[participer]
Et si les océans
nous sauvaient ?
Argonautes(2). En ne perturbant que « 0,02 % du flux de chaleur solaire absorbé par l’océan », elle pourrait fournir durablement l’équivalent de 80 % de la consommation mondiale actuelle d’énergie primaire, soit 100 000 TWh(2) (1 TWh = 1 million de kWh, ndlr) ! À titre de comparaison, c’est ce que représentent aujourd’hui le pétrole, le charbon et le gaz. De telles centrales ne se contenteraient pas de produire chaleur ou électricité 24 h/24. Elles fourniraient également (miracle !) de l’eau douce, ainsi que de l’eau de mer (celle des fonds marins) froide et riche en nutriments(3) ! Agriculture, climatisation, aquaculture : les débouchés rentrent dans une logique durable où rien ne se perd, mais où tout se transforme. Et ce n’est pas tout. En pompant de l’eau des fonds sous-marins, l’ETM reproduit un phénomène naturel : l’« upwelling », c’est-à-dire la remontée d’eaux profondes vers la surface. Un phénomène qui est à la base de la création du plancton végétal, absorbant lui-même du CO2 de l’atmosphère. Espoir donc
L’énergie renouvelable, ce n’est pas uniquement des panneaux solaires, des éoliennes terrestres, du bois, des déchets recyclés, du biogaz ou des barrages. Le plus grand réservoir de « carburant » propre se trouve dans les océans : l’énergie thermique des mers. Par Vincent Rondreux
L
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Axier Ge
a Terre reçoit beaucoup de chaleur du soleil, en particulier à l’équateur et aux tropiques. Elle la redistribue en déplaçant des masses d’eau et des masses d’air. Dans cette chaudière géante, les océans jouent le rôle de réservoirs. Qu’il s’agisse de la température de l’eau, des vents, des courants ou des vagues, leur énergie est gigantesque(1) et l’espoir scientifique réel : en en prélevant juste une petite partie, l’homme résoudrait certains de ses problèmes. Parmi ces énergies, l’énergie thermique des mers (ETM) est particulièrement méconnue. Pourtant, son potentiel est estimé par les spécialistes à « cent fois celui de la marée et de cinq à dix fois celui du vent », selon le club des
Une énergie très vertUeUse
Fonctionnant comme une centrale classique à combustion, l’ETM exploite la différence de température entre la surface et le fond de l’océan. Avec plus de 20 °C en surface et environ 4 °C mille mètres en dessous, tous les océans tropicaux sont adaptés.
Le développement durable, un nouvel art de vivre
ne pas jeter sur la voie publique
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et si les océans nous sauvaient ?
Vamos a la playa : mode, beauté, loisirs...
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neoplanete rencontre
Steven Spielberg Sigourney Weaver...
Harrison Ford Cameron Diaz
la cuisine aux algues
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eT AUSSI : mAUD FonTenoy, le “GRenelle” DeS AnImAUx...
[s’aimer]
Lors du salon Prêt à Porter Paris® de septembre, plus de 80 marques et créateurs présenteront leur collection été 2009 dans le cadre de « So Ethic », l’univers branché et engagé de la mode. En voici un avant-goût, rien que pour vous… Par Matthew Allen
Ethique ET CHIC
PJUX débarque en grande pompe
En argot suédois, « Pjux » signifie « chaussure ». Mais les créateurs de cette marque ont le sens du raffinement, puisqu’ils ont fait leurs armes auprès de maisons comme Lacoste ou Miss Sixty. Aussi, tous les cuirs utilisés sont tannés sans chrome et les détails font souvent appel à des matières vintage ou recyclées. Avec ses modèles pour homme et femme, produits en Europe du Sud, PJUX a fait son chemin : on les retrouve de Paris à New York !
La belle vie
Wildlife Works, c’est un choix de jolies couleurs et de matières originales, comme la popeline bio, le chanvre ou la soie. Cette marque, qui veut créer des solutions innovantes, a mis en route sa première « usine-écolo-commerce équitable », au Kenya. Cette nouvelle approche s’appelle « la conservation par le consommateur ».
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DR
[voyager] ZeSTS
Le Marais du Vigueirat,
laboratoire du futur
Comment développer un projet touristique ambitieux, tout en réduisant au minimum son empreinte écologique ? Exemple en Camargue, près d’Arles, dans une future réserve naturelle nationale, qui devrait accueillir 100 000 personnes par an. Par Vincent Rondreux
C
DR
ette terre du bout du Rhône cache un projet pilote européen. Nom de code : Promesse Life. « Au Marais du Vigueirat, nous avons en fait réalisé ce que tout le monde va être obligé de faire dans le futur », résume le directeur du site, Jean-Laurent Lucchesi. Car ici, tout est organisé selon des cercles vertueux où l’on valorise le produit local. L’isolation des bâtiments (accueil, hébergement de scientifiques, locaux utilitaires…) a été renforcée par des coffrages extérieurs en bois remplis de roseaux, ramassés et broyés sur place. Une chaudière à bois brûle des copeaux provenant de l’élagage. Elle vient complèter une installation de panneaux solaires pour l’eau chaude et un puits romain (un système millénaire de ventilation souterraine) pour la circulation de l’air. Près de 100 m2 de panneaux photovoltaïques ont aussi été installés sur un toit et une éolienne sortira de terre cette année. L’eau de pluie glisse des toitures vers des cuves qui alimentent
les WC et le futur jardin botanique. Et bientôt les véhicules seront électriques. Sans oublier des toilettes sèches, une station d’épuration fonctionnant avec des roseaux et, bien sûr, le recyclage des déchets : espaces de tri, mini-déchetterie, compost de déchets verts… Autre volet de cette stratégie : la sensibilisation. Ici, chacun pèse ses déchets et privilégie les économies : ampoules basse consommation, réducteurs de jets pour les robinets, chasses d’eau à double débit… Des bornes expliquent aux visiteurs la notion d’empreinte écologique. Des écoliers réalisent des poubelles parlantes. Le festival Envies Rhônements rythme les étés. On accueille des futurs gestionnaires de parcs naturels. Enfin, pour pallier le surcoût de gaz à effet de serre dû aux 100 000 visiteurs potentiels (contre 20 000 actuellement), Jean-Laurent Lucchesi a conscience qu’il faut remplacer autant que possible l’avion
et la voiture par le train et le bus. Mais une telle ambition dépasse sa seule bonne volonté. En attendant, il veut mettre en place une navette fluviale fonctionnant à l’énergie solaire pour accéder au marais à partir d’un parking plus éloigné que l’actuelle aire de stationnement. C’est ce qu’on appelle avoir de la suite dans les idées…
QuElQuEs ChiffREs
• 286 espèces d’oiseaux et des centaines de chevaux et taureaux ; • un site de 1 000 hectares, propriété du Conservatoire du littoral ; • un projet de plus de 2 millions d’euros, soutenu par l’Europe, la Région PACA, l’Adème, la ville d’Arles et différentes institutions locales. Renseignements : 04 90 98 70 91 www.marais-vigueirat.reservesnaturelles.org. Entrée libre. Visites guidées (à pied ou en calèche) payantes.
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[s’engager]
GREENWOOD !
Notre correspondant à Los Angeles, Frank Rousseau, a reçu un accueil enthousiaste chez les « pipoles » d’Hollywood. S’ils ne lisent pas le français, tous ont en tout cas compris que Néoplanète parle un langage universel : celui de la nature !
SIgOuRNey WeAveR (l’Ex-héROINE dE lA SAGA “AlIEN” A ENdOSSé uN chANdAIl vERT... cE N’EST pAS uN hASARd) « Mon mari m’appelle Captain Planet, car je passe toujours après lui pour éteindre les ordinateurs et autres appareils qui restent en veille. En faisant ça, j’ai réduit ma facture d’électricité de 5 % par an. Prochaines cibles : la plaque à induction et la cafetière programmable. D’ailleurs, j’ai remarqué qu’avec ma vieille cafetière, le café est meilleur. » HARRISON FORD (MISTER INdIANA JONES dONNE uN cOup dE FOuET à l’ENvIRONNEMENT) ET FRANK ROuSSEAu « Ce que nous voulons, c’est trouver un bon équilibre entre la course à la productivité et le respect de l’environnement. »
FRANKY GOES TO...
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Frank rousseau
SuSAN SARANDON (AvEc SA chIENNE, EllE AbOIE SuR lES pOlITIquES ) « À quoi bon parler de la façon de rembourser les frais de santé des Américains, quand on voit le nombre de 4X4 qui roulent encore aux États-Unis ? Avant de s’intéresser à la radiographie de nos poumons noircis par la pollution, nos politiques devraient plutôt se focaliser sur la radiographie… des pots d’échappement ! C’est bien de parler de remèdes. Encore faut-il s’attaquer à l’origine de nos maux ! »
ASHTON KuTCHeR (EN MATIèRE dE GAbEGIE éNERGéTIquE, lA MOITIé dE dEMI MOORE, N’AIME pAS qu’ON FASSE lES chOSES à MOITIé) « Pendant le tournage de “Jackpot”, des environnementalistes m’ont dit qu’à Las Vegas, les casinos avaient commencé à troquer leurs ampoules énergivores contre des ampoules basse tension. Ne pas évoluer, ne pas prendre conscience des erreurs du passé, c’est d’un ringard aujourd’hui… »
[participer] ZeStS
Un check-Up poUr la grande bleUe
Cybelle Méditerranée est un bilan de santé de la biodiversité marine méditerranéenne et une sorte d’audit de sa fragilité face à la pollution. Une campagne de collectes de données, de recensement de la population de méduses, un suivi de la population de cétacés, ou encore l’estimation des peuplements de poissons sont menés sur plusieurs années par des amateurs éco-volontaires, par plongée sous-marine ou à partir de voiliers. À l’eau les verts ! S.A.
www.cybelle-mediterranee.org
B.a. ba
préservons l’eaU !
• J’économise l’eau au quotidien en installant des réducteurs de débit sur les robinets et en optant pour une douche rapide. Je fais attention aux fuites (robinets, chasse d’eau…) qui représentent 30 % de notre consommation d’eau. J’investis dans une chasse d’eau à double débit ou je verse une bouteille d’eau pleine dans la cuvette après utilisation. • J’utilise des produits ménagers non polluants, portant l’écolabel européen, et des lessives sans
phosphates. Moins polluants, ces produits verts tout aussi efficaces. • Je ne jette rien dans les toilettes. Je dépose les restes de produits ménagers ou de peintures à la déchetterie, je place les piles usagées dans les réceptacles prévus à cet effet, et je jette les cotons, tampons et autres articles d’hygiène à la poubelle. • Je récupère l’eau de pluie pour arroser mes plantations. Je peux aussi équiper ma maison d’un récupérateur d’eau, qui alimentera les toilettes ou la machine à laver. Par exemple, pour une maison de 120 m2 au sol, installée aux alentours
de Reims (dont la pluviométrie annuelle est de 900 mm), cela permet de récolter 87 000 litres d’eau par an, soit plus de 70 % de la consommation annuelle du foyer. • Je participe à la vie citoyenne. Jusqu’au 15 octobre, je peux donner mon avis sur les politiques engagées dans le domaine de l’eau, en participant à la consultation nationale « L’eau c’est la vie », disponible sur Internet.
www.eaufrance.fr
Avec la collaboration de Noé Conservation
BraVO À
C.ArnAl / dAn shirley / AlieshA benzinger
• Évian, qui poursuit sa démarche de développement durable, à travers un projet international de préservation des ressources en eau et une innovation réduisant l’impact environnemental de ses emballages : l’intégration de plastique PET recyclé dans ses bouteilles, alors que jusqu’à présent, une bouteille recyclée sur deux était essentiellement destinée à l’industrie textile. La marque a également réduit le poids de ses emballages de 20 % en dix ans.
• Mer Terre, une association qui contribue à la réduction de la pollution des eaux par les déchets.Pour ce faire,elle élabore des programmes de gestion raisonnée des macrodéchets pour les collectivités locales et développe une gamme d’outils de sensibilisation auprès des enfants scolarisés, du grand public et des décideurs. S.A.
www.mer-terre.org
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[cOcOOneR] ZeSTS
Jamais sans ma batterie
Petite révolution dans l’univers des rechargeables, avec la pile Duracell Active Charge, vendue « prête à l’emploi » et qui conserve 75 % de sa charge après douze mois de stockage sans utilisation. Idéale pour les globe-trotters. V.R. Pile Duracell Active Charge, 18,99 euros et chargeur Nomade, 34,99 euros.
able Kiosque Durx écolo dans Paris ? C’est le projet émis
Un kiosque à journau ission parisienne ésident de la comm par Olivier Pagès, pr ut en conser vant nseiller de Paris. To nri-IV, des kiosquiers et co du boulevard He 1900, ce kiosque miser son style permettrait d’écono métro Sully-Morland, à la sortie du n de cellules âce à l’installatio 75 % d’énergie gr d’une éolienne sur le rideau et photovoltaïques la presse ! S.A. mérite bien la une de stylisée sur le toit. Ça
CalCulez votre empreinte en eau
On peut calculer son empreinte carbone ou écologique sur Internet et même son empreinte en eau ! Notamment sur deux sites (en anglais) : celui de l’UNESCO (waterfootprint. org) et, plus facile d’accès, le canadien zerofootprint.net (1). On y apprend qu’en France, on pompe moins d’eau au robinet, mais on dépasse quand même souvent les 70 000 litres par an. Et encore, on pourrait compléter cet outil en incluant la consommation courante : prendre un café par jour équivaut à 51 135 litres d’eau en une année… soit 140 litres la tasse (2) ! Et 10 litres pour une feuille de papier A4, 4 100 litres pour un tee-shirt en coton, 8 000 litres pour une paire de chaussures (en cuir de vache). Au final, l’UNESCO estime l’empreinte « eau » de la France à 1 875 000 litres par personne et par an, dont 105 000 litres pour l’eau domestique. La plus grosse partie est donc « bue » par l’agriculture et l’industrie. À titre de comparaison, les États-Unis atteignent 2 500 000 litres par personne et par an. V.R.
(1) goblue.zerofootprint.net (2) (2004) “Water footprints of nations”, de A.K. Chapagain et A.Y Hoekstra, UNESCO. www.waterfootprint.org
Des pots en… vert
Jardinez malin avec ces pots ou jardinières proposés par Cocoverde. Fabriqués en fibre de noix de coco recyclée dans une logique de commerce équitable, ces produits écologiques, 100 % naturels, allient le beau, l’utile et le sain. Une bonne raison d’avoir la main verte. S.A.
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ÉtÉ moelleux
Sobriété, classicisme et confort pour ces linges de maison tout en coton équitable et biologique, de Human Eco. Ça sent la sieste ! S.A.
www.human-eco.com
BRAVO À
• Immobilio.com, un service intelligent de recherche de logement sur Internet, dont la sélection permet de favoriser les trajets domicile-travail en transports en commun. La fiche de chaque logement indique notamment les transports alentour ou la distance jusqu’au métro le plus proche. Une initiative intéressante quand on sait que, d’après l’Ademe, ce
www.mer-terre.org
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alexander ablonish
type de recherche permettrait une réduction moyenne de 25 % des émissions de CO2 pour chaque personne laissant son véhicule au garage au profit du métro, tramway, train… Avec en outre, sur le site, une démo très bien faite qui mérite le coup d’œil. S.A.
/ dr
Elle est l’une des actrices les plus sexy de sa génération. C’est aussi dans la vie, une fille toujours partante pour plaisanter. Mais quand il s’agit d’écologie, et en particulier de la gestion de l’eau potable, miss Diaz ne rigole plus. Rencontre avec une blonde qui n’a définitivement rien… d’une gourde !
Propos recueillis par Frank Rousseau, à Los Angeles D’où vient votre implication dans la protection de l’environnement ? D’une enfance passée à faire du camping avec mes parents, au grand air. Petite, je rêvais de travailler dans la biologie marine. À 7 ans, j’avais même envisagé d’ouvrir une clinique spécialisée dans la réanimation des poissons rouges (rires) ! L’une de vos plus grandes craintes est la raréfaction de l’eau potable… Près de la moitié de la population mondiale n’a accès ni à l’eau potable ni aux services d’assainissement. Et c’est la première cause de mortalité sur notre planète. L’équation est donc à la fois simple et alarmante. D’autant que la demande en eau double tous les trente ans. En devenant un bien rare, gaspillé par certains, trop cher pour d’autres, convoité par beaucoup - c’est déjà un sujet de tensions majeures entre certains pays - l’eau risque de prendre un caractère encore plus déstabilisateur. La communauté scientifique a d’ailleurs récemment déclaré que l’absence de l’eau, ou sa mauvaise qualité, tue dix fois plus que toutes les guerres réunies ! D’après l’Organisation mondiale de la santé, un Américain consomme en moyenne 700 litres d’eau par jour, un Européen 200 litres, et l’habitant d’un pays en voie de développement non raccordé à un réseau public, à peine plus de 10 litres. Vous pensez, qu’un jour, nous serons rationnés… Le jour où cette épée de Damoclès nous tombera sur la tête, nous n’aurons que nos larmes pour nous rafraîchir ! Arrêter de laisser couler l’eau lorsqu’on se lave les dents, c’est bien, mais ça ne va pas sensiblement et durablement inverser la tendance. Il faudrait surtout commencer par changer notre style de vie. Par exemple, aux Etats-Unis, mettre un terme au développement ou à l’expansion en plein désert de villes comme Las Vegas, avec ces golfs, maisons et piscines construits
au milieu de nulle part. À quoi ça sert ? Nous devons aussi revoir nos réseaux de distribution. On estime que 50 % de la ressource mondiale en eau potable serait perdue à cause de fuites dans les canalisations ! Vous êtes très impliquée dans « Tappening »(1), une campagne qui vise à limiter la consommation d’eau en bouteille. D’après cette organisation, en 2006, plus de 160 milliards de litres d’eau en bouteilles plastique auraient été bus dans le monde ? Cette eau embouteillée n’est pas plus saine que l’eau du robinet. Elle est surtout beaucoup moins économique, ne serait-ce que pour la quantité d’émission en gaz à effet de serre que représente l’importation d’une eau puisée et embouteillée en France, par exemple, et distribuée sur le marché américain. Vous avez produit « Trippin », une série d’émissions sur l’environnement diffusées sur MTV. Quels sont les lieux sauvages qui vous ont le plus marqué ? À Baja California, au nord-ouest du Mexique, nous avons pu observer probablement l’un des derniers regroupements de baleines bleues. Au Boutan, nous avons roulé durant sept heures sur une route désertique, bordée de collines. Notre grosse angoisse, c’était de tomber en panne ! Il n’y avait rien ni personne à des milliers de kilomètres à la ronde. Chez les Masaï, au Kenya, nous avons sympathisé avec une communauté qui n’avait jamais vu de blancs. L’objectif de cette émission n’était pas de mettre en image une belle blonde faisant fantasmer les mâles lorsque je massais l’arrière-train des éléphants, mais de montrer que la Terre est en sursis si nous ne changeons pas radicalement nos désastreuses habitudes de consommateurs-profiteurs !
(1) www.tappening.com
DR
“L’ABSENCE OU LA MAUVAISE QUALITÉ DE L’EAU TUE DIX FOIS PLUS QUE TOUTES LES GUERRES RÉUNIES.”
www.neoplanete.eu
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JEFF BRIDGES (Ou L’ART dE REcYcLER LE LAid pOuR FAiRE du bEAu) « Les amis, rendez-vous sur mon site : jeffbridges.com. Cliquez ensuite sur “Stuff ” puis sur “Sculpture #6”. Vous y découvrirez des œuvres de Chris Jordan, faites à partir de matériaux récupérés. Il faut savoir que toutes les six heures, les compagnies aériennes utilisent un million de gobelets en plastique dans leurs avions. C’est la société de consommation dans toute son absurdité ! »
GWYNETH PALTROW (LA SExY bLONdE A déjà écRiT SA viE SOuS LE SiGNE du biO) « À la maison, mon mari, mes deux enfants et moi-même nous ne consommons que de la nourriture bio et des produits biodégrables. Et lorsque nous nous déplaçons en famille, c’est à bord d’une voiture roulant au biodiesel ! »
STEVEN SPIELBERG (LE NAbAb d’hOLLYWOOd NE FAiT pAS quE dES écONOmiES dE bOuT dE chANdELLES) « J’essaye d’apporter ma petite pierre à l’édifice écologique en poussant mes amis, ma famille à rouler propre. Sur le tournage d’ “Indiana Jones”, j’ai même demandé à ce qu’on arrête d’utiliser des insecticides chimiques, au profit de bougies la citronnelle ! »
Frank rousseau
GEORGE CLOONEY (LE SEx-SYmbOL SéduiT AuSSi GRâcE à SA GéNéROSiTé ENvERS L’humANiTAiRE. WhAT ELSE ? ) « J’ai décidé de reverser 25 % des revenus générés par le “Las Ramblas” (un casino qu’il a construit à Las Vegas, ndlr) à l’organisation “Make Poverty History”, dont la mission est d’éradiquer la pauvreté du monde. À un moment, il faut prendre conscience que seul le secteur privé peut inverser la tendance, notamment en finançant des programmes humanitaires. Maintenant, si je ne gagne rien avec “Las Ramblas”, je pourrai toujours faire une autre pub pour le café au Japon. Histoire de me renflouer et de tenir mes promesses ! »
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[voyager] ZeSTS
Chutes en CasCade à Brooklyn
Des chutes d’eau gigantesques sous le pont de Brooklyn, à New York… C’est le projet fou d’Olafur Eliasson, un artiste islandais de 41 ans. Son objectif : sensibiliser le monde à la fonte des glaces. Cette cataracte, haute d’une vingtaine de mètres, sera illuminée la nuit. Connu pour ses interventions spectaculaires dans l’espace public, Eliasson avait notamment crée « The Weather Project » à la Tate Modern de Londres, en 2004, fascinant plus de 2 millions de visiteurs. Avec ce nouveau projet, inauguré mi-Juillet, Olafur Eliasson signe l’installation la plus ambitieuse à New York, après « The Gates » de Christo à Central Park, en 2005, qui avait rassemblé 4 millions de visiteurs. Record à battre ! Alexia Guggémos
arBres magiques
Situé à une heure de Nice, l’arboretum Marcel-Kroenlein est un magnifique espace de 12 hectares riche d’une faune et d’une flore variées et même d’espèces botaniques rares. Chaque année, de nouvelles espèces végétales à protéger sont implantées sur le site. M.L.
Arboretum Marcel-Kroenlein, Vallée de la Tinée, Roure (Alpes Maritimes). Entrée : 2 euros
drôle de saC !
MacWay a conçu Voltaic, des sacs à énergie solaire où vous pourrez recharger téléphones portables, baladeurs MP3, appareils photos numériques, et même GPS. Existe en trois modèles. Mélanie Loubat
!
Le développement durable, un nouvel art de vivre
Sac Voltaic, de Mac Way : de 199 à 249 euros
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BULLETIN D’ABONNEMENT
q Mme q Mlle q M. Nom : ————————— Prénom : ——————— Adresse : ——————————————————— ——————————————————————— Code postal : ————————— Ville : ———————————————————— E-mail : ———————————————————
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q OUI, je m’abonne à Néoplanète pour 25 e (participation frais postaux et de manutention) Je joins mon règlement par chèque bancaire ou postal libellé à l’ordre de Néoplanète. (Montant pour couvrir les frais de traitement, de manutention et d’expédition).
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[Bouger] ZeSTS
Les 24 Heures du Mans... écoLogiques
La course automobile la plus renommée du monde se lance dans l’écologie. Initié par Move Planet, dans le cadre du premier festival mondial de mobilité durable, cet événement, qui aura lieu l’année prochaine, rassemblera sur le mythique circuit Bugatti les principaux constructeurs désireux de promouvoir leur gamme de véhicules « propres » et grand public. Un challenge sportif mêlant démonstrations, exhibitions (les « éco-challenges ») et courses de véhicules écologiques pilotées par des stars internationales et des pilotes de renom, mais aussi exposition (les « éco-villages »), festival et concert sont au programme. Cette grande fête mondiale autour des véhicules « verts », des énergies propres et des technologies nouvelles permettra d’aborder de manière singulière et ludique les
problématiques liées à la voiture et ses conséquences sur l’environnement. S.A.
Les 24 Heures des véhicules écologiques au Mans - 10, 11 et 12 juillet 2009 - www.moveplanet.fr
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www.tousavelo.com
BrAVo À
• Novea et à ses nouveaux services de livraison. La société vient de lancer son propre service de courses à vélo dans Paris et la petite couronne. La « petite boîte qui roule » a ainsi participé à lutter contre les émissions de gaz à effet de serre, en évitant le rejet de plus de 9 millions de grammes de CO2, soit l’équivalent de 100 000 km d’économie. • Sarenza.com, le numéro 1 de la vente de chaussures sur Internet, qui propose un service de livraison ultra-rapide et respectueux de l’environnement, via une flottille de vélos.
Telle est la progression des ventes de vélo en France en 2007, selon les chiffres rendus publics par l’Observatoire du commerce de cycles.
des cHeMins à La carte
Indispensable pour les accros du Vélib’ parisien, la carte de poche « Paris voies cyclables » recense tous les aménagements cyclables, ainsi que toutes les stations Vélib’.
www.media-cartes.fr
B.A. ba auto : Le bonus/MaLus écoLogique
Le bonus écologique est une prime qui va de 200 à 5 000 euros pour l’achat d’un véhicule neuf. En optant pour un véhicule qui émet moins de 130 g de CO2/km, vous bénéficiez d’une réduction sur le prix d’achat de votre véhicule, variable en fonction du taux d’émission : • 200 euros pour des émissions comprises entre 121 g et 130 g de CO2/km ; • 700 euros pour des émissions comprises entre 101 et 120 g de CO2/km ; • 1 000 euros pour des émissions inférieures à 100 g de CO2/km ; • 5 000 euros pour des émissions inférieures à 60 g de CO2/km (véhicules électriques essentiellement). A contrario, si vous achetez un véhicule neuf émettant plus de 160 g de CO2/km, vous devrez vous acquittez d’un malus. Il devrait être compris entre 200 et 2 600 euros et augmentera selon les émissions de CO2 par kilomètre. S.A.
www.developpement-durable.gouv.fr
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piotr bizior
/ Dr
[VOYAGER]
jungle à peine domestiquée. Le lieu affiche une sublime simplicité, reflet de la philosophie de ceux qui l’ont créé. Bâti en 1992, il est l’un des fleurons du groupe CGH Earth Experience Hotels (pour « Clean, green, heathly earth », littéralement « Pour une terre propre, verte et saine »), fondé à la fin des années 1980 par la famille Dominic, grande dynastie du Kérala qui s’est révélée être une pionnière de l’écotourisme. Comme les autres établissements du groupe, le lieu, un véritable paradis, est dédié à la santé et au bien-être par une alimentation basée sur les légumes, cultivés dans le potager impeccablement tracé et dans les fermes de la région, et par une pratique très sérieuse de l’ayurveda. Les massages aux huiles et plantes – adhayanga qui se pratique à quatre mains, relaxant, pichauli, rajeunissant, udvartana, amincissant, kansu, pour améliorer le sommeil, nasya favorable au développement de la mémoire… - sont complétés par des bains de vapeur ou aux extraits de fleurs, des purges et lavements détoxifiants et par des sessions de yoga et de méditation. Le rythme se veut différent, tout entier tourné vers la sérénité. Ici, tout est suggéré, rien n’est imposé. Le paysage est tout autre, le lendemain, lorsque la route redescend plein sud vers la plaine côtière. L’eau est partout, les « backwaters » formant un dédale infini de canaux, de baies et de lacs. Le sampan de roseau tressé, fendant les nappes parme de jacinthes sauvages, glisse sur l’eau et conduit à
Pionnière de l’écotourisme, une famille du Kérala a créé des hôtels resPectueux de l’environnement.
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Stop aux lâcherS de ballonS !
Un bocal rempli de débris de ballons gonflables. À travers cette image esthétisante, l’association Robin des Bois alerte contre le lâcher de ballons. En France, un million de ballons en latex s’envolent chaque année dans le ciel pour célébrer diverses causes. 70 % montent en quelques heures et explosent à 8 km audessus du sol pour finir, le plus souvent, leur vie en mer. Les gravelots en picorent les déchets et en meurent souvent, étouffés. Alors cet été, pour le 14 juillet, vous savez ce qu’il vous reste… à ne pas faire ! Alexia Guggémos
bravo à
Coca-Cola, qui poursuit son engagement dans l’optimisation de nos ressources naturelles, principalement de l’eau, en axant sa stratégie autour de trois axes : • réduction de la quantité d’eau utilisée pour la production des boissons du groupe (1,45 litre d’eau pour produire 1 litre de Coca-Cola, contre 2 litres il y a dix ans) ;
• recyclage de l’eau issue des processus de fabrication ; • reconstitution des réserves d’eau artificielles via des projets ciblés. Par ailleurs, Coca-Cola collabore, avec le WWF, à des projets pilotes, visant notamment à la préservation des espèces vivantes et à une meilleure gestion de l’eau dans l’entreprise.
la chronique d’allain Bougrain dubourg
La grandeur d’une nation et ses progrès moraux peuvent être jugés par la manière dont elle traite les animaux », disait Gandhi. Dans ce domaine, la France ne mérite sûrement pas le podium. Suite à la pression de nombreuses associations, Nicolas Sarkozy a sollicité Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche, pour créer les rencontres « Animal et société », ambitieux projet qui risque, je crains, d’accoucher d’une souris. Au chapitre des avancées : le droit devrait enfin prendre en compte l’existence de nos voisins de planète, les animaux. Absents du Code civil, puisque considérés comme un bien, ils devraient figurer à part entière dans les textes. En vérité, cela ne changera pas grand-chose car, par bonheur, l’arsenal du Code pénal est largement répressif. Les courses de taureaux devraient être interdites aux mineurs. Une revendication qui aura le désavantage de pérenniser le principe de la mort en spectacle. Paradoxalement, c’est l’Espagne qui donne le bon exemple en désengageant, de façon progressive mais spectaculaire, les villes taurines. Concernant les combats de coqs, on garde les bonnes vieilles habitudes. Même chose pour l’élevage en batterie. Dans les forêts, on continuera de s’adonner au déterrage des blaireaux, pour le seul plaisir de l’art. Sans penser aux souffrances endurées par ces animaux, protégés dans de nombreux pays européens. Les foires aux chiens unanimement condamnées ? Rien ne prouve qu’elles disparaîtront ! La présentation des chiots dans les vitrines des animaleries est désormais interdite en Autriche et en Belgique. Mais la France fera-t-elle de même ? Rien n’est moins sûr. L’État, contrairement à d’autres, s’est bien gardé de condamner officiellement la chasse aux bébés phoques ou le tragique abattage des éléphants en Afrique du Sud. Il est vrai que si, en plus, nous donnions des leçons …
«
Vers plus de respect pour les animaux ?
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www.neoplanete.eu
[bouger]
Le Shell Eco-Marathon
met les gaz !
A
près un démarrage poussif en 1985, avec 15 équipes engagées au départ pour sa première édition, le Shell Eco-Marathon a trouvé sa vitesse de croisière. Aujourd’hui, ce sont plus de 200 teams, représentant 25 pays d’Europe, qui participent à l’épreuve. Le challenge : construire et conduire un véhicule capable de parcourir la plus longue distance possible avec l’équivalent d’un litre de carburant. Des principes d’efficacité énergétique en adéquation avec les efforts initiés par l’Union européenne : encourager un développement durable et rentable du transport, tout en adoptant un changement d’attitude face à l’énergie. Le but est aussi d’esquisser nos futurs modes de transports. Parmi les projets, citons pêle-mêle des systèmes permettant au véhicule de récupérer l’énergie au freinage, des moteurs hybrides fonctionnant à l’éthanol et recyclant les gaz d’échappement ou des véhicules alimentés au GTL, un carburant dérivé du gaz naturel, sans soufre, incolore, inodore, biodégradable et présentant d’excellentes qualités de combustion. L’Aforp, court… circuit Pour sa huitième participation à l’épreuve, l’Aforp(1), un établissement d’apprentissage, a misé sur le durable. Les étudiants ont récolté un millier de canettes de soda pour la conception de la coque. Au final, 340 boîtes ont été utilisées pour la voiture, habillage et réparation compris. Côté
comment améliorer le rendement énergétique tout en réduisant les émissions de co2 des véhicules ? tel est le défi proposé par le Shell eco-marathon, auquel ont participé des milliers d’étudiants européens. Parmi ces voitures du futur, l’urban concept de l’aforp, que nous avons suivie pour quelques tours de piste…. Par Stéphane Aitaissa
3836 km avec 1 litre de carburant !
les différentes éditions du Shell eco-marathon ont permis d’établir des records assez incroyables. Petit palmarès, par catégorie de véhicules : Pour leS PrototyPeS : moteur à combustion 2004 – lycée la Joliverie : 3410 km * Pile à combustible 2005 – etH Zurich : 3836 km* Pour leS urban concePt : moteur à combustion 2005 – louis delage-cognac : 425 km* Pile à combustible 2005 – university of denmark : 810 km* * avec l’équivalent d’un litre de carburant
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[cocooner] ZeSTS
Réserve d’eau pour fleurs coupées, le Bouquett’O est désormais fabriqué à base de polymère 100 % biodégradable, pour un recyclage optimisé. De18 à 25 euros. S.A.
www.bouquetto.com
Il est beau mon bouquett’o !
C’est d’la balle !
Premier baby foot entièrement recyclable, créé à partir de 50 % de fibres naturelles, « le Mistral » est aussi le seul « baby » d’extérieur. Inusable, il résiste à l’eau, aux UV, aux insectes et aux champignons.Ça vaut bien un but ! Babyfoot « Mistral », 998 euros. S.A.
www.rene-pierre.com
du repassage quI glIsse tout seul
B.A. ba
• La collecte de piles usagées se fait par le biais de conteneurs Batribox, installés dans plus de 10 000 points de collecte en France, essentiellement dans la grande distribution. • Les piles et les batteries arrivent mélangées au centre de regroupement, puis sont stockées avant d’être conduites au centre de tri. • Les piles et les batteries sont regroupées en fonction de leur composition. • Une fois triés, les métaux contenus dans les piles et les batteries peuvent être extraits. Il est possible de récupérer plus de 50 % de la matière et pour certaines plus de 65 %. • Les matériaux récoltés servent à la fabrication de nombreux objets du quotidien : tuyaux de cuivre, pièces automobiles (acier, aluminium), canettes, gouttières (zinc), petites cuillères (acier inoxydable), vélos (fer, aluminium, cuivre, nickel), clés, piles et batteries…
En collaboration avec Batribox
Spécialiste de la vapeur et du nettoyage intérieur, Domena a lancé la gamme écofibres 100 % recyclable, deux centrales vapeur et un nettoyeur vapeur, tous constitués à partir de 30 % de fibres naturelles. Grâce à l’écofibres, Domena réduit de 30 % l’utilisation de matériaux d’origine pétrochimique et contribue à la réduction des déchets plastiques et des gaz à effet de serre. S.A.
www.domena-ecofibres.fr
le reCyClage des pIles
BrAVo À
• La ville de Saint-Priest, dans la banlieue lyonnaise, à l’origine d’un quartier ne comportant que des logements respectueux de l’environnement. Ainsi, d’ici à fin 2008, les 31 maisons individuelles « passives » (c’est-à-dire très économes en énergie) de 110 m2 à 150 m2, installées aux abords d’un parc high-tech, devraient être livrées. Chaque maison sera construite en matériaux écologiques, quasiment autonome sur le plan du chauffage, et livrée avec un petit potager. Le must ? La piscine, appelée « bassin écologique », filtrée biologiquement par des plantes, et qui affiche un maximum de 160 euros de consommation énergétique annuelle. S.A.
Jetez-vous sur ce guide ultrapratique. Des travaux lourds (toiture, isolation thermique…) à la déco (parquet ou liège ?), Anne Valéry donne tous les tuyaux, adresses, dessins techniques, précautions à prendre dans ce « Savoir tout faire, maisons bio », édité chez Flammarion. Par ailleurs, l’Ademe publie « Rénover sans se tromper », pour mieux comprendre la réglementation thermique applicable aux travaux de rénovation de l’habitat. L’annuaire www.annuaire-ecoconstruction.com offre quant à lui un nouvel espace virtuel dédié à la construction écologique, aux énergies renouvelables et à tous les domaines proches de l’éco-construction. S.A. • « La Maison du bon sens », une maison basse consommation commercialisée par la marque Phénix. Structure mariant acier et dalles de bois, chauffe-eau solaire couplé à une deuxième source d’énergie (au choix pompe à chaleur, gaz ou bois), récupérateur d’eau et mur à inertie, capable de retenir la chaleur (ou la fraîcheur) et de la redistribuer quand la température baisse (ou monte), ce logement du futur assure jusqu’à 80 % d’économie d’énergie, selon les régions. Déjà proposée dans bon nombre de départements, elle sera disponible dans toute la France dès le mois de septembre. V.R.
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Vous faItes des traVaux Cet été ?
www.maisondubonsens.com
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[s’engager]
Cameronau moulin Diaz aPPorte de l’eau
Préservation de l’or bleu :
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également du côté de la recherche pour la lutte contre l’effet de serre. Validée depuis près de quatre-vingts ans par Georges Claude, un ingénieur et industriel français, l’ETM n’a en fait pas résisté aux énergies fossiles. Suite aux crises pétrolières des années 1970, la France a investi dans un projet pilote pour la Polynésie, finalement abandonné en 1986. Le pétrole était redevenu bon marché. Les États-Unis, l’Inde et le Japon ont développé des concepts de petites usines multiproduits : énergie, désalinisation de l’eau de mer, réfrigération, élevage marin… Pourraient suivre de plus grosses centrales flottantes et des usines de production d’hydrogène. Le club des Argonautes a écrit un plaidoyer pour une ETM européenne. Sachant qu’il faut des dizaines d’années pour développer une énergie, le temps presse...
notamment sur le milieu naturel et les écosystèmes. Aujourd’hui, on pense plus à des hydroliennes installées au fond de l’eau pour capter l’énergie des marées et, plus généralement, des courants. En Corée du Sud, un projet prévoit d’alimenter 200 000 foyers d’ici à 2015. La Grande-Bretagne s’y met aussi et en France, la société bretonne HydroHelix vient d’immerger la première hydrolienne expérimentale française au large de Bénodet, dans le Finistère. Un système australien consiste à imiter le mouvement des plantes sous-marines.
de biocarburant, de capteur de CO2 ou de producteur d’hydrogène. Pour ce faire, des scientifiques cherchent les plus performantes d’entre elles… La première voiture fonctionnant à partir de l’énergie des algues a été présentée en mai par Olmix, une entreprise bretonne (lire p. 45).
Booster Le pLancton végétaL ?
Parmi les idées « folles » pour capter le CO2 atmosphérique : la fertilisation artificielle des océans, par déversement de sulfate de fer sur des zones propices à la photosynthèse et donc à l’apparition de plancton végétal. Des épandages ont déjà été effectués dans les océans. Ces initiatives sont pourtant très contestées, en raison de leurs résultats décevants et de l’insuffisance des connaissances scientifiques actuelles.
Les vents
En mer, le vent souffle plus fort et plus souvent. Plus grosses, les éoliennes offshore ont une meilleure productivité que sur terre. Le plus gros projet actuel est situé au nord de l’estuaire de la
Des spécialistes estiment le potentiel De l’énergie thermique Des mers à cent fois celui De la marée et De cinq à Dix fois celui Du vent.
Les vagues
Les vagues concentrent la force du vent. Leur énergie est récupérée grâce à leur mouvement. Cela peut être sur le rivage, comme en Écosse, ou au large, comme au nord du Portugal où l’on installe actuellement un équipement, prenant la forme de longues bouées et devant alimenter en électricité 15 000 maisons. La construction d’un prototype français est attendue pour 2009 : le projet Searev est en effet à l’étude dans le laboratoire de mécanique des fluides de l’École centrale de Nantes et du CNRS. Tamise, au Royaume-Uni. En France, les premières créations sont en cours, dans la Manche. L’objectif est d’implanter un petit millier d’éoliennes offshore d’ici à 2020. Le premier parc devrait voir le jour fin 2009, au large de Veulettes-surMer, en Seine-Maritime.
cLim’ à L’eau de mer
À Bora Bora, dans le Pacifique, un hôtel intercontinental pas comme les autres alimente son système de climatisation par un réseau d’eau froide venant des fonds marins. Un centre de thalasso utilise cette eau très riche en nutriments et dénuée d’agents pathogènes. Par ailleurs, une ligne de cosmétiques a été lancée.
L’osmose
Si l’on met en présence de l’eau de mer et de l’eau douce en les séparant seulement par une membrane semiperméable et si l’eau de mer est mise sous pression, alors l’eau douce se déplace vers l’eau de mer. On peut tirer de ce phénomène, que l’on appelle l’osmose, une énergie. Une usine pilote est d’ailleurs à l’étude au bord d’un estuaire, en Norvège.
Les marées et Les courants
Outre les anciens moulins à marée, l’énergie du flux et du reflux de la mer est symbolisée par l’usine marémotrice de la Rance, en Ille-et-Vilaine, la plus puissante du genre. Mais l’impact écologique de ce barrage a été sérieux,
Les aLgues
Déjà utilisées pour la cosmétique, la médecine ou encore l’alimentation, les algues pourraient bientôt servir
Axier Ge
(1) La chaleur solaire absorbée chaque année par l’océan équivaut à 30 000 gigatonnes d’équivalent pétrole (3000 fois nos besoins actuels). « Energies des mers », texte collectif publié par l’association ECRIN (CNRS-CEA).. (2) www.clubdesargonautes.org, association d’anciens chercheurs et ingénieurs, dont le spécialiste de l’ETM, Michel Gauthier (3) « OTEC, océanothermie », étude de David Levrat, http://home.tele2.fr/levrat/index.htm
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[savourer] ZesTs
Vise les tablettes de chocolat ! fast-food en Vert
Tablettes de chocolat noir supérieur ou relevé de fèves de cacao torréfiées, cacao pur goût corsé en poudre, chocolat gourmand en poudre ou préparation pour fondant au chocolat… Jardin Bio Équitable vous offre toutes ces idées gourmandes à savourer entre amis, en famille, ou en égoïste devant un bon film… M.L.
Pâte à tartiner noir (3,49 euros), tablette de chocolat noir éclats de fèves (2,16 euros), chez Jardin Bio Equitable.
sur le pouce
Le « Guide La Plage des restaurants bio 2008 » recense 164 établissements en France qui privilégient les ingrédients issus d’une agriculture biologique, locale et naturelle, ou du commerce équitable. Sont répertoriés également, les traiteurs ou cuisiniers à domicile, ainsi que les adresses où suivre cours et ateliers de cuisine bio. M.L.
« Guide La Plage des restaurants bio 2008 », éditions La Plage, 8,90 euros.
Écolo le nouveau McDonald’s Beaugrenelle, à Paris, dans le 15e arrondissement : recyclage des emballages (90 % sont en carton ou en matières renouvelables), huile de friture recyclée en biodiesel, appareils de cuisson gérées par un logiciel surveillant les heures d’allumage, utilisation d’ampoules à basse consommation et diminution sonore des camions de livraison (65 dB au lieu de 79 dB), toilettes équipées d’urinoirs sans eau, permettant d’économiser 200 000 litres d’eau par an. Et maintenant, à quand le Big Mac Bio ? M.L.
1 kg de bœuf « consomme » 16 000 litres d’eau !
Pour élever un veau, cultiver du café ou faire pousser du maïs, il faut bien sûr de l’eau. Et selon le calcul de deux chercheurs (1), de nombreux produits seraient ainsi à consommer avec modération ! 250 cl de bière = 75 litres 12,5 cl de vin =120 litres 20 cl de lait = 200 litres 20 cl de jus de pomme = 190 litres 20 cl de jus d’orange = 170 litres 1kg de maïs = 900 litres 1 tasse de café = 140 litres 1 tasse de thé = 35 litres 1 œuf = 135 litres 1 kg de bœuf = 16 000 litres 1 tomate (70g) = 13 litres 1 orange (100 g) = 50 litres 1 tranche de pain (30 g) = 40 litres 1 tranche de pain (30 g) avec 10 g de fromage = 90 litres
(1) “Water footprints of nations”, de A.K. Chapagain et A.Y. Hoekstra, UNESCO (2004). www.waterfootprint.org
toujours pressés…
V.R.
Alter Eco lance une gamme de jus de fruits issus du commerce équitable. Le jus d’orange est préparé uniquement avec des agrumes cultivés dans le respect de la démarche environnementale de producteurs brésiliens, réunis en coopérative. Une belle occasion de redécouvrir le plaisir du fruit. M.L.
« Pur jus d’orange » Alter Eco, 3,49 euros. En vente en grande surface et sur www.alterecodirect.com
bio attitude À tous les rayons
Du mal à trouver vos produits bios ? Monoprix vient d’étoffer sa gamme d’aliments bio, reconnaissables à leur emballage jaune et logo bleu : un choix d’aliments variés, du jus de légumes à l’huile végétale aux quatre graines… M.L.
Bravo À
T.W. Vogel / DR
Casino, qui lance le premier étiquetage environnemental indiquant la quantité de CO2 émise par un produit de l’enseigne, lors des principales étapes de son cycle de vie.
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[savourer]
la nhuvelle vague
Porphyra, spiruline, haricots de mer ou agar-agar… Les algues sont riches en minéraux et vitamines, fibres et protéines, pauvres en graisses et en sucre. Elles semblent encore étranges à nos palais d’Occidentaux, mais sont délicieuses. De quoi devenir des super stars de la cuisine bio. Par Hélène Binet et Emmanuelle Vibert
Algues :
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ous n’avez jamais mangé d’algues ? Bien sûr que si. Si vous êtes fana de sushi, vous avez forcément déjà goûté au nori, qui enrobe tous les makis japonais et maintient les rouleaux de riz rond et de poisson cru. D’ailleurs, cette algue rouge, qui noircit en séchant et verdit à la cuisson, est la plus consommée au monde. Pas moins de 350 000 tonnes sont produites chaque année ! On la cultive en pleine mer, principalement du côté de Nagasaki, au Japon, mais aussi en France, près de nos côtes bretonnes. Et on la déguste le plus souvent séchée. Comme ses acolytes, le nori remporte la palme des plantes de santé. Parmi ses composants vertueux, des phytostérols capables de chasser le mauvais cholestérol, du manganèse et autres oligo-éléments protégeant des radicaux libres, des vitamines A, B1 et C antioxydantes et un taux de protéines hors du commun (environ 35 g pour 100 g, soit beaucoup plus qu’une côte de bœuf). On aurait tort de s’en priver.
Encore timides dans nos assiettes au XXe siècle, les algues entament aujourd’hui un vrai coming-out sur les étals, avec notamment la déferlante des restaurants à sushis dans l’Hexagone. On est encore loin de « l’algue parade », mais ces végétaux marins verts, rouges ou bruns investissent peu à peu les rayons des boutiques biologiques et des supermarchés. Parmi ces nouvelles stars venues du Japon : la porphyra (le nom français du nori, qu’on cultive aussi un peu en France), le wakamé (algue brune qui entre dans la recette de la soupe miso), le kombu (lanière marron et épaisse), ou encore l’agar-agar (algue rouge qui, déshydratée et réduite en poudre, sert de gélifiant).
Clapotis culinaire
Mais la France n’a pas attendu la mode asiatique : elle est le septième producteur mondial de cette verdure aquatique,
jenny w./
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Ça rouLe…
• Pour les accros du sport : la « Footbike » (ci-dessus) peut, à l’inverse des trottinettes classiques, être pratiquée par tous les temps et sur tous les terrains. Un des meilleurs modes de déplacement écolo en ville, et sûrement l’un des plus rapides. À partir de 319 euros. • Pour les plus cool : ce vélo couché (ci-contre) présente les mêmes caractéristiques qu’un cycle classique avec la sécurité, le confort et l’aérodynamisme en plus… À partir de 1 595 euros.
www.airodin.com
L’Oxygène Tour Toyota marque votre ville de son empreinte écologique. Jusqu’au mois d’octobre, la marque connue pour ses véhicules hybrides traversera une vingtaine de municipalités, afin de sensibiliser les automobilistes à l’environnement et à la gestion de l’énergie. Avant son arrivée, la patrouille Toyota annoncera l’événement avec deux véhicules couverts de mousse végétale qui sillonneront la ville. Le jour J, au cœur d’une nature préservée (forêt, prairie, bordure d’eau…), chaque citoyen profitera d’un parcours pédagogique pour apprendre à diminuer son impact sur l’environnement, grâce à quelques éco-gestes appliqués au volant d’une voiture… S.A.
www.toyota-oxygenetour.com
toyota fait son grand tour
Ecolo Rigolo
La noix de coco a La cote
La République de Vanuatu, dans le Pacifique, innove en tentant de développer l’utilisation de l’huile de noix de coco comme combustible de substitution. Unelco-Suez, le fournisseur d’énergie de l’archipel fait déjà fonctionner ses groupes électrogènes avec un mélange de gazole et d’huile de coprah (obtenue à partir de chair de noix de coco). Et le précieux mélange grâce auquel roulent les véhicules d’Unelco pourrait servir de carburant pour toutes les autos de l’archipel. C’est cool, coco… S.A.
piotr bizior
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J’évite les bâtonnets de poisson pané
Une nouvelle forme de piraterie a fait son apparition, dépouillant les océans de leurs poissons, ne respectant aucune des réglementations internationales qui protègent pourtant la biodiversité, mais aussi les petits pêcheurs locaux. première victime de ce trafic, la légine, poisson de l’océan austral - qui entre souvent dans la composition des bâtonnets de poisson pané - dont la population risque de s’éteindre commercialement avant 2011 ! www.greenpeace.org
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vous habitez le littoral ou passez vos vacances au bord de la mer ? profitez-en pour aller chercher votre poisson directement au port ! d’une part, cela permet de soutenir la petite pêche artisanale, et d’autre part, c’est un geste plus respecteux de l’environnement : comme les poissons sont pêchés localement, leur prise a nécessité beaucoup moins de transport et donc de gasoil. et puis c’est aussi une garantie fraîcheur imbattable !
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J’achète aUprès des petits pêcheUrs
À la plage aUssi, J’Utilise les poUbelles
pendant les vacances, pas question de perdre ses bonnes habitudes ! toutes les plages françaises sont équipées de poubelles où les déchets trouveront naturellement leur place. et si vous êtes fumeur, emportez une petite boîte pour y placer vos mégots ; enterrés dans le sable, ils mettraient plusieurs années à se décomposer…
www.surfrider.fr
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J’évite de me promener dans les dUnes
cédez à la tentation des endroits reculés, mais seulement dans les sentiers aménagés, car la végétation des dunes est très fragile et le moindre piétinement l’abîme. sans cette végétation, les dunes seraient érodées rapidement, au détriment de la biodiversité.
www.conservatoire-du-littoral.fr
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Je traqUe les sacs plastiqUes
Bartlomiej StroinSki / Cheryl empey / marC iSerman / geo CriStian / Sanja gjenero
avez-vous déjà goûté du sac plastique ? non ? Une chance que n’ont pas les tortues ou les dauphins, qui les confondent avec les méduses, leur aliment préféré, et en font malheureusement leur repas, mourant ensuite de leur ingestion. de nombreux animaux marins sont ainsi victimes de notre mégarde. alors, si vous voyez un sac plastique dans la nature ou en ville, remettez-le à sa place : dans une poubelle ! et pour éviter leur prolifération, préférez les paniers et les sacs réutilisables…
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Je navigUe « propre »
la navigation de plaisance est un bon moyen pour profiter des criques désertes et des eaux calmes. en méditerranée, faites toutefois attention à ne pas jeter l’ancre dans les herbiers de posidonies. ils sont en effet le gîte et le couvert de nombreuses espèces de poissons et sont arrachés par les ancres des bateaux. et en mer comme sur terre, soyez éco-citoyen : limitez vos rejets, gardez vos déchets pour les poubelles, vérifiez l’état de votre moteur pour prévenir les fuites et nettoyez votre bateau à l’aide des équipements portuaires.
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Je fais Un aqUariUm qUi respecte la biodiversité
les aquariophiles le savent bien : les poissons et plantes que l’on vend pour les aquariums détruisent parfois le milieu d’origine de ces merveilles colorées. refusez par exemple d’encourager les revendeurs qui, pour proposer de petits prix, participent à la pêche au cyanure. les récifs coralliens sont dévastés par cette méthode de pêche et vos petits poissons, même bien installés dans votre aquarium, ne survivent pas longtemps à ce traitement. pour un aquarium qui respecte la biodiversité sauvage, consultez la charte de l’aquariophile responsable sur www.reefkeepers.net.
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[VOYAGER]
U
n soleil nimbé d’or se lève sur Cochin la coloniale et inonde les gigantesques carrelets sur lesquels s’activent les pêcheurs, les antiques palais ornés d’azulejos, les églises et les mosquées jouant des coudes avec les temples bouddhiques et les synagogues, les anciens entrepôts d’où partaient boutres, jonques et caravelles… Ignorant la cohue, la voiture s’élance, entre caoutchoucs et cocotiers, vers
les Gaths, cette chaîne montagneuse qui borde la côte sur plus de trois cents kilomètres. À perte de vue, les collines se relaient, quadrillées de champs de thé et d’odorantes plantations d’épices et de café. Sur ces terres poussent les variétés les plus convoitées au monde. C’est ici aussi qu’est né l’ayurveda, une très ancienne médecine qui, associant massages aux plantes, tisanes, régime diététique et yoga, a désormais séduit l’Occident.
perle i
Le Kérala, minuscule état, est l’un des plus surprenants de l’Inde. De Cochin et ses fortins aux collines d’épices et aux lagunes des backwaters, voyage au cœur d’un monde miraculeusement préservé, où l’on pratique l’écotourisme depuis bien longtemps. Avec sagesse.
Texte de Geneviève Lamoureux, photos de Jean-François Guggenheim
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[s’engager]
C’EST... FORD !
Il y a plus téméraire encore qu’Indiana Jones : Harrison Ford lui-même. Depuis une quinzaine d’années, il s’implique à fond dans l’environnement, notamment pour la sauvegarde de la forêt amazonienne. Propos recueillis par Frank Rousseau, à Los Angeles
Indiana Jones est un expert dans le maniement du fouet. Comme lui, n’avez-vous pas envie de vous en servir pour réveiller les consciences ? (Rires) Il y a d’autres moyens moins violents et tout aussi efficaces pour marquer les esprits : on appelle cela la pédagogie ! Je viens, par exemple, de tourner un spot(1) sur le danger que représente la destruction des forêts tropicales amazoniennes par le feu ou l’abattage intensif. Chaque année, c’est une surface de forêt de la taille de l’Angleterre qui disparaît. Qui sont les « méchants » de service, cette fois-ci ? Les exploitants de bois – travaillant souvent dans l’illégalité – qui coupent dans le cœur des forêts sans la moindre hésitation et, surtout, sans la moindre réflexion. Il y a aussi des compagnies minières qui abattent massivement des millions d’arbres pour construire des routes et accéder ainsi plus facilement à leurs mines. Sans oublier les agriculteurs et les éleveurs de bovins, pour qui une terre boisée n’apporte rien. Pour arriver à leurs fins, ils brûlent tout sur leur passage et des millions de tonnes de CO2 s’en vont ainsi « plomber » le ciel.
CE QUE FAIT HARRISON
“Chaque année, c’est une surface de forêt de la taille de l’Angleterre qui disparaît.”
Quelles sont les conséquences de cette déforestation massive ? Des sols qui se dérobent sous les pieds, des torrents de boue qui emportent tout, des dérèglements climatiques majeurs… La forêt amazonienne absorbe une grande partie du gaz carbonique rejeté sur toute la surface du globe. C’est « le poumon de la planète ». La déforestation, c’est aussi le risque de voir des tribus indigènes comme les Kayapos disparaître à jamais. Des hommes, des femmes, des enfants, qui ont pourtant toujours entretenu un rapport étroit et respectueux avec la nature. L’Organisation mondiale de la santé affirme que l’eau que boivent ces tribus serait impropre à la consommation. Les Kayapos disent souvent qu’ils sont le « Mebengokre », le « peuple venu de l’eau ». Les rivières auprès desquelles ils ont grandi étaient jadis saines et poissonneuses. Jusqu’à ce que des milliers de chercheurs d’or les contaminent en utilisant du mercure, un métal lourd fortement utilisé pour l’orpaillage. En analysant le niveau d’imprégnation de mercure dans les cheveux de la population locale, les scientifiques ont découvert des taux très largement supérieurs à ceux fixés par l’OMS.
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Franck rousseau
[s’aimer] ZesTs
un bon atagonia file p est coton re du coton
cultu Parce que la Patagonia s polluantes, ne des plu l’u que coton biologi tilise que du n’u ments. nner ses vête our confectio p avec our séduire Rien de tel p plage … naturel sur la euros
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L’affaire est dans le sac
Cette gamme de sacs originale participe à l’éco-recyclage en redonnant vie aux voiles de bateaux, de parapente et de kitesurf. Les sangles et les poignées sont faites avec des ceintures de sécurité, accessoirisées avec des rivets et différents tissus. Une collection unique en son genre.
Sacs « Jamais sans mon Lulu », de 30 à 70 euros www.jamaissansmonlulu.com
iène une révolution pour l’hyg féminine alternative
La LunaCup est une et aux écologique aux tampons Après ser viettes hygiéniques. yer utilisation, il suffit de netto ruelle à cette coupelle menst endant la prochaine fois. l’eau savonneuse… en att nomique, qui évite Une idée pratique et éco au quotidien. la production de déchets
LunaCup, 30 euros www.lunacup.fr
Fiche produit : La tong
Par Elisabeth Reiss, agence Ethicity, www.ethicity.net
Matières preMières Caoutchouc naturel (à partir de l’arbre hévéa), caoutchouc synthétique (plastique EVA) ou déchets plastiques à valoriser. Impacts négatifs • Conditions de travail : difficiles dans les grandes exploitations d’agriculture intensive d’hévéas en Asie du Sud-Est et en Afrique (salariés sous-payés, absence d’équipements de protection...). • Pollution : matériau fabriqué à base de matières premières fossiles épuisables et non biodégradables (pétrole et charbon). • Mondialisation : en Amazonie, où l’hévéa pousse à l’état sauvage, les petits producteurs de caoutchouc ont souffert de la baisse des prix provoquée par la production synthétique en masse en Asie du Sud-Est. Dans le monde, le caoutchouc consommé est naturel à 41 % et synthétique à 59 %. Impacts positifs : • Environnement : l’hévéaculture est un formidable moyen de lutte contre la déforesta-
pour mieux comprendre les impacts de notre consommation sur le monde
tion et l’érosion irréversible des sols, problèmes cruciaux des zones tropicales. • Commerce équitable : il soutient les petits producteurs d’Amazonie (marques utilisant du caoutchouc « équitable » : Veja, ZaZa Factory, Copacabana…) • Nouveaux matériaux : obtenus à partir de matériaux recyclés. Ainsi, Rip Curl utilise les combinaisons de surf en fin de vie, Gooc, les pneus usagés, et Clakett, les déchets de découpes plastiques de productions industrielles. Et, tenez-vous bien, Bioapply devrait bientôt sortir la première tong bio en... amidon de maïs ! • Emploi : l’Asie du Sud-Est assure près de 95 % de la production mondiale de caoutchouc naturel, le reste venant d’Afrique et du Brésil. Près de 50 millions de personnes de cette activité dans les pays tropicaux.
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Impacts positifs : • Accessibilité : pour tous, à des prix allant de 1 e sur Ebay à… 250 e la paire d’Havaianas signée Swarowski ! • Bien-être : il existe des tongs qui équilibrent les énergies, d’autres qui régulent le stress par stimulation des zones plantaires (tong « Zen »), ou d’autres encore qui tonifient et raffermissent les jambes (tong « Celluflex »). Fin de vie Impacts négatifs • Déchets : les tongs jetables utilisées dans l’hôtellerie, les spas, hammams, etc. • Recyclage : bien que le caoutchouc naturel ou synthétique soit recyclable, il n’existe pas en France de filière de recyclage à l’attention des particuliers. Les tongs usagées ne doivent donc pas être jetées dans la poubelle verte ! Impacts positifs : • Valorisation : tongs récupérées et transformées au Kenya en porte-clés, bijoux (UniquECO)
Sources : CIRAD, CFCP et sites des marques citées.
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Impacts négatifs • Soin : porter des tongs sans veiller à l’hydratation des pieds, peut provoquer sécheresse et crevasses…
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Claudine André : du bon pour les bonobos
Passionnée de la cause animale, cette primatologue a monté la première association pour préserver les bonobos, de grands singes en voie d’extinction : il n’en resterait que 20 000 à l’état sauvage.
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elge d’origine mais Africaine de cœur, cette fille de vétérinaire a été élevée dans la savane, parmi les animaux. Son histoire d’amour avec les bonobos date de 1994. Vivant exclusivement au Congo et reconnu comme le dernier grand singe il y a moins d’un siècle, cette espèce est en voie de disparition. À ce jour, il n’en resterait que 20 000 à l’état sauvage !
Claudine André (à gauche) et son équipe
Après avoir monté les Amis des animaux du Congo (AAC), pour venir en aide aux animaux délaissés du zoo de Kinshasa, Claudine André se prend d’affection pour un bébé bonobo. Puis elle crée tout naturellement Lola Ya Bonobo (littéralement « le paradis des bonobos ») en 2002, seul sanctuaire abritant ces primates. Ses missions : permettre à des bonobos orphelins de retrouver leur milieu naturel, éduquer la population congolaise à la protection animale, promouvoir les études éthologiques sur le bonobo et sa réintroduction. Le site a permis de reconstruire, sur 35 hectares, le milieu naturel d’habitat des bonobos, mais aussi de faire vivre quelque cent familles congolaises, en leur fournissant un travail.
Pourtant, bien que protégé par la convention de Washington (signée en 1973, elle réglemente le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, ndlr), le bonobo continue d’être chassé pour sa viande. Et lorsque l’on sait que les femelles donnent naissance à un bébé tous les six ans, les jours de ces grands singes sont comptés ! Pour contrer ce désastre et braquer les projecteurs sur les braconniers, Claudine André a mis en place le comité Oka (ce qui signifie en dialecte gabonais : « avance, continue ! »), constitué de juristes, policiers, vétérinaires, journalistes et photographes, pour alerter, sensibiliser et solliciter l’opinion publique sur des actions de conservation de la biodiversité. Ensemble, ils se proposent de cibler, chaque année, un exemple précis de disparition d’espèces de faune ou de flore. Et, en ce qui concerne les primates, il y a urgence. S.A.
Jean-Yves Casgha : retour vers le futur
Père du festival « Sciences frontières » et de la première Web Tv sur l’environnement, ce journaliste travaille depuis vingt-quatre ans à vulgariser la recherche scientifique. Avec conviction et talent.
S
es premières armes de journaliste scientifique, Jean-Yves Casgha les a faites dans l’émission des frères Bogdanoff, « Temps X », puis en tant que rédacteur en chef du magazine « Futur », sur TF1. En 1984, il décide de créer le festival « Sciences Frontières ». à Puy-Saint-Vincent (Hautes-Alpes), pour mettre en relation chercheurs et grand public. Un festival marqué de quelques coups d’éclat. « En 1985, nous avons été les premiers à parler des OGM, via leurs inventeurs. Deux ans après paraissait
« Les Fins du monde », qui relatait tout le débat du festival sur les OGM, qui animent aujourd’hui les passions. » Fort du succès de sa manifestation, Jean-Yves Casgha crée une télé locale ayant pour mission de relayer les temps forts du festival. Face à la demande et sentant le vent de l’écologie tourner, il lance « Terre TV », la première Web TV consacrée à l’environnement et au développement durable. Avec ses programmes en continu et son fonctionnement intuitif, cette lucarne des générations futures
offre une vraie palette de reportages, sans état d’esprit alarmiste, mais avec une réelle prise de conscience quant au monde qui nous entoure. S.A.
www.terre.tv
www.neoplanete.eu
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[s’engager]
MAud Fontenoy
descend sur terre
d’essayer de trouver une solution, sans nous dédouaner de notre responsabilité en comptant sur le voisin. Vous disiez que vous aviez du sel dans le sang. Qu’avez-vous appris de la mer ? L’humilité ! On a une chance énorme de vivre sur Terre : à nous d’en être dignes. J’ai parcouru des océans surplombés de vagues de 10 mètres de haut, des endroits où le vent soufflait à 150 km/h, j’ai réalisé des projets parfois fous, je me suis fait à certains moments très peur, à d’autres très mal. Et je me suis rendu compte de l’énergie incroyable que l’on avait en chacun de nous. Cette force valorise l’être humain. C’est ce que je tente de démontrer aux enfants : valoriser le goût de l’effort et du respect de soi, pour arriver à vivre en communauté de manière durable. Avez-vous d’autres projets de traversées? Je dois d’abord m’occuper de mon bébé ! Et puis j’ai créé la « Maud Fontenoy Fondation », pour la sauvegarde des océans et la protection du littoral, en partenariat avec l’Unesco. L’idée : mieux faire comprendre les gestes écocitoyens par l’intermédiaire des enfants. J’ai le sentiment que la mer m’a envoyée sur Terre pour y délivrer un message. Et j’ai bien l’intention de m’y engager à 300 %. S.A.
Grande navigatrice et passionnée d’environnement, Maud Fontenoy pose son pied marin sur la terre ferme pour s’engager dans de nouveaux combats, notamment à travers la « Maud Fontenoy Fondation ». Propos recueillis par Stéphane Aitaissa
Au cours de vos nombreux voyages, quel constat avezvous fait de l’état des mers aujourd’hui ? Quand on est autour de l’Antarctique, on voit d’abord un réchauffement amplifié au pôle. J’ai eu la chance d’aller en Arctique pour voir justement cette avancée de la banquise. En Antarctique, j’ai vu des icebergs immenses se détacher. Sans parler de la pollution chimique qui ruisselle dans nos fleuves et nos rivières, pour se déverser ensuite dans les océans. Et n’oublions pas la pêche industrialisée, avec ses kilomètres de filets ultra-solides, qui écrasent les poissons et génèrent un gaspillage colossal, entre les espèces abîmées et celles qui ne correspondent pas au marché, que l’on rejette à la mer dans un état pitoyable. Vous êtes proche des enfants. Comment perçoivent-ils l’écologie ? Ils sont très ouverts et se montrent passionnés quand je leur parle des baleines, des dauphins, des poissons volants, des tortues… Ce sont de bons ambassadeurs, qui sont généralement plus en avance que nous, car les adultes ont souvent du mal à changer leurs habitudes. La génération future génèrera de nouveaux consommateurs. Ils sauront s’adapter à ce monde qui change, à la croissance de la population.
« Arriver à vivre en communauté de manière durable »
Si vous faisiez de la politique, quel discours adopteriez-vous ? Ce n’est pas une question politique, chacun peut participer à son niveau. Mais il faudrait aussi intensifier l’information. Par exemple lancer ces fameuses étiquettes sur les produits pour que les consommateurs puissent être informés rapidement, trouver des réponses alternatives à l’utilisation de la voiture. C’est à chacun d’entre nous
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Roc fontenoy / DR
Blanc-manger aux amandes amères et coulis de fraise
Pour 4 Personnes
Temps de préparation : 10 minutes Temps de réfrigération : 3 heures Temps de cuisson : 10 minutes
IngrédIents
2 feuilles de gélatine (4 g) 150 ml de crème fraîche liquide 150 ml de sirop d’orgeat (ou lait d’amandes) 250 g de fraises 50 g de cassonade
• Trempez les feuilles de gélatine dans un verre d’eau fraîche et égouttez-les après quelques minutes. • Dans une casserole, faites chauffer la crème fraîche avec le sirop d’orgeat jusqu’à ébullition et retirez du feu. Incorporez les feuilles de gélatine, puis versez dans des bols individuels. • Lavez les fraises et mixez-les avec la cassonade pour en faire un coulis. • Réservez au réfrigérateur pendant au moins 3 heures. • Arrosez le blanc-manger de coulis et servez.
L’astuce d’Éric Kayser
« En saison, j’aime ajouter d’autres fruits rouges au coulis : framboises, fraises des bois, groseilles… »
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Gaspacho de melon, menthe et caramel d’orge
Pour 4 Personnes
Temps de préparation : 20 minutes Temps de trempage : 1 nuit Temps de cuisson : 35 minutes
• Faites cuire l’orge dans 1 litre d’eau bouillante pendant 20 minutes. Égouttez. • Dans une casserole, chauffez la cassonade avec 3 cuillerées à soupe d’eau jusqu’à l’obtention d’un caramel clair. Ajoutez la banane coupée en petits dés et les branches de menthe réservées. Incorporez l’orge, poursuivez la cuisson 10 minutes à feu doux, en remuant souvent. Retirez les branches de menthe. Laissez refroidir. •Versez le gaspacho de melon dans des petits bols à soupe. Ajoutez quelques cuillerées à café de caramel d’orge et décorez de feuilles de menthe.
IngrédIents
200 g d’orge en grains 1 melon orangé d’environ 1 kg 1 botte de menthe fraîche 150 g de cassonade 1 banane
La veILLe Laissez tremper l’orge dans 1 litre d’eau pendant la nuit. Le jour même • Pelez et épépinez le melon. Mixez finement la chair, réservez au frais. • Effeuillez et lavez la menthe (mettez 2 branches de côté).
DR / Clay McLachlan
L’astuce d’Éric Kayser
« Pour accentuer la fraîcheur de cette recette, vous pouvez ajouter 5 cuillerées à soupe de liqueur de menthe au caramel d’orge, à la fin de la cuisson. »
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de l’environnement. Nous nous efforçons donc de montrer aux entreprises comment produire sans nuire à la nature. « Conservation International » est un organisme auquel je crois, parce que ses dirigeants ont une approche intelligente, rationnelle et aucunement fanatique. J’y consacre beaucoup de mon temps et, dans les mêmes proportions, beaucoup de mon argent ! Quel combat vous a récemment demandé la plus grande implication ? La sauvegarde des récifs de corail au Brésil. L’essor de la pêche intensive a ravagé des fonds sous-marins d’une grande beauté. Au banc des accusés : les chalutiers avec leurs effluves de mazout - les massifs coralliens n’apprécient guère les hydrocarbures - et leurs filets, qui « ratissent » les fonds marins sans se soucier de l’écosystème. Ce qui me rend triste, c’est que les Brésiliens continuent de fertiliser leurs champs avec des engrais chimiques qui s’infiltrent dans la terre puis, après un long cheminement hydrique, se retrouvent dans la mer. Pour terminer sur une note plus légère, saviezvous qu’un arachnologue du Natural History Museum de Londres avait donné votre nom à une araignée ? Oui ! Il voulait me remercier d’avoir prêté ma voix pour un documentaire. Aussi donna-t-il le nom de « Calponia Harrisonfordi » à une araignée originaire de Californie, découverte en 1993. Il s’agit de l’une des formes les plus primitives de la famille des « Caponiidae », paraît-il. Mais ne me demandez pas si elle pique…
(1) Dans ce spot de 30 secondes, Harrison Ford se fait épiler à la cire chaude les pectoraux puis déclare, grimaçant de douleur : « Chaque petit morceau de forêt qui est arraché là-bas nous fait mal ici », autrement dit, au cœur…
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Franck rousseau
Vous menez votre action environnementale au sien de « Conservation International », organisation dont vous êtes le vice-président. Notre mission est de sauver les espaces et les espèces en danger de la planète. Nous ne sommes pas pour autant des écolos bornés qui refusent le progrès. Mais il faut trouver un bon équilibre entre la course à la productivité et le respect
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[participer] ZeStS
Artiste en colère
Toutes les minutes, 30 hectares de forêt tropicale disparaissent et plus de 40 espèces meurent chaque jour en Amazonie. Face à ce désastre écologique, Frans Krajcberg, 87 ans, l’un des plus grands artistes brésiliens, sculpte sa colère. Sa matière : les arbres brûlés d’Amazonie, qu’il recueille et dans lesquels il sculpte ses totems. Son œuvre, magique et désespérée, a fait le tour du monde. L’artiste crie aussi sa révolte et sa solitude : selon lui, les artistes restent trop souvent muets face à cette catastrophe. « Quels sont les artistes du xxe siècle qui ont témoigné de la folie des hommes ? Picasso avec Guernica, et qui d’autre ?... » Pour alerter chacun sur les dangers qui menacent notre planète, cet ingénieur polonais d’origine juive - c’est lui, qui a construit, en 1945, le pont sur la Vistule qui a permis à l’Armée rouge de libérer Varsovie - a consacré sa vie à la défense de l’environnement. Ami du peintre Yves Klein et du critique d’art Pierre Restany, Frans Krajcberg a séjourné régulièrement à Paris. Un espace lui est désormais consacré au musée du Montparnasse, situé 21, avenue du Maine, dans le 15e arrondissement de Paris. Ce fut son atelier de sculpteur pendant plus de quarante ans. Alexia Guggémos
BraVO À
www.eco-sapiens.com, site créé pour promouvoir, diffuser et faciliter une consommation compatible avec un développement durable et devenu le premier guide d’achat éthique en ligne. S.A.
DébrAnche !
le guiDe Du PAris bio
« Paris Bio », éditions Parigramme, 6 euros.
(1) Institut de recherche pour l’ingénierie de l’agriculture et de l’environnement
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cesar paes barreto
Flâner dans la capitale, oui mais flâner utile ! Écrit par Hélène Binet et Emmanuelle Vibert, qui sont également journalistes à Néoplanète, ce guide recense toutes les adresses parisiennes d’épiceries, r e s t o s , boutiques de vêtements, ou fournisseurs de matériaux « naturels » pour la maison… Une bonne façon de découvrir que le bio peut être glamour et bon marché… S.A.
Le saviez-vous ? Un chargeur qui reste branché sans rien à charger consomme de l’électricité ! Il ne suffit donc pas de déconnecter son téléphone mobile une fois sa charge terminée, il faut aussi débrancher le chargeur. Engagé dans un plan de réduction de ses émissions de CO2 (en rejoignant le programme « Climate Savers » du WWF), Nokia donne l’exemple en indiquant cette information sur ses produits ; l’équipementier finlandais devra aussi limiter la consommation de ses chargeurs lorsqu’ils sont branchés à vide. Vincent Rondreux
on déboise en amazonie, ains de te « Cha que minu de soixante terr a l’équivalent iot, il n’y a ur ’est un peu id urs ». football. C de joue jamais assez e Geluck
Philipp
Des rADArs contre les crues
Outre les pluviomètres, une technologie est de plus en plus employée pour prévoir la quantité de pluie qui tombe : les bons vieux radars de l’aviation ! Le Cemagref (1) développe même cette méthode en montagne, grâce à un tout nouveau matériel : le radar Hydrix, actuellement testé dans le massif des Maures, en Provence. Les données sont collectées et alimentent des programmes mathématiques qui en déduisent les prochains débits des rivières. Et qui sonnent l’alerte si une crue s’annonce ! V.R.
/ samsung / Dr
[savourer]
Votre marché de saison
Envie de couleur dans les assiettes et de saveurs pour vos papilles ? Avec notre tableau (et les conseils de vos commerçants), pas d’écolo-faux pas : remplissez cabas et paniers des meilleurs produits, au meilleur moment !
Par Aline Cochard
Viandes** Agneau Bœuf Canard Lapin Poulet
Juillet Août Sept.
R R R R R R R R R * Certaines espèces de poissons sont menacées. Pour consommer responsable, informez-vous sur Internet : www.nausicaa.fr et www.greenpeace.org/france/press/reports/et-ta-mer-t-y-penses R ** Pour le bien-être de la planète, mieux vaut limiter sa consommation de viande. N’oubliez pas que les légumineuses, le soja, les céréales sont, eux aussi, sources de protéines. Pour en savoir plus : www.consodurable.org
Légumes
/ Kriss szKurlatowsKi / Koos schwaneberg / robert owen-wahl / andrzej gdula / afonso lima / dominic morel
Artichaut Aubergine Betterave Brocoli Concombre Courgette Echalote grise Fenouil Haricot vert Laitue Oseille Petit pois Poivron Radis Roquette Salade Tomate
Juillet Août Sept.
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poissons et fruits de mer*
fruits
Abricot Amande Brugnon Cassis Cerise Figue Fraise Framboise Groseille Melon Mirabelle Mûre Nectarine Noisette Noix Pêche Rhubarbe Raisin
Juillet Août Sept.
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Anchois Araignée de mer Calamar Etrille Homard Langouste Langoustine Lieu noir Maquereau Merlan Merlu Sardine Saumon Seiche Sole Thon blanc Tourteau
Juillet Août Sept.
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fromages
jordi farres
Champignons Girolle Cèpe
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Abondance Beaufort Bleu Brebis ossau-iraty Brie Brocciu Camembert Cantal Chaource Chèvre Epoisses Fourme d’Ambert Langres Livarot Maroilles Mimolette Munster Neufchâtel Picodon Pont-l’évêque Reblochon Salers Tomme de Savoie
Juillet Août Sept.
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le cadre de votre œuvre (2 mètres sur 2 mètres, c’est bien). Empruntez à votre petit dernier son râteau et dessinez sur le sable courbes et lignes (en privilégiant les motifs circulaires). Placez ici et là vos galets, ajoutez coquillages, algues et morceaux de bois… et admirez ! Mais résistez à la tentation de rapporter ces éléments à la maison pour vous offrir toute l’année un bout de zénitude sur un plateau. Eh oui, parce qu’il est interdit de ramasser sable et galets sur les plages ! À la place, prenez une jolie photo de votre œuvre. Ce sera tout aussi bien. tickets de musée et cartes postales collés au fil des pages. Proposez-leur cette fois de composer un herbier des villes. Tiens, un pissenlit a poussé au pied d’une statue, entre pierres et pavés. Là, entre deux briques, sur ce mur, c’est bien du lierre qui pointe le bout de ses feuilles. Pour la technique, c’est comme d’habitude : on glisse sa récolte entre les pages d’un livre, le temps de la laisser sécher. Puis on la maintient avec du Scotch dans un joli cahier, en n’omettant pas d’indiquer le nom de l’espèce et le lieu insolite où on l’a trouvée. Le must, c’est d’y ajouter des photos archipoétiques du brin d’herbe apparu entre béton et asphalte. Et pour se documenter sur toutes ces plantes qui s’acharnent à pousser là où on ne les attend pas, on consulte l’« Herbier des villes » (3), de Dominique Mansion, superbement illustré.
DéChets D’été, DéCo De rentrée
Cet été, j’ai reçu huit cartes postales. J’ai utilisé dixsept pailles en buvant des grenadines à la terrasse des cafés. J’ai accumulé trente-sept bouchons de toutes sortes. Mis de côté douze gobelets en plastique et neuf tickets de musée, métro, train… Un peu d’imagination, un peu de colle, un joli coup de main... Et voilà le résultat ! De superbes œuvres d’art récup’. Voici deux idées pour vous donner de l’inspiration : Le bouquet de cartes postales On a découpé des fleurs dans des cartes postales, planté un fil de fer au centre. On a fait deux petites spirales avec le fil de fer, une première au-dessus, l’autre en dessous de la fleur, pour qu’elle tienne. Il ne reste plus qu’à planter les tiges dans un pot plein de terre ou un joli vase… La guirlande bouchons-pailles On fait des trous dans les bouchons, à l’aide d’un clou et d’un marteau. On récupère des morceaux de pailles colorées. On enfile le tout sur un fil, comme des perles, pour former une guirlande. Ça prend cinq minutes. Et c’est ultra-pop.
1- « Guide de la rando avec enfants : conseils pratiques pour les parents et les grands-parents », de Monique Vincent-Ferrier, éditions Delachaux et Niestlé. 2- « Guide des plantes sauvages comestibles et toxiques », de François Couplan, éditions Delachaux et Niestlé. 3- « Herbier des villes », de Dominique Mansion, éditions Ouest-France.
Création zen et éphémère à la plage
Si au lieu de s’enterrer pour la dixième fois consécutive sous le sable de Mimizan plage, on se lançait cette année dans la réalisation d’une œuvre collective (ou d’un concours artistique) ? Un jardin japonais créé à plusieurs mains avec sable, coquillages et galets, par exemple ? Pour cette création éphémère, commencez par une balade sur la plage afin de ramasser les éléments de votre décor. Morceaux de bois flotté, galets parfaits, coquillages... Rapportez votre trésor au camp de base. Délimitez sur la plage
Jules Verne en aurait rêVé !
Sachant collecter et analyser de plus en plus d’informations sur les océans (températures, salinité, niveau de la mer, vent, vagues, courants, glaces, chlorophylle, plancton…), des scientifiques français et européens réussissent désormais à prévoir, plus d’une semaine à l’avance, le « temps » qu’il va faire à l’intérieur des océans (1) ! Comme pour la météo. Ce qui va être un apport précieux pour de nombreux spécialistes : les climatologues, bien sûr, mais aussi les océanographes, les industriels offshore, les gestionnaires de pêche, les marins, les acteurs de la sécurité en mer, de la lutte contre la pollution, du routage de navires, ou encore de l’environnement marin… Et pour une meilleure circulation de l’information, ces scientifiques développent même un système de données directement accessibles sur Internet (2).V.R.
(1) Programmes Mersea et MyOcean (2) www.mersea.eu.org, www.mercator-ocean.fr, www.coriolis.eu.org
B.A. ba
Qu’est-ce Qui pollue les mers ?
• Les emballages en plastique constituent le pourcentage le plus élevé des macro-déchets trouvés en mer (1). À noter, les filtres de cigarette étant en plastique (acétate de cellulose), ils font partie intégrante des déchets. • Les emballages en plastique flottants constituent entre 74 et 94 % des déchets que l’on peut trouver en mer. Sur les plages, ils représentent entre 70 et 90 % des déchets et sur les fonds marins, entre 60 et 95 %. • La dégradation des déchets marins dépend du type de matériau (verre, papier, métal, plastique, etc.), de l’action de frottement des vagues, de l’action du soleil et des décomposeurs (espèces transformant la matière organique morte en nutriments). S.A.
(1) : (source : thèse I. Poitou)
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Ecoluxe
Créée en 1999, la marque suédoise Camilla Norrback est emblématique de l’écoluxe, le luxe moderne. Le concept ? Allier les valeurs du développement durable et les matières nobles. En vente dans 14 pays, chez Plagg à Paris, Beams au Japon, et Kaight à New York.
VIP de la mode contre VIH
Designers against aids (DAA) est une association de bienfaisance, créée en 2004, afin de véhiculer des messages de la prévention contre le virus du sida. Sa méthode ? L’organisation d’événements et la production d’objets design. Souvenez-vous de la dernière campagne (organisée dans plus de 27 pays, tout de même), « Fashion Against aids » (la mode contre le sida) : une collection de tee-shirts en coton bio pour H&M, réalisée par des grands talents de la mode et de la musique comme Katharine Hamnett (qui a proposé le slogan « USA A CONDOM »), Rihanna, Timbaland, Chicks on Speed, ou encore Henrik Vibskov. C’était là l’exemple parfait d’un partenariat réussi entre solidarité et grande distribution... Vu le succès, une nouvelle collection en coton bio et équitable, accompagnée d’une expo photo décoiffante sera à découvrir du 5 au 8 septembre, au Salon So Ethic, à Paris.
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Backwaters, villes bigarrées, plantations étonnantes et nature luxuriante... Le Kérala s’affiche dans toute sa beauté.
Coconut Lagoon, également labellisé « CGH Earth Experience Hotels ». Même luxe discret et essentiel. Autre architecture respectant le style local où dominent bois de rose et pierre. Une réserve est consacrée aux poissons, un jardin aux papillons. Quelques vaches et quarante espèces de libellules entretiennent la biodiversité. Une centaine de panneaux solaires servent à chauffer et à éclairer le site. Basé sur le recours à une bactérie aérobie, un processus permet de transformer les déchets en gaz qui alimente les cuisines. L’eau est systématiquement recyclée, les résidus agricoles transformés en compost.
À Allepey, le voyageur embarque sur un « kettuvallam », un de ces bateaux ventrus en bambou et nattes de palme qui transportaient autrefois le riz. Commence alors, accompagné par les chants montés des temples hindous et des églises, dans le brouhaha et les joyeux palabres qui résonnent des rives, un périple magique et impromptu. Ultime étape du voyage, Mararikulam, avec sa plage infinie de sable blanc, ses alignements de cocotiers et quelques jolies barques échouées. Lorsque le ciel n’est plus qu’une mosaïque d’étoiles, les yeux se perdent sur l’océan ourlé de blanc par la lune. Alors, l’immersion dans la nature semble totale.
Une réserve poUr les poissons, Un jardin poUr les papillons... la biodiversité est préservée.
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[participer] ZeStS
Aux Etats-Unis, le mouvement « EcoMom Alliance » (1) réunit à ce jour 11 000 mères au foyer américaines, qui se retrouvent autour d’un verre de vin (bio, évidemment) pour parler couches lavables, détergents biodégradables et recyclage. Alors qu’à la tête du pays, les engagements pour lutter contre le changement climatique peinent à se concrétiser, les EcoMom sont de plus en plus nombreuses à surfer et chater sur les sites Internet et blogs, pour s’échanger leurs conseils d’achats et pratiques responsables. Quand on sait que les femmes influencent ou contrôlent 80 % des achats domestiques (d’après une enquête du Boston Consulting Group), l’impact d’une telle initiative n’est pas négligeable. En France, 85 % des personnes interrogées à l’occasion du Salon Planète durable, considèrent que « les produits verts et écologiques constituent plus qu’une nouvelle mode qui passera comme les autres ». Pour autant, 64 % d’entre elles les trouvent encore trop chers et la moitié doute de la véracité des promesses énoncées. La révolution verte est en marche, mais passera nécessairement par de nouveaux modes de consommation plus responsables. Et si on s’y mettait ?
(1) www.ecomomalliance.org.
Des réunions “Tupperware” green
Julie Renauld www.eco-life.fr
Écolo rigolo
Ça gazouille pour les pouleTs chinois
Pékin investit massivement dans la production de biogaz à base d’excréments de volaille. Ces déjections dégagent du méthane, un gaz qui permet de faire fonctionner des générateurs au lieu de se disperser inutilement et d’accroître l’effet de serre. La Chine envisage d’ouvrir 4 700 usines de grande taille d’ici à 2010 pour alimenter près de 40 millions de foyers chinois. S.A.
(source Newsweek)
le plasTique en chiffres
• 25 bouteilles en plastique suffisent pour fabriquer une veste polaire • 450 flacons plastiques (gel douche, shampoing, etc.) permettent de réaliser un banc de trois places • 1 tonne de plastique recyclée économise 700 kg de pétrole
Tours à hélices
Le premier bâtiment au monde intégrant des turbines éoliennes géantes a été inauguré ce printemps. Où ? Au World Trade Center de Bahrein, au Moyen-Orient. Les trois hélices, d’une trentaine de mètres de diamètre, se trouvent entre deux tours spécialement étudiées. Elles doivent fournir 11 à 15 % de l’énergie de cet édifice culminant à 240 mètres. V.R.
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laura panduru
/ chris chidsey / Michal KoralewsKi / Jay siMons / François leFebvre
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L’humeur de Christophe Besse
Petites histoires d’eau
Imaginons la rivière de l’Eden. Elle ne traverse que des espaces préservés, sans qu’aucune activité humaine, industrielle, agricole ou domestique ne la perturbe : rien que la nature la plus pure, avec montagnes, forêts et prairies. Pourraiton capter l’eau de la rivière et la distribuer à Adam et Eve ? Eh bien non ! Ayant ruisselé et traversé des terrains calcaires et granitiques, les litières des forêts et ses humus, cette eau ne serait pas potable au regard des normes d’aujourd’hui. Trop de fer, de matières organiques, de l’ammoniaque et des bactéries en excès, un filon d’arsenic ou de bore rencontré sur le trajet, imposeraient de traiter l’eau du jardin d’Eden. De quoi protester auprès du créateur dès le septième jour… Pour dessaler de l’eau de mer, qui représente 98% de l’eau de la planète, il y a deux techniques. La première consiste à la faire bouillir ; la vapeur d’eau qui ne contient plus de
sel est ensuite condensée une nouvelle fois pour obtenir une eau distillée, qu’il faut ensuite resaler un peu avec des minéraux variés. La seconde utilise des membranes qui laissent passer l’eau, mais retiennent le sel ; on doit appliquer une très forte pression du côté de l’eau salée pour que le système fonctionne. Dans un cas comme dans l’autre, ces techniques utilisent beaucoup d’énergie. Pour cette raison, le développement du dessalement nécessite de réduire la consommation d’énergie et de s’appuyer sur des ressources renouvelables. Dans l’avenir, les grandes métropoles situées au bord de la mer n’échapperont pas à ces technologies. Barcelone a d’ailleurs récemment mis en chantier ce qui sera la plus grande unité de traitement en Europe. Jean-Luc Trancart, de la Lyonnaise des Eaux Professeur à l’École nationale des ponts et chaussées
De l’eau... quand il fait si soif ! Wayne Hill, artiste américain, souhaitait alerter le public sur les méfaits du réchauffement climatique, qui engendre la fonte des glaces, en présentant une bouteille en plastique remplie d’eau provenant de la glace fondue de l’Antarctique. Mais son œuvre, intitulée « Armes de destruction massive » et présentée à la galerie d’art « Dartington Hall » de Devon (au sud de l’Angleterre) en janvier 2005, a été bue par un visiteur assoiffé... Elle était estimée à 63 000 euros. L’eau se fait rare... et chère ! Alexia Guggémos
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IllustratIon : ChrIstophe Besse
soif d’art
Bien-être des animaux : ça vaut Bien un Grenelle
après le Grenelle de l’environnement, celui des animaux (lire aussi page 17). un travail de réflexion a en effet été initié, en mars dernier, par michel Barnier, ministre de l’agriculture et de la Pêche : « La défense du bien-être animal constitue un enjeu important dans la société moderne. La France doit relever ce défi, en conciliant la protection animale, le respect de nos traditions et les réalités d’un développement économique durable », explique-t-on du côté du ministère. des « rencontres animal et société » (réunissant agriculteurs, scientifiques, acteurs économiques et parlementaires) déboucheront sur un certain nombre de propositions qui pourront être consultées par le grand public, sur internet (1). les éléments synthétisés aboutiront à la rédaction d’un rapport, qui devrait être remis au président de la république avant le 30 juin.
(1) www.animal-societe.com
Grundmann est longue. Même notre biocarburant les tue. « Actuellement, à Bornéo, à Sumatra, on exploite le palmier à huile. Cela doit aider l’Europe à atteindre ses objectifs en terme d’énergie « propre ». Mais cette déforestation est une catastrophe pour les orangs-outans », dénonce la primatologue. Pourtant, « l’homme est un singe comme les autres ». C’est le titre d’un livre (voir encadré) dans lequel elle a mis côte à côte des photos de grands singes et d’hommes avec les mêmes postures. Regards, gestuelles, attitudes… Fascinante ressemblance. L’homme ne descend pas du singe. « Tous deux ont un ancêtre commun. Le chimpanzé est resté dans la forêt, l’homme en est sorti ». Peut-être même qu’en regardant de plus près les primates et la nature, on pourra trouver des solutions à nos problèmes de réchauffement climatique, d’appauvrissement des terres ou même de survie. « Quand on observe les grands singes, ils paraissent vivre dans un environnement hostile. Mais ils sont capables de trouver les fruits aux bonnes périodes, de soigner leur nid, de faire des outils avec trois brindilles. Ils donnent des leçons d’humilité », insiste la scientifique. Avant d’ajouter : « Et le chasseur papou qui tue un animal pour le manger, le respecte profondément. Pour lui, ce n’est pas qu’un morceau de viande dans un rayon de supermarché ». Du lapin aux antibiotiques ! On connaissait les canards cloîtrés et gavés jusqu’à ce que leur foie fasse le bon poids. On avait eu vent de poules défiant la nature en pondant 300 œufs
en 365 jours, mais qui, au bout d’un an, ne sont présentables qu’en raviolis ou cubes à bouillon. On découvre maintenant le lapin « 100 % cage » ! C’est l’association L214 (1) qui dresse le tableau. Cages au sol grillagé, mortalité importante, élimination des plus faibles… 40 millions de lapins vivraient ainsi en France. Si la filière souligne son respect du bien-être animal, un rapport de l’Agence nationale du médicament vétérinaire indique qu’un peu plus de 127 tonnes d’antibiotiques ont été utilisées en 2006 pour les lapins. Soit plus de 10 % de la totalité des antibiotiques ayant servi à tous les élevages en France, vaches et cochons compris. « 63 % des aliments contenaient des produits vétérinaires », souligne L214, citant un autre rapport qui évoque diverses pathologies : entérocolite, troubles respiratoires, staphylococcie... Vous avez dit développement durable ? une alternative à l’expérimentation animale Luttant contre l’expérimentation animale, l’association One Voice (2) montre du doigt un record de la France en Europe : « 2 325 298 animaux utilisés dans les laboratoires en 2005, soit 19,19 % de plus qu’en 2002 ». 87 % serviraient à la recherche médicale, 10 % aux tests de tolérance des matières et 2 % aux tests de produits phytosanitaires. Sans parler des tests cosmétiques, en forte croissance. L’association scientifique Antidote Europe (3) met quant à elle en cause la crédibilité des tests médicaux : « Le test sur animal n’apporte aucune garantie pour la sécurité sanitaire humaine ». La
solution ? La « toxicogénomique », un programme se basant sur l’étude des cellules humaines. Les combats sont donc multiples et l’heure est désormais à la réflexion pour une société plus humaine, plus respectueuse. Il y a longtemps, Pline l’Ancien décrivait déjà notre faiblesse : « Tous les animaux connaissent ce qui leur est nécessaire, excepté l’homme ».
(1) www.l214.com ; (2) www.onevoice-ear.org ; (3) www.antidote-europe.com
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www.neoplanete.eu
[savourer]
Arrière-petit-fils, petit-fils et fils de boulanger, Éric Kayser a mis les mains dans le pétrin avec succès. Ce maître boulanger mondialement connu nous livre à travers son dernier ouvrage, « Mes recettes », le secret de spécialités concoctées à partir de céréales, graines et fruits secs… Propos recueillis par Stéphane Aitaissa
C’est pourquoi j’ai voulu le recentrer comme élément principal du repas. Et puis le pain connaît toujours autant de succès, simplement car c’est un aliment de première nécessité, qui nous accompagne toute la journée, du petit déjeuner au dîner. Vous avez récemment ouvert une boulangerie bio, à Paris… J’aime cette idée de rapprochement avec la nature. Et nous sommes très attentifs à la demande d’une clientèle qui se tourne de plus en plus vers les bienfaits du bio. Dans cette boulangerie, nos produits sont donc fabriqués à base de farine de blé bio, issue d’une agriculture contrôlée et raisonnée, certifiée par le label AB. Je propose, en plus des différents pains, quelques salades bio préparées, naturelles et traçables. J’ai également ouvert deux boutiques bio à l’étranger, l’une en Russie, l’autre en Guadeloupe. Ce goût pour la cuisine saine, vous l’avez notamment illustré à travers un ouvrage de recettes à base de céréales… Tous les nutritionnistes vantent aujourd’hui les bienfaits des céréales, des graines et des fruits secs. Leur richesse naturelle en nutriments variés ou en fibres participent à une hygiène de vie saine. Tous mes ouvrages étaient jusqu’à présent dédiés à mon métier de boulanger ; dans ce nouveau livre, je fais « vivre » les graines, céréales et fruits secs présentes dans mes pains, en composant des recettes. Toutes sont très faciles à réaliser et chacun pourra acheter les ingrédients à son goût, bio, sans conservateur ou issus du commerce équitable.
« Mes recettes, céréales, graines et fruits secs », d’Éric Kayser avec Yaïr Yosefi, photos de Clay McLachlan, éditions Flammarion.
DR / Clay McLachlan
Éric Kayser... à la baguette !
Comment expliquez-vous le retour en grâce du bon pain ? Il me semble que les gens reviennent aujourd’hui à de vraies valeurs en matière de nutrition et de diététique. Il est important de leur redonner le goût des bons produits.Le pain est,à ce titre,un excellent aliment grâce à ses qualités gustatives et nutritionnelles.
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[EDITO]
Yolaine de la Bigne et Laurent Germain, lors du dernier Club Néoplanète.
photo de couverture :
© Frank rousseau © géraldine le guyader
PARTICIPER Innovations, réflexion, consommation… à chacun sa manière d’agir Et si les océans nous sauvaient ? Les 10 engagements pour la mer Sous l’homme, la bête humaine Zests S’ENGAGER Célèbres et passionnés, ils nous invitent à un monde meilleur Ce que fait Harrison, c’est Ford Cameron Diaz se jette à l’eau Frankie goes to Greenwood Portraits : Maud Fontenoy, Claudine André, Jean-Yves Casgha S’AIMER Pour être bien, beau et écolo Mode éthique et choc Vamos a la playa Zests Sous le soleil exactement COCOONER Déco, livres, produits d’intérieur pour un chez soi sain et câlin Vacances, j’oublie tout (sauf de jouer écolo avec mes enfants) ! Zests
p. 4 p. 6 p.8 p.10
Vous le vouliez, vous l’attendiez, vous l’avez ! Le site www.neoplanete.eu vous permet enfin d’accéder à toutes sortes d’infos et d’idées, pour faciliter votre vie d’éco-citoyen.
p.18 p.20 p.22 p.24
Nous mettrons aussi en ligne, afin de vous en faire profiter, des communiqués de presse d’associations, d’ONG ou de sociétés impliquées. Vous y trouverez encore vidéos, reportages et interviews d’acteurs du développement durable. Et le mag alors ? Il est là, tout beau, tout nouveau, avec des stars d’Hollywood chez qui notre correspondant, Frank Rousseau, a fait son petit effet (p. 18…), des sujets pour l’été entre sable et cocotiers (p. 28, 32) et, moins amusant, un triste constat sur la souffrance qu’endurent les animaux pour satisfaire notre inconscience ou notre vanité (p. 8). Dans ce numéro estival, vous trouverez surtout de nombreux sujets sur la mer (p. 4, 10), dont la fragilité était
p.26 p.28 p.29 p.30
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le sujet de la dernière réunion du Club Néoplanète. Nous y avons rencontré Laurent Germain, chargé de mission à l’Agence des aires marines, un organisme créé en 2006, à Brest, pour étudier l’état des eaux françaises dans le monde, ouvrir des parcs marins préservés et trouver des solutions avant que le pire n’arrive, car « soit on arrive à gérer, soit on disparaît » constatait notre invité (www.aires-marines.fr). Ceux d’entre vous qui ont l’intention d’aller à Brest 2008 en juillet y retrouveront l’équipe de Néoplanète.
SAVOURER Produits bio et éthiques, bonnes recettes, croquez la vie en pleine santé ! Algues : la nouvelle vague p.38 Votre marché de saison p.40 Zests p.41 Eric Kayser p.42 BOUGER Pour (se) conduire en vert et contre tout Le Shell Eco-Marathon met les gaz Zests VOYAGER Paradis sauvegardés et contrées protégées Kérala, perle indienne Zests
p.44 p.46
À tous, bon été et bonne lecture sur votre transat, bien dans vos tongs (d’ailleurs sont-ils fabriqués de façon éthique ? Réponse p. 29)… Et vivement le 20 septembre, pour la sortie de notre numéro 5 !
p.48 p.53
YOLAINE DE LA BIGNE Rédactrice en chef
Néo Planète : 14, impasse Carnot - 92240 Malakoff Editeur : Hervé Pointillart, tél. : 06 07 31 03 29 - hp@neoplanete.eu Directrice de la publication, rédactrice en chef : Yolaine de la Bigne, ydb@neoplanete.eu • Rédacteur en chef adjoint : Stéphane Aitaissa, sa@neoplanete.eu Directeur artistique : Sébastien Lenoël • Secrétaire de rédaction : Gaëlle Cazaban • Service photo : Géraldine Le Guyader • Illustrations : Christophe Besse Directrice de publicité : Elisabeth Lecuyer, tél. : 06 16 95 26 61, el@neoplanete.eu 06 16 95 26 61, el@neoplanete.eu Communication : Anne-Sybille Riguidel, tél. : 01 46 67 13 23 - 06 32 10 26 38, annesybille.riguidel@communication-compagnie.com Ont collaboré à ce numéro : Rubrique Participer : Allain Bougrain Dubourg, Alexia Guggémos, Julie Renauld,Vincent Rondreux, Jean-Luc Trancart Rubrique S’engager : Frank Rousseau ; Rubrique S’aimer : Hélène Binet, Aurélia Hermange, Matthew Allen, Emmanuelle Vibert Rubrique Savourer : Hélène Binet, Aline Cochard, Mélanie Loubat, Emmanuelle Vibert ; Rubrique Voyager : Geneviève Lamoureux, Jean-François Guggenheim Fiche société : Teddy Follenfant, tfollenfant@noos.fr ; Fiche produit : Elizabeth Reiss, elizabeth.reiss@ethicity.fr Avec abonnement : 25 euros (frais postaux) • Néoplanète est imprimé sur papier recyclé Néoplanète est édité par HP Conseils - 33, rue de Chazelles - 75017 PARIS N° Siret : 439 832 510
Par Stéphane Aitaissa
ECO KIDS
cArtes sur tAble
Apprendre à distinguer les déchets recyclables des déchets non recyclables, c’est pas drôle ! Sauf avec ce jeu de 11 cartes, « Le Tri sélectif » : on y joue à tout âge, dès 7 ans. Gagné !
www.joker13.com
Amusez-les Avec les… Amuzoos
Sous des airs d’affreux jojos, ces personnages tendres et drôles incarnent tous des animaux en voie de disparition, des lycaons aux okapis en passant par les nasiques ou les iguanes bleus. Une façon ludique de sensibiliser les enfants à la cause des espèces menacées, à travers quatre albums de fictions. Du pédago écolo…
« Leonato, le lycaon catastrophiquement propre », « Roméo, le nasique follement amoureux », « Olivia, l’iguane totalement star », « Ophélie, l’okapi drôlement timide », collection Amuzoos, éditions Belin, 6,50 euros l’album.
couches : n’en jetez plus !
Natiloo.com est un site de vente en ligne qui propose exclusivement des produits de consommation réfléchie (bio, équitable et/ou naturel) pour les enfants de 0 à 3 ans et leurs parents.
Devant le volume de couches jetées chaque jour en France (près de 11 millions), la marque Bambino Mio lance sa riposte avec sa gamme de protections lavables. Nécessitant huit fois moins de matières premières non recyclables que les couches jetables, les « Bambino Mio » sont lavables à 60 °C, avec le reste du linge de la famille. Tout beau, tout propre !
www.gamin-tout-terrain.com
ÇA cArtonne !
Sachant que les jouets ont une durée de vie limitée, autant qu’ils soient recyclables, comme ceux de Carton Chic et sa gamme de produits drôles et épurés.
www.cartonchic.fr
À dévorer sAns fin
« On ne jette pas les bisous à la poubelle » Une jolie petite histoire sur le traitement des déchets, autour d’un baiser mal accroché à une joue et qui finit à la poubelle. la surpêche et ses méfaits.
De Cathy Delanssay, éditions Auzou
« Planète écolo, le grand livre des activités écologiques » Un petit guide très intelligent sur la protection De Cathy Dutruch et Amandine Grandcolas, de l’environnement, où sont expliqués de éditions La maison de Léna, 13,50 euros. façon ludique les OGM, la pollution de l’air, les nouvelles sources d’énergies… « La Gardienne des océans » Elinéa, c’est notre « mer » à tous. Pour mieux De Valérie Lachenaud, Delphine Godard, Frédéric la respecter, un jeune pêcheur va l’aider à se Lavabre, collection Géo Ado, éditions Fleurus, libérer. Un magnifique conte écologique sur 15 euros.
Par Frédéric Ricou www.leshistoiressansfin.com
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www.neoplanete.eu
[participer]
Les
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Avec la collaboration de Noé Conservation Je n’achète pas d’espèces de poissons surexploités
certains poissons souffrent de la surpêche, ce qui met en danger ces espèces et perturbe toute la chaîne alimentaire marine. les principaux poissons menacés : thon rouge, cabillaud, flétan, merlu, empereur, sabre, grenadier, siki, saumonette. À proscrire également, les crevettes tropicales, dont les élevages géants en asie du sud-est font des ravages sur l’environnement, notamment sur les mangroves et leurs palétuviers.
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engagements pour la mer
préserver le milieu marin par de petits gestes tout simples, c’est facile. Quelques conseils pour protéger la mer, sans naviguer à vue !
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Je choisis du poisson pêché en dehors des périodes de reproduction
www.greenpeace.org
www.pourunepechedurable.fr
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Bartlomiej StroinSki / Cheryl empey / marC iSerman / geo CriStian / Sanja gjenero
les poissons se reproduisent à partir d’un certain âge. s’ils sont pêchés trop petits, ils n’auront pas le temps de perpétuer l’espèce, ce qui met leur population en danger. pour remédier à cela, évitez d’acheter les poissons en période de reproduction : par exemple, pour le bar, de février à mai, pour la limande, d’avril à juin, ou pour le turbot, de mai à juillet. pour vous aider, Greenpeace a édité un petit guide pratique intitulé « et ta mer, t’y penses ? », téléchargeable sur internet.
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Je varie les plaisirs
pour diminuer la pression sur les espèces marines, changez vos habitudes ! en France, 70 % de la consommation de produits de la mer s’exerce sur neuf espèces, alors qu’il en existe cent vingt disponibles à la criée ! privilégiez donc le lieu jaune de ligne, le lieu noir, le turbot ou la sardine. Quant aux moules et aux huîtres, consommez-les sans modération ! pour savoir comment manger du poisson sans « vider » les océans, le WWF vous propose de télécharger ou de recevoir le « conso-guide pour une consommation responsable des produits de la mer ».
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Deux catégories De véhicules en piste
• le prototype : véhicule profilé pour lequel la première considération en termes de conception est l’aérodynamique et l’optimisation du rendement. • l’urban concept : véhicule construit sur le modèle plus conventionnel de voiture à quatre roues susceptible d’être conduit en milieu urbain.
Fiche entreprise L’engagement DD du secteur économique
La société Olmix
Par Teddy Follenfant
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carburant, l’école a opté pour l’éthanol. Malheureusement, la « Défi II » n’a pas vu le bout du chemin. Après dix tours de pistes, elle nous a fait le coup de la panne… Une mésaventure qui n’a pas entaché le moral de ses étudiants, déjà parés pour la prochaine édition. « Nous ne sommes pas dans une logique de compétition », explique Jean-Christophe Bertin, coordinateur du projet. « Ce marathon a plus une valeur humaine et pédagogique. Il est intéressant que nos élèves, la plupart issus de milieux modestes, prennent conscience des enjeux environnementaux à travers un projet à la fois constructif et ludique. » Un état d’esprit qui leur a permis, lors de l’épreuve 2006, L’équipe de l’Aforp, malgré son abandon, reste motivée pour la prochaine étape en Angleterre. de remporter le prix de l’Éducation nationale récompensant la meilleure intégration du projet par les étudiants. En attendant, l’Aforp pense déjà à la prochaine étape, qui aura lieu à Rockingham, en Angleterre. Avec pour objectif de boucler les boucles… À vos marques !
(1) Association pour la formation et le perfectionnement du personnel des entreprises industrielles de la région parisienne (voir Néoplanète n° 3).
a roule pour Olmix ! Société créée en 1995 et cotée sur le marché libre de la Bourse de Paris, Olmix est spécialisée dans la chimie verte. Basée à Bréhan, dans le Morbihan, elle réalise 52 millions de chiffre d’affaires et compte près de 250 collaborateurs, sept usines en Europe et est présente dans 80 pays. En lançant le concept Morgane, Olmix a franchi un pas de plus dans son engagement pour le développement durable. Spécialisée dans les innovations haute technologie permettant d’élaborer des produits respectueux de l’environnement, Olmix développe, fabrique et commercialise, auprès des industriels du monde entier, des additifs naturels à la place des additifs de synthèse. En 2007, Olmix a acquis le fonds de commerce du laboratoire français « La Phyto », société de cosmétiques spécialisée dans les produits naturels à base d’argile et d’algues, destinés aux professionnels. LES POINTS FORTS : • Le groupe international breton a mis au point dans ses laboratoires de Ploërmel, la première voiture roulant aux algues vertes ! Baptisé Morgane, ce procédé unique en Europe permet de produire de l’énergie verte en associant algues, déjections animales et déchets végétaux. Le méthane ainsi obtenu offre de nombreuses possibilités d’utilisation, dont le remplacement des carburants classiques par du gaz naturel écologique, sans utiliser de matières premières ou de céréales nécessaires à l’alimentation. • Autre avantage : une réponse écologique aux problématiques environnementales que représentent la pollution aux nitrates et la prolifération des algues vertes sur les côtes bretonnes. La première raffinerie verte Morgane est en cours de construction à Ploërmel ; trois autres unités de production d’énergies renouvelables et de produits naturels pour l’agriculture devraient voir le jour d’ici à 2010. Morgane fait ainsi figure d’exception puisqu’il s’agit du seul pôle de chimie verte à utiliser des algues vertes dans son procédé. Les autres pays européens exploitent en effet le plus souvent du blé ou de l’orge, plaçant de ce fait en concurrence directe filière alimentaire et filière énergétique. • Exemple de bonne gestion et de revitalisation durable du territoire, Olmix va embaucher des jeunes techniciens et ingénieurs dans les années à venir. LES POINTS FAIBLES : Pas grand chose à dire… Olmix respecte en effet les trois piliers du développement durable que sont l’économie, l’environnement et le social. CONSEIL : Entreprise innovante, Olmix devrait développer sa politique de communication.
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vacances, j’oublie tout f de jo
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Journée survie
Faites de vos enfants les héros d’un jour. À la manière de Koh Lanta, proposez-leur une expédition de 24 heures dans la nature. Pour votre équipée, deux ouvrages sont nécessaires : le « Guide de la rando avec enfants » (1) et le « Guide des plantes sauvages comestibles et toxiques » (2). Préparez l’aventure avec vos explorateurs en herbe quelques jours auparavant. Achetez la carte topographique du coin (Top 25 ou Série bleue, d’IGN), rappelez aux enfants qu’1 cm sur la carte égale 250 m sur le terrain et demandezleur de travailler sur le parcours. Repérez les aires de bivouac possibles (rappelez-vous qu’il est interdit dans les réserves naturelles, les zones centrales des parcs nationaux
uer éc es enfants) olo avec m
C’est l’été et vous vous apprêtez à passer quelques semaines avec vos chères têtes blondes. Le bonheur ! Seulement voilà, comment les occuper toute la journée ? Marre du Mistigri et du chat perché ? Néo Planète a sélectionné pour vous quelques idées écolo et rigolotes. Par Hélène Binet et Emmanuelle Vibert
et les régions à risque d’incendie), les dénivelés, les espaces naturels traversés, les points d’eau. La veille, chacun prépare son sac : couteau suisse, lampe torche (à manivelle plutôt qu’à piles), boussole, sacs plastique, boîtes hermétiques, tenues de rechange, cape de pluie (qui fera aussi office de tapis de sol), duvet, gourde… Les parents assurent les arrières en prévoyant des pommes de terre, des bananes et du papier aluminium pour les faire braiser, le soir, au feu de bois. Le jour J, laissez aux enfants le soin d’indiquer l’itinéraire avec carte et boussole, ramassez les petits fruits sauvages, identifiez les insectes… Et la nuit tombée, racontez-leur de belles histoires, les yeux dans les étoiles.
Herbier des villes
Cet été, vous serez citadin ? Vous visitez Toulouse, son Capitole et ses ponts sur la Garonne. Ou alors Berlin et les restes du Mur… Et vos enfants en ont assez du carnet de voyage, avec
DR
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Le nouveau jeu de l’été : le lancer de bouteilles… recyclées, avec un frisbee conçu à partir de bouteilles plastique pour de joyeuses parties planantes. Frisbee en plastique recyclé, 7,95 euros, en vente chez Nature et Découvertes. www.natureetdecouvertes.com
Bouteilles volantes
Ce n’est pas parce qu’on se dore toute la journée sur la plage qu’on doit oublier que la culture du coton, c’est 3 % des cultures et 25 % des insecticides de la planète. Du coup, on paresse sur une serviette en coton biologique. Et pour les bébés, on craque pour le « beach kit », avec maillot de bain, bob et plaid rond. Serviettes de plage Ekyog, à partir de 65 euros (150 x 90 cm), en vente dans les boutiques Ekyog ou sur www.ekyog.com. Numéro lecteurs: 02 23 47 09 90
Buller engagé
Vamos a la playa
Tongs en pneu recyclé, drap de bain en coton biologique, bikini en chutes de pagne, parties de beach-volley équitables : cette année, sur la plage, il fait bon lézarder écolo. Par Hélène Binet Beach-volley solidaire
Pour vos parties de beach-volley, contrez les ballons d’exploitation (fabriqués dans des conditions qui laissent parfois à désirer…) et marquez des points avec leurs homologues garantis commerce équitable. Ballon beach-volley équitable, 20 euros, points de vente sur www.terralibra.fr Numéro lecteurs : 02 99 84 88 33.
Tongs Bibendum
Minipagnes
Certes, le pagne n’a pas encore franchi nos frontières. En revanche, le bikini conçu dans ses chutes est un must. Aude Durou, jeune designer, les fait réaliser par des artisans au Niger dans les conditions du commerce équitable. Bikini Ombre Claire, 40 euros (frais d’envoi compris). En vente sur www.ombreclaire.com et auprès d’Aude Durou : aude-durou@wanadoo.fr
Les Havaianas peuvent retourner au placard : cet été, la tong est résolument écolo. Les modèles de la société brésilienne et citoyenne Gooc sont conçus à partir de pneus recyclés. Tongs Gooc, autour de 25 euros, en vente aux Galeries Lafayette et dans les réseaux Bata. www.do-brasil.com
Même avec sel et soleil, votre crinière ne finira comme celle de Bucéphale. Quelques gouttes de cette huile capillaire quinze minutes avant chaque shampoing et votre chevelure devient ultra-lumineuse ! Huile capillaire Florame, 17,95 euros le flacon de 150 ml. En vente dans les boutiques biologiques ou sur www.florame.com Numéro lecteurs : 04 90 92 54 50
Mets de l’huile
Steve WoodS / dR
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[PRATIQUE]
Se renSeigner Office de Tourisme de l’Inde, 13, boulevard Haussmann Paris 9e Tél. : 01 45 23 30 45 www.incredibleindia.org. FormalitéS Visa, d’une durée de six mois ou un an (50 euros) délivré par le consulat d’Inde en France. 20-22, rue Albéric-Magnard Paris 16e. Tél. : 01 40 50 71 71. S’y rendre Air France dessert Bangalore par 5 vols hebdomadaires au départ de Paris Charles-de-Gaulle. Réservations : 0 820 820 820 et www.airfrance.com. Les vols intérieurs sont assurés par les compagnies indiennes Jet ou Sahara Airways. Pour organiSer votre Séjour Sur Place : La Maison des Indes, 7, place Saint-Sulpice – Paris 6e. Tél. : 01 56 81 38 38. www.maisondesindes.com. e-mail : info@maisondesindes.com.
À lire « Inde », éditions Gallimard, collection Bibliothèque du Voyageur « Inde du Sud », éditions Lonely Planet HôtelS
Cochin : Brunton Boat Yard, une alliance subtile d’élégance, de charme et de style colonial. 1/498 Fort Cochin, Tél. : 00 91 484 222 1461. e-mail : bruntonboatyard@cghearth.com. Chambres : de 170 à 250 euros.
Periyar : Spice Village, au coeur des montagnes aux épices, un havre de fraîcheur due à l’altitude. Amalambika Road via Kimily, Thekkady, Tél. : 00 91 486 232 2314. e-mail : spicevillage@cghearth.com. Chambres : à partir de 170 euros
Mararikulam : Marari Beach Resort, entre un antique village de pêcheurs et la plus jolie des plages. Allepey, Tél. : 00 91 478 286 3809. e-mail : mararibeach@cghearth.com. Chambres : à partir de 170 euros.
DR
Kumarakom : Coconut Lagoon, dans le cadre enchanteur de la lagune, au bord des fameux backwaters. Kumarakom, Kottayam, Tél. : 00 91 481 2525 834. e-mail : coconutlagoon@cghearth.com. Chambres : à partir de 150 euros.
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www.neoplanete.eu
Sous le soleil
exactement
L’été pointe enfin le bout de son nez et notre épiderme en mal de lumière s’apprête à retrouver son hâle des beaux jours. Mais attention : si le soleil est le meilleur allié de la peau, il peut aussi devenir son pire ennemi… Par Aurélia Hermange
Une peaU soUs haUte protection Qu’on se le dise une fois pour toutes : la protection solaire est obligatoire, même pour les teints mats, car les expositions sans filtres UV entraînent une déshydratation et un vieillissement prématuré de la peau. Une seule parade : s’enduire de crème consciencieusement ! Pour protéger efficacement la peau, les solaires bio certifiés par le label Ecocert (qui garantit au moins 95 % d’ingrédients naturels), utilisent deux actifs stars : l’huile de sésame et le karité. La première protège l’épiderme des UV qu’elle absorbe comme un véritable écran solaire ; elle possède également des vertus restructurantes et anti-âge. Le second permet de compléter l’action des filtres solaires, car il piège les radicaux libres - molécules responsables du vieillissement cutané - et régénère la peau grâce à ses fantastiques propriétés nourrissantes. QueL fiLtre dans Mon soLaire ? Véritables boucliers anti-UV, les filtres solaires sont des substances qui agissent comme une barrière entre la peau et le soleil. La plupart des produits de grande consommation combinent des filtres chimiques et minéraux, mais sachez que les premiers sont souvent accusés de provoquer des allergies et soupçonnés de pénétrer à travers les tissus cutanés… Dans le doute, mieux vaut opter pour les seconds, des pigments micronisés qui réfléchissent et dispersent les rayons UV lorsqu’ils atteignent la surface de l’épiderme pour les empêcher d’y pénétrer. On reprochait autrefois à ces pigments d’être difficiles à étaler et de laisser un film blanc peu esthétique sur la peau, mais ces temps sont révolus et les filtres minéraux version 2008 n’ont rien à envier à leurs cousins chimiques !
shopping : des soLaires 100 % bio !
• La Crème Solaire Ultra-Protectrice FPS 40 de Melvita : 21,70 euros le tube de 75 ml • L’Huile Solaire Dorée et Pailletée SPF 15 de Plante System : 18 euros le flacon de 50 ml • La Crème Protection Moyenne SPF 15 de Phyt’s Solaire : 31,50 euros le tube de 100 g
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vassiliki koutsothanasi
[s’aimer]
/ DR
COmmenT LeS CUISIner ?
Les japonaises
Si vous vous lancez dans la confection délicate de makis, c’est, vous l’aurez compris, du nori qu’il vous faut. Pour l’utiliser plus simplement, vous pouvez l’émietter sur des légumes ou des céréales. Avec l’agar-agar, aux super pouvoirs gélifiants (et coupe-faim : c’est le secret minceur des Japonaises, affirment les livres de cuisine sur le sujet, qui se vendent comme des petits pains), on fait des crèmes, des gelées. Il s’utilise à la place des feuilles de gélatine (c’est aussi pour ça que les bio l’adorent, la gélatine étant d’origine animale). Pour un Jell-o, comme chez les British, mais version diététique, comptez un demi-litre de liquide (jus de fruit, sirop, etc.) pour 2 g d’agar-agar (soit une cuillère à café rase). Portez le tout à ébullition, laissez frémir 20 secondes. Une fois qu’il a refroidi, faites prendre le liquide au réfrigérateur pendant au moins deux heures.
On plonge le wakamé, le plus souvent vendu déshydraté, dans un bain d’eau fraîche pour le réhydrater ; on l’utilise alors dans des salades ou pour agrémenter des céréales. Ou alors on l’immerge directement dans un bouillon pour le parfumer. C’est d’ailleurs l’un des ingrédients phares de la soupe miso japonaise (avec la pâte miso et éventuellement un morceau de kombu, des dés de soja, des champignons et des oignons nouveaux finement émincés…).
Les algues fraîches
Il faut les rincer abondamment pour atténuer leur goût salé (elles le sont très peu au naturel, mais on ajoute souvent du sel pour les conserver). La laitue de mer peut se manger crue, émincée, comme une vraie salade. On déguste la dulse crue et croquante ou rapidement cuite (à la vapeur, à la poêle) et fondante (avec des tagliatelles par exemple). La porphyra, avec son goût de thé fumé, est excellente dans une omelette…
D’autres trucs et recettes à glaner sur www.algue-service.com
Les paillettes d’algue
On trouve souvent des mélanges d’algues en paillettes déshydratées. On peut en saupoudrer presque partout. Trois cuillères à café dans une salade, une pincée dans un flan de légumes, une autre pour corser un risotto ou pour donner de la couleur et des saveurs inédites à des crackers…
tout de même ! Chez nous, on connaît sur tout la laitue de mer, le haricot de mer (que l’on trouve en bocaux), la dulse (algue rouge délicieuse avec des crudités), la bifurcaria (qui peut remplacer les cornichons). Et puis les fanas de diététique savourent depuis longtemps cette micro-algue qui pousse dans les lacs d’Amérique du Sud, très appréciée pour sa richesse en protéines d’excellente qualité, en béta-carotènes et en fer : la spiruline.
Où LeS TrOUver ?
À toutes les sauces
Petit vent d’iode dans les cocottes, les algues offrent une palette de saveurs
jenny w./
Pour les algues japonaises - wakamé, nori, kombu, agar-agar direction les magasins bio. Pour la spiruline aussi (on la trouve ajoutée à des pâtes ou sous forme de compléments alimentaires). Pour les algues fraîches - laitue de mer, haricot de mer, dulse -, guettez les producteurs sur la route de vos vacances en Bretagne ou tannez votre poissonnier préféré pour qu’il en vende enfin. Dans les épiceries fines, on trouve au rayon condiments toutes sortes d’algues déshydratées, souvent mélangées à du sel.
étonnante. Reste à apprendre à les cuisiner (quelques pistes en encadré). Chacun peut tenter ses expériences ou s’appuyer sur la littérature gastronomique sur le sujet (moins risqué). Mais faire son marché tout seul sur la plage n’est pas recommandé. Il existe en effet 25 000 sor tes d’algues. Cer taines sont toxiques, d’autres for tement allergisantes, d’autres encore, touchées par les vagues de pollution… Laissons aux goémoniers professionnels, les « pêcheurs d’algues », le soin de la récolte. C’est un beau métier, si joliment nommé, et qui, parions-le, va devenir furieusement tendance.
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Halte à Thekkady. À l’ombre des tecks et des manguiers, la cardamome grimpe entre la menthe et l’indigo. Le poivre et la vanille voisinent avec le gingembre, la cannelle, l’anis étoilé et le clou de girofle… Comme tous les Indiens, initiés dès l’enfance aux secrets des plantes, le visiteur découvre toutes ces variétés et leurs innombrables vertus : le curry procure à l’organisme du calcium, le cacao du magnésium, la noix de muscade est recommandée
pour la digestion, le curcuma se révèle être un excellent antiseptique, l’adathorap vasica permet de lutter contre la toux, le cokus aromaticus contre la fièvre et l’eupatorium garantit, diton, la jeunesse éternelle… Spice Village, aux portes de Periyar. Cinquante bungalows aux murs de terre blanchis à la chaux et au toit de palme, à la manière du pays, posés dans une
indienne
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Sous l’homme,
L
la bête humaine
’homme s’est développé et a acquis son confort actuel grâce à son combat contre la nature. Largement répandue, cette croyance se fissure. La nature apparaît de plus en plus comme notre potentielle alliée. « L’homme a voulu s’extirper de la nature. On a érigé des barrières pour se débarrasser d’elle », explique Emmanuelle Grundmann, primatologue. Car, poursuit-elle, « la nature fait peur. On essaye de la domestiquer. Mais quand on ne la connaît pas assez, on la détruit ». Et on la traite comme une simple marchandise, avec des excès. Exemple avec les grands singes (gorilles, orangs-outans, bonobos, chimpanzés), tous sur la liste rouge des espèces menacées : mangés par les élites en Afrique, cadeaux « diplomatiques », bébés singes de compagnie, cobayes pour nos maladies et nos shampoings, singes sans forêt… La liste d’Emmanuelle
Élevage intensif, expérimentation animale, marchandisation de la nature… À l’heure du Grenelle des animaux, il est temps de questionner notre position de dominant prédateur. Voici quelques pistes de travail pour que le développement humain devienne vraiment durable. Par Vincent Rondreux
Actions en cours
• « carton rouge à la France » : opérations contre l’expérimentation animale, organisées par l’association one Voice. Manifestation le 6 septembre 2008 à Paris (autres villes, voir sur www.onevoice-ear. org). • « 2012, il est temps d’en finir » : des cartes postales pour demander au ministre de l’Agriculture et de la Pêche l’abolition
de l’élevage des poules pondeuses en cages conventionnelles. www.spa.asso.fr • Pétition internationale pour la sauvegarde des grands singes. www.apesmanifesto.org • Demande d’interdiction de l’expérimentation animale en europe. www.antidote-europe.org • « L’abandon n’est jamais la solution ». campagne de la fondation 30 Millions d’amis. www.30millionsdamis.fr
À Lire « L’homme est un singe comme les autres », d’emmanuelle Grundmann, photos cyril ruoso et Dominique Fontenat, éd. Hachette Pratique, 29,90 euros. « Une vie de cochon », de Jocelyne Porcher et christine tribondeau, éd. La Découverte. « Un éternel Treblinka », de charles Patterson, éd. calmann-Lévy, 20,50 euros. « Éthique animale », de Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, éd. PuF.
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IllustratIon : ChrIstophe Besse / photo : janet goulden