GRAND ANGLE
26 I Dossier
AU-DELÀ DE LA SATISFACTION DE VOIR S’INSTALLER DES MÉDECINS SPÉCIALISTES DE BROU DANS
L’ANCIENNE CLINIQUE DE CHELLES, LES ÉLUS DE LA COMMUNAUTÉ D’AGGLOMÉRATION MARNE ET
CHANTEREINE ONT BIEN CONSCIENCE QUE D’ICI PEU DE TEMPS, L’OFFRE MÉDICALE FAITE AUX
HABITANTS NE SERA PLUS SUFFISANTE.
Jean-Jacques Marion,
Président de la Communauté
d’Agglomération Marne et Chantereine
UNE MAISON
MÉDICALE :
LA COMMUNAUTÉ
D’AGGLOMÉRATION
MARNE ET
CHANTEREINE
EST POUR !
« Nous allons vers un déficit certain
de l’offre médicale libérale,
explique Jean-Jacques Marion,
président de la Communauté
d’agglomération Marne et
Chantereine, la population de
notre territoire est en pleine
croissance, les besoins en matière
de soins augmentent dans des
proportions égales. En 2008, la
Ville de Chelles avait fait réaliser
une étude sur le sujet. Déjà à
l’époque, l’offre de soins soulevait
des inquiétudes. A son tour, la
Communauté d’agglomération va
commander une étude sur le
territoire de Marne et hantereine
et forte des résultats, elle prendra
des initiatives dans la limite bien
sûr de ses compétences. »
A termes, la Communauté
d’agglomération, en fonction
des résultats de l’étude pourrait
envisager de participer à la création
de deux maisons de santé
sur son territoire, l’une à Chelles
et l’autre à Vaires-sur-Marne.
« Bien entendu, un tel projet ne
peut voir le jour sans un partenariat
avec des médecins intéressés.
Nous allons monter un comité de
pilotage auquel seront associés
les professionnels de santé et
des représentants de l’Agence
Régionale de Santé. La solution
idéale serait de voir se regrouper
des médecins et des para-médicaux
ce qui faciliterait le portage
d’une maison médicale. »
Selon Jean-Jacques Marion,
si le projet recueille l’adhésion
souhaitée des professionnels de
santé, il pourrait voir le jour
rapidement, puisque des locaux
dans le quartier de l’Aulnoy
pourraient être affectés à l’activité.
Enfin, en signant un Contrat
Local de Santé comme compte le
faire la Communauté d’Agglomération,
le processus pourrait
être encore plus rapide. «Dans
un quartier comme l’Aulnoy,
souligne le président de Marne et
Chantereine, avec quelque 1200
logements, nous aurions espéré
voir s’installer un cabinet médical
et même une pharmacie. »
MICRO-TROTTOIR
ET VOUS,
OÙ VOUS
FAITES-VOUS
SOIGNER ?
ROBERT,
CHELLOIS DEPUIS 1962
« L’offre est substantielle à
Chelles, en tout cas les spécialités
sont toutes présentes. Il est
vrai que pour certaines il faut
s’armer de patience comme
l’ophtalmologie. Personnellement,
j’ai demandé un rendezvous
en juin qu’on m’a fixé en
novembre. Pour une urgence,
il n’y a plus que les hôpitaux.
Avant à Chelles, on avait la
clinique, maintenant on n’a plus
le choix, c’est l’hôpital de Montfermeil
qui est le plus proche. »
ARLETTE ET AGNÈS,
TOUTES DEUX NÉES À
CHELLES
La mère et la fille sont toutes
deux nées à Chelles et elles en
sont fières. Mais leurs enfants
et petits-enfants n’ont pas eu
cette chance. « C’est bien
dommage que nous n’ayons plus
de maternité. Nous n’avons non
plus d’urgences médicales. Mes
petits-fils, explique Arlette, sont
nés à Brou. »
Agnès, elle, déplore le manque
de spécialistes. « J’ai attendu
trois mois pour un rendez-vous
en ophtalmologie. Mon fils qui
avait besoin d’un orthophoniste
n’a pas pu être suivi à Chelles et
ne parlons pas de la gynécologie
où tous les praticiens affirment
ne plus prendre de nouvelles
patientes.
PATRICIA,
CHELLOISE DEPUIS 15 ANS
« Personnellement, je regrette
l’absence d’une clinique dans
une ville aussi importante que
Chelles. Je n’ai pas de véhicule,
donc pour l’hôpital, je privilégie
Montfermeil qui est bien
desservi. Je suis d’ailleurs suivi
par l’ophtalmo de l’hôpital.
Mes rendez-vous sont pris six
mois en amont. Mais on rencontre
ce problème de délais avec
plus en plus de médecins. Mon
dentiste par exemple ne prend
plus de nouveaux patients. »
GRAND ANGLE 20 I DOSSIER
C’EST GRAVE
DOCTEUR ?
GRAVE PAS ENCORE,
MAIS CELA DEVIENT
INQUIÉTANT.
En deux ans à Chelles, cinq praticiens
ont quitté la médecine de ville – deux
pour prendre leur retraite et trois pour rejoindre
le salariat. Problème, aucun de ces
cinq médecins n’a été remplacé.
C’est un symptôme, la maladie n’est pas
encore déclarée…
Dans ce groupe médical chellois, deux
médecins généralistes, sur les huit qui
le composaient, sont partis l’an dernier.
« Nous avons bien essayé de trouver de
nouveaux associés, explique ce médecin,
mais en vain. Il faut se rendre à l’évidence,
la médecine libérale n’a plus la cote !
Ces deux départs n’ont pas été compensés
par deux arrivées. Conséquence, il a fallu
licencier l’une de nos deux secrétaires. »
La médecine libérale n’attire pas les jeunes
généralistes qui se dirigent plus volontiers
vers d’autres filières et notamment le
salariat et les remplacements. Une
installation en ville n’est plus forcément
le bâton de maréchal du jeune diplômé.
« Si pour moi ce métier est le plus beau
du monde, poursuit le médecin, il n’attire
plus les jeunes, il n’a plus l’aura d’autrefois.
Notre profession a perdu de son
prestige. Pour une faire une comparaison,
je dirai que nous sommes aujourd’hui
l’équivalent des instituteurs du début du
siècle. Et il y a plusieurs raisons à cela.
Notre spécialité est peu mise en valeur
à l’université, nous sommes présentés
comme les smicarts de la profession,
aujourd’hui nos salaires sont deux fois
et demi inférieur à la moyenne des
rémunérations des médecins européens.
Les consultations ne sont pas revalorisées
depuis des années, nos charges sont en
hausse et nous avons de plus en plus de
travail. Les jeunes ont eux aussi envie
d’avoir une vraie qualité de vie et ne
pas travailler de soixante à soixante-dix
heures par semaine. Le temps de travail
non médical est de plus en plus conséquent
et nous avons une couverture
sociale médiocre ce qui nous oblige à
prendre une assurance privée puisque
nous avons une carence de 90 jours en cas
de maladie. Parallèlement, la profession
s’est énormément féminisée, les jeunes
femmes diplômées qui ont envie de
fonder une famille se dirigent donc plus
volontiers vers le salariat plutôt que vers
la médecine libérale. Elles s’installent en
ville plus tard ou se tournent vers des
remplacements. »
Pour faire évoluer positivement la
situation, notre médecin a des idées :
« Pour faire revenir les jeunes vers la
médecine libérale plusieurs pistes sont
possibles. Les bourses initiées par le
conseil général en sont une. On peut aussi
penser à une aide financière pour les
médecins installés en groupes médicaux
dans les zones désertifiées, proposer des
aides encourageant les étudiants à faire
des stages dans ces secteurs géographiques,
remettre en valeur la médecine
libérale à l’université et dans le même
temps la fonction de maître de stage et
enfin améliorer la couverture sociale du
médecin. Compte-tenu du déficit qui
s’annonce, il faudrait également penser
à inciter les praticiens à rester en ville :
réduire les tâches administratives, mettre
en place des mesures incitatives pour
aides les médecins en âge de partir à la
retraite à poursuivre leur activité quelques
années de plus, revaloriser les revenus et
apporter des aides financières aux regroupements
de médecins pourraient faire la
différence. »
MÊME
PÉNURIE
CHEZ LES
CHIRURGIENS
Chirurgien libéral à l’hôpital privé
Marne et Chantereine de Brou, le docteur
Rochambeau, président de la conférence
de médecine d’établissement fait le même
constat. Les chirurgiens libéraux sont
devenus une spécialité rare. « Nous
sommes de moins en moins nombreux
et de plus en plus âgés, constate-t-il avec
humour. Nos jeunes médecins formés à
l’hôpital sont « élevés » dans un cocon
dont ils ont bien du mal à sortir. C’est un
lieu très rassurant et professionnellement
ils sont encadrés. En travaillant en libéral,
on est amené à effectuer davantage
d’actes et à prendre des décisions. »
LE COUP
DE GUEULE
DU KINÉ
IL EN A RAS LE BOL
ALAIN DELBOS.
Kiné à Chelles depuis de nombreuses
années, il pousse aujourd’hui un vrai coup
de gueule pour dénoncer le peu de cas
qu’il est fait de sa profession et des
patients qu’il prend ou plutôt qu’il ne
peut plus prendre en charge. Kiné une
profession sinistrée comme les médecins ?
Et bien oui. Eux aussi travaillent en
libéraux et sont donc touchés de plein
fouet. « Le métier n’est plus attractif et
les jeunes ne veulent plus s’installer. » >>
Arrêts sur images I 5 REFLETS
+ D’IMAGES sur le blog www.chellesmag.fr
LA BAGUETTE MAGIQUE
DU PÈRE NOËL
Mini cour de ferme sur la
place Gasnier-Guy, sculpteur
sur glace place du 29 avenue
de la Résistance, animation
musicale itinérante, balade
du Père Noël et de ses lutins
et transport en bus anciens
ont permis à tous de patienter
jusqu'au spectacle de
Noël offert par la Ville à tous
les enfants sages. Un son et
lumières autour du thème de
l'apprenti sorcier où pour le
plus grand étonnement et
émerveillement des très
nombreux spectateurs, l'Hôtel
de Ville était incendié, démoli,
noyé sous les eaux, pour
finalement, être reconstruit,
formidablement décoré et
célébré par un feu d'artifices.
PERSPECTIVES D'AVENIR
Devant les quelque cinq cents Chellois présents le 26
novembre à la réunion de synthèse des Assises de la
citoyenneté, Jean-Paul Planchou indiquait ses trois priorités
pour l'avenir : poursuite de l'aménagement des groupes
scolaires et des activités périscolaires, poursuite de
l’augmentation de l'offre en matière d'accueil de la petite
enfance et amélioration des propositions de transport
en commun.Le maire annonçait également trois projets
structurants : le rétablissement de la baignade à Chelles,
la poursuite du réaménagement de la Montagne et la
concrétisation du Musée National des Transports Urbains,
Interurbains et Ruraux.
03I JANVIER / FÉVRIER 2012
DÉCOUVERTE
34 I Enquête
NOUVELLE
TENTATIVE
POUR RELANCER
CHELLES 2
➩
➩
➩
C’est cette année que les
travaux de réaménagement
du premier étage du centre
commercial doivent être lancés.
Ce niveau a pour objectif de
n’accueillir que des moyennes
surfaces, une dizaine environ,
ouvertes sur l’extérieur.
Un agencement différent
susceptible d’attirer des
enseignes porteuses qui
serviraient de locomotive et
inciteraient la clientèle à
reprendre le chemin du centre
commercial pour d’autres
raisons que des achats
alimentaires. L’arrivée
de l’Eco quartier Castermant
et de ses six cents logements
pourrait être un argument de
poids pour convaincre de
grandes enseignes nationales.
Certaines d’entre-elles ne s’y
sont pas trompées :
Conforama a fait une
arrivée remarquée
et Leroy Merlin a réalisé
d’importants travaux dans
son magasin.
« Je suis Chelloise
depuis 1952, donc
je connais bien ma
ville et je l’ai vu
évoluer avec le
temps. »
ROSEMONDE
Ce qui me manque le plus,
c’est le choix d’habillement
pour adultes. Mis à part Carrefour
au centre commercial
Chelles 2, le marché où je
viens faire mes courses le dimanche
et parfois le jeudi, le
Monoprix et mon boucher, je
fais souvent mes courses sur
Paris. En plus, cela me fait
une sortie et puis en tant
que professeur d’université à
la retraite, je suis restée très
parisienne.
« J’habite Chelles
depuis trois ans et
c’est une ville où je
me sens vraiment
bien. »
TAVUS
Ici, sur le plan du commerce
local, je trouve qu’il y a tout
ce qu’il faut et en bas de
chez soi, et puis maintenant
j’ai mes repères. Plus de magasins
ne serait pas franchement
utile. Pour m’habiller,
je vais au marché et j’arrive
toujours à me faire plaisir car
les prix y sont très abordables.
Côté alimentaire, je fais
mes achats à Carrefour ;
pour compléter et selon ce
que je recherche, je vais parfois
sur des sites Internet.
« On ne trouve plus
que des magasins
de bric à brac. »
ELISABETH
Née à Chelles, je trouve que
la ville a bien changé au fil
des ans.
On ne trouve plus que des
magasins de bric à brac. Je
me rappelle des belles enseignes
du centre-ville aujourd’hui
disparues. Je fais
mes courses au marché
lorsque j’en ai le temps et
parce que j’aime son côté
convivial et populaire, autrement
je suis une adepte
d’Auchan et du centre commercial
Bay 2, surtout pour
les vêtements. Le commerce
local ne correspond plus
vraiment à ce qu’il était il y a
quelques années et c’est
dommage.
Enquête I 33
3
2
AU CENTRE-VILLE
« Le mois de décembre a commencé doucement, explique
Laurence Brisoux, présidente de l’Union des Commerçants de
Chelles. Les clients sont plutôt timides et ne se lâchent pas.
Dans le secteur alimentaire, les gens se font des petits plaisirs,
c’est la fête quand même. »
Le centre-ville tire son épingle du jeu et de nouvelles enseignes
s’installent. « Malgré tout, mes collègues font des efforts au niveau
de la gestion. Nous avons toujours des loyers très élevés, poursuit
Laurence Brisoux. Nous sommes à une époque où il faudrait pouvoir
négocier tant avec nos bailleurs qu’avec nos banquiers. Les
ratios de rentabilité sont élevés et les loyers en sont une part
importante. »
A la boucherie Lemoussu, c’est tout sourire que le patron vous
accueille. Il vient d’agrandir sa boutique et affiche une belle
confiance en cette période de fête. « Le centre-ville bouge bien,
explique l’artisan, la construction de logements apporte un vrai
renouveau au niveau de la clientèle. Ce sont des gens qui ont choisi
le centre-ville pour y vivre et qui le font vivre en venant dans nos
boutiques pour y faire des emplettes. »
Dans les boutiques de mode, l’atmosphère est plus tendue. Nathalie
et Laurent Verhaeghe, le frère et la sœur, ont ouvert la leur, il y a
deux ans : Pretty Woman. « Nous avons fait une bonne rentrée,
expliquent-ils mais on ne perçoit pas cette année l’effervescence
de Noël. Nous avons réussi en deux ans à fidéliser notre clientèle
mais on manque cruellement de passages de ceux qui déclenchent
l’achat coup de cœur. »
Adhérents de l’UCAC, ils ont apprécié tout particulièrement les
efforts d’animation réalisés cette année. « Ce qui manque, souligne
Nathalie, c’est la diversité de l’offre commerciale. Pour contourner
cette difficulté, nous avons choisi de renouveler nos produits
toutes les semaines afin de toujours surprendre notre clientèle.
Et nous cherchons à développer nos ventes via des comités d’entreprises
ou encore en nous déplaçant et en allant à la rencontre de
personnes à mobilité réduite ou malades. »
En attendant de trouver le ou les interlocuteurs qui leur permet-
4
5
tront de mettre en place cette activité, Nathalie et Laurent
élargissent au maximum leur amplitude horaire d’ouverture.
« En ce moment, nous sommes ouverts 7 jours sur 7 et même à
l’heure du déjeuner et cela jusqu’à la fin des soldes de janvier. Le
problème, c’est que dans le secteur, nous sommes les seuls à faire
cet effort. »
A l’Atelier d’Athéna, une boutique qui mêle la mercerie et le prêtà-porter
homme et femme, on a opté pour l’investissement. « Avec
l’aide de Marne et Chantereine, nous avons bénéficié d’un coaching
en reloocking pour notre magasin avec une architecte d’intérieur
pécialisée dans les locaux commerciaux. Nous avons fait réaliser
une partie des travaux recommandés en novembre dernier,
explique Nadine. Les clients ont apprécié l’initiative mais pour
autant, les ventes ne décollent pas plus que ça. Nous allons donc
travailler différemment en adoptant le « corner ». Nous n’achetons
plus directement les vêtements mais nous prenons un pourcentage
sur la vente et le fabriquant reprend les invendus. Pour nous, il y a
moins de risques et nous gardons des marques de qualité. Nous
allons aussi proposer des produits de gamme moyenne. En clair,
on s’adapte à la clientèle. »
03I JANVIER / FÉVRIER 2012
Commerces
Enquête Isabelle Trimaille I Photos Bernard Touati
LES BOUTIQUES
LOCALES FONT-ELLES
ENCORE ENVIE ?
Enquête I 31
DÉCOUVERTE
Que manque-t-il à Chelles pour faire décoller le commerce local ? C’est la question
que tout le monde se pose. La clientèle potentielle est là et le nombre d’habitants
croît régulièrement, Chelles est devenue la première ville du département. Mais les
boutiques « tendance » ne s’installent pas sur le territoire. Eléments de réponses par
les commerçants eux-mêmes.
03I JANVIER / FÉVRIER 2012
Culture et loisirs I 41
ESCALES
DANS LE CADRE DE LA COOPÉRATION
DÉCENTRALISÉE, UN JUMELAGE EST UNE
RELATION ÉTABLIE ENTRE DEUX VILLES
DE PAYS DIFFÉRENTS. RELATION QUI SE
CONCRÉTISE PAR DES ÉCHANGES
SOCIO-CULTURELS, SPORTIFS,
TERRE ÉDUCATIFS ET DE LOISIRS.
DE JUMELAGE
Né en 1964 d’une amitié construite autour de l’Histoire, le jumelage Chelles-Lindau a pour vocation d’entretenir
les relations humaines et fraternelles instaurées, de pérenniser les actions mises en place,
de créer de nouveaux partenariats, mais surtout d’intéresser les nouvelles générations.
Chelles commémorera en juin 2012 le 48 e
anniversaire de son alliance avec Lindau
(Allemagne), ville jumelée à l’initiative de
l’association des anciens prisonniers de guerre
de Chelles et de Lindau, et dont le jumelage
entre les deux associations date, lui, de 1962.
«Ce jumelage pratiquement unique pour
l’époque a fait suite à une poignée de main
historique échangée entre le général De Gaulle
et le chancelier Konrad Adenauer, qui a un
certain moment de l’histoire, ont décidé d’enterrer
les anciens démons afin de repartir sur
une toute nouvelle ligne basée sur l’amitié et
le respect entre les peuples et les nations »,
précise Bernard Pilot, président du comité de
jumelage. Fort de l’exemple des anciens combattants
et prisonniers de guerre, les deux
municipalités ont alors exprimé le désir de
mettre leurs intérêts en commun. Les actes officiels
du jumelage ont été signés à Lindau en
avril 1964 et à Chelles le 6 juin 1964, scellant
ainsi officiellement l’amitié entre les deux
villes. » Un nouveau pas décisif qui revient en
grande partie à Jean Agletiner, baptisé « le
père du jumelage », véritable fondateur de
cette alliance. Aujourd’hui, nous nous devons
de transmettre aux nouvelles générations l’envie
de poursuivre ce qui a été commencé. Un
jumelage est avant tout une formidable aventure
humaine ou chacun s’enrichit de l’autre. »
03I JANVIER / FÉVRIER 2012
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janvier / février 2012
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LES MEILLEURS
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S’INQUIETENT
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RESPONSABLE
ET SOLIDAIRE
LA PEINTURE DÉCALÉE
DE MALOU
Chelles
BATTLE Pro
L’événement mondial de breakdance
ESCALES 42 I Quoi Culture d’neuf et loisirs ?
ECHANGES SCOLAIRES,
ASSOCIATIFS,
NTERGÉNÉRATIONNELS…
Traditionnellement la Kinderfest
(fête des enfants) favorise les échanges
avec les scolaires puisqu’une vingtaine
de jeunes Chellois se rendent chaque
mois de juillet à Lindau dans le cadre
du jumelage.
En échange, la Ville de Chelles accueille
durant l’été leurs homologues de Lindau
dans son centre de vacances d’Hossegor.
« Ces rencontres démontrent bien l’esprit
du jumelage, poursuit Bernard Pilot.
Et ce ne sont pas les seules. Associations,
institutions… les partenaires sont bien
présents et très actifs. L’école des Arcades,
les collèges Corot et Beau Soleil, les lycées
Bachelard et Louis Lumière, mais aussi les
associations sportives telles que l’Uso
course à pied, l’ASC natation, Chelles rando,
qui entretiennent très régulièrement des
échanges, sans oublier Chelles Audiovisuel,
notre plus gros échange culturel. L’amicale
gymnique, l’ASC athlétisme, Chelles tennis
de table ont aussi participé à nos échanges
et nous aimerions d’ailleurs bien les revoir
parmi nous. Organisation, conseils, aide…
nous sommes à la disposition de tous, tant
pour la partie logistique que linguistique. »
Le viet vo dao, les Cuizines, le conservatoire
sont en attente d’un partenariat et la
mairie, les pompiers, la police municipale,
l’université interâges poursuivent toute
l’année leurs échanges. Le comité de
jumelage organise aussi et très régulièrement
des rencontres entre les services
administratifs et les cérémonies officielles
(plantation d’arbres, etc.) contribuent à
renforcer les liens entre les deux villes.
Ces actions durablement établies témoignent
d’une authentique amitié dont la
valeur et la portée participent au développement
des relations entre deux peuples.
«La valeur humaine donnée à cette alliance
est tout à fait exemplaire, ajoute Robert
Zermati, adjoint au maire, chargé des
sports et de la vie associative. Ce n’est pas
uniquement l’histoire de deux institutions
qui se rencontrent mais bien celle d’un
échange culturel et fraternel majeur résolument
tourné vers l’avenir. Il appartient
aux nouvelles générations de continuer à le
faire vivre. Pour un jumelage en phase avec
son temps et bien dans son époque.»
+ D’INFOS
Bernard Pilot, tél. : 06 61 97 08 92
IL Y A CINQUANTE ANS…
Une modeste délégation chelloise d’anciens
prisonniers de guerre, composée de Camille
Poinsignon, Robert Breda, Robert Chatenay et
Camille Lallée se rend les 30 et 31 décembre
1961 à Lindau, située sur les rives du lac de
Constance, pour rencontrer leurs homologues
allemands en vue d’entrer en jumelage, afin
d’œuvrer en faveur de la paix dans le monde.
Cette délégation reçoit un accueil enthousiaste
tant par la population que par les Anciens
Prisonniers de Guerre Allemands (V.D.H.).
Le protocole d’accord signé permet d’aboutir
à la signature du jumelage entre les deux
sections le 28 avril 1962 à Chelles. Sur les
huit signataires de l’acte du jumelage, seul
Bénédikt Wunderer est encore présent.
Le 25 avril 1964 a lieu l’alliance officielle
Chelles-Lindau.
Dossier I 23
L’HÔPITAL PRIVÉ
MARNE ET
CHANTEREINE
DEPUIS LE 1 ER OCTOBRE,
SA MATERNITÉ A ÉTÉ
TRANSFÉRÉE À BRY-SUR-
MARNE DANS LE CADRE
UN REGROUPEMENT.
Pour autant, l’hôpital privé Marne et
Chantereine a conservé l’ensemble de ses
consultations gynécologiques sur place et
pour faire taire définitivement les rumeurs,
sa directrice, Louisa Deparis le réaffirme :
« Cet établissement ne ferme pas. »
Pour preuve, les travaux conséquents
entrepris en 2010 pour ouvrir un service
réanimation qui permet de prendre en
charge des patients avec une pathologie
lourde. Un service plein à 98 % en
moyenne depuis son ouverture.
« Nous avons de vrais liens de proximité
avec les Chellois, précise Louisa Deparis,
environ un tiers de nos patients viennent
de Chelles. Et avec le transfert de l’hôpital
de Lagny vers Jossigny, notre établissement
va pouvoir développer un
nouveau potentiel. D’autant que nous
avons de grands projets pour les deux années
à venir. En 2013, notre service d’urgences
24 h/24 devrait évoluer vers de
vraies urgences hospitalières suite au
transfert de celles de Pontault-Combault.
Cela implique de gros investissements en
termes financiers et un accroissement à
venir de notre activité. Aujourd’hui, nous
sommes à environ 10 000 passages annuels
en ce que nous appelons la « bobologie
». Nos équipements, scanner,
laboratoire ouverts 24 h/ 24 alliés au savoir-faire
de nos équipes médicales participent
de l’attractivité de notre
établissement. Enfin, le départ de la maternité
ayant libéré tout le premier étage,
soit 31 lits, nous planchons actuellement
➞
Louisa Deparis,
Directrice de l’hôpital privé
de Marne et Chantereine
sur sa reconversion. Là-encore, ce sont de
lourds investissements en perspective et
les choix devront être réfléchis. »
Caractéristique de l’hôpital privé, la prise
en charge des patients atteints d’un cancer.
« Nous travaillons avec une psychologue,
une diététicienne et une
esthéticienne sur le bien-être du patient
et avec la mairie de Brou-sur-Chantereine
nous proposons un atelier d’art
thérapie. Avec l’association AVACS (Association
Vaincre le Cancer Solidairement) ,
nous avons pris part à la campagne de
prévention et d’information sur le cancer
du sein « Octobre rose » et nous serons
également partenaire de l’opération
« Mars bleu » une campagne dédiée cette
fois à la prévention du cancer colorectal.
LE CONSEIL
GÉNÉRAL S’INVESTIT
Lydie Autreux,
vice-présidente du
conseil général
chargée des Solidarités,
de la Santé Publique,
des Personnes Agées et
Handicapées
Le conseil général milite pour une
augmentation de la démographie médicale.
« Depuis quelques années, explique
Lydie Autreux, vice-présidente du conseil
général chargée des Solidarités, de la
Santé Publique, des Personnes Agées et
Handicapées, la Seine-et-Marne souffre
d’une pénurie d’offre médicale avec de
fortes disparités géographiques, les zones
rurales étant les plus touchées. En mars
2009, même si cela ne relève pas de sa
compétence, le conseil général a pris
l’initiative de mettre en place un plan
départemental en faveur de la démographie
médicale. »
Huit mesures ont été arrêtées dont l’objectif
est de garantir l’accès aux soins pour
tous en permettant aux anciens médecins
de rester sur le territoire et en encourageant
l’installation de nouveaux. L’une des
actions phare de ce plan, la mise en place
d’une bourse en faveur d’étudiants de 3 e
cycle. Ils bénéficient de 1000 euros mensuels
durant trois ans et en échange, s’engagent
à exercer pendant cinq ans dans les
secteurs déficitaires du département. « Depuis
l’instauration de cette bourse, ajoute
Lydie Autreux, dix-huit contrats ont été signés
et sans notre initiative ces étudiants
auraient choisi un autre département de la
petite couronne pour s’y installer. Devant
l’intérêt des futurs médecins pour ce dispositif,
nous avons choisi de ne pas limiter le
nombre de bourses accordées. Les premiers
contrats signés en 2009 ont porté leurs
fruits. Deux nouveaux médecins vont
s’installer en Seine-et-Marne cette année. »
Deuxième engagement fort du département,
une aide financière par le biais de la
politique contractuelle en investissement
pour les collectivités souhaitant créer des
maisons de santé pluridisciplinaires. « Les
élus chellois comme ceux de l’agglomération
Marne et Chantereine sont convaincus
de l’intérêt de la création d’un établissement
de ce type et souhaitent s’investir.
Mais ce projet ne peut pas être porté uniquement
par les élus, les professionnels de
santé doivent également y adhérer, » souligne
Lydie Autreux.
L’élue départementale est aussi engagée
dans les Conférences de territoire dont
elle assure la présidence pour la Seine-et-
Marne. Cette assemblée a été créée à la
suite de l’entrée en application de la loi
Hôpital Patients Santé Territoire. Ce
« parlement » de la santé composé d’élus,
de professionnels de santé, de représentants
de réseau de santé, de représentants
associatifs et d’usagers émet des avis sur
les éléments du Projet Régional de Santé
d’Ile-de-France et défend les intérêts du
département mais peut également se
saisir de sujets qui lui sont propres comme
la privatisation de certains services ou la
santé mentale.
03I JANVIER / FÉVRIER 2012
PROCHAIN
NUMERO
LE 5
MARS
2012
MAIRIE DE CHELLES
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26 000 EXEMPLAIRES
PARUTION BIMESTRIEL
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Tél. : 01 49 46 29 46
Dépôt légal
87 ARC 08
Toute reproduction même partielle
est interdite sauf sur autorisation écrite
de la direction de la communication
et de l’événementiel.
pages 6 et 7 :
photo 11 © Bruce de Saint-Sernin
page 46 : Avec le concours de Christian
Gamblin, vice-président de la Société
Archéologique et Historique de Chelles.
Iconographie : musée Alfred Bonno.
pages 24 :
photos GHI Le Raincy - Montfermeil
© Jorge Alvarez
papier recyclé
CARNET
Si vous ne souhaitez pas voir inscrit dans le carnet une naissance ou un décès,
veuillez en établir la demande auprès de la mairie, Espace Services :
espace-services@chelles.fr ou 01 64 72 55 60. Pour les mariages, l'accord
de parution est enregistré lors de l'instruction des dossiers.
Naissances
Alicia Di Carlo--Alzar, Apolline Sabaté, Chaïnez Bekhti,
Youness Bedia, Aminata Tordjman, Noémie Brun, Lucile
Etter, Thomas Vavasseur, Killian Vergote, Abygaïl Bombe,
Assia Benabdallah, Kaïs Kechaou, Solal Colnot-Rehbinder,
Wesley Sapalo Esteves, Inès Khanzy, Julia Da Silva
Neves, Julian Rodrigues Sa, Ahmet et Melek Kurt, Eléna
Balossa, Paul-Evans Bayère, Emeline Borras, Luna Choiset,
Andréa Millet, Serah Fatusin, Shevan Gladdus, Pauline
Garo--Santos, Jade Mousli, Brahim Belaïz, Cloé
Sampaio, Apolline Sabaté, Nourane Mokeddem, Elsa
Lopes Da Silva, Giulia Izzo, Joey Boyer--Sanchez, Paco
Sanz Ramos, Cassidy Grycza, Maryse Mvogo, Kayna
Fuankenda-Odi Diallo, Nolänn Chatelain, Alis Fota, Nahil
Sabbar--Lepetit, Eloane Tripoli, Ninon Datchary, Nathir
Bouraïma, Célya Larangeira, Leane Ropert, Sofia El Bilousi,
Loan Baptiste, Lilou Ponn Nou, Elyesa et Jiyan
Emre, Hâjar Krimi, Florian Gauthiez, Chamseddine Benabdelmalek,
Myriam Mayouche, Ismaïl Amroun, Noah
Fanel Picou, Fahéma Ichou, Antoine Huin Irus, Haley
Starr-Lassen--Fayet, Alexandre Koslowski, Gabrielle
Badji, Mathyss Moniier-Blondeau, Noé Lips, Kylina Rangon,
Eva Daigueperce, Vanille Ortica, Maryam et Chayma
Djelidi, Onur Cumur, Elise Boulanger, Lyovan Hyzy, Maëlie
Domarin Changel, Daris Taleb Bazin, Sabira-Rahman
Khan, Thanina Amaouz, Merve Özturk, Malonn Roche--
Gomis, Lou-Ann Gauthier, Thomas Loridan, Julia Rodriguez,
Alexia Furtado Semedo, Mahelle Amon, Sanjana
Thilakesan, Mayssa Bensaidi, Mathilde Verger, Loïs Waldung,
Loreyna Etifier, Imène Hamdis, Adam Pfirrmann,
Gabrielle Cénac Gaget, Alrick Gérault, Aymen Bouasria,
Layna Khalfaoui, Sharankn Thavanayakam, Leyan Orrico
Varela, Aïda Beça Dias, Eléonore Ryba, Harena Havanaby,
Gervais Nzeko, Johan-Yanis Mendy, Ziyad Mandar, Kirishana
Kirupakaran, Asma Rachedi, Edithem Penda, Lucas
Sohet, Léa Verrecchia, Kirush Thiruppathy, Léna Gombauld,
Lenny Nivoix, Sacha Varesi, Randy Sumbu, Noémie
Leclerc Sylvain, Younes Azzouzi, Lucile Monard,
Rafael Bertin, Samuel Frade Breton, Jaden Moges,
Ambre Lajili, Tayna Rodrigues, Meissa Aziez, Noah
Gomez De Miranda, Mohamed Chaoui, Olivia Ferreira
Loureiro, Louna Calafe, Sacha-Alexandra Zaoui, Abderahmen
Bady, Elyes Bouhafs, Nora Talbi, Kaci Seghiri, Nikita
Fruchard, Eloan Gautron, Alisson Menguelti, Salomé
Rouviere, Hayat Mouellouel, Samuel Mota, Tess Benguella,
Younes Lihiouel, Haïtem Bouakaz, Béthanie-Sophie
Ndongala, Hana Zaïd, Eva Lansac.
On naît encore à Chelles !
Le papa aura mis moins d'un quart d'heure pour quitter
son travail et se rendre au plus vite à son domicile ce
8 juillet 2011. Là, il prend la valise déjà toute prête, la
dépose dans la voiture et revient chercher sa femme
pour l'emmener à la maternité. Trop tard, le travail
vient de commencer et les pompiers sont appelés. Cinq
minutes après leur arrivée, la ravissante Alicia Di Carlo-
-Alzar naît sans aucun souci au domicile de ses parents.
La Rédaction de Chelles Mag souhaite la bienvenue à la
petite Alicia et félicite sa grande sœur Lohann et leurs
heureux parents.
Mariages
Sooriyakumar Neeklas et Merina Venjasrajah, Yves Ekila
Likuo et Sandrine Dotoni, Tarik Belkhili et Amandine Ribier,
Alain Tapprest et Marylin Lucchini, François Tchitchelle
et Philomène Ntiakulu Malemo, Louis Pongo
Pongo et Cathy Wandza Koko, Sidi Mohammed Chati et
Nacima Benmansour, Micaël Wierzchucki et Stéphanie
Bataille, Soufyane Brainis et Sabrina Abdallah, Romain
Smordowski et Prisilla Mammoutou, Mesut Dede et
Hava Cumur, Rafik Bella et Malika Khantach, Amjad
Khan et Rebcca Khan, Tahar Belbouab et Louisa Allal,
Jinder Singh et Shifali Garg, Fritz Carroly et Marie-Nicolle
Raymond, Aurélien Cornaire et Emilie Catherinet,
Lionel Piccinini et Caroline Boucherat, Pascal Leroy et
Catherine Carré, Eric Nuez et Isabelle Lamalle, Abdel-
Akil Khiar et Nassima Khiar.
Noces d'or
Henri et Eveline Peronet.
Baptêmes républicains
Morgane Souquet, Kassandra Vignocan, Charles Marny,
Nicolas Maës.
Décès
Djida Tahakout veuve Medjah, Patricia Urbain, Bianca
Cigalla veuve Rizzi, Omar Ramdane, Juliette Vailleau
épouse Girard, Etienne Fazékas, Baya Redjdal épouse
Aflalaye, Raffaella Cerrito veuve Civiletti, Jean Arous,
Marie Dubois épouse Giry, Nadine Albenque épouse
Koslowski, Jean Guillot, Abdallah Yousfi, Paulette Rolly
veuve Cérésole, Marcelle Béneux épouse Valdois, Aimé
Caton, Antonio Vieira Lopes, Patrice Braux, Fabien
Simon, Germaine Clément, Sarkis Gabrielyan, Alain Rollot,
André Bacquart, Virginie Marseille veuve Noël, Monique
Lesain épouse Fabert, Régine Touffu veuve
Métivier, José Fernandes, Hélène Kaminski, Michel Poisson,
Yvonne Maguer, Rosita Serra veuve Procès, Léonie
Desmarest, Antoine Alcayde, Marie Le Gloan veuve
Mille, Denise Le Guillou veuve Villot, Colette Robinet,
Georges Marache, Jeannine Berhault épouse Bellier, Hélène
Nicollier épouse Muth, Evelyne Lebrun veuve
Muelle, Marie Stengel épouse Gregis, Georges D'Aimé,
Claude Bertholet, Huguette Baudry, Jean-Michel Fridel,
Alexis Mariem, Meryem Tordjman, Solange Bruneau,
Matthieu Carpentier, Yvonne Lala, Madeleine Marie,
André Buisson, Septime Nallatamby, Marcel Chevillard,
Ernest Saez.
REFLETS
4 I Arrêts sur images
ÇA SWINGUE EN CHANTEREINE
La première édition du festival
Jazz en Chantereine se
déroulait du 4 au 12 novembre,
à l'Ecoutille de Courtry et à la
salle des Variétés à Vaires, mais
aussi aux Cuizines et au théâtre
de Chelles. Parallèlement, un
"festival off" proposait exposition
photos, séances de cinéma et
concerts dans les bars, restaurants
et marchés. L'occasion
d'applaudir des pointures internationales
et d'apprécier la diversité
du jazz seine-et-marnais.
Temps fort du festival, l'hommage
rendu à Claude Nougaro
par André Ceccarelli et son
quartet, sur la scène du théâtre
de Chelles le 5 novembre.
En projet I 15
SSON
L’IMMEUBLE TORDJMAN DE
MARNE ET CHANTEREINE
HABITAT
Sans doute le projet architectural le plus surprenant et
futuriste porté par Marne et Chantereine Habitat. Construit entre le
passage de la Grange Neuve et la rue Sainte- Bathilde, ses lignes et sa
couleur orange ne laissent pas indifférent, on aime ou on n’aime pas. Le projet a
fait l’objet d’un concours d’architectes et c’est Hervé Tordjman qui a séduit le jury.
Architecte de renom international, il a à son actif des réalisations prestigieuses
comme les Landmark towers à Dubaï, la Millénium tower de Sydney ou encore les
twin towers de Guangzhou en Chine (à découvrir sur www.htordjman.com).
Construit en V, il accueillera soixante-treize appartements pour autant
de places de parking. L’immeuble sera certifié Qualitel, Habitat et
Environnement. Une norme assurant à ses occupants une réduction
des coûts de leurs charges locatives. Avec cinq ascenseurs, il sera
totalement accessible aux personnes à mobilité réduite.
Il accueillera en rez-de-chaussée la Maison de Justice
et du Droit actuellement installée à l’école
des Tournelles.
TOUT UN QUARTIER
CONCERNÉ
Ces deux projets respectent les engagements de la municipalité
en matière de construction de logements : un tiers en locatif
social et deux tiers en accession à la propriété. Cette bouffée de
fraîcheur sur le quartier devrait également s’enrichir du projet du
bailleur social Le Logement Francilien qui planche actuellement sur la
réhabilitation de son parc locatif de la rue de l’Ilette. La communauté
d’agglomération Marne et Chantereine travaille également sur la possibilité
d’implanter l’école de musique à proximité de la médiathèque créant
ainsi avec le théâtre un véritable pôle culturel sur ce site. Les locaux
ainsi libérés seraient réattribués à l’école Pasteur. Par ailleurs, la
communauté d’agglomération peaufine un projet de rénovation de
la rue Gambetta. A plus longue échéance, la réflexion intègrera
le devenir de l’ancienne mairie qui abrite aujourd’hui le
musée Alfred Bonno ainsi que la place de la République,
la rue Eterlet et son parking.
03I JANVIER / FÉVRIER 2012
GRAND ANGLE
22 I Dossier
CHRISTEL TUVANNIER
ADJOINTE AU MAIRE CHARGÉE
DE LA SANTÉ ET DU HANDICAP
JEAN-LOUIS FEUTRIE
DIRECTEUR DU GROUPE
HOSPITALIER INTERCOMMUNAL
LE RAINCY-MONTFERMEIL
Chelles Mag : L’offre de
soins à Chelles décroit et
s’éloigne. De quels moyens
disposez-vous pour enrayer
ce phénomène ?
Christel Tuvannier : « Il est
vrai qu’en médecine de ville,
les chiffres sont inquiétants.
Une étude réalisée en 2009
et qui doit être réactualisée
en 2012 par la Communauté
d’agglomération Marne et
Chantereine révélait ce que
nous soupçonnions déjà, à
savoir que la démographie
médicale était en baisse
avec 37 médecins généralistes
et 46 spécialistes dont
seulement 36 % exercent en
secteur 1 (sans dépassement
d’honoraires). Compte-tenu
de la moyenne d’âge de nos
praticiens, 50 ans pour les
généralistes et 53 pour les
spécialistes, sans l’arrivée de
nouveaux médecins libéraux
sur la commune, la situation
risque fort de se détériorer
dans les prochaines années.
Parallèlement, l’offre
hospitalière s’éloigne
géographiquement puisque
Chelles devrait être rattachée
à l’hôpital de Jossigny.
Pour autant, la loi de
proximité joue à plein car
les Chellois se replient
massivement vers le GHI
du Raincy-Montfermeil. Un
établissement que nous
soutenons. Je représente
d’ailleurs la Ville de Chelles
au conseil de surveillance. »
CM : Les Chellois viennent
massivement se faire
soigner chez vous ?
Jean-Louis Feutrie : « En
effet, 29 % de nos patients,
selon nos statistiques sont
Chellois, alors que notre
établissement se trouve en
Seine-Saint-Denis. Chelles
est pour nous la première
ville pourvoyeuse de
patients. Tout de suite
derrière nous, ils privilégient
également l’hôpital privé de
Marne et Chantereine puis
en troisième position vient
Lagny et bientôt Jossigny.
Notre établissement reste
et restera ouvert aux
Chellois et notamment
notre maternité, classée
première du département
et onzième d’Ile-de-France
par Santé magazine. Avec
34 lits, le service maternité
peut assurer jusqu’à 2500
accouchements annuels.
CM : Avez-vous des inquiétudes
quant à la fermeture
annoncée des urgences
chirurgicales ?
CT : « C’est assez préoccupant
en effet. En Seine-et-
Marne, seuls deux hôpitaux
conserveront des urgences
chirurgicales ouvertes après
22 h 30 : Meaux et Melun. »
JLF : « C’est vrai que
l’Agence Régionale de Santé
préconise que seuls deux
ou trois centres d’accueil
d’urgences chirurgicales par
département restent ouverts
après 22 h 30. Cela peut
s’entendre dans la mesure
où le nombre d’interventions
jugées urgentes de
nuit dans toute l’Ile-de-
France ne dépasse pas
trente cas. Pour les
polytraumatisés, la régulation
du SAMU envoie
systématiquement sur les
hôpitaux parisiens. Dans
l’immense majorité des cas,
les patients arrivant aux
urgences sont en règle
général stabilisés et opérés
le lendemain si cela est
nécessaire. En revanche, un
patient hospitalisé chez
nous qui aurait besoin d’une
intervention en pleine nuit
ne sera pas transféré, il sera
pris en charge par nos
chirurgiens. Le GHI Le
Raincy-Montfermeil est
candidat pour conserver
ses urgences chirurgicales
de nuit et je souhaite être
retenu tout simplement
parce que nos chirurgiens
sont bons. »
CM : L’activité de
radiothérapie du GHI Le
Raincy-Montfermeil est
également menacée de
fermeture ?
CT : « L’inspection Générale
de Affaires Sociales préconise
en effet à l’Agence
Régionale de Santé de
transférer l’activité de radiothérapie
du GHI vers l’hôpital
privé du Vert-Galant à
Tremblay-en-France au
motif que le service n’atteint
pas son seuil d’activité
et que l’hôpital est situé aux
confins du département.
Une préconisation contre
laquelle nous nous opposons
fortement puisqu’elle
pénaliserait de nombreux
patients chellois. Le conseil
municipal du 9 décembre
dernier a d’ailleurs adopté
à l’unanimité une motion
refusant ce transfert. Pour
nous, élus locaux, il s’agit
tout simplement de favoriser
le secteur privé au
détriment du secteur public.
C’est une décision incompréhensible
surtout lorsque
l’on sait que 6 millions
d’euros viennent d’être
investis pour mettre aux
normes ce service, des fonds
financés par le plan hôpital
2007. »
JLF : « C’est vrai que
l’Inspection Générale des
Affaires Sociales a préconisé
ce transfert en direction de
l’hôpital privé du Vert-Galant.
Nous n’atteignons pas
le seuil de 600 patients par
an, mais nous sommes à 590
à ce jour. Notre hôpital est
actuellement en pleine
discussion avec l’Agence
Régionale de Santé et nous
allons tout faire pour
conserver notre service de
radiothérapie, parcequ’il
fait partie de l’offre de soins
complète de cancérologie
avec la chimiothérapie et la
chirurgie cancérologique. »
Rencontres I 37
Portrait Joëlle Bappel I Photos Bernard Touati
LLARD,
>> Après avoir réussi cet examen,
j’ai passé toutes mes unités
de valeurs et j’ai eu comme
professeur Jacques Yankel. Ensuite,
j’ai renoncé à tout académisme,
mes maîtres à penser
étant Alechinsky ou encore
Zao-Woo-Ki . J’aime les lignes,
les volumes, l’espace, et surtout
la puissance et la fragilité des
couleurs, leur mariage, leur
opposition, leur superposition,
leur expression, tout ce qui fait
leur langage et leur force. Tout
ce qui les rend vivantes.»
+ CONTACTER MARIE-JOSÉ JUILLARD
mjjuillard@aol.com
tél. : 01 60 20 31 52
www.artfloor.com
Journées portes ouvertes à l’atelier-galerie,
1 bis rue Alphonse Bordereau à Chelles,
tous les samedis du mois de janvier,
de 14 h à 18 h.
Bio express
Marie-José Juillard est
également ex-sociétaire
des Artistes Français,
médaillée du Mérite et
du Dévouement Français,
présidente de l’amicale
artistique chelloise de
1995 à 1999, fondatrice
du salon d’art contemporain
de Chelles. De 1991 à
ce jour, l’artiste a reçu de
nombreuses médailles,
diplômes d’honneur et
premiers prix lors d’expositions
locales, régionales,
nationales et internationales.
Centre culturel
de Chelles, salon de
Gournay, galeries Art et
créateurs contemporains
à Guérande, STAM et Art
Cadres à Paris, Epreuve
d’Artistes à la Baule,
Saint Maur et Vélizy,
salon de Champs-sur-
Marne, galerie Trianon
et salon du Raincy, salon
du mérite artistique
européen de Saint-Aignan-sur-Cher,
galerie
Art factory à Paris,
chapelle Marquelet de
la Noue à Meaux, salon
international de Béziers,
salon de Quart de Poblet
en Espagne, centre
culturel égyptien à Paris,
galeries Rueil-Malmaison
et Artitude à Paris, espace
Aubusson, salon de
Meaux, galeries M aig
Davaud, Wieder, GMAC
Bastille et Bruxelles,
galerie atelier Morsstraat
en Hollande, Gerry’café
Opéra, Marché d’art
de Conflans-Sainte-
Honorine, galeries Art
Actuel, château de
Livry-Gargan, Hewlett-
Packard aux Ulis, galerie
Artfloor (internet), hôpital
mutualiste Montsouris,
château de Moncourt-
Fromonville, Tricentenaire
à Leningrad, galerie Julie
Sovion aux Sables
d’Olonne, IDS à Paris, Art
of peace à l’Atlantic collège
(Angleterre), ARTS
LIFE Events (internet),
The International School
of Paris, professeur d’arts
plastiques dans les foyers
seniors de Chelles, expositions
de groupe à Bonn et
à Berlin.
En chiffres… Près de
2000 œuvres (1200 toiles
et 800 œuvres papier)
réalisés depuis quinze
ans, plus de 300 acheteurs,
amateurs d’art et
collectionneurs, plus de
600 toiles vendues.
UNE ÉNERGIE
CRÉATRICE
GÉNÉREUSE,
INSTINCTIVE ET
INTEMPORELLE
ACTU
Ce n’est qu’après avoir élevé ses
trois enfants que la jeune
femme se remet véritablement
à la peinture. Un univers où elle
se retrouve et dans lequel elle
va chercher la création au plus
profond de son être. « Lorsque
je peins - par terre ou contre un
mur -, tout sort de moi, c’est
comme un enfantement, un
accouchement. Je vais chercher
au plus profond de mes entrailles
ce qui me fait vibrer,
jusqu’à en avoir la nausée… » La
peinture de Marie-José Juillard
reflète une puissance de création
et d’énergie. Elle peint
pour s’exprimer mais aussi
pour intéresser les regards et
capter les émotions. « Petite, je
m’évadais déjà avec mes pinceaux
et mes couleurs. C’était
mon monde à moi. Adulte, j’ai
commencé à faire du figuratif
et même de l’hyper-réaliste et
mes toiles étaient très achevées.
» Aujourd’hui ses oeuvres
s’inspirent d’une abstraction lyrique
intemporelle mais la maîtrise
technique est là et bien là.
Son travail se veut espace de
lumières ouvertes sur la création
instinctive et suggestive,
mixant le chant de la matière et
la liberté formelle. Sorte de
cheminement personnel et
d’impression intérieure. Dans
ses toiles tout est dit.
« Je suis en préparation d’une bande dessinée pour
enfants. Elle racontera l’histoire d’une sorcière et sera
illustrée de graphismes et de petites toiles abstraites.
J’aime aussi l’univers fascinant des fontaines sacrées,
des Saints… »
DEMARCHE ARTISTIQUE
« Ma peinture est un état d’âme né d’une création
inconsciente. Je saisis et peins des visions très personnelles
et fugitives. Je m’inspire de l’apparence des
choses pour n’en retenir que la substance. Les images
sont déstructurées et les couleurs sont la partition
musicale que j’écris et que chacun peut interpréter
et jouer à son rythme. Chacune de mes œuvres
concilie deux sentiments antagonistes, celui du
changement et celui de la constance et de la sécurité.
J’apporte ce changement, qui devient personnel
à chacun, par une dissymétrie et un désordre apparent,
qui appellent à une évolution continuelle de
l’œuvre et à son devenir. Je me considère plutôt
comme une technicienne. Je suis programmée pour
peindre. Ce qui m’intéresse c’est d’aller au bout de
moi-même comme une marathonienne. Et surtout
d’avoir le bon geste, le geste vrai, le geste absolu.
Entre mes toiles et moi, il n’y a ni attachement, ni
détachement. Lorsqu’une œuvre est vendue, une
autre aventure humaine et artistique peut alors
commencer… »
03I JANVIER / FÉVRIER 2012
ESCALES 46 I Chroniques Chelloises
La chasuble de Sainte Bathilde
Bathilde, gravure de 1791
BATHILDE,
LA SAINTE
DE CHELLES
Du mythe à la réalité
Certaines idées ont la vie
dure ! Bathilde n'est pas
la fille d'Eabald roi de
Kent et ne s'est pas
contentée d'agrandir un
monastère chellois qui
aurait été bâti par la
reine Clotilde. En réalité,
cette dernière fit édifier
à Chelles une église
dédiée à Saint-Georges
et c'est bien Bathilde,
issue d'une famille
anglaise modeste, qui
fonda notre abbaye
royale. Par ailleurs, la
"vision de Bathilde"
qui, à la fin de sa vie, vit
en songe des anges lui
indiquant via le symbole
d'une échelle, toujours
présente sur le blason
de la ville, le chemin
du ciel, fera d'elle la
patronne et la protectrice
de Chelles.
Une ećhelle pour grimper au ciel
Des actions dignes
d'une Sainte
Bathilde fait venir à
Chelles des moniales de
Jouarre, parmi lesquelles
Bertille qui devient,
en 658 ou 659, la première
abbesse. La reine
Bathilde restreindra au
maximum l'esclavage,
maintiendra la paix entre
les royaumes Francs et
abolira la capitation, cet
impôt, sorte de droit à
vivre, payé par tous et
qui poussait certains
parents à vendre ou
même tuer leurs propres
enfants.
Vitrail de Saint-André
Gravure de l'abbaye 18 e siècle
L'esclave devenue
reine
Capturée outre-Manche
par des marchands
byzantins, Bathilde,
femme d'une grande
beauté, 1,58 m, longs
cheveux blonds, caractère
agréable et vive
ntelligence, est achetée
par Erchinoald, maire du
palais royal de Neustrie.
Là, la jeune esclave de
15 ans est remarquée
par Clovis II qui a le
même âge qu'elle. Ils
se marient en 649 et
Bathilde devient reine.
De leur union naîtront
trois fils, qui tous
régneront, Clotaire III,
Childéric II et Thierry III.
Veuve et régente
Epuisé par les festins
et la luxure, Clovis II,
le premier des rois
fainéants, meurt en 657
à l'âge de 23 ans. Sa
veuve, Bathilde, assume
la régence durant la
minorité de son fils
Clotaire. Ayant accès
au trésor royal, elle
multiplie les actes de
charité et dote
richement églises et
monastères.
Une vie simple
à l'abbaye
Entre les enfants de
Bathilde, Clotaire III roi
de Neustrie, Childéric II
roi d'Austrasie et leur
entourage, les tensions
montent. Certains
remettent en cause la
répartition des pouvoirs
et les clans s'affrontent.
Bathilde, âgée de 30
ans, est conduite de
force au monastère
de Chelles. Là, elle vit
sincèrement, sans toutefois
prendre le voile,
une existence religieuse
très simple, ce qui ne
l'empêche pas de recevoir
les visites des rois,
ses fils. Elle meurt dans
une grande piété le 30
janvier 680 à l'âge de
45 ans. Plus tard, au
IX e siècle, elle fut canonisée
par le pape Nicolas
I et la date du 30 janvier
fut retenue pour célébrer
Sainte Bathilde.
Elle a laissé à Chelles les
vestiges d'une abbaye
royale, des mythes, une
histoire et une chasuble
brodée, pièce maîtresse
du musée Alfred Bonno.
Groupes de l’opposition I Opinions I 13
Hubert PIPARD I Conseiller Municipal
UMP de Chelles
Alain MAMOU I Conseiller Municipal
Mouvement Démocrate ville de Chelles
BUDGET COMMUNAL : toujours les
mêmes emprunts: pour 2012, ce sera
encore 4.3 millions d’euros. Quand
arrêtera-t-on la spirale infernale : emprunter
pour rembourser les emprunts
de la veille ? Exemple d’une ville qui vit
au-dessus de ses moyens : plus de
200 000 € d’argent public communal
pour une manifestation qui dure 5h,
un samedi après-midi, de 14h à 19h.
Les présidents d’association qui s’occupent
toute l’année des jeunes Chellois
et à qui la ville donne quelques milliers
d’euros devraient apprécier…
INSECURITE DANS LA VILLE ET VIDEO-
PROTECTION : toujours pas de volonté
municipale pour se mobiliser en faveur
de la mise en place de caméras de
vidéo-protection pour dissuader les
voleurs et agresseurs. A la mairie, la
majorité de gauche ne veut pas bousculer
ses vieilles idées et prendre en
compte les angoisses quotidiennes des
habitants : commerçants, personnes
âgées, collégiens, personnes rentrant
tard le soir… La commune doit travailler
avec tous les intervenants et
notamment avec l‘Etat qui met à disposition
des crédits importants pour
les communes s’équipant de systèmes
de vidéo- protection.
CIRCULATION DANS CHELLES : le soir
tous les axes structurants de la commune
sont bouchés : conséquence
d’une urbanisation anarchique et de
nouveaux plans de circulation empilés
les uns sur les autres.
CONTRATS PRECAIRES HORAIRES EN
MAIRIE DE CHELLES : ça s’améliore.
En novembre 2010, lors de la séance
du conseil municipal, nous avions
demandé que la commune s’engage
à transformer les contrats précaires
horaires du personnel communal en
contrats mensualisés. En 2011, il y avait
eu seulement 20 contrats transformés.
En 2012, il y en aura 25. C’est mieux
mais insuffisant. Il y a encore beaucoup
d’efforts à faire et nous restons
vigilants sur cette question qui est très
importante pour le quotidien des personnes
concernées.
Opposition municipale : Groupe des
conseillers UMP
En cette période de fêtes, nous présentons
nos meilleurs vœux aux Chelloises
et aux Chellois.
En 2012 nous restons à la disposition
des habitants pour les recevoir, prendre
en compte leurs avis, les informer sur
notre appréciation de la gestion de la
ville et sur notre projet pour Chelles.
Colette Boissot, comptable, ex-présidente
des Parents d’élèves (Commissions
des Affaires sociales, Seniors, Association
la joie de vivre et handicapés),
Audrey Duchesne, sage-femme (Commissions
Jeunesse et Sport, Enfance et
Ecologie urbaine),
Patrick Ferrer, fonctionnaire territorial
(Commissions des Finances,
Urbanisme, Travaux, Culture, Personnel
communal ; Conseiller intercommunal
« Marne-et-Chantereine »),
Céline Netthavongs, avocate (Commissions
Vie scolaire, Sécurité, Culture et
Ecologie urbaine),
Jacques Philippon, clerc de notaire retraité
(Commissions Vie scolaire, Sport,
Travaux, Espaces verts et Bâtiments
communaux ; Conseiller intercommunal
« Marne-et-Chantereine »),
Hubert Pipard, pharmacien (Commission
des Finances ; Conseiller intercommunal
« Marne-et-Chantereine »),
Lidwine Sibani, attachée de direction
(Commissions Sécurité et Jeunesse),
Nicole Saunier, cadre du secteur social
et présidente d’association de quartier
(Commissions Action sociale, handicapés,
enfance-petite enfance, personnel
communal.)
[LE DEPOT DE CE TEXTE A ÉTÉ
(DEMOCRATIQUEMENT ?) EXIGE PAR
LA MAIRIE POUR LE 20/12/2011 A 16H
AU PLUS TARD]
Nous présentons nos meilleurs vœux
à tous nos concitoyens pour cette
nouvelle année 2012, qui s’annonce
difficile mais riche en espoirs de
changements.
Décembre 2011 : entrée officielle de
la France en récession, avant une
probable dégradation de la qualité de
la dette nationale.
En dépit des ces informations peu
réjouissantes, l’année à Chelles n’aura
pas été l’occasion de faire montre
d’une grande originalité pour l’équipe
aux commandes, reflétant au mieux
une usure du pouvoir, au pire d’une
mobilisation des énergies et des
compétences vers d’autres objectifs,
nationaux ou départementaux ?
BUDGET 2012
Présenté au vote du conseil municipal
du 9/12/2011, il semble comporter des
particularités troublantes et peu
de transparence, alors que les Français
déplorent l’opacité de l’action des
partis de gouvernement actuels,
« imaginant » un montant global
de 74,35 M d’euros pour 2012.
Nous avons voté contre et l’UMP a
refusé de participer au vote.
La majorité actuelle l’a voté « en bloc »
et non pas par conseiller, le poids de la
responsabilité individuelle étant ainsi
plus léger.
Et aucun vote pour les recettes locales
(43,72% des ressources en 2010) ?
L’annexe IV-D1 (Taux de contributions
directes) stipule : DIFFÉRÉ
URBANISME
Îlot BESSON (comment créer un ghetto
à Chelles ?)
Îlot CASTERMANT (Eco quartier : positif)
ZAC centre-gare (nouveau « geste »
architectural à Chelles ?)
Manque de vision cohérente, en tout
cas pour nos concitoyens, mais une
présentation d’ensemble aux Chellois
de la future ville dans 10 ans est peut
être prévue ?
COMMERCES
Nous pouvons tous constater l’appauvrissement
de l’offre commerciale de
Chelles, 1 ère ville de Seine et Marne, au
centre et en périphérie :
Centre-ville
Supermarchés discount, agences
bancaires, fast-foods bon marché
Pas de poissonnerie pour 53000 habitants
Bar de la gare fermé depuis 2 ans :
qui est propriétaire ? quel projet ?
La GOUJONETTE, patrimoine de la ville
depuis 1904, en cessation d’activités,
aucune aide des collectivités pour le
sauver
Le tabac du PONT en grave danger depuis
la mise en place de la déviation
sud
…
En périphérie
Centre commercial CHELLES 2 avec un
1 er étage vidé de la quasi-totalité de
ses commerces
Les « Casseurs de prix» déferlent,
privilégiant une offre pauvre, mais
attirant tant de nouveaux clients…
Dans nos autres quartiers
Survie permanente face à l’effondrement
du CA
REFORME DES HOPITAUX
A l’occasion d’un précédent conseil,
nous avions proposé un amendement
argumenté à une motion de la majorité
défendant le maintien d’un service
public de soins de qualité. Adopté à la
majorité…
Pour conclure, nous souhaitons à tous
beaucoup de courage pour cette année
2012 qui s’annonce morose, mais si
porteuse d’autres visions pour notre
pays.
Colette BOISSOT, Audrey DUCHESNE, Patrick FERRER, Céline NETTHAVONGS, Jacques PHILIPPON,
Hubert PIPARD, Nicole SAUNIER, Lidvine SIBANI.
Permanence des conseillers municipaux UMP de CHELLES (16 rue Gambetta) : accueil le samedi
et dimanche de 10 H 30 à 12 H 30 et le jeudi de 17 H 30 à 19 H 30.
Tél : 06 60 60 00 02.
www.ump-conseil-municipal-chelles.com
conseillers-ump-chelles@orange.fr
Alain MAMOU & Eric STEFANYSZYN
Conseillers municipaux Mouvement Démocrate ville de Chelles
contact@chellesautrement.com
www.chellesautrement.com
03I JANVIER / FÉVRIER 2012
MARIE-JOSÉ JU
ESCALES
36 I Rencontres
LE GESTE
PICTURAL
SPONTANÉ ET
PERSONNALISÉ
Elle se définit comme une artiste-peintre
évoluant dans la
mouvance abstraction lyrique
et revendique sa soif de saisir
l’instant puis d’accrocher et
d’entrechoquer les couleurs.
Marie-José Juillard confère au
procédé du Nombre d’or son
effet esthétique et une philosophie
artistique qui donne à
ses toiles toute leur authenticité
et leur vérité. Sa vérité à
elle. «J’ai été nulle durant toute
ma scolarité. En me dirigeant
vers l’art, je me suis enfin sentie
dans ce qui me correspondait
vraiment. J’ai tout d’abord suivi
des cours à l’Atelier au Raincy
dirigé par Léon Serre, professeur
de dessin. C’est lui qui m’a
encouragée à me présenter au
concours d’entrée à l’école nationale
supérieure des Beaux-
Arts de Paris. >>
Sa vérité…trait pour trait
J« JE PENSE QUE DU MOMENT
OÙ LA PEINTURE EST COMPRISE,
ON EST AIMÉ. CETTE COMPRÉHENSION
AMÈNE TOUT NATURELLEMENT
À UN ÉCHANGE, UN PARTAGE.
COMME DANS UNE HISTOIRE
D’AMOUR. »
Salle du Conseil I 11 REFLETS
penses d’ordre, d’une part pour 1 million d’euros
visant à transférer la recette exceptionnelle de
remboursement d’assurance pour le sinistre de
l’école Fournier en ressource d’investissement et
d’autre part pour 500 000 euros supplémentaires
par rapport au budget 2011 au titre de l’auto
financement. »
Si la part de l’investissement augmente très
sensiblement de 2,1 millions d’euros c’est pour
répondre aux travaux de reconstruction et
construction de groupes scolaires.
Pour autant, les dépenses de fonctionnement sont
maîtrisées. Celles de personnel (32,6 millions) ne
progressent que de 2,25 % grâce à l’optimisation
des moyens humains tout en accélérant la réduction
de l’emploi précaire au sein des effectifs de
la Ville. Pour les autres charges, c’est la stabilité
exception faite des charges à caractère général
qui progressent pour prendre en compte des frais
exceptionnels comme la location en année pleine
des modulaires de l’école provisoire Fournier pour
120 000 euros, de l’offre supplémentaire de 60
berceaux dès le 4 e trimestre pour 100 000 euros,
la restauration scolaire et les crèches pour 260 000
euros et l’aménagement de jeux de cours pour
66 000 euros.
Côté investissement, le secteur scolaire est le
premier bénéficiaire de ce budget 2012 avec 3,6
millions d’euros qui sont investis. Ils sont affectés
principalement à la reconstruction de l’école
maternelle Fournier et la construction du groupe
scolaire Castermant. Des travaux conséquents
d’adaptation sont également prévus au sein des
groupes scolaires Jules Ferry, Pasteur et Bickart
pour 200 000 euros. A cela s’ajoutent des travaux
EVOLUTION
BUDGÉTAIRE
Budget primitif 2011
Fonctionnement :
56 808 623
Investissement :
12 444 008
Emprunt : 4,7 millions
Auto financement :
2,4 millions
Budget primitif 2012
Fonctionnement :
59 738 555
Investissement :
14 609 139
Emprunt : 4,7 millions
Auto financement :
4 millions
d’entretien récurrents dans les autres écoles à
hauteur 450 000 euros.
1,5 million d’euros sont affectés à la voirie dont
600 000 euros pour le paiement de la liaison Sud
et 200 000 euros pour l’entretien des espaces
verts. 500 000 euros supplémentaires sont inscrits
pour la réalisation de l’esplanade reliant les Eglises,
le gymnase et l’Hôtel de Ville.
La modernisation et l’entretien des équipements
publics profiteront de crédits conséquents :
300 000 euros pour la numérisation du système
de projection du cinéma Cosmos, 600 000 euros
pour la rénovation de la façade du centre culturel,
400 000 euros sont dédiés aux travaux des
structures de la petite enfance et de l’enfance.
L’année 2012 sera aussi celle d’une Maison des
services publics aux Coudreaux, de 300 000 euros
de travaux.
La Ville s’engage également aux côtés de Marne et
Chantereine Habitat à hauteur de 100 000 euros
soutenant son opération de réhabilitation de la cité
Turgot. 150 000 euros sont affectés aux travaux
d’accessibilité aux personnes à mobilité réduite et
120 000 euros vont être investis dans le secteur de
l’écologie urbaine afin d’améliorer les performances
énergétiques de bâtiments communaux.
Pour toutes ces réalisations, la Ville fera appel à
l’emprunt au même niveau qu’en 2011 soit à
hauteur de 4,7 millions d’euros, le montant de
l’autofinancement étant porté à 4 millions.
A la surprise générale, ce budget 2012 n’a donné
lieu à aucun commentaire de l’opposition.
Pour le groupe Chelles avant tout, Patrick Ferrer
conseiller municipal a simplement déclaré :
« Nous ne prendrons pas part au vote. Ce budget
est erroné. » Une affirmation pour laquelle, il n’a pas
développé d’argumentation.
Le groupe Chelles autrement a simplement voté
contre.
Le budget 2012 a été adopté.
2002 (46 039) 2003 (46 039) 2004 (46 039) 2005 (46 039) 2006 (46 039) 2007 (46 039) 2008 (46 039) 2009 (46 038) 2010 (451 672) 2011 (53 360)
Evolution réelle de la Dotation Globale de Fonctionnement (DGF) de la ville de
Chelles et sa progression selon l’inflation : 2002 - 2011 (en M€)
LES PRINCIPAUX POSTES
DE RESSOURCES
Les produits des services : 3,77 millions
Les produits des impôts et taxes : 33,75 millions
Les dotations, subventions et participations :
20,11 millions
03I JANVIER / FÉVRIER 2012
REFLETS
6 IReportageI Arrêts sur images
1 20 e et ultime édition des Foulées des Coudreaux
2 150 nageurs au 2 e Nathlétic Contest de l'AS Chelles
natation
3 Supporters du XV de France lors de la finale contre les
All Blacks
4 Du nouveau lors des stages sportifs de la Toussaint, le
Kin-ball
5 Au centre de loisirs les enfants ont célébré Halloween
6 Le Préfet Pierre Monzani en visite à Chelles
7 Les agents des services communaux chellois ont, eux
aussi, manifesté le 11 octobre
8 Exposition "Chairurbaine" au skatepark par Le Manifeste
Coloré
9 Folle Amanda par la troupe de la Gaîté
10 Récompenses pour les jeunes lecteurs 2011 de la PEEP
11 La fin de la première guerre mondiale commémorée
le 11 novembre
12 Informations, jeux et concert pour la Semaine
de la Solidarité
13 Un salon de l'Intelligence de la Main dédié aux métiers
manuels
14 En mairie : Stand UNICEF et exposition pour la 22 e
journée internationale des droits de l'enfant
15 Tirage au sort des représentants de Chelles au Conseil
participatif
16 Conférence sur le Mexique à la bibliothèque Georges
Brassens
17 Conférence sur la laïcité par la sénatrice Nicole Bricq
18 12 heures de concerts contre le sida aux Cuizines
19 Le site Internet de la Ville de Chelles décroche un prix
aux Trophées de la communication
20 AS Tennis de table : après le Championnat de France
filles par équipes, le deuxième tour du critérium fédéral
21 Action de sensibilisation au sida au collège de l'Europe
22 Entourée de son fils, de ses petits et arrière-petits-enfants,
et félicitée par Jean-Paul Planchou et Lucia
Pereira, France Bourgeot a soufflé ses cent bougies
23 Performance aux Eglises dans le cadre de l'exposition
"La paupière, le seuil" de Guillaume Robert
24 Jean-Paul Planchou décore Odile Noisette, mère de quatre
fils qu'elle a élevés seule, de la Médaille de la Famille
Française
25 Une soixantaine de poupées Frimousse adoptées au
profit de l'UNICEF
26 Dernière séance plénière de l'année pour les élus du conseil municipal d'enfants
27 Le Père Noël vert du Secours Populaire a gâté les petits Chellois
18
12
22
8
19
1
11
13
La 15 e édition du salon de l'Intelligence
de la Main, autour de la problématique de
l'orientation professionnelle, accueillait
comme invités d'honneur les Meilleurs
Ouvriers de France, toujours très appréciés,
et quelques unes de leurs œuvres.
23
P
a
Plus d’infos sur www.chelles.fr
SOMMAIRE
REFLETS P4: GRAND ANGLE P19: DÉCOUVERTES P27: ESCALES P36:
P9:
CONSEIL
MUNICIPAL
LES SÉANCES
DU 4 NOVEMBRE
ET DU 9 DÉCEMBRE
P14:
COUP DE
JEUNE SUR
L'ÎLOT
BESSON
P16:
PRATIQUE
L'ESPACE
SERVICES
P19:
OFFRE MÉDICALE :
EST-IL SI SIMPLE
DE SE SOIGNER ?
P27:
LE
CHELLES
BATTLE PRO
LES COULISSES
P31:
COMMERCES
L'AVIS DES
CHELLOIS
P36:
MARIE-JOSÉ
JUILLARD,
SA VÉRITÉ TRAIT
POUR TRAIT
P38:
MALOU
OU L'UNIVERS
D'UNE PEINTURE
DÉCALÉE
P41:
CHELLES
ET LINDAU
UN JUMELAGE BIEN
DANS SON ÉPOQUE
P46:
SAINTE
BATHILDE,
LÉGENDE ET
RÉALITÉ
03I JANVIER / FÉVRIER 2012
REFLETS
10 I Salle du Conseil
en €
par habitant
Conséquences du gel des dotations de l’Etat
Une érosion continue et sans précédent de -6,15% en 3 ans
VENDREDI 4 NOVEMBRE
Contexte économique international particulièrement
tendu, perspective de croissance quasi nulle, gel des
dotations de l’Etat pour la deuxième année consécutive,
rigueur annoncée au niveau national, le décor
est planté. Isabelle Guilloteau, première adjointe,
chargée des Finances et de la Stratégie Budgétaire
soulignait les contraintes propres à cette année 2012
teintées de rigueur. « Ce budget, a-t-elle précisé, va
être construit alors que le contexte économique,
financier et social à l’échelle mondiale, européenne et
nationale reste profondément perturbé par les suites
de la crise financière de 2008… En France, le débat
budgétaire à l’Assemblée nationale a commencé le 18
octobre mais le Projet de loi de finances 2012 est déjà
remis en cause dans ses prévisions. La nécessité de
faire face à la crise montre à quel point les mesures
fiscales prises par le Gouvernement depuis le début
du quinquennat n’ont pas été en rapport avec les
circonstances nouvelles. » Citant un rapport du Sénat,
elle poursuivait à propos des prélèvements obligatoires
: « Le Gouvernement a procédé entre 2008 et
2009 à environ 25 milliards d’euros d’allègements
fiscaux. Ce qui écorne l’idée que seule la crise a
entraîné la dégradation des comptes publics. »
Pour autant, la première adjointe annonçait que pour
sa part la Ville mettrait tout en œuvre pour poursuivre
les actions pour lesquelles elle s’était engagée devant
les Chellois et cela malgré une conjoncture défavorable.
Pour cela, Isabelle Guiloteau mettait en avant
une gestion responsable et rigoureuse des dépenses
notamment dans le fonctionnement et ce malgré
la croissance de la population ce qui implique évidemment
des besoins plus grands en volume de services
publics. En matière d’investissement, elle annonçait
également une reconstitution et une consolidation
de l’autofinancement à hauteur de 800 000 euros.
Concernant les emprunts nécessaires pour financer les
gros investissements, les objectifs de la Ville devraient
rester au même niveau que ceux de 2011.
Un exposé qui n’a pas convaincu l’opposition. Pour
Patrick Ferrer, conseiller municipal du groupe Chelles :
« Ce débat est toujours très politique.
Il faut cependant temporiser le désengagement de
l’Etat et ne pas nier la crise mondiale. L’Etat a gelé les
dotations mais a mis en place des mécanismes comme
les intercommunalités en les dotant très largement.
La nôtre, Marne et Chantereine, propose de grands projets.
On a enlevé aux uns mais donné aux autres. Nous
profitons aussi des subsides de l’intercommunalité. »
Un argumentaire qui n’a pas trouvé son public dans
la majorité. Christian Synowiecki, adjoint au maire
chargé de la Sécurité en faisait la démonstration :
« En faisant chuter le nombre de policiers nationaux
dans les commissariats, cela oblige les villes à recruter
des policiers municipaux ce qui augmente les
frais de personnel. Ajouté au gel des dotations, cela
fait bien baisser le pouvoir d’achat des Villes,
démontrez-moi donc le contraire ! »
VENDREDI 9 DÉCEMBRE
RESPONSABLE ET SOLIDAIRE, C’EST AINSI QU’A
ÉTÉ QUALIFIÉ LE BUDGET PRIMITIF 2012 PAR
ISABELLE GUILLOTEAU, PREMIÈRE ADJOINTE.
Responsable, car pour la 7 e année consécutive,
les taux communaux d’imposition n’augmenteront
pas, solidaire, car mis entièrement au service des
Chellois et du mieux vivre ensemble.
Ce budget 2012 s’élève à 74 347 694 euros répartis
pour 59 738 555 euros en fonctionnement
( +5,16 % par rapport à 2011) et 14 609 139 euros
en investissement (+17,40 % par rapport à 2011).
Des progressions expliquées par Isabelle
Guilloteau : « La section de fonctionnement évolue
d’un peu plus de 2,9 millions d’euros. Les dépenses
réelles sont en fait en progression limitée de
1,4 million d’euros. La différence tient dans les dé-
Quoi d’neuf Dossier ? I 21
>> A Chelles, deux kinés sont partis en
retraite et ne sont pas non plus remplacés.
« Nous arrivons en plus dans une
saison où les épidémies de bronchiolites
vont se multiplier. Nous sommes dans
l’incapacité de répondre à toutes les
demandes de kiné respiratoire en
urgence. Impossible de faire des visites
à domicile. On renvoie les patients dans la
nature parce qu’on ne peut pas
répondre à la demande. J’en ai référé à
l’ARS (Agence Régionale de Santé) par
téléphone. On m’a répondu qu’il fallait
écrire. Que faut-il faire pour être
entendu, leur envoyer nos patients ?
Le réseau bronchiolite est saturé.
Le week-end dernier, le kiné de garde
était à Champigny.
On manque de kiné à Chelles. Lorsque
je cherche un remplaçant pour partir
en vacances je n’en trouve pas.
Il faut dire qu’un numérus clausus
plus des écoles préparatoires payantes
constituent également quelques obstacles.
On assiste à une vraie paupérisation
des kinés et les médecins généralistes
ont les mêmes problèmes.
Dans le même temps, on tue l’hôpital
public et on transfère vers le privé qui
facture des sommes astronomiques à
la sécu. On marche sur la tête. Je
dénonce juste un problème.
A titre personnel, en ce moment je
travaille de 8 h à 21 h, je ne suis plus
en mesure de faire des déplacements à
domicile et j’ai du mal à prendre de
nouveaux patients.
Comment faire pour caser dans un
carnet de rendez-vous 80 séances pour
un malade du cancer par exemple.
On est en train de tuer notre système
de santé, on touche le fond. Pour le
moment, on s’arrange entre professionnel
et on fait en sorte que les patients
soient pris en charge. Mais on ne devrait
pas travailler comme ça. Notre métier est
vocationnel, on ne le fait pas par hasard.
La santé, c’est du temps et des moyens,
la santé n’a pas vocation à faire des
bénéfices, mais les grands groupes eux
oui. Je me demande si les gens ont bien
pris conscience de ce qui est en train de
se passer et des enjeux. »
DES CHIFFRES INQUIÉTANTS
AU NIVEAU NATIONAL
En médecine générale et libérale, le nombre
de praticiens n’a augmenté que de 6,6 %
en 5 ans.
Les effectifs, compte-tenu des départs en
retraite, devraient chuter de 10 % d’ici 2020.
Des départs massifs sont attendus dans les
cinq prochaines années.
En revanche, le nombre de remplaçants
a progressé de 523 % entre 2008 et 2009.
L’âge moyen des généralistes est de 51 ans.
Moyenne nationale de praticiens pour
100 000 habitants : 336
Moyenne pour la ville de Paris : 530
Moyenne pour le département de
Seine-et-Marne : 116
EN SEINE-ET-MARNE
Dans le département la densité de médecins
par habitant est inférieure de 28 % à la
moyenne nationale. C’est l’Est du département
qui est le plus touché et trois points noirs
subsistent dans le Nord : Dammartin-en-Goële,
Lizy-sur-Ourcq, Bray-sur-Seine.
Au total, 94 médecins généralistes libéraux
de plus sont nécessaires pour atteindre la
moyenne régionale.
03I JANVIER / FÉVRIER 2012
GRAND ANGLE
24 I Dossier
JOSSIGNY DÉJÀ TROP PETIT ?
LES CHELLOIS
SONT LES
BIENVENUS À
MONTFERMEIL,
C’EST EN
SUBSTANCE
LE MESSAGE
DE JEAN-LOUIS
FEUTRIE
SON DIRECTEUR.
LE GROUPE HOSPITALIER
INTERCOMMUNAL
LE RAINCY MONTFERMEIL
« Notre offre de santé est totalement
comparable à ce qui est offert à Lagny
avec quasiment les mêmes spécialités :
cardiologie, pneumologie, chirurgie orthopédique
et viscérale et maternité.
Si il y a eu, fut un temps, des transferts
de patients vers d’autres établissements,
c’est aujourd’hui un temps révolu dans la
mesure où des travaux ont été entrepris
notamment en maternité où on accueille
jusqu’à trente-quatre futures mamans. »
Côté urgences, là encore le directeur se
rassurant. « Ce service n’est pas saturé
mais il en donne l’impression en raison
de l’étroitesse des locaux. Nous allons
entreprendre un réaménagement afin de réguler les flux des patients. Dans ce
service, on comptabilise plus de 50 000
passages par an. Pour autant, 85 % des
patients ressortent après avoir reçu les
soins appropriés, seuls 15 % seront
hospitalisés. En venant aux urgences, les
patients sont assurés d’avoir tout le suivi
médical, examens et diagnostic. Pour les
familles qui viennent avec des enfants
malades, c’est aussi très rassurant de pouvoir
consulter un pédiatre, même s’il faut
attendre quelques heures, cela reste plus
facile que d’obtenir un rendez-vous en
secteur libéral. Notre service, c’est aussi
l’assurance d’avoir accès soins sans
dépassement d’honoraires. »
Le transfert aura lieu cette année.
Le site de Lagny fermera définitivement pour
intégrer l’établissement flambant neuf. Avec
quelques 460 lits, cela portera à un peu moins
de 1000 lits pour 220 000 habitants l’offre
hospitalière des territoires qu’il est sensé servir
à savoir Marne et Chantereine, Marne et Gondoire,
Val d’Europe, Val Maubuée et la Brie Francilienne et
cela pourrait ne pas couvrir l’ensemble des besoins.
Des maisons de santé notamment dans les secteurs
de Pontault et Roissy seraient semble-t-il déjà
demandées par les élus des communes concernées.
LES BÉBÉS DE BRY-SUR-MARNE
Les moyens techniques
➞ Un bloc obstétrical de six salles de
travail dont une dotée d’une baignoire
destinée aux accouchements physiologiques
➞ Trois salles de pré-travail
➞ Une salle de césarienne dédiée
➞ Une unité d’hébergement de quarante lits
Les équipes médicale et paramédicale
➞ Onze obstétriciens
➞ Sept pédiatres
➞ Vingt-et-une sages-femmes
➞ Trente-deux personnels paramédicaux
Objectifs : 3000 accouchements annuels
Hôpital privé de Marne-la-Vallée
Rue Léon Menu
Bry-sur-Marne / Tél. : 01 49 14 80 80
LES BÉBÉS DU GHI
LE RAINCY-MONTFERMEIL
Les moyens techniques
➞ Deux salles d’accueil pour les urgences
➞ Cinq salles de naissance
➞ Trois lits de pré-travail
➞ Une salle de césarienne
➞ Une salle de soins post-interventionnels
➞ Une nurserie avec photothérapie
Les équipes médicale et paramédicale
➞ Huit médecins (obstétriciens, anesthésistes,
pédiatres)
➞ Vingt infirmières
➞ Vingt sages-femmes
➞ Trente-deux auxiliaires de puériculture et
aides-soignantes
➞ Trois psychologues
Objectif : 2500 accouchements annuels
GHI Le Raincy-Montfermeil
10, rue du Général Leclerc
Montfermeil / Tél. : 01 41 70 80 00
ESCALES
38 I Rencontres
+ D’INFOS CONTACT
maloutch@wanadoo.fr
maloutch.over-blog.com
www.lenadir.com
tél. : 06 37 74 40 91
Portrait Joëlle Bappel I Photos Bernard Touati
C
LA PEINTURE DÉCALÉE ET
FANTASMAGORIQUE DE…
Mariam Bernardin dite Malou
COMMENT PASSER AU TRAVERS D’UNE PASSION LORSQUE
CELLE-CI SE TRANSMET DE GÉNÉRATION EN GÉNÉRATION ?
Mission impossible pour Mariam Bernardin dite Malou, artiste-peintre. Sa mère, sa grand-mère…
la jeune Chelloise s’est elle aussi laissée happer par la peinture jusqu’à tout lâcher pour en faire son
métier. Aujourd’hui, elle nous présente son univers. A la fois poétique et fantastique. Né d’un subtil
mélange de recherches oniriques, abstraites, surréalistes. Pour des créations originales hors du temps
et des sentiers battus où s’entrecroisent chimères et sentiments. De l’exaltation à l’état pur.
DÉCOUVERTE 32 I Enquête
QUELQUES
CHIFFRES
403
NOMBRE DE COMMERCES
À CHELLES
225
EN CENTRE-VILLE 3
PÔLES D’ACTIVITÉS
COMMERCIALES
(AULNOY, AVENUE DE SYLVIE
ET CHELLES 2) TOTALISENT
129 COMMERCES ALLANT DE
L’HYPERMARCHÉ À LA PETITE
BOUTIQUE
1
A quelques jours des fêtes de fin d’année, alors que les
Chellois poursuivent leurs achats de Noël et préparent le
réveillon, les commerçants devraient afficher une mine réjouie,
cette période étant propice aux dépassements de budget…
Si certains ont fait de bonnes affaires, pour d’autres cette fin
d’année 2011 a un goût amer.
Ils étaient annoncés depuis de nombreux mois, les travaux de
restructuration du premier étage du centre commercial Chelles 2
devraient s’engager prochainement. Conséquence directe, les
cinq boutiques encore ouvertes à ce niveau vont baisser leur
rideau. Chez Star sport, la décision est prise : « D’ici un mois,
nous aurons rejoint le niveau inférieur, explique le gérant, car
à cet étage, il va y avoir des travaux. » Chez Hasting, Raymond
Marciano hésite encore et pourtant, il est a Chelles 2 depuis
plus de treize ans : « Je descends ou je ferme, déplore le commerçant.
» Descendre, pourquoi pas, sauf que le centre lui
impose une surface plus importante que celle dont il dispose
actuellement et le loyer qui va avec. « Je trouve déjà que ce que
l’on paye ici est trop élevé – 4000 € mensuels – alors voir
a facture encore augmenter ! On me dit qu’il va y avoir des
travaux, personnellement, ça fait dix ans que je les attends.
Malgré tout, on travaille correctement, pas avec la clientèle de
passage, il n’y en a pas, mais nous avons nos habitués parce
que nous vendons de grandes marques. Pour que ce centre
redémarre, ce qu’il nous faut, ce sont des transports. »
DES JEUNES COMMERÇANTS CHOISISSENT
POURTANT CHELLES 2
James a ouvert son magasin de chaussures il y a trois ans
et reste optimiste même s’il confirme que cette année,
l’activité est plus calme.
« Avant de me lancer dans le commerce, je connaissais déjà le
centre puisque j’étais agent de sécurité ici, donc je savais à quoi
m’attendre. Mais je suis Chellois depuis toujours et je voulais
rester dans ma ville, pour moi, c’est un plus pour se lancer.
Enfin, il n’y avait plus de magasins de chaussures donc pas de
concurrence directe. J’ai deux atouts majeurs : une stratégie
commerciale qui consiste à proposer de nouveaux modèles très
souvent tout en évitant d’avoir beaucoup de stocks et des
charges moins lourdes grâce à un bail précaire que je renouvelle
tous les trois mois ce qui me permet d’avoir un loyer très
raisonnable et, avec mon chiffre d’affaires, je ne m’en sors pas
si mal. »
1 - James
2 - Laurence Brisoux, présidente de l’Union des Commerçants de Chelles
3 - Nathalie et Laurent
4 - Boucherie Lemoussu
5 - Nathalie et Laurent Verhaeghe
DÉCOUVERTE
28 I Reportage
LE CHELLES BATTLE PRO,
UN INCONTOURNABLE
MONDIAL
Et pour cela, Zoubir Chibbi, directeur
artistique, parcourt la planète afin
de sélectionner les meilleurs danseurs
mondiaux.
C’est lui qui avec Phase T a imaginé le premier
Battle. La première édition a connu un beau
succès d’estime pour en arriver aujourd’hui au
rendez-vous international que l’on connaît.
« La manifestation se profile bien souligne-t-il.
Déjà deux équipes qualifiées : Corée et
l’Ukraine et bientôt la Grèce. On finalise le
programme pour être prêt en mars, explique
Zoubir. On attend les qualifications d’autres
pays : USA, Russie, Afrique du Sud, Japon,
Hollande entre autres. Côté programmation
on a toujours nos 4 catégories : le 8 contre 8,
le 2 contre 2, les moins de 14 ans et les filles.
Cette année, on veut un super Battle avec
toujours le show free style, de la bonne
musique, une super la lumière et de la vidéo.
Le Chelles Battle Pro est un incontournable
sur le plan mondial le must du must. »
En effet, à mesure que l’association et ses
danseurs accédaient à la notoriété, le Battle
suivait la même courbe ascendante.
« Aujourd’hui, les meilleurs danseurs mondiaux
se portent candidats pour participer aux
qualifications, explique Zoubir. Avec beaucoup
de modestie, je dirai qu’actuellement le
Chelles Battle Pro est l’événement hip-hop
le plus important au niveau mondial.
Les danseurs sont quasiment tous des professionnels.
S’ils sont si nombreux à vouloir
participer c’est que le titre remporté à Chelles
est un vrai sésame pour une carrière. Il faut
savoir que les danseurs hip hop sont très
demandés dans les comédies musicales. Pour
ces groupes, un trophée chellois ce sont des
contrats assurés.
Pour faire une comparaison qui en dira long :
le Battle Pro de Chelles pour les danseurs est
l’équivalent d’un Roland Garros sur le circuit
des grands tournois internationaux pour les
joueurs de tennis. »
Steṕhane Ragneau Sophie Aubourg Zoubir Chibbi Saïd Kais
UNE DIMENSION SOCIALE
ET CULTURELLE
Responsable du 14, équipement
jeunesse dédié à la danse, Saïd Kais
a vu « naître » le Battle et Phase T.
Il suit et porte l’événement depuis sa
création : « Notre rôle au niveau de la
direction de la jeunesse est d’organiser
des ateliers de pratiques culturelles et
d’amener notre public à s’impliquer dans
l’événement lui-même. Cette année encore
des ateliers vont permettre aux jeunes
de se rencontrer à travers différentes
pratiques artistiques : Battle Vidéo, Making
off vidéo, Atelier Graph, Atelier Dj’ing,
atelier MAO, atelier Free style foot, atelier
street pochoir, atelier photos, ateliers
écriture, participer au workshop, assister
à une conférence sur le
hip-hop. »
A cela s’ajoute une dimension
sociale et
pédagogique en offrant
aux jeunes une première
approche du monde du
travail.
« Il s’agit de les amener à
la formation en leur
donnant les outils pour
accéder à une réussite
professionnelle en leur proposant des
débouchés possibles, explique Said. Pour des
jeunes en échecs, c’est aussi leur redonner
le goût des valeurs du travail, en valorisant
leur action ou encore le bénévolat. Ils vont
être impliqués par exemple dans la décoration,
l’accueil de la presse ou des invités,
le transport des danseurs gares ou aéroport
jusqu’à Chelles… » L’équipe de la jeunesse
se charge d’encadrer tous ces jeunes qui
vont s’investir ainsi sur la manifestation.
Ce travail fait aussi partie de la qualité et
de l’originalité de l’événement puisque ici
l’objectif est de leur ouvrir les portes de
l’insertion et pas seulement par la danse.
Le Battle est fait pour les jeunes et aussi
avec eux.
100 % CHELLOIS
« Ce n’est pas un événement clé
en main acheté à une société de
production, explique Sophie Aubourg,
responsable du service de l’Evénementiel
pour la Ville. Il a été imaginé
et voulu par des jeunes Chellois
fans de hip-hop, 12 ans après, il
est devenu un événement majeur
et incontournable par la dimension
qu’il a pris au fil des années. Il était
logique que son organisation reste
locale. »
Une volonté qui implique une forte mobilisation
de plusieurs services municipaux à
divers moments de l’élaboration de la manifestation.
« Nous assurons tout le côté
professionnel de l’événement dans
différentes dimensions
: techniques,
« CE N’EST PAS
UN ÉVÉNEMENT CLÉ
EN MAIN ACHETÉ
À UNE SOCIÉTÉ DE
PRODUCTION. »
matériel, conditions
d’accueil aussi bien
des artistes que du
public, poursuit Sophie.
Cela comprend
l’implantation de la
manifestation – elle
a lieu pour la
deuxième année sous
chapiteau sur le site
du complexe Maurice Baquet – l’aménagement
scénique, le son, la lumière mais aussi
l’implantation des gradins. A nous d’assurer
la sécurité du public, la mise en place des
conditions d’intervention des secours en
cas de besoin le jour de la manifestation
mais aussi en amont et en aval. Notre mission
consiste également à prendre en
charge l’ensemble du travail administratif
qui accompagne une manifestation de
cette ampleur : contrats avec les prestataires
de services, contrat avec Phase T, le
partenaire artistique, les demandes de
subventions auprès des autres collectivités :
département, région, communauté d’agglomération,
Sacem. Cette année, nous allons
en plus solliciter davantage de sponsors,
Travaux du gymnase Maurice Baquet
Reportage I 27
DÉCOUVERTE
Dans les coulisses du Battle Pro 2012
L’ÉVÉNEMENT
« MADE IN CHELLES »
+ INFOS
www.battle-pro.com
+ BILLETTERIE 01 64 73 84 06
Ouverture début janvier pour la FNAC
La billetterie sera ouverte à partir du 6 au
29 février du lundi au vendredi de 14 h à 17 h 30
et le samedi matin de 9 h à 12 h.
• Hôtel de Ville et Fnac (tarifs majorés de 2 €)
• Plein tarif : 17 €
• Billet de groupe à partir de 10 personnes : 15 €
• Titulaire de passeport jeune (Chelles et communes
de la Communauté d’agglomération) plus
de 18 ans : 10 €
• Titulaire de passeport jeune (Chelles et communes
de la Communauté d’agglomération)
moins de 18 ans : 6 €
Pour bénéficier des tarifs préférentiels, une carte
d’identité et un justificatif de domicile seront
demandés.
• Sur place le jour du Battle, tarif unique : 25 €
LA VILLE S’APPRÊTE À
ACCUEILLIR SON ÉVÉNEMENT
PHARE LE 3 MARS PROCHAIN ET
LES SERVICES QUI TRAVAILLENT
SUR SON ORGANISATION SONT
DANS LES STARTING-BLOCKS
APRÈS PLUSIEURS MOIS DE
PRÉPARATION.
Chelles confirme avec cette manifestation
d’envergure internationale, et qui porte
bien au-delà des frontières hexagonales
le nom de la commune, sa volonté
d’inscrire pleinement les pratiques
artistiques urbaines dans son patrimoine
culturel.
Avec la Cosa Cup au skatepark, le Juste
Avant, le festival Num au théâtre,
l’émergence des musiques actuelles avec
Les Cuizines et aujourd’hui la montée en
puissance du Battle Pro, Chelles se fait
un nom dans le cercle des organisateurs et
concepteurs de grands événements
reconnus et attendus.
Reportage Isabelle Trimaille I Photos Bernard Touati
03I JANVIER / FÉVRIER 2012
REFLETS
16 I16Post-it
I Quoi d’neuf ?
L’ESPACE SERVICES
Stationnement plus
facile en mairie
1
Recensement 2012…
L'Institut National de la Statistique et des Etudes
Economiques, effectuera le recensement 2012 du
19 janvier au 25 février. Les foyers recensés
seront informés par courrier. Les agents recenseurs
seront munis d'une carte officielle avec
photo.
Si répondre au recensement est imposé par la loi,
les informations recueillies ne peuvent donner
lieu à aucun contrôle administratif ou fiscal.
En cas d'absence, un avis de passage est laissé
dans la boîte aux lettres indiquant le contact
téléphonique à appeler dans les meilleurs délais
afin que vos réponses aux questionnaires
puissent être enregistrées.
Pour tout renseignement et en cas de problème,
contacter l'Espace Services de la mairie, au
01 64 72 55 60.
2
Passeport biométrique
Conformément à un décret paru au Journal
Officiel en juillet dernier, les mairies ne disposent
plus, depuis le 31 décembre, de la faculté
de prendre sur place la photo d'un demandeur
de passeport. C'est à lui que revient désormais
l'obligation de fournir les deux photographies
d'identité nécessaires à l'instruction de son
dossier. Ces clichés peuvent être obtenus chez
un professionnel de la photographie ou dans
les cabines automatiques homologuées.
L'Association pour la Promotion de l'Image,
qui rassemble les métiers de la photographie,
se félicité de cette mesure, alors qu'elle estimait
que le dispositif antérieur menaçait quelque
9 000 emplois dans la profession.
Pour répondre aux besoins des particuliers et permettre aux agents de la commune
de garer leurs véhicules, le stationnement a été repensé autour de la mairie. Sous le
gymnase du centre-ville, inauguré le 7 janvier, le nouveau parking de l'Hôtel de Ville
est accessible par la rue des Frères Verdeaux. Sur ses 55 places, 41, dont 1 spéciale
personnes à mobilité réduite, sont dédiées au public, les autres étant réservées aux
véhicules de service de la Ville. Ces places sont gérées à l'identique de celles du
parking du marché : première heure gratuite, 1 € pour une heure de plus et 2 € pour
les 3 heures maximales autorisées. Le parking côté rue Eterlet est entièrement dévolu
au personnel communal et une borne de protection, inactive les week-end et jours
fériés, sera installée dans les jours à venir. Les particuliers disposeront en zone bleue,
de 32 places supplémentaires, dont 2 pour personnes à mobilité réduite, sur le parking
latéral, accessible par la rue Besson, et d'encore 14 autres matérialisées autour du
rond-point du 8 mai 1945.
Côté parc du Souvenir, les stationnements actuels disparaissent et seul un parking deuxroues
est installé. Ainsi l'espace laissé vacant pourra, à terme, être rendu au parc.
Assises de la citoyenneté
Elles se sont déroulées le 26 novembre dernier
et ont permis avec la participation des
habitants d’actualiser le Projet de ville.
Un document retraçant la démarche et les
nouvelles orientations prenant en compte les
attentes des Chellois sera diffusé dans toutes
les boîtes aux lettres et téléchargeable sur
www.chelles.fr
2
3
Arrêts Reportage sur imagesII 7 REFLETS
4
5
7
Le Préfet de Seine-et-Marne, Pierre Monzani, a rencontré Jeanul
Planchou et Jean-Jacques Marion. Au menu des discussions :
énagement du territoire et sécurité.
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25 Adopter des poupées Frimousse permet à l'UNICEF
de financer des campagnes de vaccination dans plus de
150 pays en voie de développement
03I JANVIER / FÉVRIER 2012
Plus d’infos sur www.chelles.fr
Culture et loisirs Post-it II 43 43
Ô QUATRIÈME
DE BERTILLE BAK
Exposition du 29 janvier
au 18 mars 2012
C’EST UNE PRODUCTION INÉDITE DE BERTILLE BAK (VIDÉO ET INSTALLATION) QUE PROPOSENT LES EGLISES CENTRE D’ART CONTEMPORAIN. CETTE
JEUNE ARTISTE EXPLORE DES UNIVERS ET DES LIEUX DE VIE QU’ELLE AIME PARTAGER AVEC LES HABITANTS. TENDRESSE ET HUMOUR SONT
TOUJOURS PRÉSENTS DANS SA DÉMARCHE ARTISTIQUE. OBSERVATRICE, ELLE TRAQUE LES US ET COUTUMES DE CES MINI-SOCIÉTÉS QU’ELLE
REVISITE DANS SES ŒUVRES.
Elle pourrait privilégier la forme documentaire
mais au lieu de ça, elle choisit un autre chemin
et embarque le spectateur dans un récit où
l’espièglerie et la fantaisie occupent des places
de choix dans la narration. Dans «Ô Quatrième »
présenté à Chelles, il est question d’élévation
physique et spirituelle, de tranches de vie réelles
ou imaginaires, de souvenirs, sur quatre étages.
A découvrir …
Bertille Bak est née en 1983 à Arras. Elle vit aujourd’hui
entre son Nord-Pas-de-Calais natal et
Paris. La jeune artiste vidéaste qualifie son travail de
documentaire à la fois fictionnel et « etnographique
». Dans l’une de ses productions « T’as de
beaux yeux tu sais… » elle met à l’honneur la culture
ouvrière des habitants des corons de Barlin : majorettes,
fanfares et accents chtis. Points communs à
toutes ses œuvres : l’humour et la poésie jusqu’à la
tendresse pour ses personnages.
Son talent est aujourd’hui reconnu puisqu’elle
a décroché le prix Gilles Dusein/Neuflize en 2007
et le prix Stuart en 2008.
Autour de l’expo
Le vernissage aura lieu le samedi 28 janvier à
partir de 11 h 30. Entrée libre.
La visite de l’exposition chelloise est couplée
avec celle du Centre Photographique d’Ile-de-
France de Pontault-Combault pour découvrir
« La dérivée mexicaine » d’Yves Trémorin.
A cette occasion, une navette assure le trajet
aller/retour de Chelles à Pontault-Combault.
Ce service est gratuit sur simple réservation au
01 64 72 65 70 ou par e-mail :
leseglises@chelles.fr
+ D’INFOS CONTACTS sur http//leseglises.chelles.fr
ou 01 64 72 65 70
Les Eglises, Centre d’art contemporain - Rue Eterlet
Pendant les expositions, le centre d’art contemporain accueille le public du lundi au dimanche.
Du lundi au vendredi : scolaires, individuels et groupes sur rendez-vous
Du vendredi au dimanche de 14 h à 17 h : visites libres
Le centre est accessible aux personnes à mobilité réduite.
03 I JANVIER / FÉVRIER 2012
Reportage II29
il nous faut donc en plus des conventions
spécifiques. L’équipe de l’événementiel
gère également la billetterie. »
La grosse différence avec les éditions
précédentes, c’est que depuis l’an dernier,
le Battle est sorti du gymnase Baquet et
s’est déroulé pour la première fois sous
chapiteau pour accueillir davantage de
spectateurs. « Cette solution ne nous a
pas donnée entière satisfaction et pour
l’édition 2012, nous avons souhaité améliorer
l’esthétisme de la structure et l’accueil du
public, » ajoute Sophie.
L’organisation s’est professionnalisée. Et cela
devrait être visible par tous y compris par
les artistes et les partenaires invités qui disposeront
pour la première fois d’un carré VIP.
« L’aspect positif professionnellement, c’est
d’avoir à développer un événement, c’est un
beau challenge, » souligne encore Sophie.
DU PERSONNEL ET DES
MOYENS MOBILISÉS
Profitant de cette manifestation,
la Ville entreprend des travaux sur
le complexe sportif Maurice Baquet.
Stéphane Ragneau, membre de l’équipe
de la direction technique de l’événement
explique : « Le terrain de foot sur lequel
était installé le chapiteau était inadéquat :
les travaux entrepris actuellement vont permettre
d’accueillir ce type de structure. Les
aménagements effectués vont être utiles
pour l’organisation d’autres manifestations
d’envergure comme la fête des enfants et
permettront par l’exemple l’accueil de
cirques. Ces travaux ont débuté et se poursuivront
en janvier et février pour que tout
soit près pour l’arrivée du chapiteau. » D’autres
défis sont relevés par les professionnels
municipaux. « Pour la première fois, poursuit
Stéphane, nous travaillons avec un concepteur
lumière. Avec le prestataire qui nous
loue le chapiteau, il a fallu travailler sur les
aménagements intérieurs avec des objectifs
précis : améliorer la qualité de l’accueil du
public mais aussi répondre aux besoins de la
direction artistique. Le tout dans le respect
de la réglementation en matière de sécurité
sur un événement de ce type. »
Stéphane travaille en binôme avec Emmanuel
Gervier, régisseur général événementiel qui a
en charge toute la gestion technique. «Les
prestataires retenus expriment des besoins,
mon rôle sera de trouver le matériel adapté
aux besoins et ensemble nous veillerons à ce
que l’installation corresponde aux attentes,
précise-t-il. Gros changement pour nous
cette année, l’importance de la structure :
elle est deux fois plus importante en terme
de surface et l’aménagement intérieur est
totalement différent de ce que nous avons
fait l’an dernier. » Plus la date de l’événement
approche et plus la tension monte.
Anne Bernard, Directrice de
la Communication et
de l’Evénementiel
UN TRAVAIL
D’ÉQUIPE
La gestion du
public, c’est le
domaine entre
autres d’Anne
Schoen. Elle
a également
en charge le
catering des
artistes (installation, ravitaillement,
temps de repos, de leur arrivée jusqu’à
leur départ), la billetterie et le jour J,
la gestion du personnel vacataire et le
secteur administratif.
« Actuellement, on travaille sur le placement
des spectateurs. Le public étant plus nombreux,
il faut veiller à ce que son installation
se passe le plus rapidement possible. On doit
prendre en compte toutes sortes de données
car le Battle n’est pas un spectacle
classique. »
En communication, le travail a pris également
une autre dimension compte-tenu
de l’ampleur de l’événement. « Dans notre
service qui réunit la communication et
l’événementiel, toutes les compétences sont
mobilisées autour de ce projet d’envergure,
précise Anne Bernard, directrice de la Communication
et de l’Evénementiel. En communication,
outre les supports classiques,
nous allons développer l’habillage du site et
travailler sur sa signalétique puisque celui-ci
est éphémère. Kakémonos, campagne d’affichage
sur plusieurs départements d’Ile-de-
France doivent nous permettre d’attirer un
nouveau public. L’identité culturelle de
Chelles est basée sur les cultures urbaines -
la communication autour du Chelles Battle
Pro est l’occasion de le rappeler. »
Jean-Paul PLANCHOU
Maire de Chelles
Vice-président du
Conseil Régional
d’Ile-de-France
LE BATTLE : UN ATOUT
POUR CHELLES
Pour Jean-Paul Planchou : « Le Battle est
une manifestation de vaste ampleur qui
s’adresse à des publics aussi bien chellois
que provenant de l’extérieur de notre commune
puisqu’en 2011 elle a rassemblé près
de 3000 personnes. Il n’y a que le feu d’artifice
du 14 juillet qui attire plus de public mais
c’est un événement qui a lieu dans toutes
communes de France alors que le Battle
identifie notre ville. Voilà pourquoi nous avons
choisi de soutenir cette manifestation qui
concourt à la notoriété de Chelles tant au
niveau national qu’international. Bien sûr, ce
soutien représente un coût supplémentaire et
nous avons sollicité nos partenaires Région,
Département, Communauté d’agglomération
Sacem ainsi que des concours privés.
Si ceux-ci répondent à nos attentes
prévisionnelles, cela réduira d’autant la charge
de la Ville. Néanmoins, cet effort financier
consenti en 2012 sera le fruit d’économies
réalisées dans le secteur municipal de
l’événementiel. Enfin, lors de l’enquête
réalisée en vue de la préparation des récentes
« Assises de la citoyenneté », bon nombre
de Chellois ont évoqué la nécessité qu’il y ait
davantage d’animations et les plus jeunes
d’entre eux, souhaité que le Battle soit
conforté afin d’être un grand rendez-vous.
Nous répondons ainsi à une attente. »
LE BATTLE EN CHIFFRES
Nombre de danseurs invités en 2011 : 184
Nombre de pays représentés : 8
Montant des prix : 6000 € de prix attribués
4000 € au premier prix du 8 vs 8
1000 € au premier prix du 2 vs 2
1000 € au premier prix du Bgirl Battle
800 € de lots pour les meilleurs du Baby Battle
Le chapiteau
Il sera monté sur le complexe Baquet,
7 , rue Guy Rabourdin
Superficie totale : 2930 m 2
Nombre de places assises : 2710
Superficie de la scène : 100 m 2
Espaces danse : 4
03I JANVIER / FÉVRIER 2012
Salle du Conseil I 9
REFLETS
DÉBAT D’ORIENTATION BUDGÉTAIRE
ET VOTE DU BUDGET 2012
Le 4 novembre et le 9 décembre, le budget de la Ville
aurai dû être au centre des débats des conseils municipaux.
Si le 4, un débat a bien eu lieu, un mois plus tard, lors du vote
du budget primitif, les groupes de l’opposition Chelles pour tous et
Chelles Autrement ont choisi le silence.
Le groupe d’Hubert Pipard n’a même pas pris part au vote.
03I JANVIER / FÉVRIER 2012
Post-it Post-it I 17
II 17
Attention travaux
Les travaux d’extension du réseau géothermique se
poursuivent rues René Sallé et Palais Royal. La seconde
phase débutera le lundi 9 janvier et s’achèvera
le vendredi 17 février. Les perturbations concernent
essentiellement la rue René Sallé qui pendant cette
période restera en sens unique sur toute sa longueur.
Cette extension du réseau va permettre à de nouveaux
usagers de bénéficier des avantages du chauffage
urbain alimenté par l’énergie renouvelable
géothermique.
Le chiffre du Mag
2,15 %
La Poste des Coudreaux : deux mois et demi de fermeture
Le 12 janvier, le bureau de poste des Coudreaux fermera
ses portes pour deux mois et demi de travaux.
Ils permettront de mettre en place les nouveaux
modes d’accueil du service. Durant cette période, les
usagers pourront effectuer l’ensemble de leurs opérations
y compris le retrait de lettres et colis au bureau
de Courtry, situé rue des Ormeaux. La distribution
du courrier ne sera pas impactée
Bureau de Poste de Courtry
Horaires d’ouverture : du lundi au vendredi de 9 h à
12 h et de 14 h 30 à 17 h 30, samedi de 9 h à 12 h.
C’est la baisse de la taxe 2011 sur les ordures
ménagères suite au passage de 3 à 2 collectes
chaque semaine.
3 questions à Francine Desmarchelier
Présidente de l’AVACS (Association Vaincre le Cancer Solidairement)
Contact :
01 64 21 13 10
Andree.carrupt@numericable.fr
Chelles Mag’ : Quelles sont les origines de l’AVACS et sa date
de création ?
Francine Desmarchelier : « Notre association est née grâce à des
malades et à la mise en place d’un programme européen d’éducation
à la santé pour les patients et leurs proches intitulé « Apprendre
à vivre avec le cancer ». Ce programme né en Suède a été diffusé
en France à la clinique St Faron de Mareuil-les-Meaux. Ensuite, et
toujours à la demande des personnes concernées par la maladie,
nous avons eu l’idée de créer une association. L’AVACS (Association
Vaincre le Cancer Solidairement) a vu le jour il y a onze ans. Le
mot « solidairement » y a toute sa signification.»
CM : En quoi consiste votre association ?
F.D : « Son rôle est surtout d’aider les patients à vivre au mieux leur
maladie en leur procurant des activités de retour au bien-être. Nous
organisons régulièrement des ateliers en arts créatifs (animés par
Andrée Carrupt, ils ont lieu tous les quinze jours, le lundi, de 14 h à
17 h, dans la salle Victor Thiébaut de la mairie de Brou-sur-Chantereine),
des séances de conseils en image (un lundi tous les deux
mois, l’intervenante étudie la morphologie et propose des choix de
couleurs, de formes), des consultations en diététique accessibles
à tous les patients sous hormonothérapie et ayant des problèmes
de poids (quelque soit le lieu de soins et d’habitation).
CM : L’AVACS recherche-t-elle des bénévoles pour l’aider dans
ses actions ?
F.D : « Plus que jamais. Nous avons besoin de personnes disponibles
tant pour la partie logistique lors de l’organisation d’événements
ponctuels destinés à recueillir des fonds (vente de livres,
exposition…) que pour l’aide auprès des malades. Mais attention,
pour ces derniers le recrutement est différent (très particulier). Il ne
suffit pas d’avoir du temps de libre, il faut véritablement bien connaître
la problématique et suivre une formation (prise en charge par
l’AVACS). S’investir dans ce genre de bénévolat n’est pas anodin
et nécessite une réelle implication personnelle. »
Piscine
Elle rouvre ses portes
Après une première phase de travaux effectués en 2008-2009, celle de réaménagement
programmée au centre nautique pour cette fin d’année, visait à améliorer les
conditions d’accueil de fonctionnement, de confort des publics et des personnels dans
les halls et les espaces dédiés aux vestiaires et cabines. Cette dernière étant terminée,
la réouverture au public est prévue le 30 janvier 2012.
Vacances de février
Pensez à les inscrire !
Les réservations pour les accueils en centres de loisirs durant la période des petites vacances d’hiver (20 février au 2 mars
2012) se poursuivent jusqu’au 4 février. Les centres de vacances proposent, du 21 février au 1er mars, un séjour de dix jours à
Saint Jean d’Aulps destiné aux six-douze ans. Les pré-inscriptions sont à faire au plus tard le 20 janvier.
Renseignements et inscriptions auprès de l’Espace services, tél. : 01 64 72 55 60 ou sur www.chelles.fr
03I JANVIER / FÉVRIER 2012
COUP DE JEUNE SUR L’ÎLOT B
REFLETS 14 I En projet
Les urbanistes
locaux l’appellent
l’îlot Besson.
Ce secteur, délimité par la place de la
République et les rues Besson et
Sainte-Bathilde, en plein cœur de ville,
à deux pas du parc du Souvenir Emile
Fouchard, compte tenu de
son emplacement stratégique,
méritait bien une rénovation
ambitieuse.
UNE RÉFLEXION
GLOBALE À LONG TERME
Alors que Chelles poursuit sa modernisation et se
dote de nouveaux équipements structurants (gymnase,
médiathèque), que le quartier de l’Aulnoy a vu le jour,
que la Zone d’Aménagement Concerté du
centre-ville décolle et que les premiers immeubles sortent
de terre, la Ville se penche aujourd’hui sur la rénovation
de l’îlot Besson dont les constructions s’étaient fortement
dégradées au fil du temps. L’idée est de
requalifier l’ensemble du secteur en y incluant la
place de la République, la rue Gambetta ainsi que
le parking Eterlet. Dans l’immédiat, ce sont
deux immeubles dédiés à l’habitation
qui seront réalisés sur ce
secteur.
LE PROJET
BNP PARIBAS IMMOBILIER
De facture plus classique que son voisin, le projet
s’articule sur la partie de l’îlot faisant face à la place
de la République. La résidence de 120 logements pour
environ 7 200 m2 et 156 places de parking est en forme
de fer à cheval et ses trois façades sur rue donneront sur la
place de la République ainsi que les rues Besson et Sainte
Bathilde. Elle disposera également d’un jardin intérieur.
La construction à R+6 et R+4 pourrait sembler
imposante mais la conception en double attique
allège sensiblement le bâtiment. Ce dernier
devrait accueillir des commerces confortant
ainsi le pôle commercial de la rue
Gambetta.
Dossier I 25
Lucia Pereira,
adjointe au maire
chargée des Seniors,
des Personnes Agées
et des Relations
Intergénérationnelles
DES MUTUELLES DE PLUS
EN PLUS CHÈRES
Alors que l’Etat vient de surtaxer les mutuelles santé
(+4,35 % en moyenne d’augmentation), de plus en
plus de personnes âgées éprouvent des difficultés
à accéder aux soins et sont souvent contraintes de
renoncer à se faire soigner. « Les seniors ayant des
ressources se situant juste au-dessus des plafonds
permettant d’accéder à une aide financière pour
s’offrir une mutuelle sont de plus en plus contraints
faut de moyen d’y renoncer, constate Lucia Pereira,
adjointe au maire chargée des Seniors, des Personnes
Agées et des Relations Intergénérationnelles. Ce sont
des seniors qui faute de ressources suffisantes ont dû
renoncer à leur mutuelle. Pourtant des aides existent,
mais les dossiers sont très compliqués à monter. Nous
allons donc mettre en place un service d’aide au
montage du dossier administratif. »
Les différentes aides
CMU : Couverture Maladie Universelle, elle est
attribuée à toute personne résidant en France sans
interruption depuis trois mois et non couverte par
un régime d’assurance maladie obligatoire.
CMUC : Couverture Maladie Universelle Complémentaire
gratuite, elle est soumise à un plafond de
ressources (7 771 euros annuels pour une personne)
En cas de dépassement des plafonds de la CMUC ,
d’autres aides sont en place :
ACS : Aide à la complémentaire santé
Elle est plafonnée à 9 791,40 euros annuels (*) soit
plus 26 % du plafond CMUC, elle est versée par la
Caisse Primaire d’Assurance Maladie à hauteur de
500 euros par an.
Coup de pouce santé
Elle est plafonnée à 9 325,08 euros annuels (*) soit
plus 20 % du plafond CMUC, elle est versée par
le fonds d’action sociale de la Caisse Primaire
d’Assurance Maladie à hauteur de 500 euros par an.
Solidarité santé
Elle est plafonnée à 10 102,24 euros annuels (*) soit
plus 30 % du plafond CMUC, elle est versée par
le fonds d’action sociale de la Caisse Primaire
d’Assurance Maladie à hauteur de 500 euros par an.
Aide santé
Elle est plafonnée à 11 656,44 euros annuels (*) soit
plus 50 % du plafond CMUC, elle est versée par
le fonds d’action sociale de la Caisse Primaire
d’Assurance Maladie à hauteur de 500 euros par an.
Les aides spécifiques au département de Seine-et-
Marne sont soumises à la décision de la Caisse Primaire
d’Assurance Maladie et ne sont pas assurées
d’une pérennité absolue.
L’ACS et Coup de pouce santé s’additionnent en Seine
et Marne à condition d’avoir souscrit un contrat
d’une durée d’un an.
En cas de refus de l’ACS, il reste la possibilité
d’obtenir une aide via les dispositifs Solidarité santé
ou Aide santé.
IL OUVRIRA NORMALEMENT
CE MOIS-CI.
Le centre médical Chilpéric, c’est son
nom, est installé dans l’ancienne clinique
de Chelles. Il y a deux ans, les praticiens
(spécialistes et chirurgiens) de l’hôpital
privé Marne et Chantereine s’associent et
rachètent l’ancienne clinique de Chelles,
un bâtiment certes ancien mais auquel
certains praticiens étaient attachés y
ayant pratiqué lorsqu’elle était encore en
activité. L’objectif : y installer un centre
de consultations dédié uniquement aux
spécialités médicales. « L’idée, explique le
docteur Philippe Pédron, était de faciliter
l’accès aux soins à nos patients et de leur
éviter de nombreux déplacements.
En nous installant au centre-ville, nous
répondions à une très forte attente de
leur part. »
Mais avant d’en arriver là, deux années
de travaux ont été nécessaires pour transformer
l’ancienne clinique en cabinets
médicaux. « Nous avons reçu le soutien
de la Ville pour ce projet. Plus qu’une validation,
elle nous a apporté de nombreux
conseils et guidé dans nos démarches, »
poursuit le docteur Philippe Pédron.
Dès son ouverture, une dizaine de
consultations seront ouvertes et à terme,
le centre médical en comptera vingt-
UN CENTRE MÉDICAL
BOULEVARD CHILPÉRIC
cinq. « Ce que nous avons voulu mettre
en place, c’est une équipe cohérente où
toutes les spécialités seront présentes
pour une offre de soins très complète. »
Les consultations seront ouvertes six
jours sur sept du lundi au samedi.
« Plusieurs praticiens dans chaque
spécialité permettent cette organisation,
ajoute-t-il, ce sera le cas notamment en
urologie, en orthopédie, les soins postopératoires
pourront également se faire
à Chelles. Enfin, les patients devant subir
une intervention chirurgicale à l’hôpital
privé Marne et Chantereine pourront
effectuer toutes les formalités d’admission
au centre médical et se rendre à
Brou uniquement pour l’intervention. »
A ce jour, la date d’ouverture du centre
médical n’est pas encore arrêtée. Une
signalétique devrait être mise en place
pour informer les patients de l’ouverture
et un site internet dédié mis en ligne.
* Tous les montants sont pour une personnes de plus de 60 ans
03I JANVIER / FÉVRIER 2012
Rencontres I 39
Famille d’artistes
« J’ai toujours aimé peindre.
Enfant, j’allais chez ma
grand-mère chaque mercredi
et je la regardais travailler
ses toiles. C’était magique.
C’est elle qui m’a véritablement
donné le goût pour la
peinture. Et puis, dans la
famille il y a beaucoup
d’artistes. Mes tantes sont soit
peintres, soit sculpteurs, mon
frère et mon oncle sont
chanteurs, ma sœur est
écrivaine dans l’âme… J’ai
donc tout naturellement été
sensibilisée à l’art et à l’envie
d’aller chercher des sensations
au plus profond de moi. »
Des études scientifiques
malgré l’envie très forte
d’intégrer les Beaux-Arts…
la passion prend désormais
le pas sur la raison et la jeune
femme décide en 2004 de
se lancer dans l’aventure.
« Ne sachant pas vraiment
vers quel style m’orienter,
je suis partie à la propre
découverte du mien. Inspirée
par la peinture de Magritte,
Braque, Virea da Silva,
Bonnard, De Stael, Dali,
l’univers fantasmagorique
d’Alice au pays des Merveilles
et les scénarios fantastiques
des films de Tim Burton,
je crée alors mon propre
univers ».
Une première expo au
Havre, sa ville natale
«J’ai débuté avec une exposition
collective en présentant
à la galerie Hamon au Havre,
une toile sur cette ville où je
suis née, justement. J’ai adoré
mettre en images et en
couleurs - et selon mon imaginaire
- les bâtiments, les
statues qui s’éveillent la nuit…
En fait, j’aime construire un
tableau comme un bouquet,
en juxtaposant les couleurs
et en redonnant vie aux
monuments, aux objets.
J’aime cette quête d’expériences
nouvelles tant sur le
procédé utilisé en matière
d’arts plastiques que sur
l’originalité artistique recherchée.
J’ai passé près de sept
années à explorer, à essayer
de m’identifier à un style.
Des toiles autodidactes
nées d’une palette
anti-conformiste
Sensible et pleine de vie,
Mariam Bernardin est à
l’image de ses créations :
anti-académiste et anticonformiste.
« Je veux que
de mes tableaux jaillisse un
espace hors du temps, fait
de liberté et d’indépendance.
J’aime par-dessus tout le hors
piste et prendre des risques,
les univers décalés, l’anthropomorphisme,
la magie architecturale
des années 30, la poésie
calme qui se dégage de
Bonnard, la folie géniale de
Dali, les constructions en
superposition. Je souhaite
créer et surprendre. Au niveau
de la touche j’aime quand tout
n’est pas dit et pourtant je fais
le contraire, je m’attache plus
Des expositions
passées et à venir
« J’ai eu la grande chance
d’intéresser plusieurs galeries
et de participer à différentes
expositions individuelles ou
collectives : salon du Zonta
au Havre, prix jeune au salon
de Saint-Maurice, salon de
Hurepoix (Sainte-Genevièvedes-Bois),
salon de Villennessur-Seine,
salon de l’Amicale
artistique de Chelles, salon de
Cabourg, salon Tête-à-Tête
au Havre, Université Interâges
de Chelles, Livres en fête à
Courtry, bar à Vinss le
Bord’eau au Havre, mairie de
Courtry,
et tout récemment, les
Cuizines de Chelles. En novembre
2011, j’ai eu la grande
fierté d’intégrer Le Nadir,
association d’artistes du
Un projet sur les villes
de France
La jeune artiste compte bien
continuer à vous étonner.
Novatrice et bouillonnante
d’idées, elle envisage très
prochainement de vous
présenter une exposition
intitulée Concentré de ville.
«Je trouve que le monde nous
offre des merveilles à voir.
J’ai envie d’imaginer et de
construire sur toile l’histoire
des villes de France. Avec pour
chacune une mise en scène
de ses monuments principaux
humanisés et revêtus de
chapeaux, de jambes... J’aimerais
aussi faire vivre ou revivre
dans un univers complètement
déjanté et fantasmagorique
les personnages célèbres
qui ont marqué l’histoire de
la ville. Tout cela, hors du
temps et de la raison. Avec
une horloge intemporelle aux
chiffres mélangés pour ne pas
fixer ni date ni heure. Des
réalisations nocturnes
principalement car je trouve
que la nuit est mystérieuse,
envoûtante, magique. Le tout
avec une bonne dose
d’irrationnel bien sûr ! Ce que
je souhaite surtout, c‘est
continuer à peindre, encore
et encore. C’est pour moi une
nécessité absolue. Comme
respirer. J’aime aussi créer
en écoutant du jazz fusion.
La musique, la peinture.
Deux passions qui me mettent
vraiment à l’équilibre. »
Aujourd’hui, je suis arrivée à
une certaine maturité dans
ma peinture et cela passe par
l’onirique mais aussi le style
fun, très proche du primitif
avec des couleurs vives, des
personnages cernés, des
formes approximatives et
libérées , sans oublier le style
abstrait (abstraction
lyrique) et une attirance pour
les illustrations enfantines.
Ma première exposition
personnelle s’est fait, elle,
en 2009 à la mairie de
Chelles, la ville où je réside
désormais. Une étape très
encourageante.»
aux idées, à l’histoire du
tableau. » Mes techniques sont
mixtes et j’adore envisager
les mélanges. Acrylique,
huile… le collage a également
sa part dans l’histoire de mes
toiles puisque j’utilise du
journal, du papier d’emballage
de chocolat, souvent encore
aromatisé d’ailleurs, de la
compresse stérile, du tulle.
Mon univers a son propre
bestiaire (lions royauté, hippocampes
noblesse des mers…),
sa propre végétation, ses
chimères (sirènes, femmes
girafes…). Ce qui m’intéresse
c’est que ma palette soit
multiple, audacieuse, avantgardiste
et prête à tout.
Qu’elle capte et captive les
regards, qu’elle interpelle et
suscite l’émotion.
Perreux-sur-Marne. C’est un
mouvement qui regroupe des
peintres reconnus, parmi
lesquels Delphine Priollaud
(peintre à Chelles et responsable
de l’atelier La Salamandre).
Une véritable reconnaissance
pour moi et puis faire partie
d’un collectif est très motivant.
Pour 2012, j’ai déjà une
exposition prévue en février à
la librairie La Galerne au Havre
et je participe au prochain
salon de printemps de Courtry.
D’ailleurs, si d’autres galeries
sont intéressées et curieuses
de découvrir mon univers… »
03I JANVIER / FÉVRIER 2012
Dossier I 19
GRAND
ANGLE
Y-A-T-IL
ENCORE
ASSEZ DE
MÉDECINS
DE VILLE ?
900
MÉDECINS ONT
DÉVISSÉ LEUR
PLAQUE EN 2010
EN FRANCE
+ 0,6 %
C’EST L’AUGMENTATION
DU NOMBRE DE MÉDECINS
GÉNÉRALISTES
INSTALLÉS EN 5 ANS
AU NIVEAU NATIONAL
Le Gouvernement vient, par la voix
de son ministre de la Santé, d’annoncer
le relèvement du numérus clausus en
ouvrant 300 places supplémentaires
aux étudiants en deuxième année de
médecine.
Mais cela ne suffira pas. Les déserts médicaux
sont devenus une réalité et la Seine-et-Marne
est touchée par le phénomène. Chelles,
première ville du département par sa population,
voit également le nombre de ses médecins
– généralistes et spécialistes – diminuer. Nous
ne sommes pas encore dans le désert, mais les
professionnels de santé ne cachent pas leur
inquiétude et commencent à tirer la sonnette
d’alarme. Les départs en retraite, dans notre
ville, ne sont pas remplacés et certains
médecins libéraux dévissent leur plaque et
font le choix d’un retour vers le salariat plus
attractif financièrement et moins contraignant
professionnellement. Le département, la
Communauté d’agglomération Marne et
Chantereine et la Ville anticipent la pénurie
qui se profile sur l’offre de soins et souhaitent
travailler avec les professionnels de santé sur
la création d’une maison médicale.
03I JANVIER / FÉVRIER 2012