, de dépolluer les rivières, de favoriser la biodiversité, de créer des réserves naturelles et de mieux gérer la pêche, ce serait fabuleux. Cependant, tout le monde – hommes politiques, grosses entreprises ou citoyens – se rejoint sur la prise de conscience ; c’est dans la pratique que les choses ne bougent pas encore. Cela ne vous donne pas envie de vous engager en politique ? Pas du tout. Je suis un peu comme Nicolas Hulot : je pense que la politique est un vrai métier. Il y a, à mon sens, d’autres façons de s’impliquer ; je suis dans l’état d’esprit de faire un geste à ma façon.
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photo
:
itzala
[VOYAGER]
en mer Rouge
Loin des grands complexes d’Hurghada, Safaga ou autre Charm el-Sheikh, les Eco-diving villages des Marsas, dans le Sud égyptien font figure d’oasis ressourçantes sur les bords magiques de la mer Rouge. Un concept qui allie beauté, calme et volupté… avec respect de l’environnement et des fonds marins. Par Virginie Bruneau
Plongée verte
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photos : niels rameckers/www.sxc.hu
- red sea diving
[s’engager]
Christian Laborde :
un poète dans l’arène
Parce ce que la protection de l’environnement passe aussi par la défense des animaux, Christian Laborde, dans « Corrida, basta ! », cogne le torero et les aficionados et rend hommage aux majestueux taureaux. Un texte saignant sur un sujet qui l’est tout autant… Propos recueillis par Stéphane Aitaissa
tueur en série couvert par l’article 521-1 du code pénal. Vous allez plus loin que la cruauté de la corrida en dévoilant notamment l’origine de ce spectacle… Il y a la cruauté et il y a le cirque. La corrida, c’est le cirque du sang. Rien à voir avec l’Antiquité, la religion antique, comme le prétendent les aficionados. Dans l’Antiquité, on pouvait sacrifier un animal, mais pour s’attirer la clémence des dieux. Où sont les dieux dans la corrida ? Qui est Dieu dans l’arène : les gens assis sur les gradins ? Le divin n’est pas dans l’arène. Dans l’arène, il n’y a que la foule et la foule a toujours soif de lynchage et d’exécution. Que dites-vous à ceux qui pensent que la corrida est un spectacle haut en couleurs respectant une tradition ? Je leur dis que leur spectacle a le goût du sang et que leurs couleurs sont criardes. Je leur dis qu’ils sont vulgaires, ringards, que, sous couvert de tradition, ils s’appliquent à humilier, à torturer et à tuer un animal. Et la mort du taureau plonge la lune dans un chagrin immense. Car le taureau est l’amant de la lune. J’oppose à leurs traditions poussiéreuses, sanglantes, le soleil inondant de la poésie. N’est-ce pas l’affaire des politiques que d’arrêter le massacre ? Oui. Il faudrait que le palais Bourbon supprime l’alinéa 7 de l’article 521-1 du code pénal. Un vrai combat. Il faut saluer ici la persévérance de Muriel MarlandMilitello (députée des Alpes-Maritimes, ndlr), qui se bat pour que la loi change. Quel est alors l’avenir de la corrida ? Nous faisons tout pour qu’elle n’ait pas d’avenir. Bientôt les taureaux seront libres, libérés par une jeunesse espagnole qui, si j’en crois un sondage paru dans le quotidien El País tourne le dos à ce spectacle atroce, jeunesse espagnole que ne manquera pas d’imiter la jeunesse française. Quant aux aficionados, qui sont de plus en plus âgés, ils ne vont pas tarder à être atteints par la maladie d’Alzheimer. Oui, les jours de la corrida sont comptés.
1- « Corrida, basta ! », de Christian Laborde, éditions Robert Laffont, 16 euros.
L’intégralité de l’interview sur www.neoplanete.fr
La sortie de votre livre (1) a été boycottée par certains médias. Vous attendiez-vous à ces réactions ? Je ne suis ni surpris ni désarçonné. La tauromachie est un business. Ils défendent leur fric, moi je continue ma route d’écrivain. Et l’on ne boycotte que les écrivains qui font leur métier d’écrivain. Les auteurs inoffensifs n’ont pas de souci avec les censeurs : on les laisse profiter et pulluler. Pourquoi cet assaut contre la corrida ? Parce que j’aime la beauté, la poésie, la solitude, les taureaux, les ours, la neige, le vent, la vie. Et la corrida pue la mort. Il faut en finir avec ce spectacle cruel qui arrache un animal à la paix paradisiaque des prairies et abaisse l’homme. Je suis contre la corrida parce que j’aime le taureau et parce que j’aime l’homme. Avez-vous, à travers la dureté des mots à l’égard du torero, voulu traduire la douleur du taureau ? Absolument ! Et, ce faisant, je n’ai fait que respecter les règles du pamphlet. Pas de pamphlet sans violence, outrance, ni insulte. Insulter signifie « faire assaut contre ». Ce livre est donc une charge contre le torero,
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christophe besse
L’humeur de Christophe Besse
Y’a de l’eau dans l’air Produire de l’eau pure avec l’air ambiant, c’est le défi relevé par cette drôle de machine espagnole : l’Aire Agua Pura. Branchée sur une prise électrique, la machine capte l’air, le purifie, condense la vapeur d’eau qui s’y trouve et met les petites gouttes obtenues dans une réserve, elle-même filtrée et stérilisée par UV. L’eau peut être servie fraîche ou chaude. Alternative aux bouteilles et aux bonbonnes d’eau, ce système affiche également des vertus contre les problèmes liés à l’humidité ambiante : salpêtre, moisissures, asthme, acariens… Vincent Rondreux
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la fin des sans gènes… Comme les arbres, les micro-algues sont capables d’effectuer la photosynthèse, donc de capter du CO2 atmosphérique. Et ce, de façon plus rapide que les végétaux terrestres. Les chercheurs s’intéressent donc beaucoup à elles et… à leurs gènes. Un consortium international de laboratoires vient même de réussir le séquençage du génome de deux souches d’algues vertes du genre Micromonas. Un pas de géant dans le monde de l’infiniment petit. Car les scientifiques espèrent maintenant pouvoir se servir de ces micro-organismes comme indicateurs biologiques des changements des écosystèmes océaniques… Sans parler de la captation du CO2 ou encore de la production de carburant. V. R.
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Vous aVez trop forcé sur l’apéro ? … L’ortie est un vrai trésor de la nature. Bourrée de principes actifs en tous genres, d’oligoéléments, elle est antibactérienne, diurétique, « prévient la plupart des maux les plus courants et les soulage : goutte, arthrose, anémie, troubles circulatoires et digestifs, transit intestinal irrégulier, infections urinaires, ulcères gastriques… ». Sophie Lacoste, auteur des Plantes qui guérissent (Leduc.S éditions) ne tarit pas d’éloges sur cette herbe magique : « Elle est galactogène (c’est-à-dire qu’elle active la lactation des jeunes mères) et elle est souvent efficace contre l’énurésie des enfants ! ». Elle propose d’en faire des infusions : versez 60 g de feuilles dans un litre d’eau bouillie, laissez infuser 10 à 15 minutes, filtrez, sucrez avec du miel. Vous voulez d’autres recettes ? François Couplan, le grand gourou des plantes sauvages (lire l’encadré) a rédigé un livre entier sur le sujet : Remèdes et recettes à l’ortie (Rustica éditions). Il y propose cinquante recettes (pour manger, se soigner…), parmi lesquelles une décoction dépurative, une pâte contre les pellicules, une huile contre les vergetures ou un masque facial contre l’acné. Alors, vous la trouvez toujours aussi insignifiante cette plante des bas-côtés de nos routes ? Vous aVez été piqué par des orties… Puisque vous allez passer le reste de vos vacances à cueillir des orties après avoir lu cet article, il faut que vous connaissiez le truc pour calmer les démangeaisons causées par cette plante, certes miracle, mais aux feuilles sacrément urticantes. « Heureusement, nous rassure Sylvie Hampikian, la nature a pensé à placer le remède près de la source du mal, sous la forme de plantain lancéolé, qui pousse souvent dans les mêmes endroits. » De larges et longues feuilles au ras du sol et de toutes petites fleurs en grappe, en haut d’une longue tige… Vous avez forcément déjà rencontré cette plante : elle pousse partout. « Il suffit de malaxer quelques feuilles de plantain et de frotter la zone irritée avec l’emplâtre obtenu. Les feuilles de plantain sont également très efficaces contre les piqûres d’insectes :douleur et démangeaison disparaissent presque instantanément. » Mais ça n’est pas tout.« Jusqu’au début du XXe siècle,nous apprend Sophie Lacoste, le plantain était considéré comme une plante médicinale majeure. » Exemple parmi d’autres : elle est hémostatique et cicatrisante. « Dans les campagnes, on enfonçait une feuille dans la narine pour stopper les saignements ». Elle est aussi calmante et désinfectante : « Certains paysans mâchaient du plantain pour calmer une rage de dents ». Et n’hésitez pas à glisser les feuilles les plus jeunes dans vos salades : elles y apporteront un petit goût de champignon.
le grand chaman des plantes sauVages
françois couplan a fait le tour du monde pour étudier les plantes sauvages et leurs usages traditionnels. ce botaniste, auteur prolifique, spécialiste de la « gastronomie sauvage » est sans doute un peu chaman. pour lui, « l’important est d’aller vraiment à la rencontre des végétaux, là où ils poussent. (...) Manger les plantes fait partie de ce processus de relation. C’est accepter en soi un peu de la vie de la plante. En quelque sorte, c’est devenir un peu plante soi-même. Et permettre en même temps à la plante de devenir un peu humaine ». il propose des stages en france, en suisse et en belgique, pour apprendre à récolter les plantes sauvages et les cuisiner, d’autres sur les plantes médicinales, les confitures sauvages, ou encore la théorie botanique… www.couplan.com
Vous aVez la Voix cassée après une grosse fiesta… Allez cueillir un bouquet de coquelicots ! « L’infusion de pétales séchés, écrit encore Sylvie Hampikian, est connue pour soulager la toux sèche et l’enrouement. » Vous aVez campé au bord d’un étang… Et vous êtes couvert de piqûres de moustiques, aoûtats et autres taons ! « De nombreuses plantes contiennent des acides organiques ainsi que des substances anti-inflammatoires et antiprurigineuses, qui neutralisent le venin et soulagent les piqûres d’insecte », dixit l’auteur de Soins naturels pour amateurs de plein air. « Regardez autour de vous, vous en trouverez forcément à proximité : • bulbes coupés en deux : ail, ciboule, ciboulette, oignon, poireau ; • feuilles fraîches écrasées ou malaxées : bardane, basilic, cassis, cerfeuil, chou, houttuynia, lavande, persil, plantain, poireau, mélisse, menthe, ortie, oseille, romarin, sarriette, souci, sureau noir, thym ; • fleurs : camomille, échinacée ou souci ; • pulpe d’aloès : couper un morceau de feuille, l’éplucher et l’appliquer sur la piqûre. » Vous aVez attrapé un bon coup de soleil... Parlons-en, justement, de l’aloès (ou aloe vera). Cette plante vivace, avec ses feuilles bordées de piquants, est cultivée en Espagne, au Mexique ou dans le sud des États-Unis pour son gel magique. Mais on en trouve ici et là dans les jardins. En ôtant la peau de ses feuilles, on découvre une pulpe qui agit sur un tas de bobos : brûlures, coups de soleil, égratignures,piqûres d’insecte, gerçures, vergetures… Appliquez sur la peau et appréciez ! Vous n’en trouvez pas ? Achetez-en en magasin bio avant de partir !
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