Newsletter de la Fédération Nationale de l’Information d’Entreprise et de la Gestion de Créances - #3 Juin 2010
Entreprise
Urios
INTERVIEW
défaillances d’entreprises
Bilan des 4 premiers mois 2010
Nouveau service
Défaillances d’entreprises : infléchissement de la courbe
Emmanuel Texier est vice président de la FIGEC depuis 2006. Il est également Directeur de la Production France chez Coface Services, société membre de la FIGEC et l’un des principaux acteurs dans le monde de l’information sur les entreprises.
Médiation FIGEC
ANALYSE
Surendettement des ménages : de sombres perspectives
ROMAN
Vous dites que le gros de la crise est passé. Pouvez-vous préciser votre pensée ? Emmanuel Texier : Si effectivement, le gros de la crise paraît maintenant passé, on assiste aujourd’hui à un léger infléchissement. Qui plus est, les effets de cette crise profonde continuent à perdurer : on n’efface pas en un jour une longue période de difficultés financières, et cela vaut autant pour les entreprises que pour les particuliers. Côté crédit aux entreprises ? Emmanuel Texier : L’heure est peu à la prise de risque, et donc peu à la demande de crédit. Le problème aujourd’hui est moins lié à une question bancaire qu’à un assoupissement du marché , qui ne demande d’ailleurs qu’à se réveiller. Nous sommes plutôt dans un passage d’attente, de prudence. La collecte, la combinaison et la restitution des données publiques suffit-elle à délivrer une information suffisante ? Emmanuel Texier : Il faut aller au-delà. Entre l’arrêté d’un bilan, son approbation et sa publication, plus de six mois se sont écoulés. L’information arrive donc relativement tardivement et nous avons à gérer ce décalage par des estimations au plus juste. Les membres de la FIGEC s’engagent à performer la rapidité de cette collecte et le croisement des vérifications. Voilà une dizaine d’années, fort de sa base de données exhaustive, Coface Services créait un outil d’analyse : l’observatoire des défaillances. Altarès, Euler-SFAC… créaient leur propre outil. Cette diversité me convient : d’une part je suis en général contre la pensée unique et d’autre part chacun possède ses spécificités. Nous collectons les données des greffes, d’autres celles des journaux officiels, et les enseignements que chacun tire de ces fabuleuses sources d’information donnent de précieux indicateurs. L’observatoire publie par exemple les 20 plus grosses défaillances françaises, par mois, par ville et en indiquant le total de leur passif*. On mesure bien l’impact sur les emplois, les répercussions sur les fournisseurs, et la cascade que cela entraîne : globalement, le tissu économique s’appauvrit.
Suite au dos.
Les impayés côté pile et côté face
entreprises européennes
Comportements de paiement
* Étude détaillée sur www.figec.com
d’Entreprise et de la Gestion de Créances - #3 Juin 2010
Urios Quand Zeus souffle ses vents favorables*
Depuis deux ans, Urios côtoie ses « grands confrères » au sein de la FIGEC. Présentation, attentes et perception du marché de la part de cette PME de 39 salariés.
peuvent être des commerçants mais aussi des grands comptes. Les gestionnaires des dossiers sont tous des juristes, ce qui permet d’optimiser la phase amiable : le débiteur est prévenu des risques qu’il encourt, ce qui évite souvent une procédure judiciaire longue et coûteuse. En cas de créance contestée, les juristes peuvent négocier avec la partie adverse. En cas de procédure judiciaire, ils sont d’excellents interlocuteurs pour les avocats, huissiers, mandataires… Chaque client est en relation avec un gestionnaire dédié. Ce cadre permet aux entreprises d’échanger des informations avec un interlocuteur unique. Spécialistes qualifiés Engagés à l’issue d’une sélection rigoureuse, les collaborateurs d’Urios bénéficient d’une double formation, universitaire et interne. Le recouvrement des impayés est confié en général à des diplômés en droit, dotés d’un très bon sens commercial. Les enquêtes commerciales sont réalisées par des analystes financiers expérimentés dotés quant à eux d’un sens aigu de l’investigation Chaque nouveau salarié est encadré par le responsable du service jusqu’à ce qu’il soit totalement autonome. FIGEC Après un passage à l’ANCR, Urios adhère à la FIGEC en 2008, une structure mieux adaptée à ses attentes. Sonia Chevallier, sa présidente, estime qu’il était important pour l’entreprise de connaître et d’être reconnue des acteurs les plus importants de la profession, et d’être correctement représentée lors de négociations ou transactions avec les instances dirigeantes. Elle commente : « la législation n’apporte pas toutes les garanties nécessaires, et la profession n’a pas toujours bonne presse. Répondre à la charte de déontologie de la FIGEC garantit nos clients : caution, éthique plus stricte que celle imposée par la législation, méthodes de travail, délai de transmission des fonds… Il nous a été facile d’adhérer à cette charte de bonne conduite puisque nous la pratiquions et que nous répondions déjà à toutes ses obligations. Notre adhésion à la FIGEC crédibilise nos prestations vis-à-vis de nos clients. » Confiance et image À l’instar de nombre de sociétés de recouvrement, Urios est très sensible aux attentes de sa clientèle. C’est ainsi que la majeure partie de ses clients renouvelle sa fidélité année après année. « Notre action est bénéfique aux entreprises, notre objectif étant de leur permettre d’augmenter et de sécuriser leur chiffre d’affaires. De façon préventive, dans un premier temps, nos enquêtes commerciales leur permettent de déceler les clients à risque, voire de les assurer, prestations très appréciées pour les relations commerciales à l’international. Quant à notre service contentieux, il permet à nos clients d’encaisser leurs factures auprès de leurs débiteurs récalcitrants. Notre action améliore ainsi le DSO tout en sauvegardant les relations commerciales. Dans les cas les plus difficiles, nos clients confortés par les compétences et les relations qu’ils entretiennent avec leurs interlocuteurs privilégiés nous donnent tous pouvoirs pour procéder au recouvrement de leurs créances par toutes voies de droit ». Quant à l’image du recouvrement de créances, Sonia Chevallier conclut : « Il sera toujours facile de nous classer dans le camp des méchants, mais serions-nous crédibles si nous étions les gentils ? Nous devons exercer notre métier avec sérieux et bonne moralité, renvoyer chacun à ses réelles responsabilités : aux entreprises de ne pas vendre à n’importe quel prix (dans les deux sens du terme), aux clients de payer. Plus qu’une volonté, c’est une nécessité, et particulièrement en période de crise où les châteaux de cartes menacent de s’effondrer. »
Sonia Chevallier, Présidente d’Urios.
Urios est située en région parisienne, au Bourget précisément, et accueille ses clients dans une vaste maison réaménagée pour l ‘entreprise et agrandie pour ses besoins. L’ambiance est à l’image du cadre verdoyant : calme et sympathique. Urios travaille uniquement en B to B en France et à l’international, avec un portefeuille de plus de 800 clients, PME et grands comptes cotés au CAC 40. Enquêtes commerciales, enquêtes assurables et recouvrement Trois services proposés avec la même rigueur et le même professionnalisme. Jugez plutôt… Enquêtes financières et commerciales Une quinzaine d’analystes financiers ayant suivi une formation en gestion-finance, réalisent de véritables enquêtes de terrain, fiables et actualisées. Ils déterminent ainsi la solvabilité des partenaires commerciaux des clients d’Urios, clients, fournisseurs ou concurrents. Enquêtes assurables Depuis septembre 2007, en partenariat avec Ducroire Assurance-Crédit, Urios garantit en France et à l’international 90 % de l’encours accordé en cas d’insolvabilité constatée ou présumée, jusqu’à 150 000 €. Recouvrement d’impayés Relance et recouvrement amiable, mise en place de procédures judiciaires : Urios propose des prestations sur mesure pour tous types de dossiers, petites créances, dossiers très importants parfois litigieux. Les débiteurs
* Sonya et Rémy Chevallier, créateurs et dirigeants de la société URIOS, sont tous deux passionnés de voile, ce qui explique également le logo qu’ils ont choisi en forme de fanion de marine : « le premier substitut », à l’image des services d’accompagnement qu’ils proposent.
ANALYSE
Surendettement des ménages : de sombres perspectives
Les prévisions que nous avions faites début 2009 et confirmées en juin ont malheureusement été vérifiées, et au-delà. un an, de décembre 2008 à décembre 2009, En le nombre de ménages en situation de désendettement a progressé de près de 6 %. Nous avions indiqué que l’endettement lié au crédit immobilier allait devenir déterminant : son montant moyen a cru de plus de 18 %. Nous pensions que l’endettement moyen lié aux crédits non affectés ne baisserait pas : il a progressé de 11 % cours de l’année 2009, le nombre de dossiers Au déposés est passé de 188 000 à 216 000 (+14,8 %). Prévoir que les choses ne s’arrangeront pas n’est pas jouer Cassandre. Le retour à la croissance sera long et progressif. Il ne sera pas massivement créateur d’emplois. De très nombreuses familles doivent supporter un parent dans la difficulté alors que leur propre avenir est incertain. Les difficultés économiques et financières des ménages accentuent la désagrégation des familles et amplifient leurs charges. Des prélèvements supplémentaires nécessités par la gestion de l’endettement public, ainsi que des déficits budgétaires et sociaux toucheront le pouvoir d’achat, particulièrement celui des classes moyennes. Au 31 mars 2010, le nombre de dossiers déposés sur un an s’est élevé à 216 000, en hausse de plus de 10 %. Non, en matière de surendettement, les perspectives ne sont pas réjouissantes.
Décembre 2008 Nombre de ménages en situation de désendettement Montant moyen par dossier Montant moyen par prêt immobilier Montant moyen par crédit assorti d’une échéance Montant moyen par crédit non assorti d’une échéance 709 485 38 484 € 76 914 € 15 576 € Mars 2009 726 282 39 529 € 80 205 € 17 523 € Juin 2009 738 461 40 530 € 85 316 € 17 792 € Décembre 2009 751 289 44 197 € 90 979 € 17 629 € Variation 5,89 % 14,85 % 18,29 % 13,18 %
Source Banque de France.
19 861 €
19 942 €
20 301 €
22 092 €
11,23 %
100 000 € 95 000 € 90 000 € 85 000 € 80 000 € 75 000 € 70 000 € 65 000 € 60 000 € 55 000 € 50 000 € 45 000 € 40 000 € 35 000 € 30 000 € 25 000 € 20 000 € 15 000 € 10 000 € 5 000 € 0
Décembre 2008
Mars 2009
Juin 2009
Décembre 2009 Montant moyen par prêt immobilier Montant moyen par dossier Montant moyen par crédit non assorti d’une échéance Montant moyen par crédit assorti d’une échéance
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ROMAN
Les impayés côté pile et côté face
“Je vous fais payer et j’aime ça”, un titre provocateur pour un roman qui conjugue humour et gravité, édité par Recocash, Credirec et Intrum Justitia.
Côté pile, c’est l’histoire d’une jeune femme qui dégringole d’incidents de parcours en catastrophes quotidiennes pour se retrouver “interdit bancaire”. Côté face, c’est cette même jeune femme qui doit retrouver rapidement un travail… et choisit celui d’agent de recouvrement. Sans manichéisme ni complaisance, Véronique Puech nous entraîne dans les coulisses du recouvrement de créances, avec des personnages totémiques et des situations emblématiques, que certains reconnaîtront certainement (avec sourire ou grincement de dents). Pour les novices, c’est l’occasion unique - le sujet n’a jamais été abordé sous cet angle - de découvrir un monde particulier, et peut-être de sortir de ses a priori.
Source Banque de France.
Newsletter de la Fédération Nationale de l’Information
INTERVIEW
Défaillances d’entreprises : infléchissement de la courbe (suite)
La crise a-t-elle fait changer le comportement des métiers de la FIGEC ? Emmanuel Texier : On assiste à l’émergence d’un nouveau service externalisé, celui de relances de factures, qui intervient avant l’incident de paiement et donc le recouvrement de créances. Les raisons en sont simples : malgré la loi d’harmonisation des délais de paiement (article 21 de la LME, du 4 août 2008, application depuis le 1er janvier 2009), ces derniers ont tendance à s’allonger. Des accords directs sont passés entre entreprises principalement pour préserver leurs relations commerciales. De plus, le recouvrement est de plus en plus difficile, et ses délais d’encaissement s’allongent. Il fallait créer de nouveaux outils pour assouplir le crédit interentreprises. Quant aux mauvais payeurs, il y en a et il y en aura toujours, et il est à prévoir que tous les outils classiques resteront longtemps d’actualité. Dernière phase des services apportés : la notation d’entreprises. Quelles en sont les spécificités, les évolutions ? Emmanuel Texier : Nous veillons tous à conserver notre objectif : pouvoir en toute indépendance évaluer correctement les entreprises. Nous pensons avoir un rôle indispensable dans l’économie car nous sommes au cœur du crédit interentreprises. Chacun des membres de la FIGEC a mis au point son système de notation. J’insiste sur le fait que ces systèmes sont réalisés en toute indépendance, et que cette volonté respecte les règles de conformité et de déontologie édictées par la fédération. Cette contrainte est acceptée par tous et est maintenant reconnue par le marché, elle permet d’éviter les effets secondaires auxquels on a pu récemment assister. Pour que ces notations aient un sens, nous nous obligeons à une plus grande exigence quant à la source et à la qualité des informations. Cette exigence s’est renforcée depuis le début de la crise, les procédures sont devenues de plus en plus transparentes. Coface Services, Altarès et leurs homologues se sont équipés d’outils dont leurs clients bénéficieront même après la crise.
défaillances d’entreprises
Bilan des 4 premiers mois 2010
Encours fourn. et Emplois en base 100 : janv.07
Pour la première fois depuis janvier 2007, le nombre de défaillances recule fortement sur le mois d’avril 2010. Avec 4 659 défaillances enregistrées, la baisse atteint 14,5 % par rapport à avril 2009 (5 446) et 29,0 % par rapport à mars 2010 (6 562). Le nombre de défaillances mensuel retrouve un niveau d’avant crise puisqu’en janvier 2008, 4 635 défaillances avaient été enregistrées. Sur les 4 premiers mois de l’année, le nombre de défaillances atteint 22 441, soit une baisse de 5,3 % par rapport au cumul des 4 derniers mois de l’année 2009 (23 690 défaillances). Sur 12 mois glissants, 63 909 entreprises ont été placées en redressement ou liquidation judiciaire, toujours en augmentation de 5,5 % par rapport à la même période de l’année précédente. La hausse continue ainsi son ralentissement amorcé après le pic d’août 2009 où elle atteignait encore 19 %. Rappelons que les augmentations de janvier, février et mars étaient de 12,6 % ; 11,2 % et 8,2 %. Le cumul des encours fournisseurs, qui mesure le coût des entreprises défaillantes pour leurs fournisseurs, connaît en avril 2010 un recul de 30,7 % par rapport à avril 2009 et de 3,6 % par rapport à mars 2010. Les défaillances ont représenté une charge de 334 M€ pour le seul mois d’avril contre 482 M€ le même mois l’an
380 213 611 310 64 203
219 814
140
130 63 909
4,7Md€ 170 102 377 51 217 100 2,8Md€ 100 53 028 4,0Md€ 110
ja
7 nv.0
0 0 9 9 9 9 .07 juil.07 ct .07 nv.0 8 avr.0 8 juil.0 8 oct .0 8 janv.0 avr.0 juil.0 oct .0 janv.1 avr.1 avr o ja
- Emplois menacés
…… Encours fournisseurs
- Défaillances
dernier. Sur 12 mois glissants, la baisse du coût des défaillances est confirmée (-11,6 %) avec un montant de 3 990 M€ contre 4 513 M€ sur la même période l’année précédente. Le recul des défaillances du mois d’avril s’accompagne également d’une baisse des emplois menacés. Sur le seul mois d’avril, 16 895 emplois sont menacés (- 14,9 % par rapport à avril 2009). Sur les 12 derniers mois, le volume cumulé atteint 219 814 soit toujours en progression de 17,9 % par rapport à la période mai 2008-avril 2009. Notons toutefois un fort ralentissement dans la hausse des emplois me-
nacés puisqu’en août 2009, cette augmentation était de 52,8 %. Pour la première fois depuis janvier 2007, le nombre cumulé sur les 12 derniers mois est en baisse par rapport au cumul du mois précédent. À fin avril 2010, nous enregistrons une diminution de 1,3 % d’emplois menacés par rapport à mars 2010. Sur l’ensemble de l’année 2010, le volume cumulé des défaillances devrait être identique à celui de l’année 2009, soit environ 65 000 défaillances.
Source : Observatoire des défaillances Coface Services.
Source Coface Services.
240
135 600
120
Défaillances sur 12 mois en base 100 : janv.07
Évolution des défaillances, de leur coût et impact social
d’Entreprise et de la Gestion de Créances - #3 Juin 2010
NOUVEAU SERVICE
La médiation FIGEC
Dans sa démarche d’assainissement des relations des débiteurs avec les sociétés de recouvrement, la FIGEC met en place un outil de médiation sur son site Internet www.figec.com.
Le rôle de médiateur entre débiteur et créancier est déjà inscrit dans la fonction même des sociétés de recouvrement (plus de 90 % des impayés sont réglés à l’amiable). La FIGEC a décidé de porter encore plus loin les possibilités de dénouer des situations bloquées entre débiteurs et sociétés de recouvrement membres de la Fédération, avec cet outil accessible via son site Internet. À réception de la demande du débiteur : La FIGEC s’engage à transmettre et obtenir une réponse de la société de recouvrement concernée dans un délai de 8 jours si la réponse en incombe directement à cette dernière, de 15 à 30 jours en cas de concertation avec le créancier. dossier reste suivi tant que la réponse Le n’est pas donnée.
Comme lors de toute médiation, la confidentialité des données et des identités est garantie. La FIGEC ne se pose ni en juge, ni en arbitre, mais se donne pour mission de faciliter les négociations entre les parties, afin d’aboutir à une solution négociée optimale. Cette mesure va dans le sens de son Code d’éthique et de déontologie : permettre à des parties en situation conflictuelle de trouver un accord négocié, pérenne et respectueux.
RENCONTRE
Associations de consommateurs
La Commission « Image et Communication » de la FIGEC, avec l’accord du Conseil d’Administration, a décidé de réaliser des réunions d’échanges avec les associations de défense des consommateurs qui le souhaiteraient.
Cette action a plusieurs objectifs : Présenter la FIGEC, ses adhérents et ses règles déontologiques, Expliquer le rôle essentiel de régulateur économique que jouent les sociétés de recouvrement, Insister, dans le contexte actuel (forte augmentation du chômage et des procédures de surendettement), sur la nécessité de mieux se connaître afin d’améliorer la prise en compte des problèmes rencontrés par les consommateurs, Rappeler la mission du chargé de recouvrement, trait d’union indispensable entre le débiteur et le créancier. Fin janvier 2010, Nathalie Lameyre, Présidente de la FIGEC, adressait une lettre à six associations de consommateurs, représentatives au niveau national, pour les informer de notre démarche. Le 8 avril dernier, Guy Renault, Secrétaire Général de la FIGEC, et Françoise Ayrinhac, assistante, furent reçus par la Fédération Léo Lagrange pour la Défense des Consommateurs à Pantin. Les dirigeants de cette Fédération ont compris et apprécié le sens et la nature de notre démarche. Ils ont exprimé les points sur lesquels ils souhaitent que les créanciers et les sociétés de recouvrement soient vigilants : Les actions de recouvrement sur les créances très anciennes, Les contacts auprès de la famille ou des tiers, La poursuite des actions de recouvrement lorsqu’un médiateur a été saisi et n’a pas encore rendu son avis, Les cas où le créancier a mandaté plusieurs sociétés de recouvrement, Les difficultés pour le débiteur, à quel stade se trouve son dossier : amiable, prise de titre ou exécution, La nécessité de rappeler dans chaque communication le nom du créancier, La facturation de certains frais en matière de recouvrement amiable. Ces échanges furent constructifs. La Fédération Léo Lagrange pour la Défense des Consommateurs n’hésitera pas à contacter la FIGEC pour l’informer des éventuels dysfonctionnements ou de litiges graves. Nous avons convenu de poursuivre, à intervalle régulier, nos réunions de travail. Un échange similaire va avoir lieu prochainement avec la Confédération Consommation Logement et Cadre de Vie (CLCV) à Paris. Nous nous devons, à tous les niveaux, de mieux communiquer auprès des associations de consommateurs pour travailler ensemble sur les sujets du recouvrement. Ces premiers contacts ne peuvent que nous conforter à poursuivre dans ce sens.
FIGEC Les membres adhérents
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ALTARES NANTERRE Tél. 01 41 37 50 00 - www.altares.fr COFACE SERVICES Rueil Malmaison Tél. 0825 123 456 - www.cofaceservices.fr COMPTOIR FIDUCIAIRE DE PARIS PARIS Tél. 01 44 78 82 51 - www.comptoir-fiduciaire.fr CONTENTIA International Marcq-en-Baroeul Tél. 03 20 20 50 20 - www.contentia.fr CONTENTIEUX EUROPÉEN Boulogne-Billancourt Tél. 01 46 05 00 55 CREDIREC FINANCE PARIS Tél. 01 53 58 39 39 - www.credirec.com EFFICO TOURS Tél. 02 47 64 87 67 - www.effico.fr EURORECX Paris Tél. 01 44 88 29 80 - www.eurogage.com FILACTION NANTES Tél. 02 51 89 18 63 - www.filaction.fr HOIST Sas Guyancourt Tél. +33 (0) 1 30 03 00 00 - www.hoist.fr INTRUM JUSTITIA SAINT-PRIEST Tél. 04 72 80 14 14 - www.intrum.fr MCS PARIS Tél. 01 53 30 11 00 - www.mcsfr.com NACC PARIS Tél. 01 56 90 29 00 - www.groupenacc.fr RECOCASH RAMBOUILLET Tél. 01 34 57 37 00 - www.recocash.com SOGEDI La Haye Fouassière Tél. 0820 40 13 13 - Tél. 02 51 79 13 17 www.sogedi.fr SOMECO GROUPE ABRI MONACO Tél. 01 76 74 17 80 www.groupe-abri.com Transcom CMS/TCMS Favars Tél. 05 55 29 75 00 - www.transcom.com URIOS LE BOURGET Tél. 01 43 11 28 28 - www.urios.com
ANALYSE
Premier trimestre 2010 : les retards de paiement des entreprises européennes se réduisent légèrement
Les entreprises européennes payent leurs fournisseurs avec un retard moyen de 14,4 jours. Ce décalage de règlement reste élevé mais a tendance à se réduire puisqu’au second semestre 2009, les retards de paiement atteignaient 14,8 jours. Ils se situent à leur meilleur niveau depuis un an et demi mais demeurent supérieurs de 2 jours à ce qu’ils étaient avant la crise. En Allemagne et aux Pays-Bas, les retards de paiement sont historiquement bas (à respectivement 9 jours et 9,5 jours). En France, les reports de règlement, globalement stables sur un an, baissent légèrement sur trois mois à 11,8 jours contre 11,9 fin 2009. L’amélioration des comportements de paiement des entreprises italiennes est sensible. Les retards de paiement s’établissent sur le premier trimestre 2010 à 16,8 jours contre 18,4 jours il y a trois mois. Au Royaume-Uni, les retards demeurent hauts mais en recul à 18,4 jours, contre 18,8 jours fin 2009. En revanche, en Espagne, ils atteignent des pics historiques: 22,5. Au Portugal, les retards de paiement atteignent 25,6 jours en moyenne et près d’une entreprise sur cinq (19,4%) reporte ses paiements de plus de 30 jours. Europe / 1er trimestre 2010 Retards de paiement
Irlande Pays-Bas
9,4 jours 18,4 jours
Source : Altares. Étude disponible en totalité sur www.figec.com
18,6 jours
Royaume-Uni Jours de retard > 15 jours 12 à 15 jours < 12 jours Belgique
14,1 jours
Allemagne
9,0 jours
11,8 jours
France
16,8 jours
Italie
Portugal
25,6 jours
Espagne
22,5 jours
Europe / 1er trimestre 2010 Comparaison des délais moyens de règlement
Allemagne
0 - 30 9,0 14,1 22,5 11,8 18,6 16,8 9,5 25,6 18,5
Belgique
30 - 90
Délais de règlement contractuels (jours) Retards de paiement (jours) Les délais contractuels de règlement sont les tranches de délais théoriques habituellement constatés. En pratique, les délais de paiement moyens hors retards se situent généralement au-delà de 70 jours sur le sud de l’Europe et à 30 - 50 jours dans les autres pays.
Espagne
90 - 120
France
30 - 60
Irlande
30 - 60
Italie
30 - 120 0 - 90
Pays-Bas Portugal
90 - 120 30 - 60
La lettre de la FIGEC est réalisée par le groupe Image et Communication.
Maquette et impression : Café Noir - 01 34 57 39 30
Royaume-Uni
1, rue de L’Union - 92500 Rueil-Malmaison Tél. 01 47 52 43 63 - Fax 01 47 52 41 52 www.figec.com