Ateliers multimédia
Début d’année numérique
Participer aux ateliers multimédia, c’est s’initier à l’optique et à ses mystères, découvrir la
création de site web ou réaliser son propre film d’animation. Un programme varié et ludique
qui s’adresse aussi bien aux enfants qu’aux adolescents et adultes.
Espace multimédia, aux Écuries
Réservation au 01 41 87 29 71(inscription au plus tard deux jours avant l’atelier)
Mercredis 4, 11 et 18 janvier,
7, 14 et 21 mars à 14h30
Création de site Internet
Destiné aux débutants, ce stage pratique et
progressif aborde les étapes de la création
d’un site en partant de la réalisation du cahier
des charges. À suivre, la programmation html,
l’intégration des contenus multimédia, les spécificités
des CMS, logiciels de gestion de contenus
en ligne, l’hébergement et la mise en ligne sans
oublier la mise à jour du site.
Atelier adultes - Durée : 2 heures
Stage de 6 séances - Tarif : 4,50 € la séance
Mercredi 25 janvier (6-10 ans) à 14h30
Mercredi 1 er février (12-15 ans) à 14h30
Jeux d’anamorphose
Un atelier qui mixe arts plastiques et multimédia
au cours duquel les participants apprennent à déformer
une photographie d’œuvre, de paysage ou
un portrait. But de l’opération : reconstituer la photographie
en utilisant un cylindre réfléchissant.
Durée : 2 heures - Gratuit
Mercredi 15 février à 14h30
Illusions d’optique
Lorsqu’on fait tourner rapidement un médaillon
tenu par deux élastiques, les dessins représentés
sur chacune de ses faces ne font plus qu’un sous
l’effet de la vitesse. C’est ce jouet optique, appelé
thaumatrope, qui est au cœur d’un atelier à michemin
entre multimédia et arts plastiques. Le
phénomène de persistance rétinienne se retrouve
également sur écran grâce à un petit logiciel.
Ouvrez grands vos yeux.
Atelier 6-10 ans - Durée : 2 heures - Tarif : 5 €
VACANCES SCOLAIRES
Lundi 27, mercredi 29 février
Jeudi 1 er et vendredi 2 mars
Mythologie animée
Imaginer, concevoir et réaliser un
film d’animation sur Persée et la
gorgone Méduse, voici l’ambitieux
programme de ce stage de 4 jours
destiné aux 12-15 ans. Écriture
du story-board, création des personnages
et des décors, animation
avec un logiciel dédié, sonorisation
et montage, les adolescents se
mettent dans la peau d’un réalisateur
et repartent avec leur film.
De 10h à 12h30 et de 14h à 16h30
Stage 12-15 ans - Tarif : 3 € la séance
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© CG92/MIF
Exposition jusqu’au 16 septembre
Découvertes en Mongolie
Quand les images du début du XX e siècle côtoient des objets venus tout droit de l’antiquité
mongole, c’est toute l’histoire des peuples des steppes qui se dessine au fil de l’exposition
« La Mongolie entre deux ères. 1912-1913 ». Bien avant le règne de Gengis Khan, les
cavaliers xiongnu font trembler le solide empire chinois voisin et développent les Routes
de la soie. Guilhem André, secrétaire scientifique de la Mission archéologique française en
Mongolie, évoque cette civilisation florissante du III e siècle avant Jésus-Christ au III e siècle
de notre ère.
Guilhem André conçoit et
conduit le projet scientifique
de la Mission archéologique
française en Mongolie, suit
la mise en œuvre des fouilles
sur le terrain et coordonne des
collaborations avec d’autres
chercheurs qui conduisent à des
publications régulières.
Situées à quelque 350 km
de la capitale, les fouilles
mobilisent une vingtaine de
personnes chaque année.
Les missions en Mongolie de Stéphane Passet,
opérateur d’Albert Kahn, s’inscrivent dans une
tradition de relations internationales et d’exploration
dont l’origine remonte au Moyen Âge. L’exposition
évoque ces expéditions et présente, en
complément du célèbre fonds de photographies,
des objets appartenant aux collections du musée
national des Arts asiatiques-Guimet qui a hérité
de ces œuvres et abrite la Mission archéologique
française en Mongolie.
© MAFM
� Fouilles archéologiques de petits monuments
à Gol Mod, Mongolie.
� Sépulture princière T1 reconstruite à l’issue de la fouille,
Gol Mod, Mongolie.
© MAFM
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Infos pratiques
Domaine de Sceaux
Personnes à mobilité réduite : accessibilité des salles et collections du Château, des Écuries et du Petit château.
Fauteuil roulant à disposition à l'accueil sur simple demande.
Public malvoyant : adaptation des visites des collections permanentes, galerie tactile, visites thématiques spécifiques
Public malentendant : mise à disposition d'audiophones pour les visites conférences
Public handicap mental : adaptation des visites en privilégiant les échanges, accès aux ateliers multimédia
Contact : Service des publics : 01 41 87 29 71 ou pmidf@cg92.fr
Accès au Château
Voiture : 20 mn de la porte d’Orléans, RD920 (ex RN20), parking sur l’esplanade
Bus : ligne 192 - RER B : stations Bourg-la-Reine, Sceaux ou Parc de Sceaux
Accès au Petit château
9, rue du Docteur Berger - Sceaux - Bus : ligne 192 - RER B : station Sceaux
Musée de l’Île-de-France
92330 Sceaux - Tél. : 01 41 87 29 50 - Courriel : museeidf@cg92.fr
Le musée de l’Île-de-France a reçu le label « Tourisme et handicap » pour le handicap auditif.
Réservations aux conférences, visites et ateliers
Tél. : 01 41 87 29 71 - Courriel : pmidf@cg92.fr
Horaires
Tous les bâtiments du site sont fermés le mardi ainsi que le 1 er janvier
Fermeture annuelle des bâtiments : du 20 au 26 février
Château, Écuries, boutique : de 10h à 13h et de 14h à 17h, en continu le week-end
Pavillon de l’Aurore : le week-end de 14h à 16h30
Tarifs* Plein Réduit**
Collections permanentes, visite libre 3,00 € 1,50 €
Collections permanentes, visite guidée 4,50 € 3,00 €
Exposition temporaire, visite libre 4,00 ۥ 2,50 ۥ
Exposition temporaire, visite guidée 5,00 €• 3,50 €•
Ensemble du Domaine, visite libre 4,00 € 2,50 €
Moins de 12 ans et 1 er dimanche du mois Gratuit
• Tarifs donnant également accès aux collections permanentes
La vente des billets cesse 30 minutes avant la fermeture des salles.
Parc
Pass annuel : 20 €
Gratuité sur les collections
permanentes et expositions.
Tarif réduit sur les 2 autres
musées départementaux et
sur l’ensemble de l’offre
culturelle des 3 musées.
Horaires : de 8h à 17h en janvier, de 8h à 18h en février • Visites libres et guidées : gratuit
Renseignement, réservation pour les groupes :
Tél. : 01 41 13 03 83 - Fax : 01 41 13 00 91 - Courriel : jardinage@cg92.fr
(*) Gratuité sur présentation d’un justificatif : handicapés et leur accompagnateur, moins de 12 ans, journalistes,
étudiants, agents du département des Hauts-de-Seine en activité ou retraités
(**) Tarif réduit sur présentation d’un justificatif : demandeurs d’emploi et allocataires du RSA, familles nombreuses,
seniors à partir de 60 ans, jeunes de 12 à 18 ans, enseignants, groupes (hors groupes scolaires).
L’accès aux musées départementaux est gratuit pour les membres de l’association des Amis de la Maison
de Chateaubriand, de l’association des Amis du musée et des jardins Albert-Kahn et de l’association des Amis
du musée de l’Île-de-France.
domaine-de-sceaux.hauts-de-seine.net •
hauts-de-seine.net, espace Promenades dans les Hauts-de-Seine •
Calendrier
Janvier
Vendredis 6, 13, 20 et 27 à 10h30
Cours de jardinage (théorique)
Tous publics – Tarif : 5 € - Tarif réduit : 3 €
Dimanches 8, 15, 22, 29 janvier
et 5, 12, 19 février à 15h30
Ateliers lecture de textes sur la Résistance et la
répression
10-15 ans - Sur réservation
Tarif : 3 € - Tarif réduit : 1,50 € - Moins de 12 ans : gratuit
Jeudi 19 à 20h45
Spectacle « C’est la nuit qu’il est beau de croire
à la lumière »
Tous publics - Sur réservation - 16 € - Tarif réduit : 12 €
Mardi 24 à 19h
Conférence-débat « La première cible de
Chateaubriand à son retour en France :
l'idéologie »
Tous publics - Gratuit sur réservation
Mercredi 25 à 15h
Atelier artistique
Adolescents et adultes - Sur réservation
Tarifs : adultes 4,50 €, enfants 3 € la séance (deux
séances), adultes 6,50 €, enfants 3 € (une séance)
Jeudi 26 à 19h
Conférence-débat « Russes et Soviétiques
dans la Résistance française »
Tous publics - Gratuit sur réservation
Février
Mercredis 1 er , 8 et 15 à 15h
Atelier artistique
Adolescents et adultes - Sur réservation
Tarifs : adultes 4,50 €, enfants 3 € la séance (deux
séances), adultes 6,50 €, enfants 3 € (une séance)
Vendredi 3 à 10h30
Cours de jardinage (théorique)
Tous publics – Tarif : 5 € - Tarif réduit : 3 €
Mercredi 8 à 14h
Atelier d’art floral
Tous publics – Tarif : 5 € - Tarif réduit : 3 €
Mardi 14 à 19h
Conférence-débat « Chateaubriand philhellène »
Tous publics - Gratuit sur réservation
Jeudi 16 à 19h
Conférence-débat « Résistance artistique et littéraire »
Tous publics - Gratuit sur réservation
À VOIR
« La Vallée-aux-Loups,1941-1944 :
hommage aux résistants, otages, fusillés à Châtenay-Malabry »
EN PRATIQUE
Maison de Chateaubriand © Adagp, Paris 2011
Jusqu’au 19 février
Horaires :
du mardi au dimanche de 14h à 17h, pendant la
première quinzaine de janvier seule l’exposition
sera accessible.
Tarifs :
. visites guidées : 4,50 € - Tarif réduit : 3 €
. visites libres : 3 € - Tarif réduit : 1,50 €
Renseignements :
. 01 55 52 13 00
. chateaubriand@cg92.fr
�Fautrier, Les Fusillés, lithographie, 1943 - Coll. privée
Vallée-Culture
Programme des musées et parcs du
Conseil général des Hauts-de-Seine
hauts-de-seine
n° 15
gratuit
JAN-FÉV 2012
EXPOSITION
La Mongolie
à Albert-Kahn
RENCONTRE
Geneviève
Haroche-Bouzinac
lauréate du 25 e Prix Chateaubriand
ILLUSIONS &
TRANSPARENCES
La Science se livre au Domaine de Sceaux
www.hauts-de-seine.net
© Phovoir
Harmonies florales
Apprenez à composer des bouquets uniques
grâce aux conseils avisés des fleuristes du
Conseil général des Hauts-de-Seine. Tout au
long de l’année, ils animent des cours dans
deux parcs du département, une belle occasion
de s’exercer à l’art floral et à ses techniques
pour devenir, vous aussi, un artiste.
Au programme, 2h30 d’application et de créativité
avec, à l’issue, un bouquet unique qui égayera
votre intérieur. À l’Arboretum de la Vallée-aux-
Loups et à la Halle du parc de l’Île-Saint-Germain,
les fleuristes concoctent des cours aux thèmes
de saison, des couleurs flamboyantes de l’automne
aux bouquets de mariées du printemps.
En février, ils fabriquent un bouquet aérien, en
suspension sur des tuteurs. Cet ensemble étonnant
demande des feuillages et des fleurs aussi
résistants qu’économes en eau, comme l’arum
qui s’allie pour l’occasion aux feuilles de cordyline,
rouges, ou de dracaena, vertes et jaunes.
Pendant ces cours, vous peaufinez gestes et
techniques, vous construisez votre bouquet en
vous inspirant d’un exemple tout en laissant libre
cours à votre fantaisie. Les spectaculaires bijoux
floraux et leurs colliers, bracelets, bagues ou jetés
d’épaule nécessitent ainsi un travail minutieux
pour assembler les éléments, les positionner,
les coller. Essentiels à la réalisation, les supports
sont fournis ou réalisés sur place et, en 2012, les
fleuristes évoquent une corne d’abondance à
garnir lors d’une séance. Les fleurs sont choisies à
l’avance, en fonction de l’harmonie de l’ensemble,
et les bouquets peuvent être reproduits à la
maison, une fois l’atelier fini, en suivant les techniques
expérimentées sur place. Les intervenants
mentionnent des variétés de substitution,
moins coûteuses ou plus faciles à trouver. À vous
ensuite de varier les couleurs, les formes, les accessoires,
gravillons, liège, écorces ou branchages
peints de différentes couleurs, pour de nouveaux
bouquets aux possibilités infinies.
À NOTER
Mercredi 15 février de 14h à 16h30
Atelier d’art floral
« Composition aérienne »
Halle du parc de l’Île Saint-Germain
44
Salle de projection
Tarifs des conférences : 3 € - Tarif réduit : 1,50 €
Gratuit pour les moins de 12 ans
Renseignements et réservations :
01 55 19 28 00 ou accueilmak@cg92.fr
© Musée Albert-Kahn – Département des Hauts-de-Seine
� Un Lama près de l’alignement de stupa du quartier de
Gandan, Ourga, Mongolie indépendante, 23 juillet 1913
Autochrome de Stéphane Passet
� Le Jalkhanz Khutugtu Damdibazar, environs d’Ourga,
juillet 1913 - Autochrome de Stéphane Passet
Dimanche 15 janvier à 15h
Le premier empire des steppes
Ces dernières années, les découvertes archéologiques
se multiplient dans les steppes d’Asie.
Elles étoffent la connaissance de civilisations
nomades jusque-là uniquement décrites par les
érudits antiques, en marge de l’histoire officielle
des grands empires sédentaires. Les vestiges
mis à jour lors des fouilles archéologiques et des
recherches en Mongolie, en Sibérie du sud et
en Chine retracent l’épopée des Xiongnu. Entre
le III e siècle avant Jésus-Christ et le II e siècle de
notre ère, cette tribu fonde le premier empire des
steppes, puissance insaisissable qui défie l’immense
Chine des Han durant plusieurs siècles.
Dans la Mongolie antique, le premier empire des
steppes par Guilhem André, secrétaire scientifique
de la Mission archéologique française en Mongolie,
musée Guimet, étudiant-chercheur au CREOPS
À VENIR
12
Dimanche 11 mars à 15h
Chant diphonique
mongol
Johanni Curtet, doctorant en
musicologie à l’université
Rennes 2-Haute Bretagne et
directeur artistique de « Routes
nomades », présente l’art du
timbre et les riches variations
esthétiques de cette pratique
typiquement mongole. Un rendezvous
à noter dès aujourd’hui.
© Musée Albert-Kahn – Département des Hauts-de-Seine
évènement
Calendrier
JANVIER
Dimanche 15 à 15h
Conférence « Dans la Mongolie antique, le premier
empire des steppes »
Tous publics - 3 €* - Tarif réduit : 1,50 €*
Samedi 21 à 15h30
Spectacle jeune public
À partir de 6 ans - 3 €* - Tarif réduit : 1,50 €*
Jeudi 26 à 14h30
Visite guidée de l’exposition « La Mongolie
entre deux ères. 1912-1913 » en langue
des signes française
Tous publics - 4,50 €* - Tarif réduit : 3 €*
Gratuit pour les moins de 12 ans, les personnes handicapées
et leur accompagnateur
Dimanche 29 à 15h
Conférence « Zanabazar (1635-1723)
et la sculpture bouddhisme tibétain en Mongolie »
Tous publics – 3 €* - Tarif réduit : 1,50 €*
FÉVRIER
Samedi 11 à 14h30
Visite guidée de l’exposition « La Mongolie entre
deux ères. 1912-1913 » en langue des signes
française
Tous publics - 4,50 €* - Tarif réduit : 3 €*
Gratuit pour les moins de 12 ans, les personnes handicapées
et leur accompagnateur
Dimanche 12 à 15h
Conférence « Bouddhisme mongol et pratiques
autochtones »
Tous publics - 3 €* - Tarif réduit : 1,50 €*
Samedi 18 à 15h30
Spectacle jeune public et goûter pour le Nouvel An
mongol
À partir de 6 ans - 3 €* - Tarif réduit : 1,50 €*
* Tarifs donnant accès au musée
À VENIR
© Pierre Reinhard
Exposition
Mongolie d’aujourd’hui
Ce printemps, les clichés du photographe
Pierre Reinhard s’affichent dans les jardins
Albert-Kahn. Celui qui accompagne depuis
11 ans la Mission archéologique française
en Mongolie livre sa vision
de la Mongolie contemporaine,
mélange de tradition
Mission archéologique française en Mongolie
et de modernité.
� Vue d’une rue près de la place de Sükhbaatar,
Oulan-Bator 2011
16
À voir ou à revoir
Sorties hivernales
De l’aventure et des grands espaces au musée Albert-Kahn, un savant
mélange d’art, de nature et de littérature à la Vallée-aux-Loups et des jeux
d’optique au Domaine de Sceaux. Les parcs et musées du département
abordent 2012 avec une programmation variée, ludique et surprenante
qui mêle conférences, animations, spectacles, cours et ateliers pour toute
la famille. Les expositions à venir, les dessins d’Ingres au Petit château de
Sceaux en mars, les traditionnelles photographies en grand format dans
le parc de Sceaux et aux Chanteraines en juin, seront les autres grands
rendez-vous d’une année culturelle à vivre et à partager dans la Vallée de
la culture des Hauts-de-Seine.
Patrick Devedjian
Président du Conseil général
des Hauts-de-Seine
Jusqu’au 31 janvier aux Archives départementales
L’exposition-dossier « De Michelet à Évariste-Galois : 150 ans d’archives
scolaires »
Jusqu’au 19 février à la Maison de Chateaubriand
L’exposition-dossier « La Vallée-aux-Loups, 1941-1944 : hommage aux
résistants, otages, fusillés à Châtenay-Malabry »
Jusqu’au 16 septembre à Albert-Kahn, musée et jardins
L’exposition « La Mongolie entre deux ères. 1912-1913 »
Dates à retenir
Le 21 janvier
« La Science se livre » dans les bibliothèques et espaces culturels du département
Le 23 mars
L’exposition « Ingres en miroir, dessins du musée Ingres de Montauban » au musée
de l’Île-de-France
Le 30 mars
Petite Nuit de Sceaux
Le 31 mai
L’exposition photographique «Hauts-de-Seine insolites» au parc de Sceaux
et au parc des Chanteraines
Directeur de la publication : Marie-Célie Guillaume - Directeur de la communication : Muriel Hoyaux - Rédacteur : Marie-
Pierre Ducol - Ont collaboré à ce numéro : Delphine Courtial, Monica Craignou, Isabelle Jolly-Gojon - Maquette : Emmanuel Rouzot
- Diffusion : Annie Poirier (comdiffusion@cg92.fr) - Impression : Groupe des imprimeries Morault 75018 PARIS - Dépôt légal : à parution
2
Exposition
� Miroir en « TLV », I er siècle av. - I er siècle ap. J.-C., Chine du
nord, bronze, D. 14 cm. Don Paul Pelliot, musée national
des Arts asiatiques-Guimet © Musée Guimet, Paris,
dist. RMN/Jean-Yves et Nicolas Dubois
Histoire d’influences
« De nombreux indices montrent la diffusion
de la culture des steppes et les influences réciproques
: des objets aux incrustations de turquoise
évoquent le commerce avec l’Afghanistan, l’art
animalier trouve son origine chez les Scythes
tandis que certains objets chinois influencent
l’art xiongnu. En parallèle, des échanges étroits
se nouent avec les Chinois qui commencent
à développer une cavalerie pour imiter leurs
rivaux. Au III e siècle avant notre ère, ils installent
des haras en Chine puis importent des chevaux
de prix qu’ils nomment « chevaux célestes » ou
« chevaux de 1000 lieues ». Les Xiongnu font
ainsi le lien entre les civilisations sédentaires,
chinoises ou d’Asie centrale, ils sont des pionniers
dans la mise en place des Routes de la soie
qui permettent la circulation de peuples et de
denrées sur des distances impressionnantes »
précise Guilhem André. Les Huns qui se sont
arrêtés aux portes de Paris au milieu du V e siècle
sont peut-être de lointains descendants de ces
populations des steppes. �
Catalogue de l’exposition
Avec cet ouvrage
de synthèse,
approfondissez
vos connaissances
sur les Xiongnu de
l'Arkhangaï et prolongez
votre visite
de l’exposition.
11 spécialistes
décryptent les
images de
Stéphane Passet
et les replacent
dans leur contexte historique, politique, social,
culturel et religieux. Le catalogue « La Mongolie
entre deux ères. 1912-1913 » est disponible à la
boutique du musée Albert-Kahn.
Livre broché, 216 pages,
bilingue français-anglais,
25 €
EN PRATIQUE
Du mardi au dimanche de 11h à 18h
Tarif : 3 € - Tarif réduit : 1,50 €
Audioguide disponible en français
Application smartphone à télécharger
sur Apple store et Androïd market
Renseignements : 01 55 19 28 00
ou albert-kahn.hauts-de-seine.net
Scannez
le QR-code
pour en savoir
plus sur
l’exposition.
albert-kahn.hauts-de-seine.net
Albert-Kahn
Musée et jardins
albert-kahn.hauts-de-seine.net •
hauts-de-seine.net, espace Promenades dans les Hauts-de-Seine •
« La Science se livre » du 21 janvier au 5 février
Magie de l’illusion
Au Domaine de Sceaux, cultivez le plaisir de l’illusion, des jardins au Château en passant par
le Petit château, et ouvrez grands vos yeux devant les systèmes ingénieux, les procédés
astucieux et les œuvres étonnantes qui trompent vos sens pour mieux vous distraire. Pour
sa 16 e édition, « La Science se livre » et surprend toujours.
Comment rester indifférent aux jeux de lumière,
de perspectives, aux peintures plus
vraies que nature et aux systèmes d’optique
complexes ? Dès le XV e siècle, les peintres explorent
la technique du trompe-l’œil qui donne
l’illusion de la réalité et sème le doute dans
l’esprit du spectateur. Le XVII e siècle marque
l’apogée de ces inventions. Les créations se
multiplient et s’inscrivent dans l’histoire des
arts et des sciences.
Quand la physique rejoint l’art
Certaines images recèlent des secrets.
Renversant les règles de la perspective, les
énigmatiques anamorphoses intriguent
depuis Léonard de Vinci. Indéchiffrables, elles
se dévoilent lorsqu’on les regarde d’une manière
appropriée, en vue rasante pour les anamorphoses
planes ou dans un miroir cylindrique à
l’époque baroque.
� Transparent des Quatre Saisons de Carmontelle : l’été
© CG92/Benoît Chain, Ronan Guinée
34
Conférences
© Musée Albert-Kahn – Département des Hauts-de-Seine
� La yourte d’un lama de haut rang, monastère de Gandan,
Ourga, Mongolie indépendante, 20 juillet 1913.
Autochrome de Stéphane Passet
Dimanche 29 janvier à 15h
La sculpture bouddhique tibétaine
Zanabazar (1635-1723) est un personnage
emblématique des derniers siècles de la Mongolie
septentrionale, aujourd'hui République de
Mongolie. Frère du souverain des Khalkha, pontife
de l'église lamaïque mongole, il a une action
déterminante dans un contexte politique dramatique
et s'illustre dans de nombreux domaines,
comme les arts ou les belles lettres, à la manière
des personnalités protéiformes de la Renaissance
occidentale. Des sculptures parvenues
jusqu’à nous lui sont ainsi attribuées, bien qu’on
s’interroge encore sur leur style et leur lieu de
fabrication. Depuis une vingtaine d’années, la vie
de cet homme exceptionnel est mieux connue, en
particulier ses dernières années à Pékin auprès de
l'empereur Kangxi (1672-1722).
Zanabazar (1635-1723) et la sculpture du bouddhisme
tibétain en Mongolie par Gilles Beguin,
conservateur général honoraire du patrimoine,
ancien directeur du musée Cernuschi
Dimanche 12 février à 15h
Bouddhisme mongol et pratiques
autochtones
Depuis le XVI e siècle, la conversion de la majorité
des Mongols au bouddhisme de rite tibétain
a un impact très profond sur la culture en général
et sur l’art et l’architecture en particulier. Le
bouddhisme s’est mongolisé en adoptant certaines
pratiques spécifiques, s’accommodant
de croyances et de rites locaux, à l’exception du
chamanisme violemment persécuté. Retour sur
l’implantation du bouddhisme en Mongolie, la
fondation de monastères fixes qui ont profondément
modifié le paysage et les pratiques des
communautés monastiques mongoles.
Bouddhisme mongol et pratiques autochtones
par Isabelle Charleux, chercheur au CNRS, Groupe
sociétés, religions, laïcités, chargée de cours sur
l’archéologie de la Chine ancienne à l’université
Paris IV et auteur de Temples et monastères de
Mongolie-Intérieure (éditions CTHS, Paris, 2006)
albert-kahn.hauts-de-seine.net
Évènement
© CG92/Benoît Chain, Ronan Guinée
En février, les salles du musée de l’Île-de-France
ont des airs de cabinets de curiosité du XVIII e
siècle. Apparues en France à cette époque, les
boîtes d’optique s’imposent dans les foires et
les salons. Le montreur d’images disposait alors
dans ces boîtes creuses des gravures enluminées
que le spectateur contemplait ensuite
à travers une lentille. Au musée, des boîtes
modernes montrent différentes vues d’optiques.
Les modèles verticaux, les plus simples, permettent
d’observer les gravures disposées à plat
au fond de l’appareil. Plus complexes, les boîtes
horizontales transforment l’aspect de la gravure
placée face au spectateur. L’image éclairée par
l’avant offre son aspect normal mais elle se
transforme en paysage nocturne lorsqu’elle est
éclairée par l’arrière. Un miroir incliné, disposé
dans certaines boîtes verticales, donne l’illusion
d’une réelle profondeur grâce aux décors et aux
personnages en papier, de taille décroissante,
découpés et disposés judicieusement.
Décors de spectacles et décors éphémères conçus
pour les fêtes, royales ou princières, usent largement
des transparences. Au XVIII e siècle, Louis
Carrogis de Carmontelle innove en peignant des
scènes idéalisées sur de longs papiers translucides.
Déroulés à contre-jour, devant une source
de lumière, fenêtre ou chandelle, ils dévoilent
aux spectateurs un enchaînement poétique,
image après image. Le musée de l’Île-de-France
conserve précieusement une de ses créations,�
� Transparent des Quatre Saisons de Carmontelle : l’hiver
Au programme
Samedi 21 janvier, jeudi 26 janvier et 2 février à 15h
Présentation du transparent des Quatre Saisons de
Louis Carrogis dit Carmontelle
Au Château - Tout public - Sur réservation
Dimanche 22 janvier à 15h
« André Le Nôtre, le génie illusionniste »
Conférence suivie d’une présentation de gravures et
tableaux du musée et d’une courte visite du parc
Par Thibault Garnier-Boudier (paysagiste DPLG), Marco Martella
(historien des jardins) et David Beaurain (attaché de conservation).
Au Petit château - Tous publics - Sur réservation
Mercredi 25 janvier à 14h30
Ateliers multimédia « Conception d'anamorphoses
à miroirs »
Aux Ecuries - 6-10 ans - Gratuit - Sur réservation
Mercredi 1 er février à 14h30
Ateliers multimédia « Conception d'anamorphoses
à miroirs »
Aux Ecuries - 12-15 ans - Gratuit - Sur réservation
domaine-de-sceaux.hauts-de-seine.net
Évènement
� Geneviève Haroche-Bouzinac
Photo : Philippe Matsas © Flammarion
Le Prix Chateaubriand
Ce prix littéraire couronne une œuvre de recherche historique ou d’histoire littéraire, sur une
période qui s’étend du siècle des Lumières au milieu du XIX e siècle, ou sur des sujets familiers à
l’écrivain des Mémoires d’outre-tombe.
Le jury
Il est présidé par Marc Fumaroli, de l’Académie française, et réunit : Colette Beaune, professeur
d’histoire médiévale à l’université de Nanterre ; Lucien Bély, professeur d’histoire moderne ; Jean-
Claude Casanova, membre de l’Institut, directeur de Commentaire ; Simone Bertière, historienne ;
Alain Besançon, membre de l’Institut ; Gabriel de Broglie, de l’Académie française ; Françoise
Chandernagor, de l’Académie Goncourt ; Benedetta Craveri d’Aboville, professeur de littérature
à l’université Suor Orsola Benincasa de Naples ; Jean d’Ormesson, de l’Académie française ; Mona
Ozouf, directeur de recherche émérite au CNRS ; Jean Tulard, membre de l’Institut ; Michel Zink,
membre de l’Institut
maison-de-chateaubriand.hauts-de-seine.net
Vallée-aux-Loups
Chateaubriand
maison-de-chateaubriand.hauts-de-seine.net •
hauts-de-seine.net, espace Promenades dans les Hauts-de-Seine •
www.albert-kahn.fr
Autres parcs et jardins
Cours théoriques
et pratiques de jardinage
Avec Gilles Quennevat, responsable des espaces verts de la ville du Plessis-Robinson, Ville 4 fleurs (2000),
Grand prix national des villes fleuries (2002), Médaille d’or au Concours européen 2005, Fleur d’or 2008 au
Concours national des villes fleuries, Grand prix du paysage 2008, et formateur au Conservatoire international des
parcs et jardins et du paysage de Chaumont-sur-Loire.
Samedi 28 janvier
L’agenda du bon vieux jardinier
Quand tailler ses rosiers ou ses arbres fruitiers,
préparer le sol et planter au potager ? À quelle
période réaliser des massifs et des jardinières de
bisannuelles, de vivaces ou d’annuelles ? Quand
préparer son balcon pour qu’il soit prêt à la belle
saison ? Une séance pour passer en revue toutes
les activités du jardin à prévoir cette année, saison
après saison.
De 10 à 12h à la Ferme du parc des Chanteraines
De 15h à 17h à la Halle du parc de l’Île Saint-Germain
Samedi 11 février
Le jardinage biologique
Des techniques et des méthodes pour jardiner
plus naturellement : comment composter, mieux
économiser l’eau, lutter contre les ravageurs à
l’aide de préparations « maison », associer les
végétaux ou attirer la petite faune dans son
jardin ?
De 10 à 12h à la Ferme du parc des Chanteraines
De 15h à 17h à la Halle du parc de l’Île Saint-Germain
Infos pratiques
Inscription
Obligatoire pour tous les cours de jardinage et d’art floral
au 01 41 13 03 83 ou à l’adresse jardinage@cg92.fr
Accès
Ferme du parc des Chanteraines :
79, boulevard Charles-de-Gaulle à Villeneuve-la-Garenne
Halle du parc de l’Île Saint-Germain
170, quai de Stalingrad à Issy-les-Moulineaux
Tarifs*
- Cours à l’unité : 5 €, tarif réduit : 3 € (jeunes de 7 à 25 ans,
familles nombreuses sur présentation de la carte)
- Carte de 4 cours : 15 €
* Gratuit pour les titulaires de la carte Émeraude,
Améthyste ou handicapés civils, les demandeurs
d’emploi et les bénéficiaires du RSA (sous réserve de
justificatif).
Le règlement des cours s’effectue par chèque, établi à
l’ordre du payeur départemental, à envoyer à :
Pavillon de l’Arboretum - Cours de jardinage
46-56, rue de Chateaubriand - 92290 Châtenay-Malabry
© CG/Olivier Ravoire
hauts-de-seine.net, espace Promenades dans les Hauts-de-Seine
Les « aventuriers » d’Albert Kahn
Entre 1909 et 1931, des opérateurs missionnés par le banquier philanthrope sillonnent le
globe à la recherche des "aspects, des pratiques et des modes de l'activité humaine dont
la disparition fatale n'est qu'une question de temps". Retour sur ces reportages, photographiques
ou cinématographiques, du voyage sans histoire au périple rocambolesque digne
d’un roman de Jules Verne.
© Musée Albert-Kahn – Département des Hauts-de-Seine
� Le campement et l’équipage de Stéphane Passet
lors de sa mission au Maroc en 1912
Calèche, dirigeable, décapotable, train, navirehôpital
ou goélette, tous les moyens sont bons
pour arriver à destination et le voyage fait
souvent partie intégrante du reportage. D’août
à octobre 1919, Lucien Le Saint survole les
régions dévastées par la première guerre
mondiale en dirigeable. En 1911, c’est à bord
de la somptueuse décapotable du banquier,
une Mercedes Simplex 60 chevaux qui peut atteindre
les 100 km/h, qu’Auguste Léon sillonne
l’Auvergne. Marguerite Mespoulet et Madeleine
Mignon parcourent en train l’Irlande de 1913.
Elles se rendent en voiture à cheval dans l’est
du pays, cherchant à atteindre des endroits si
isolés que leur cocher se trompe « cinq ou six
fois de route ».
Lors de sa mission en Mongolie-Intérieure,
Stéphane Passet circule dans un équipage
tracté par des mules, puis l’année suivante par
des chevaux en Mongolie indépendante. Pour
son voyage en Norvège en 1910, Auguste Léon
voyage en calèche et à pied : Albert Kahn, soucieux
de ménager les chevaux, fait monter les
côtes à vide.
10
� Chaudron, I er -III e siècles ap. J.-C., culture xiongnu, Mongolie
ou Chine du nord, bronze, H. 30 cm x 24 cm. Musée national
des Arts asiatiques-Guimet © RMN / Benjamin Soligny /
Raphaël Chipault
�et parfois de flèches et d’arcs. Maniables à cheval,
ces pièces sont étroitement liées au mode
de vie nomade. » Lorsque les Chinois utilisent
des arbalètes longues à armer, équipement de
sédentaire par excellence, les insaisissables archers
xiongnu à cheval les prennent de vitesse.
« Au grand désarroi des combattants chinois,
la quête d’efficacité des nomades les amène à
délaisser le code d’honneur attendu pour une
stratégie de mobilité exceptionnelle. »
à noter
Jeudi 26 janvier et samedi 11 février à 14h30
Visite guidée de l’exposition
en langue des signes française
Pour la première fois, le musée Albert-Kahn
propose des visites en langue des signes
animées par Anne Sigaud, commissaire de
l’exposition, en compagnie d’un interprète.
Tarif : 4,50 € - Tarif réduit : 3 € - Gratuit pour les
personnes handicapées, leur accompagnateur
et les enfants de moins de 12 ans
Renseignements et réservations :
01 55 19 28 00 – accueilmak@cg92.fr
Nomades ou sédentaires ?
Si les Xiongnu ont longtemps été considérés
comme des nomades en raison des écrits laissés
par les Chinois, des travaux récents viennent
nuancer cette certitude. « Les érudits chinois
décrivent leurs voisins dans des récits à la fiabilité
discutable comme le fait Jules César dans
ses Commentaires sur la Guerre des Gaules.
Les archéologues ont découvert depuis que les
nomades pratiquaient l’agriculture et ne vivaient
donc pas uniquement de razzias. Sur le site de
Gol Mod, nous estimons à un millier le nombre
d’hommes nécessaires à l’édification des monuments
funéraires. Un pareil chantier demande
une certaine stabilité. Ces populations mêlaient
donc probablement les deux styles de vie. ».
Certaines pièces présentées au musée Albert-
Kahn témoignent également de l’importance de
l’élevage. Par exemple, une plaque de ceinture
en bronze richement décorée représente un
yack. « Les Xiongnu possèdent l’art de travailler
le métal utilisant des associations de métaux
improbables et des incrustations de pierres. Ils
apprécient les scènes animalières aux formes
serpentines, combinant prédateurs sauvages et
animaux du cheptel ».
8
Centre de recherche
Une édition originale
Aux côtés de nombreux chefs-d’œuvre littéraires, le centre de recherche de la Maison de
Chateaubriand compte plusieurs ouvrages exceptionnels par leur rareté, leurs illustrations,
ou leur intérêt historique. Au nombre de ces pépites figure une édition originale du Voyage
pittoresque et historique de l'Espagne d’Alexandre-Louis-Joseph de Laborde acquise en
1991. Présentation.
© Maison de Chateaubriand
Soutenu par les gouvernements français et
espagnol, Alexandre de Laborde accompagné
d’une équipe de 21 artistes parcourt la péninsule
ibérique entre 1796 et 1806 pour en faire
une description détaillée. Sa sœur, Nathalie de
Noailles, participe à ce projet et Chateaubriand,
passionnément amoureux, fait une halte à son
retour de Terre sainte pour la rejoindre.
EN PRATIQUE
Consultation d’ouvrages sur rendezvous
du lundi au vendredi de 9h à
17h30 (prendre rendez-vous de
préférence 48h avant).
Les demandes doivent être adressées
au centre de recherche :
- courriel : cdrmdc@cg92.fr
- fax : 0155521298
- courrier : Centre de recherche
Maison de Chateaubriand
87, rue de Chateaubriand
92290 Châtenay-Malabry
en précisant le type de recherche et
éventuellement la liste des ouvrages
(10 au maximum).
30 graveurs parisiens réalisent les illustrations
de ce luxueux ouvrage à partir de ce qui a été
récolté sur place, utilisant la technique de la
pointe sèche pour graver des traits directement
sur les plaques de cuivre. Un travail de titan qui
donne lieu à la parution d’un premier volume en
1806, à Paris, chez Didot l’Aîné. L’invasion napoléonienne
de 1808 conjuguée à de graves problèmes
financiers reportent la fin de l’entreprise
jusqu’en 1820. De conception encyclopédique,
l’ouvrage aux 349 illustrations contribue à faire
évoluer la littérature de voyage vers une vision
plus globale des pays visités dans leurs aspects
scientifiques, historiques et artistiques.
Ce bel ouvrage a eu une influence directe sur
la vie de Chateaubriand. En juin 1807, l’écrivain
a ainsi glissé dans un article élogieux sur le
livre d’Alexandre-Louis-Joseph de Laborde un
paragraphe traitant du despotisme oriental.
Perçues par la censure comme une attaque du
régime impérial, ces quelques lignes précipitent
la disgrâce de l’écrivain et son installation à la
Vallée-aux-Loups.
� Vue générale de Cadix, planche XC du Voyage pittoresque
et historique de l’Espagne par Alexandre de Laborde, Paris,
Didot,t.II, 1812-Lithographie de Daudet, d’après Noël
26
Visites
La coupole du Pavillon de l’Aurore (détail)
. en haut : La Nuit et son voile plein de cauchemars,
de songes, de monstres, d’oiseaux de nuit
. en bas : l’Aurore et son char tiré par deux chevaux bais
Tous les lundis à 15h
Visites guidées du Château
et des collections du musée
de l’Île-de-France
Ce parcours dans le Château révèle les précieuses
collections du musée, les évolutions de
la région parisienne depuis le XVII e siècle et l’histoire
du Domaine de Sceaux, de ses illustres propriétaires
et de ses aménagements successifs,
des bâtiments au somptueux parc à la française.
Tarif : 4,50 € - Tarif réduit : 3 €
Visites destinées aux visiteurs individuels
Pour les groupes, s’adresser au 01 41 87 29 71
NOUVEAU
Visites libres tous les week-ends
de 14h à 16h30
Visites guidées tous les vendredis à 15h
Visites du Pavillon de l’Aurore
Construit pour Colbert, ce bijou de l’architecture
du XVII e siècle inspiré de modèles italiens est
une preuve du goût précieux du ministre du
Roi-Soleil. À l’intérieur, sa coupole au décor
allégorique peinte par Charles Le Brun en 1672
met en scène le char de l’Aurore, les saisons et le
zodiaque dans une évocation grandiose.
Audioguide disponible gratuitement en français
et en anglais
Visites libres : 4 €* - Tarif réduit : 2,50 €*
Visites guidées : 5 €* - Tarif réduit : 3,50 €*
(*) Tarifs donnant également accès aux collections
permanentes
Visiter façon « high-tech »
Voici l’application indispensable pour
mieux connaître le Domaine de Sceaux.
Sur votre smartphone, elle géolocalise
les bâtiments, vous donne des repères
chronologiques et vous alerte sur les
expositions à ne pas manquer. Grâce à
elle, vous découvrez des lieux insolites et
les secrets de dix œuvres emblématiques
conservées au musée. Pour préparer
votre visite ou obtenir des informations
pratiques, téléchargez l’application
iPhone depuis le
portail www.hautsde-seine.net
ou en
scannant le QR-code
dédié. À noter, une
application pour
Androïd sera prochainement
disponible.
© CG92/Pascal Lemaître
domaine-de-sceaux.hauts-de-seine.net
Focus
À NOTER
Jeudi 19 janvier à 20h45
Spectacle C’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière
Le comédien François Beaulieu et le pianiste Romain Hervé interprètent une « traversée
littéraire, théâtrale et musicale » de la période 1941-1944. Cette création théâtrale
conçue et mise en scène par François Beaulieu, sociétaire honoraire de la Comédie française,
allie textes littéraires, témoignages, poèmes et récits historiques, de l’Appel du 18
juin aux écrits de Louis Aragon, Paul Eluard ou René Guy Cadou.
Tarif : 16 € - Tarif réduit : 12 € - Réservation obligatoire au 01 55 52 13 00
Mercredis 25 janvier
1 er , 8 et 15 février à 15h
Ateliers artistiques
Ces deux séances d’initiation au processus créatif
de Jean Fautrier sont animées par le plasticien
Bernard Bouton. Au programme, des ateliers
peinture/matière puis noir et blanc/graphisme
qui s’adressent aux adolescents et aux adultes.
Tarifs pour deux séances :
adultes 4,50 €, enfants 3 € la séance
Tarif pour une séance :
adultes 6,50 €, enfants 3 €
Sur réservation
© CG92/Isabelle Jolly-Gojon
� Bernard Bouton
pendant un
atelier peinture/
matière
Dimanches 8, 15, 22, 29 janvier
et 5, 12, 19 février à 15h30
Ateliers lecture
Lectures de textes, témoignages et poésies sur
la résistance et la répression. Enfants et adolescents
de 10 à 15 ans sont invités à participer à
des lectures, à les mettre en images et en mots.
Tarif : 3 € - Tarif réduit : 1,50 €
Gratuit pour les moins de 12 ans
© sxc.hu
maison-de-chateaubriand.hauts-de-seine.net
Terre mongole
Des clichés précieux du début du XX e siècle, des objets antiques exhumés lors
des fouilles de la Mission archéologique française en Mongolie et des animations
pour petits et grands. « La Mongolie entre deux ères. 1912-1913 », une fresque
historique et colorée, à découvrir au musée Albert-Kahn.
Vue d’Ourga, Mongolie indépendante, 23 juillet 1913
Autochrome de Stéphane Passet
© Musée Albert-Kahn – Département des Hauts-de-Seine
Infos pratiques
BOUTIQUE
Idée déco
Conservez les plus beaux clichés de l’exposition avec les tirages de collection
disponibles en boutique. Les autochromes numérisées en haute définition
sont imprimées sur place dans le laboratoire photographique grâce à un
procédé mis au point par Epson, dans le cadre d’un parrainage avec le musée
Albert-Kahn. Numérotées, accompagnées d’une notice et d’un certificat
officiel, vos digigraphies garderont leurs couleurs intactes
pendant plusieurs décennies. Tarif : de 4,50 € à 45 € selon la taille
� Un lama près d’un moulin à prières, Ourga, Mongolie
indépendante, 23 juillet 1913. Autochrome de
Stéphane Passet
© Musée Albert-Kahn – CG92
Albert-Kahn, musée et jardins
10-14, rue du Port - 92100 Boulogne-Billancourt
Tél. : 01 55 19 28 00 - Fax : 01 46 03 86 59 - Courriel : museealbertkahn@cg92.fr
Accès
Métro : ligne 10 (arrêt Boulogne Pont de Saint-Cloud) - Bus : 52, 72, 126, 160, 175, 460, 467 (arrêt Rhin-et-Danube)
Tramway : T2 (arrêt Parc de Saint-Cloud) puis traverser le pont - Vélib’ : station au 15, rond-point Rhin-et-Danube
Renseignements et réservations
Tél. : 01 55 19 28 00 - Courriel : accueilmak@cg92.fr (du lundi au vendredi )
Horaires
Du mardi au dimanche de 11h à 18h y compris les jours fériés.
Tarifs*
Tarif plein 3,00 €
Tarif réduit** 1,50 €
1 er dimanche du mois, moins de 12 ans Gratuit
Pass annuel : 20 €
Gratuité sur les collections permanentes et expositions.
Tarif réduit sur les 2 autres musées départementaux
et sur l’ensemble de l’offre culturelle des 3 musées.
(*) Accès gratuit sur présentation d’un justificatif : handicapés et leur accompagnateur, journalistes, étudiants en art,
en horticulture, en écoles de paysage et techniques audiovisuelles, agents du Département des Hauts-de-Seine en
activité ou retraités
(**) Tarif réduit sur présentation d’un justificatif : demandeurs d’emploi, allocataires du RSA, familles nombreuses,
seniors à partir de 60 ans, jeunes de 12 à 18 ans, étudiants, enseignants, groupes (hors groupes scolaires).
Nouveau : adhérents de l’AMJAK (Association des Amis du musée et des jardins Albert-Kahn), gratuité sur les
collections permanentes et expositions, tarif réduit pour l’ensemble de l’offre culturelle et réduction sur les produits
boutique des 3 musées départementaux.
L'accès aux musées départementaux est gratuit pour les membres de l'association des Amis de la Maison de
Chateaubriand et de l'association des Amis du Musée de l'Île-de-France.
Personnes à mobilité réduite : accessibilité de la totalité de la galerie d’exposition et d’une grande partie des jardins.
Fauteuil roulant à disposition à l’accueil sur simple demande (en échange d’une carte d’identité).
Public malvoyant : mise à disposition d’un livret d’accompagnement de visite sensorielle des jardins
Public malentendant : mise à disposition d’une version écrite des audioguides liés aux expositions
Contact : Hakima Benabderrahmane - 01 55 19 28 20 - hbenabderrahmane@cg92.fr
albert-kahn.hauts-de-seine.net •
hauts-de-seine.net, espace Promenades dans les Hauts-de-Seine •
Dans les jardins
Au pays
des camélias
Évènement incontournable des jardins japonais
d’Albert-Kahn, traditionnel et contemporain,
la floraison des camélias apporte une
touche de gaité colorée à la fin de l’hiver. De
petites merveilles à découvrir, au gré de la
promenade.
Non loin des Pieris japonica, des azalées, des
pivoines et des érables du Japon, leurs fleurs
rouges ou roses attirent le regard. Ces camélias,
dont les plus hauts atteignent ici deux mètres,
fleurissent en automne, à la fin de l’hiver ou au
printemps pour une quinzaine de jours selon les
variétés et la météo. Originaire d’Asie, le camélia
est toujours très présent dans les jardins du
Japon, il a donc trouvé une place de choix sur le
site et cela dès l’époque d’Albert Kahn.
Aujourd’hui encore, le camellia sasanqua et le
camellia japonica se partagent la vedette et
on peut admirer leur silhouette mise en valeur
par une taille minutieuse. Les jardiniers jouent
sur la transparence pour dégager les troncs, les
branches et les fleurs. Les arbres sont taillés aussitôt
après la floraison pour garantir des fleurs
abondantes la saison suivante.
� Camellia japonica « Adolphe Audusson spécial »
Simples ou doubles, certaines fleurs de camélia
au parfum délicat sont utilisées en Chine pour
parfumer le thé. Dans l’imaginaire japonais,
une fleur de camélia qui tombe évoque la tête
coupée du samouraï décapité par le sabre de
son ennemi. Lorsque les fleurs se détachent,
elles forment autour des arbres un magnifique
tapis coloré qui rappelle celui des cerisiers au
printemps. Aux jardins Albert-Kahn, les camélias
ne passent pas inaperçus.
© CG92 / DPJP / Romain Billon
© CG92 / DPJP / Romain Billon
hauts-de-seine.net, espace Promenades dans les Hauts-de-Seine
Conférences-débats
Comité grec présidé par M r de Chateaubriand �
(détail) assiette en faïence de Montereau
coll. MDC
Mardi 24 janvier à 19h
Chateaubriand et « L’IDÉOLOGIE »
Dans sa préface à l’édition de 1826 de son
Essai sur les révolutions, Chateaubriand écrit :
« Dans ma patrie, lorsque j’y revins, je trouvai
les temples détruits, la religion persécutée, la
puissance et les honneurs du côté de la philosophie. »
De quelle philosophie s’agit-il ? En mai
1800, ce ne peut être que la philosophie des
Lumières et, plus spécifiquement, son ultime
modalité, l’Idéologie, en son sens étymologique
strict d’idea logos, « science des idées » ou de
science de la production et du développement
des idées.
Gratuit sur réservation
La première cible de Chateaubriand à son retour en
France : L’IDÉOLOGIE par Daniel Teysseire, docteur
en histoire et spécialiste de la période des Lumières
qui a enseigné pendant plus de trente ans les
grandes périodes de l’histoire moderne dans des
universités françaises et étrangères.
Mardi 14 février à 19h
Chateaubriand philhellène
Ultra résolu, Chateaubriand a pourtant été, en
France, l’une des figures les plus marquantes
d’un mouvement de soutien aux insurgés grecs
où prédominaient les libéraux. Ce qui semble
à première vue paradoxal se révèle à l’examen
symptomatique du philhellénisme, surtout dans
sa particularité française. Et, en retour, l’engagement
de Chateaubriand en faveur de cette cause
apporte un éclairage hautement significatif sur
le parcours de l’homme et de l’écrivain.
Gratuit sur réservation
Chateaubriand philhellène par Denys Barau, ancien
archiviste, docteur en études politiques, auteur de
La Cause des Grecs. Une histoire du mouvement philhellène
(1821-1829) publié en 2009 chez Honoré
Champion.
Du nouveau
au musée
Demandez l’audioguide pour
visiter à votre rythme la Maison
de Chateaubriand et le parc,
découvrir les collections du musée,
les arbres majestueux qui
l’entourent et les personnages
marquants qui ont jalonné l’histoire
du site.
Gratuit, disponible à l’accueil sur
remise d’une pièce d’identité
© CG92/Olivier Ravoire
© CG92/Olivier Ravoire
maison-de-chateaubriand.hauts-de-seine.net
Sommaire
4 Albert-Kahn,
musée et jardins
6 Découvertes en Mongolie
10 Les « aventuriers »
d’Albert-Kahn
12 Conférences
14 Spectacles
15 Dans les jardins
18 Vallée-aux-Loups
Chateaubriand
20 Prix Chateaubriand
24 Exposition-dossier
26 Centre de recherche
27 Conférences-débats
28 Dans les parcs
32 Domaine de Sceaux,
parc et musée de l’Île-de-France
34 La Science se livre
37 Visites
38 Les réserves du musée
40 Ateliers multimédia
41 Dans le parc
Focus
Sur terre, dans les airs ou sur les mers, zoom
sur les globe-trotters missionnés par Albert
10 Kahn au début du XX e siècle.
20 Évènement
Rencontre avec Geneviève Haroche-Bouzinac,
lauréate du 25 e Prix Chateaubriand
Philippe Matsas © Flammarion © Musée Albert-Kahn - Département des Hauts-de-Seine
44 Autres parcs et jardins
46 Archives départementales
Couverture
Transparent des Quatre saisons de Carmontelle : l’hiver
© CG92/Benoît Chain, Ronan Guinée
L’illusion
Rendez-vous pour une nouvelle édition de
34 « La Science se livre » riche en surprises
© CG92/Benoît Chain, Ronan Guinée
vallee-culture.hauts-de-seine.net
Archives départementales
© Archives départementales, cliché Gilles Vannet
© Archives départementales, cliché Gilles Vannet
� La veillée, mise en scène par Jérôme Deschamps,
a été jouée en septembre-octobre 1985.
� On ne badine pas avec l’amour et Il ne faut jurer de rien
d’Alfred de Musset, deux pièces mises en scène par Jean-
Pierre Vincent et jouées aux Amandiers en 1993.
Jean-Philippe Ecoffey. Des lettres de candidature
rédigées par les comédiens désireux de participer
à des stages de perfectionnement, sur le théâtre
russe par exemple, sont conservées précieusement.
Au rang des insolites, citons le scénario d’un
film d’Akira Kurosawa, Ran, sorti en 1985, des
aquarelles de Jean-Pierre Vincent pour le spectacle
Princesses mis en scène en 1991 ou encore
de nombreux croquis de Jean-Paul Chambas.
Les documents transmis par le Théâtre 71
comptent des tirages du Centro Piero Gobetti de
Turin, sur lesquels on voit Primo Levi et quelques
images de l’Italie fasciste ainsi qu’une documentation
rassemblée par Pierre Ascaride pour
monter La Clé à molette, pièce jouée en 1989 puis
en 1997 à Malakoff. Les arts de la rue occupent
également une large part dans les fonds de ce
théâtre connu pour son festival MAR.T.O.
Ces documents peuvent être consultés aux
Archives départementales, pour une plongée
dans l’histoire du monde du spectacle.
EN PRATIQUE
Archives départementales
des Hauts-de-Seine
137, avenue Joliot-Curie
92023 Nanterre cedex
Tél. 01 41 37 11 02
archivesdepartementales@cg92.fr
Le lundi de 13h à 17h
le mardi, mercredi, jeudi de 9h à 17h
et le vendredi de 9h à 13h.
archives.hauts-de-seine.net
européenne visitée. Une intégration dans les
milieux mondains est facilitée par les talents
de société indéniables de cette femme à l’abord
agréable et à la conversation enjouée. Son grand
talent de portraitiste allié à l’art de flatter le
modèle expliquent que nombre de personnalités
de la bonne société ont souhaité posséder leur
portrait par Vigée le Brun.
Que peut-on retenir de l’Europe de l’époque?
La situation est compliquée. L’artiste quitte la
France le 6 octobre 1789, le jour où la famille
royale est conduite manu militari au palais des
Tuileries. En Europe, les exilés français ne sont
pas toujours bien accueillis, parfois soupçonnés
d’espionnage et d’alliance avec la révolution. La
francophobie s’installe, même si à cette époque
l’Europe parle français et si l’on admire la France.
Vigée Le Brun a vécu entre deux siècles, comment
a-t-elle évolué ?
Elle naît sous le règne de Louis XV, meurt sous la
Monarchie de Juillet, connaît un nombre considérable
de régimes politiques et trois révolutions.
Mais tout au long de sa vie, elle suit l’évolution
du goût. Divulgatrice du goût grec au début de
sa carrière, avec son célèbre Autoportrait à la
grecque réalisé en 1789 ou encore l’épisode
du « souper grec » qui a défrayé la chronique à
Paris*, elle s’intéresse à la fin de sa vie au goût
gothique et ouvre son salon à la génération
romantique. Elle reçoit Chateaubriand, Balzac,
et elle assiste à des lectures où Alfred de Vigny
déclame ses vers.
Vous souhaitiez dissiper certaines légendes,
pouvez-vous nous donner un exemple ?
Ses tarifs jugés élevés lui ont valu une réputation
d’avidité alors que sa grille de tarif a été
certainement établie par son mari, célèbre marchand
d’art et fin connaisseur du marché. Celui-ci
savait qu’une notoriété se renforce par des
tarifs extrêmement élevés. À partir de là, elle est
soupçonnée de cupidité, voire d’avarice, or j’ai
découvert des lettres adressées à son banquier
et des documents qui témoignent du contraire :
elle a pensionné sa fille, prêté de fortes sommes
à son frère et a épongé les dettes de son mari à
plusieurs reprises.
Quels moments de sa vie vous ont le plus
intrigué ?
Sa vie entière est passionnante. Ceci dit, ce
qui a le plus retenu mon attention, ce sont les
périodes moins connues qui échappent à la
chronologie de son autobiographie, les récits
de sa jeunesse, chez sa nourrice à Epernon ou
au couvent. La fin de sa vie est une période touchante,
de nombreuses lettres ont refait surface
� Sculpture réalisée par Nacéra Kaïnou,
Chateaubriand, buste en bronze, qui
récompense le lauréat du prix littéraire
© CG92/Willy Labre
22
Spectacles
L’après-midi des PETITS
Animations et spectacles initient les enfants à la culture mongole. Deux rendez-vous festifs
à noter en janvier et février au musée Albert-Kahn.
Tarif : 3 € - Tarif réduit : 1,50 € - Gratuit pour les moins de 12 ans
Dans l’espace dédié de la galerie d’exposition
Renseignements et réservations : 01 55 19 28 00 et accueilmak@cg92.fr
Samedi 21 janvier à 15h30
L'heure du conte
Un voyage conté en Mongolie où légendes et
récits traditionnels évoquent les nomades des
steppes. Des histoires qui mêlent quotidien et
merveilleux, avec des chevaux, un chameau
majestueux, des héros valeureux et Gengis Khan,
le grand empereur au destin légendaire.
Interprétation : Patrick Fischmann, conteur,
chanteur (chant harmonique) et musicien (mandole,
vièle).
À partir de 6 ans - Durée : 1h
Samedi 18 février à 15h30
Spectacle et goûter du Nouvel An
mongol
Pour fêter Tsagaan sar, le Nouvel An mongol,
des poèmes interprétés par un duo de musiciens
mongols racontent l’épopée de Gengis Khan au
son des percussions, d’un morin khuur, vièle à
tête de cheval à la sonorité proche du violon,
et d’un ever buree, petite clarinette courbe. Un
goûter suit le concert dans l’esprit de cette fête,
traditionnelle occasion pour les Mongols de se
réunir en famille et entre amis autour de plats
typiques longuement préparés. Des boorzog,
beignets sucrés, et des kouchour ou mini boodz,
beignets de viande en forme de feuille cuits à la
vapeur, seront accompagnés d’un thé au lait ou
d’un chocolat chaud.
À partir de 6 ans - Durée : 1h15
� Patrick Fischmann
© Musée Albert-Kahn – Département des Hauts-de-Seine
© Théâtre du Vivant 2011
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Calendrier
Tous les lundis à 15h
Visites guidées du Château et des collections
du musée
Tous publics – Tarif : 4,50 €* - Tarif réduit : 3 €*
Tous les vendredis à 15h
Visites guidées du Pavillon de l’Aurore
Tous publics – Tarif : 5 €* - Tarif réduit : 3,50 €*
Tous les week-ends de 14h à 16h30
Visites libres du Pavillon de l’Aurore
Tous publics – Tarif : 4 €* - Tarif réduit : 2,50 €*
Janvier
Mercredis 4, 11 et 18 janvier
et 7, 14 et 21 mars à 14h30
Stage multimédia « Création de site Internet »
Adultes - Tarif : 4,50 € la séance
Samedi 21 à 15h
« Présentation du transparent des Quatre saisons »
Tous publics – Gratuit sur réservation
Dimanche 22 à 15h
Conférence « André Le Nôtre, génie illusionniste »
Tous publics – Gratuit sur réservation
Mercredi 25 à 14h30
Atelier multimédia « Création d’une anamorphose
cylindrique »
6-10 ans -Gratuit
Jeudi 26 à 15h
« Présentation du transparent des Quatre saisons »
Tous publics – Gratuit sur réservation
Février
Mercredi 1 er à 14h30
Atelier multimédia « Création d’une anamorphose
cylindrique »
12-15 ans - Gratuit
Mercredi 15 à 14h30
Atelier multimédia « Création d’un thaumatrope »
6-10 ans - Tarif : 5 €
Les 27 et 29 février, 1 er et 2 mars à 10h
Stage multimédia « Création d’un film d’animation »
12-15 ans – Tarif : 3 € la séance
Jeudi 2 à 15h
« Présentation du transparent des Quatre saisons »
Tous publics – Gratuit sur réservation
* Donne accès aux collections du musée
À VENIR
© Montauban, musée Ingres
Ingres, dessins d’un maître
L’exposition « Ingres en miroir, dessins du musée Ingres
de Montauban » offre un ensemble exceptionnel de 66
dessins de Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867).
Au fil des dessins préparatoires et des études dessinées de
l’artiste, cette rétrospective évoque les visages, les figures,
de ses principaux chefs-d’œuvre, L’Apothéose d’Homère,
le Portrait de Luigi Cherubini, la Muse de la Poésie lyrique,
le Portrait de Monsieur Bertin ou Le Bain turc, aujourd’hui
conservés au musée du Louvre, mais aussi le Portrait de
Madame Moitessier (Londres, National Gallery) ou celui de la
Comtesse d’Haussonville (New York, Frick Collection).
À découvrir du 23 mars au 24 juin au Petit château
� Étude pour le martyre de saint Symphorien
(spectatrice derrière le licteur de face)
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Domaine de Sceaux
Parc et musée de l’Île-de-France
domaine-de-sceaux.hauts-de-seine.net •
hauts-de-seine.net, espace Promenades dans les Hauts-de-Seine •
Exposition-dossier jusqu’au 19 février
« La Vallée-aux-Loups, 1941-1944 :
hommage aux résistants, otages,
fusillés à Châtenay-Malabry »
Documents d’archives, photographies et œuvres d’art racontent une page sombre de l’histoire
de la Vallée-aux-Loups. Lieu de résistance marqué par des exécutions sous l’occupation
allemande, le site connaît à la même époque une vie littéraire et artistique importante.
Visites, ateliers, rencontres, lectures et spectacles accompagnent cette évocation jusqu’au
19 février.
Du mardi au vendredi à 15h15
Visites guidées
Un cheminement de l’exposition-dossier au
mémorial dressé à l’emplacement de la clairière
où ont eu lieu les exécutions en 1941.
Selon les conditions météorologiques
Tarif : 4,50 € - Tarif réduit : 3 €
Visites pédagogiques
Destinées aux scolaires, elles ont lieu pour
certaines d’entre elles en présence de témoins
qui répondent aux questions des enfants et des
adolescents.
Inscriptions obligatoires un mois avant
au 01 55 52 13 00
Jeudi 26 janvier à 19h
Conférence-débat « Russes et Soviétiques
dans la Résistance française »
Avec Guy Krivopisko et Julien Blanc, historiens
De nombreux émigrés russes, toutes origines
et toutes opinions confondues, et des milliers
de soldats soviétiques prisonniers de guerre
déportés par les nazis en France comme main
d’œuvre forcée ont participé à la libération du
pays, prenant part aux combats de la Résistance.
Zoom sur des figures emblématiques de cette
période, les ethnologues Boris Vildé et Anatole
Lewitsky, fondateur du « réseau » du Musée de
l’Homme, ou l’artiste Anna Marly coauteur du
Chant des Partisans.
Gratuit sur réservation
© Maison de Chateaubriand
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Jeudi 16 février à 19h
Conférence-débat « La résistance
artistique et littéraire »
Avec Anne Simonin et Claire Paulhan, historiennes
Évocation par Anne Simonin du rôle décisif de
certains artistes et écrivains dans la résistance
et des liens entre Félix Fénéon et Jean Paulhan
décrits par Claire Paulhan.
Gratuit sur réservation
� Épigramme de Jean Paulhan
Infos pratiques
Vallée-aux-Loups Chateaubriand
Accès
Voiture : A86 Créteil/Versailles - RD920 (ex RN20) porte d’Orléans/Antony
RER B : station Robinson (terminus), puis itinéraire piétonnier fléché (15-20 minutes)
Bus : 179, 194, 194a, 195, 198, 294 - Paladin : 11
Maison de Chateaubriand
87, rue de Chateaubriand - 92290 Châtenay-Malabry
Tél. : 01 55 52 13 00 - Fax : 01 55 52 12 98 - Courriel : chateaubriand@cg92.fr
Personnes à mobilité réduite : accessibilité de la totalité du parc et du rez-de-chaussée du musée.
Fauteuil roulant à disposition à l'accueil sur simple demande (en échange d'une carte d'identité).
Possibilité sur demande de pénétrer en voiture à proximité de la Maison.
Public malvoyant : mise en place de visites adaptées sur rendez-vous
Public malentendant : mise à disposition d'audioguides dédiés
Contact : Gisèle Caumont - 01 55 52 10 63 - gcaumont@©cg92.fr
Horaires
La Maison est ouverte du mardi au dimanche de 14h à 17h. (Fermeture du site le 1 er janvier, la Maison est
fermée du 1 er au 15 janvier, l’exposition-dossier « La Vallée-aux-Loups, 1941-1944 » reste accessible.)
Réservation
Tél. : 01 55 52 13 00 - Courriel : reservations-chateaubriand@cg92.fr
Tarifs* Plein tarif Tarif réduit (**)
Visite guidées 4,50 € 3,00 €
Visite libre 3,00 € 1,50 €
1 er dimanche du mois Gratuit
Parc seul
Gratuit
Pass annuel : 20 €
Gratuité sur les collections permanentes
et expositions. Tarif réduit sur les 2 autres
musées départementaux et sur l’ensemble
de l’offre culturelle des 3 musées.
Arboretum : 102, rue de Chateaubriand - 92290 Châtenay-Malabry - Tél. : 01 49 73 20 63
Île verte : 34, Eugène Sinet - 92290 Châtenay-Malabry - Tél. : 01 49 73 20 63
Horaires
Arboretum, Île verte et parc de la Maison de Chateaubriand : de 10h à 17h - Accès gratuit
Parc boisé : de 8h à 17h en janvier, de 8h à 18h en février - Accès gratuit
Renseignement, réservation pour les groupes :
Tél. : 01 41 13 03 83
(*) Gratuité sur présentation d’un justificatif : handicapés et leur accompagnateur, moins de 12 ans, journalistes,
agents du Département des Hauts-de-Seine en activité ou retraités
(**) Tarif réduit sur présentation d’un justificatif : demandeurs d’emploi et allocataires du RSA, familles nombreuses,
seniors à partir de 60 ans, jeunes de 12 à 18 ans, étudiants, enseignants, groupes (hors groupes scolaires).
L’accès aux musées départementaux est gratuit pour les membres des associations des Amis de la Maison de
Chateaubriand, du Musée de l’Île-de-France et du musée et des jardins Albert-Kahn.
maison-de-chateaubriand.hauts-de-seine.net •
hauts-de-seine.net, espace Promenades dans les Hauts-de-Seine •
Archives de théâtres
Si elles sont surtout connues pour l’état civil, le cadastre ou les ouvrages précieux de la
bibliothèque André-Desguine, les Archives départementales des Hauts-de-Seine abritent
des fonds plus inattendus. Ces dernières années, le Théâtre 71 de Malakoff et le Théâtre
Nanterre-Amandiers ont confié une partie de leur mémoire à l’institution départementale.
Lever de rideau sur des archives pas comme les autres.
© Archives départementales, cliché Gilles Vannet
Ces archives versées récemment par deux
théâtres emblématiques relayent saisons,
temps forts et succès, de 1963 à 2000 pour les
Amandiers et de 1971 à 2008 pour le Théâtre
71. Une évocation riche et colorée au gré des
interviews, scenarii de films ou de pièces, docu-
� Le spectacle Salomé de Blanca Li joué en 1998.
ments administratifs, photographies et affiches
recensés.
Clichés de spectacles
700 photographies et 180 affiches de la scène
nationale Théâtre 71 auxquelles s’ajoutent plus
de 1 400 photos et une centaine d’affiches du
centre dramatique national Nanterre-Amandiers
immortalisent les principales pièces à succès.
Certains clichés montrent par exemple la
première du spectacle La Fausse suivante de
Marivaux mis en scène par Patrice Chéreau
en 1985 à Nanterre avec Jane Birkin et Michel
Piccoli. À l’issue du spectacle, on voit Jack Lang,
Gérard Depardieu, Danièle Mitterrand et Barbara
qui saluent les comédiens. Les archivistes ont
aussi répertorié des photographies prises lors
des tournages de films de Patrice Chéreau
comme L’Homme blessé en 1983 avec Jean-Luc
Anglade ou encore Hôtel de France en 1987 qui
rassemble Valeria Bruni Tedeschi, Vincent Perez
et Agnès Jaoui.
Les inattendus
Richard Peduzzi, qui réalise depuis 1969 la plupart
des décors des pièces de Patrice Chéreau, est
photographié pendant les travaux de rénovation
du musée d’Orsay dont il a assuré l’architecture
intérieure et la scénographie muséographique.
Les archives mentionnent aussi largement les
différentes promotions de l’école de comédiens
créée par Chéreau et certains de ses élèves aujourd’hui
célèbres comme Marianne Dénicourt ou
46
Dans le parc
Arbres
remarquables
et remarqués
Le parc de Sceaux réserve de belles surprises
aux promeneurs, de l’imposante allée d’honneur
qui conduit au Château au charme délicatement
sculpté à côté du bassin de l’Octogone. Exceptionnels,
rares, certains arbres sont répertoriés
comme arbres remarquables et font l’objet de
tous les soins. Promenade hivernale.
Qu’ils soient géants, rares, historiques, pittoresques
ou poétiques, ils attirent tous les regards et les qualificatifs
élogieux. Les arbres donnent au parc de
Sceaux son caractère, le structurent et agrémentent
ses allées, ses bosquets et ses sous-bois. Ainsi, un
charme de 9 mètres de haut montre son tronc sculpté
à la forme originale en lisière du sous-bois, tout à côté
du bassin de l’Octogone. Une figure poétique à la
réalité bien prosaïque puisqu’il s’agit d’une réaction du
bois piqué par un insecte. Dans le jardin du Pavillon de
l’Aurore, c’est un étonnant chêne liège qui se profile.
Ce sujet, inattendu en Île-de-France, a pris ses aises
au fil du temps, développant une large envergure
jusqu’à rayonner à plus de 10 mètres à la ronde.
Dans les jardins classiques, les arbres se distinguent
aussi par leur composition d’ensemble. C’est le cas
notamment de la fameuse allée des cèdres qui traverse
le domaine. Ici, on peut admirer plus d’une
centaine de sujets alignés, dont certains atteignent
jusqu’à 3 mètres de circonférence. Une atmosphère
particulière, empreinte de sérénité et de grandeur, se
dégage tout au long de la promenade. Autre exemple
étonnant, le bosquet de cerisiers du Japon, prunus
‘Kanzan’, particulièrement somptueux en avril lors de
la floraison.
En 1999, le Conseil général des Hauts-de-
Seine a réalisé un inventaire des arbres
remarquables du département. 4 371 sujets
ont été répertoriés à cette occasion,
pour leurs dimensions, leur grand âge,
leur rareté botanique, leur caractère pittoresque
ou encore leur impact sur le paysage
environnant.
Du doyen, un châtaignier de 350 ans installé
au Plessis-Robinson au plus rare, un
chêne à feuilles de myrsine visible à l’Arboretum
de la Vallée-aux-Loups, ils forment
un patrimoine vivant, à valoriser et à préserver,
listé sur le site hauts-de-seine.net,
espace Promenades dans les Hauts-de-
Seine. Au cours de vos escapades dans les
parcs du département, prenez le temps de
regarder ces arbres remarquables.
� Érable sycomore au Domaine de Sceaux
© CG92/Willy Labre
hauts-de-seine.net, espace Promenades dans les Hauts-de-Seine •
Dans le parc
Aux sources du Romantisme
père de 60 nouvelles roses qui a nommé ainsi sa
dernière née.
Elle est la fleur par excellence, celle qui inspire
les poètes, illumine les plus beaux jardins,
symbolise passion, amour et leurs déclinaisons.
À la Vallée-aux-Loups, cinq plants
de rosiers Chateaubriand célèbrent la nature
et le poète précurseur du Romantisme pour
un hommage tout en finesse.
Le visiteur peut admirer cinq nouveaux rosiers
devant l’Orangerie de la Maison de Chateaubriand,
au cœur du parc modelé par l’écrivain.
Une nouvelle variété créée par Michel Adam,
Ce rosier Adacaner, touffu et vigoureux, peut
atteindre 1,30 m de hauteur. Il se distingue par
un beau feuillage robuste, de puissants rameaux
et fleurit de mai aux premières gelées, développant
une abondance de grandes fleurs aux
couleurs orangées rehaussées d’ambre. Primée
au concours des roses nouvelles de Rome, la
nouvelle fleur a été officiellement baptisée lors
des Floréales romantiques de Combourg par la
comtesse Sonia de la Tour du Pin Verclause, propriétaire
du château, et par le comédien Bernard
Le Coq.
Un lieu hautement symbolique puisque l’écrivain
déclare, dans ses Mémoires d’outre-tombe, avoir
passé « deux années de délire » à Combourg
entre 16 et 18 ans. Comme un écho, les cinq
rosiers plantés à la Vallée-aux-Loups par Patrick
Devedjian à l’issue de la proclamation du Prix
Chateaubriand 2011 livrent ainsi leurs délicats
pétales à l’admiration des visiteurs et rappellent à
leur manière le souvenir de l’auteur d’Atala.
© DR
Infos pratiques « Imaginer votre jardin » et « Les essentielles pour petit espace ou jardin »
Inscription
Obligatoire pour tous les cours de jardinage et d’art floral au 01 41 13 03 83 ou à l’adresse jardinage@cg92.fr
Accès
Serre de l’Arboretum de la Vallée-aux Loups : 102, rue de Chateaubriand à Châtenay-Malabry
Tarifs*
- Cours à l’unité : 5 €, tarif réduit : 3 € (jeunes de 7 à 25 ans, familles nombreuses sur présentation de la carte)
- Carte de 4 cours : 15 €
* Gratuit pour les titulaires de la carte Émeraude, Améthyste ou handicapés civils, les demandeurs d’emploi et
les bénéficiaires du RSA (sous réserve de justificatif).
Le règlement des cours s’effectue par chèque, établi à l’ordre du payeur départemental, à envoyer à :
Pavillon de l’Arboretum - Cours de jardinage - 46/56, rue de Chateaubriand - 92290 Châtenay-Malabry
hauts-de-seine.net, espace Promenades dans les Hauts-de-Seine
Le jardinage côté théorique
Votre projet au cœur de deux cycles de cours, « Imaginer votre jardin » et « Les essentielles
pour petit espace ou jardin », avec Thibault Garnier-Boudier, paysagiste DPLG, diplômé de
l’ENSP et conférencier au Conseil général des Hauts-de-Seine. Au programme, conseils,
idées, techniques et astuces pour que vos jardinières, balcons, terrasses ou jardins soient
prêts à la belle saison.
Imaginer votre jardin
Un cours d’introduction suivi de trois ateliers
personnalisés d’aide à la conception pour imaginer,
organiser, aménager et réaliser votre coin de
nature, jardin, cour, terrasse ou balcon. À noter :
un travail personnel est nécessaire pour préparer
chaque atelier.
Durée : 2 heures
Vendredi 6 janvier à 10h30
Comment s’y prendre ?
La démarche de conception, les données élémentaires
à connaître et quelques sources d’inspiration
pour débuter.
Vendredi 13 janvier à 10h30
Analyse des caractéristiques des différents
sites, des contraintes à prendre en
compte et des envies de chacun.
Vendredi 20 janvier à 10h30
Esquisse du plan
Apprendre à hiérarchiser, proportionner et associer
les différents éléments du projet.
Vendredi 27 janvier à 10h30
Finalisation du projet et conseils pour la
réalisation.
Les essentielles du jardin
Zoom sur les plantes à connaître et sur les techniques
pour les choisir et les entretenir. Des
conseils à adapter ensuite à tous les espaces,
petits ou grands, pour un décor plaisant toute
l’année.
Durée : 2 heures
Vendredi 3 février à 10h30
Les plantes structurantes
Arbres, arbustes et grimpantes ont une utilité
réelle pour délimiter l’espace, créer des volumes
ou des variations dans les jardins. Ce tour d’horizon
illustré d’une sélection de plantes aide à
mieux comprendre leur potentiel pour pouvoir
choisir en connaissance de cause les végétaux
les mieux adaptés au terrain et à chaque espace.
Émaillée de conseils pratiques et écologiques,
cette séance abordera aussi les méthodes naturelles
pour limiter les parasites.
À NOTER
Mercredi 8 février de 14h à 16h30
Atelier d’art floral
« Composition aérienne »
Animé par les fleuristes du Conseil
général des Hauts-de-Seine
© sxc..hu
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Exposition
Les Xiongnu, lointains
ancêtres des
Huns d’Attila et des Mongols
de Gengis Khan, règnent
sur un immense territoire, de
la Mandchourie à l’Altaï et du
lac Baïkal à la boucle du Fleuve
jaune. Les objets trouvés dans
l’une de leurs nécropoles, en
Mongolie centrale, sont riches
d’enseignements. « Jusqu’ici,
cette civilisation était principalement
connue par les récits
chinois qui brossaient de leurs
ennemis un portrait peu flatteur
et excessif, explique
Guilhem André, les collectes
et les fouilles ont permis de
mieux connaître leurs coutumes,
surtout s’agissant des
rites funéraires de l’élite. C’est ainsi
que des armes, poignards ou épées courtes,
des chaudrons, des miroirs et boucles de ceinture
ouvragées ont été inventoriés et sont aujourd’hui
présentés au musée Albert-Kahn. »
De puissants guerriers
« Les bijoux ou les pièces de harnachement sont
fréquents dans les tombes princières, souligne
Guilhem André. L’armement en métal résiste
bien au passage du temps, c’est le cas des épées
et poignards en bronze, de cuirasses de parade �
� Statuette de bélier, V e -VI e siècles ap. J.-C., pierre, H 10,7 x l. 14
x ep 7,2 cm. Collection L. Jacob, dépôt permanent du musée
de Saint-Denis au musée national des Arts asiatiques-Guimet
© RMN / Benjamin Soligny / Raphaël Chipault
le papier et ses mystères
Anodine en apparence, la découverte récente
d’un fragment de papier de 5 cm intrigue les
archéologues. Trouver un papier dans une
tombe à 18 mètres de profondeur, chez une
civilisation réputée sans écriture selon les
textes chinois, voilà qui a de quoi surprendre.
Inventé en Chine au II e siècle avant Jésus-Christ,
le papier était alors d’usage courant dans l’Empire
du Milieu et servait ici à caler un récipient en
bronze. Seulement une dizaine d’exemplaires
de papier de cette époque est parvenue jusqu’à
nous, c’est le premier découvert hors des frontières
de la Chine.
albert-kahn.hauts-de-seine.net
Évènement
© CG92/Olivier Ravoire
� Vue du parc depuis le château
À noter
« La Science se livre »
dans les Hauts-de-Seine
Du 21 janvier au 5 février,
bibliothèques et espaces culturels du
département proposent gratuitement
expositions, ateliers, débats, films et
spectacles. Des approches originales
pour comprendre à tout âge les grands
enjeux de cette discipline. Les scientifiques
sont à l’honneur avec les « Prix
de La Science se livre », distinction
créée par le Conseil général des Hautsde-Seine,
soutien significatif aux
écritures contemporaines spécialisées
qui vise à encourager la transmission
des connaissances scientifiques.
Toutes les informations
sur vallee-culture.hauts-de-seine.net
longue de 42 mètres, promenade au gré de paysages
idéalisés sur le thème des quatre saisons.
Ce chef-d’œuvre exceptionnel et fragile, très
rarement déroulé, sera présenté pour La Science
se livre.
« André Le Nôtre, le génie illusionniste »
Figé, strict et rigide au premier abord, le jardin à
la française est en réalité un formidable théâtre
d’illusions. Friand de jeux d’optique, André Le
Nôtre, créateur des plus somptueux jardins à la
française, y introduit des effets de mouvements
permanents qui donnent de la vie à un cadre
bien ordonné. Pour cela, il utilise notamment
l’anamorphose, une technique que le jardinier de
Louis XIV a sans doute empruntée à la peinture
baroque et à la science optique en plein essor au
XVII e siècle. Grâce à de savants calculs mathématiques,
les formes des parterres et des tapis
de verdure changent suivant le point de vue,
tandis que des pièces d'eau apparaissent et disparaissent
au fur et à mesure des déplacements
des promeneurs. En visite au parc de Sceaux,
exercez vos yeux.�
36
Jeux de regards
Les illusions du XVIII e siècle sont toujours aussi efficaces. À l’époque du cinéma
en 3D, laissez-vous surprendre par ces techniques étonnantes et observez leurs
applications pratiques au musée et dans les allées du parc de Sceaux.
Le transparent des Quatre saisons de Carmontelle : l’hiver
© CG92/Benoît Chain, Ronan Guinée
Focus
� La Mercedes Simplex d’Albert Kahn photographiée
par Auguste Léon en Auvergne, le 20 juillet 1911
© Musée Albert-Kahn – Département des Hauts-de-Seine
Profession globe-trotter
Dans de telles conditions, le matériel de prise
de vue est soumis à rude épreuve. De retour
de mission aux côtés des pêcheurs de morue
à Terre-Neuve en 1922, Lucien Le Saint écrit :
« J’ai fait un métier de chien, mais j’ai du beau
travail ». Une mission au cours de laquelle il
casse son matériel, passant une demi-journée
à le réparer. Stéphane Passet prend ses précautions,
il fait entourer sa caisse de matériel d’une
enveloppe de zinc. Soudée hermétiquement,
elle protège les précieux appareils pendant
le retour par bateau de Mongolie-Intérieure.
À l’aller, la douane russe avait malmené ses
malles dans le Transsibérien et endommagé
son matériel, brisant les cuvettes de son laboratoire
portatif.
En Irlande en 1913, Marguerite Mespoulet et
Madeleine Mignon affrontent les éléments : des
pluies torrentielles et des vents tempétueux les
obligent à cramponner le pied de l’appareil pour
le stabiliser. Les deux opératrices doivent également
allonger le temps de pose pour compenser
le manque de luminosité avant de rebrousser
chemin devant l’épidémie de typhoïde qui dévaste
le Connemara.
L’Irlande en 1913, Beyrouth en 1919, le Maroc
et la Mongolie en 1912 et 1913. Les opérateurs
interviennent régulièrement dans des contextes
politiques troublés : l’Irlande est à la veille d’obtenir
son autonomie, le Maroc se révolte contre le
tout nouveau protectorat français et la Mongolie
connaît une période de transition assez mouvementée.
Stéphane Passet est hué lorsqu’il traverse
un village marocain et doit se placer sous la
protection du caïd. En 1913, il renonce à rejoindre
la Mongolie indépendante, ce n’est que l’année
suivante qu’il y parviendra.
À côté de ces périples, les séjours au Japon de
Roger Dumas en 1926 et 1927 ou en Inde l’année
suivante, lorsqu’il immortalise le 50 e anniversaire
de règne du maharajah de Kapurthala
et l’accompagne pour sa tournée de visite à
d’autres princes indiens ont presque des allures
de voyage d’agrément. �
albert-kahn.hauts-de-seine.net
www.albert-kahn.fr
Évènement
et j’ai découvert une vieille dame très entourée,
très vivante, très curieuse qui s’éteint à l’âge de
quatre-vingt sept ans.
Vous avez réalisé un véritable travail d’enquête,
comment avez-vous procédé ?
Une enquête, c’est exactement le terme qui
convient. J’ai retrouvé des noms, pris l’annuaire
téléphonique et appelé la liste correspondante.
Quelquefois les portes s’ouvraient, d’autres fois
non. J’ai aussi fait des recherches aux Archives
nationales, localisé des documents et les ai fait
parler. Les archives Tripier Lefranc, déposées
par sa nièce par alliance, se sont révélées extrêmement
riches. Elles avaient été lues, mais
peut-être pas avec suffisamment de minutie. À
partir d’une note d’honoraires, on peut retrouver
le nom du médecin, puis rechercher quel est
ce médecin. C’est ainsi qu’on tire un fil et qu’on
progresse. La publication de ce livre fera peutêtre
émerger encore de nouveaux documents, je
l’espère en tout cas.
Quel est votre tableau préféré de Vigée Le Brun
Je pense à un très beau pastel, actuellement
dans une collection privée, réalisé au moment de
son départ de Rome et qu’elle a offert en cadeau
à son ami Ménageot. Directeur de l’Académie
de Rome, il était selon elle, dans son entourage,
celui qui parlait le mieux de peinture. On sent
beaucoup d’intériorité dans ce tableau où elle se
représente en pèlerine de voyage. Une partie de
sa vie s’achève, ce pastel est très émouvant.�
* En 1788, Louise Elisabeth Vigée Le Brun improvise
un « souper grec », suite à la lecture d’un passage
des Voyages d’Anacharsis de l’abbé Barthélémy qui
relate un repas musical de l’Antiquité. Fort appréciée
des convives, cette soirée d’exception restera dans
les annales.
Toute une vie
À partir d’archives, de lettres et de carnets
inédits, cette biographie vivante
et abondamment documentée suit le
parcours de l’artiste, sa formation de
peintre, sa vie familiale, ses succès,
son admission à l’Académie royale de
peinture, avant l’exil qui la conduit en
Italie, à Vienne, en Russie, puis son
retour en France et son installation à
Louveciennes.
Du règne de Louis XV à la Monarchie
de Juillet, suivez celle qui fut l’amie
d’Hubert Robert et peignit les puissants
d’Europe, Marie-Antoinette et ses
enfants, la reine de Prusse ou encore
madame de Staël.
Louise Elisabeth Vigée Le Brun, histoire
d’un regard, Flammarion collection
Grandes biographies, 688 pages, 27 €
maison-de-chateaubriand.hauts-de-seine.net
prix chateaubriand 2011
Louise Elisabeth Vigée Le Brun
Une vie d’artiste au féminin
Sa biographie Louise Elisabeth Vigée Le Brun, histoire d’un regard a remporté l’édition 2011
du Prix Chateaubriand. Professeur à l’université d’Orléans et spécialiste du XVIII e siècle,
Geneviève Haroche-Bouzinac a mené un colossal travail d’investigation sur la vie d’une
artiste qui reste dans les mémoires comme la portraitiste préférée de Marie-Antoinette. Elle
évoque ainsi une destinée hors du commun, celle d’une femme qui a su vivre de son art dans
une période mouvementée.
Vous avez déjà publié l’édition critique des
Souvenirs de Vigée Le Brun, pourquoi une biographie
aujourd’hui ?
En travaillant à l’édition de son autobiographie,
j’ai pris conscience de silences et de mystères
glissés entre les lignes. Par curiosité, j’ai poussé
plus loin mes recherches.
C’était aussi une volonté de
relativiser le discours sur soi
tenu par l’artiste dans ces
Souvenirs.
Qu’est-ce qui vous fascine
chez ce personnage ?
C’est une artiste remarquable,
un grand peintre, qui maîtrise, exceptionnellement
bien en son temps, la technique de la peinture
sur panneaux de bois. De plus, sa vie a une
dimension internationale, elle a voyagé dans
toute l’Europe, en Italie, en Autriche, en Russie,
en Angleterre… Derrière cette image rayonnante
de femme gracieuse, gracile même, transparaît
une volonté de fer. Sa ténacité, sa persévérance
lui permettent d’afficher la réussite d’une vie
d’artiste au féminin.
« Histoire d’un regard », pourquoi ce sous-titre ?
Il évoque plusieurs dimensions de sa vie. L’histoire
de sa formation, la façon dont elle observe
un tableau de Rubens et transpose ensuite
sa manière dans son propre autoportrait dit
« au chapeau de paille ». Vigée Le Brun a la
faculté de s’approprier la leçon des maîtres en
observant. En Italie, avec les œuvres de Raphaël,
qu’elle appelle son « divin
« Sa ténacité, sa persévérance
lui permettent
d’afficher la réussite
d’une vie d’artiste au
féminin. »
maître », c’est pour elle
une révélation. C’est aussi
le regard qu’elle porte sur
le monde qui l’entoure. Dès
1807-1808, elle s’adonne
à la peinture de paysage
et réalise des pastels, peu
connus, dont la lumière n’a
rien à envier aux toiles de la génération impressionniste.
Voyez-vous cette femme, pionnière dans de
nombreux domaines, comme une combattante
?
Elle a dû vaincre de nombreux obstacles. Son
admission à l’Académie royale de peinture a nécessité
l’intervention de la famille royale afin de
vaincre l’opposition du directeur. À l’époque l’institution
réservait seulement quatre places aux
femmes. Autre difficulté, trouver sa clientèle
et nouer des relations dans chaque capitale�
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Correspondances
Tout rapproche Chateaubriand et Vigée Le Brun, à commencer par l’exil qui
marque leur vie. Les analogies entre ces deux personnalités qui sillonnent
l’Europe et ses capitales dans une période troublée apparaissent à la lecture
de la biographie de Louise Elisabeth Vigée Le Brun par Geneviève Haroche-
Bouzinac, lauréate du 25 e Prix Chateaubriand.
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Vue du centre de recherche de la Maison de Chateaubriand
© CG92/Jean-Luc Dolmaire
Focus
© CG92/Olivier Ravoire
� Le Buste de Colbert d'Antoine Coysevox, 1670-1672
les foires. Une boîte à oublies, une fontaine de
marchand de coco et une donation de cycles
où grand-bi et sextuplette côtoient la première
moto de l’histoire, sont autant d’exemples de ces
fonds atypiques.
Témoignages à protéger
Manuscrits et livres anciens frappés aux armes
des anciens propriétaires du Domaine figurent
à l’inventaire des collections. À signaler, la correspondance
du duc et de la duchesse du Maine
ou les livres de la « Colbertine », issus de la
bibliothèque personnelle du ministre de Louis
XIV. Rendez-vous chaque mois dans le petit
salon Guimard au premier étage du Château
pour découvrir un nouvel objet venu tout droit
des coulisses du musée.
� Extrait de la correspondance du duc du Maine
© CG92/Jean-Luc Dolmaire
domaine-de-sceaux.hauts-de-seine.net
www.albert-kahn.fr
Rendez-vous
avec les collections
Une fois par mois, « Le musée sort de sa réserve » une œuvre méconnue. Ce coup de
projecteur sur des pièces rarement montrées à cause de leur fragilité extrême, de leurs
dimensions hors norme ou de leur côté atypique est une belle occasion d’évoquer ces
collections. Aperçu.
Aux côtés d’œuvres qui ne peuvent être exposées
en permanence, les nouvelles acquisitions
attendent parfois en réserve une place d’honneur
dans les salles. Les coulisses du musée de
l’Île-de-France abritent donc nombre de pièces
étonnantes et précieuses à commencer par
l’intégralité du fonds d’arts graphiques.
� La donation Robert Grandseigne et ses 21 cycles
Dessins, estampes et peintures
Les réserves, c’est une question de survie pour
ces trésors fragiles qui ne supportent pas la lumière.
Parmi ces 12 000 œuvres figurent le fameux
transparent de Carmontelle, des estampes
et des dessins des XVII e et XVIII e siècles, de Jean-
Baptiste Oudry, Hubert Robert, Charles-Joseph
Natoire ou encore d’Israël Silvestre. Plus anecdotiques,
des carnets de croquis et du matériel
de peinture, sauvés lors de la disparition d’un
atelier d’artiste à Asnières, et conservés pour
leur intérêt historique. La collection de peinture
rassemble des paysages de la région parisienne
du XVIII e siècle au milieu du XX e siècle. Le Prix
de l’Île-de-France du paysage, créé par le musée
dans les années 50-60, lui a également permis
d’acquérir régulièrement des œuvres.
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© DR
© CG92/Olivier Ravoire
Des assiettes au grand-bi
1 000 céramiques évoquent le savoir-faire des
manufactures d’Île-de-France, Sceaux mais aussi
Chantilly ou Vincennes, manufacture royale
avant Sèvres. Les nouvelles techniques de décors
imprimés du XIX e siècle apparaissent sur les
200 faïences de la donation Millet, fabriquées
à Choisy, Creil ou Montereau. Plus surprenant,
un fonds ethnographique contient des objets
du quotidien, témoignage des petits métiers.
On y trouve des hottes de vendangeur, des
paniers de blanchisseuse, des plaques de gardes
champêtres, des jetons commémoratifs et des
objets que les colporteurs transportaient dans