Citoyenne de génération en génération
2040
Villeurbannais
sont inscrits
dans les huit Conseils
de quartier
et quatre Interquartiers.
Des formations
pour les conseils de quartier
AnimATeurs de la démocratie
locale, les membres des
Conseils de quartier sont des
relais auprès de leurs concitoyens.
impliqués dans la vie
publique, connaisseurs des
actions locales et de
l’histoire des quartiers, ils
bénéficient de formations
proposées par la Ville,
comme celle dernièrement
sur la préparation et la
conduite de réunions. n
Des visites en marchant
expérimentées aux brosses il y a environ dix
ans, les visites en marchant se sont développées
dans les autres quartiers. Leur but est
de repérer les dysfonctionnements, de
rechercher des solutions en expliquant les
principes d’intervention. elles sont organisées
en présence d’habitants et d’agents de
la direction municipale de la Proximité, voire
des services de la Communauté urbaine. n
© DR
Avec les conseils de quartier
Les Assises de la démocratie locale
Les Premières Assises De LA DémOCrATie
LOCALe ont eu lieu
en mai 2009. réunissant les
Conseils de quartiers et interquartiers,
elles ont permis
de faire le point sur les pratiques
et sur les outils d’information,
et ont fixé les objectifs
pour les années à
LA COnCerTATiOn trouve son
prolongement sur le réseau
internet depuis mai 2009.
L’avis des Villeurbannais est
ainsi sollicité sur certains projets
par l’intermédiaire du site
web de la Ville. Pour la promenade
de la gare, les habi-
venir. Les rencontres
annuelles se poursuivent,
celle de 2010 a rassemblé
plus de 200 participants, autour
de la présentation du
Conseil de développement
et des interventions de la
ville dans le domaine de la
biodiversité. n
Participer, c’est aussi possible sur internet
tants ont pu intervenir, témoigner
et proposer des orientations
via le site. Celles-ci ont
été reprises lors des réunions.
Témoigner, déposer des
documents, lire les comptes
rendus… c’est possible sur
www.villeurbanne.fr. n
EN BREF
les Conseils sur le net
Depuis mai 2009, on peut retrouver les
Conseils de quartier et Interquartiers sur le
site web de la ville de Villeurbanne.
Chacun dispose d’une page d’information
où l’on retrouve aussi les derniers comptes
rendus d’assemblée générale. n
une maison à Cusset
Le 27 juin 2009 était inaugurée la Maison
Jean-Pierre-Audouard, où se réunit le
Conseil de quartier Cusset-Bonnevay. n
50
C’est le nombre des projets
d’habitants soutenus depuis 2008
par la ville de Villeurbanne dans
le cadre du Fonds initiatives habitants. Ces projets
ont pour vocation l’amélioration du cadre de vie
et des relations sociales au sein d’un quartier.
[58]
www.villeurbanne.fr
©DR
Village vertical et coopératif
aux Maisons-Neuves
LA ZAc Des MAisons-neUVes sera la première
opération dans l’agglomération à accueillir
quatorze logements coopératifs appelés le
village vertical. cet immeuble basse
consommation, comportera 100 m 2
d’espaces collectifs dont une salle commune,
une buanderie et un local à vélos, mais aussi
trois chambres pour les hôtes. Fondé sur les
principes coopératifs – dont la respon -
sabilité, la propriété collective et la prise de
décision commune – cet habitat d’un
nouveau genre a nécessité une longue maturation.
Habicoop, la coopérative HLM
rhône-saône Habitat, la Ville, le Grand Lyon
et la région rhône-Alpes ont apporté leur
pierre à cette construction dont le début des
travaux est prévu en 2011. n
Une station d’épuration à la Feyssine
c’est PoUr coMbLer le
manque de capacité de traitement
des eaux de la
station d’épuration de saint-
Fons que celle de la Feyssine
a été construite, entre le
boulevard périphérique et le
canal de Jonage. Mise en
service au printemps 2011
après deux années de chantier,
elle traitera les eaux
usées de trois cent mille
habitants. son intégration
dans le site de la Feyssine a
été prise en compte dès le
début du projet. Des espaces
pédagogiques seront animés
par la Fédération régionale
de la protection de la nature
(Frapna). n
EN BREF
passage camus: pour un mieux
au quotidien!
Tout près de la place de la Paix,
le passage Camus a fait l’objet de travaux
d’embellissement, dès 2010, tant pour
la sécurité des enfants, que pour
l’esthétique. En 2009, la concertation
a permis aux parents, aux enseignants,
aux membres du conseil de quartier de
Cyprian-Les Brosses de s’exprimer sur ce
passage clé, emprunté quotidiennement
par les familles du quartier et les élèves
du groupe scolaire Albert-Camus.
Désormais, la sortie de l’école élémentaire
s’effectue en toute sécurité. n
Saint-André: lifting à l’extérieur
DAns Le qUArtier des brosses,
la résidence saint-André
compte dix immeubles, 641
logements, et plus de 2000
habitants. Le cadre de vie de
cette résidence a fait l’objet
d’un long travail commun
avec la copropriété, rassemblant
les habitants, la Ville et
le Grand Lyon. en 2008
et 2009, le centre de la résidence
a bénéficié d’un aménagement
paysager. Plus de
240 arbres, aux essences
variées ont été plantés avec la
participation des élèves de
l’école Jules-Guesde. Des
espaces ont été engazonnés,
d’autres plantés en clairières
ou en aires de jeux. cette
dynamique s’est ensuite traduite
par une meilleure implication
des habitants dans la
gestion de la copropriété. n
Villeurbanne à mi-parcours – mai 2011
[15]
Belle et humaine
QUESTIONS À
Dominique Balanche
adjointe à la Qualité de la ville
et des espaces publics, parcs et jardins
pourquoi la nature dans la ville ?
C'était un engagement du programme
municipal, une attente des habitants et
une adaptation au changement climatique.
Nous
«Nous créons une agissons dans
ville plus humaine, où chaque quartier,
il est possible d’entendre
les oiseaux!» et parcs, voire
créant squares
jardins potagers
de proximité. Ces lieux de respiration et
de fraîcheur en été transforment le paysage.
Il y a maintenant de la végétation là
où il n'y avait autrefois que du béton.
vous insistez sur leur vocation
sociale?
Bien sûr ! Ils sont des lieux de rencontre et
d'échange. Les parents viennent avec
leurs enfants. Des personnes âgées
côtoient des plus jeunes. Dans les potagers,
on se donne des conseils. Ces
espaces naturels aident à se connaître.
Mur végétal: une première impressionnante!
JArDins DE PoChE, jardins naturels,
jardins à contempler: depuis 2002,
villeurbanne innove en matière
d’espaces verts. Cette fois, la
surprise se situe dans le quartier de
Cusset, à l’angle du cours Emile-
Zola et de la rue Francis-de-
Pressensé. le jardin, aménagé en
2010, est ici vertical, sur 18 mètres
de hauteur et 14 de largeur…
Diversité des végétaux et arbustes:
le mur a un rôle esthétique et écologique.
la structure métallique de
trente tonnes ainsi que l’apport en
terre, de trente tonnes également,
font de ce mur végétal une rareté
dans le paysage urbain et le premier
mur végétal autoportant de
France. n
Le plus haut mur végétal autoportant
de France est à Cusset.
Architecture : de l’exigence à la qualité
DEPUis 2010, la ville compte une chargée de mission Qualité architecturale
et urbaine. son travail consiste à intervenir en amont et en
complément de l’instruction réglementaire des permis de
construire, en collaboration avec les partenaires privés ou publics,
pour s’assurer que la nouvelle construction s’insère au mieux dans
la rue, le quartier et la ville. Dans l’étude des permis de construire,
il ne s’agit pas de porter un jugement de valeur sur l’esthétique, mais
de mesurer l’insertion du futur bâtiment dans son environnement
direct. Par leur hauteur, leur composition ou par la couleur de leur
façade, un immeuble ou une maison peuvent avoir un impact visuel
très fort dans une rue. n
qui associez-vous à cette dynamique?
Tout le monde ! Notre charte “A nous la
belle ville” est un fil conducteur. Elle nous
sert à entraîner les habitants, les bailleurs,
les promoteurs… Certains nous proposent
des immeubles avec jardins. L'idée fait
donc son chemin. Ensemble, nous créons
une ville plus sereine, où il est possible
d'entendre les oiseaux au petit matin !
C'est une contribution directe à la qualité
de vie.n
[22]
www.villeurbanne.fr
8€
Le coût réel d’un repas
à la cantine s’élève pour
la Ville à plus de 8 euros,
le tarif pour les familles
s’échelonne entre 0,85
et 3,63 euros.
Les arbres prennent racine à l’école
A LA sAinTe-CATherine, tout
arbre prend racine… Depuis
trois ans, la Ville organise un
rendez-vous autour de
l’arbre dans la ville : les
Arboressences. Les enfants
des écoles participent activement
à cette manifestation
écocitoyenne et pédagogique
en plantant des arbres
dans les parcs et jardins. en
novembre 2010, près de
cinq cents enfants d’une
dizaine de groupes scolaires,
POur LuTTer contre le décrochage
scolaire et aider les
enfants à progresser, trois
clubs Coup de pouce “clé”
ont vu le jour cette année à
l’école Jules-Guesde. Ces
ateliers de lecture et d’écriture,
animés par des enseignants,
sont destinés à une
quinzaine d’enfants de CP,
tous les jours, après la classe.
Présentés sous forme ludique,
ils permettent d’apprendre
de manière collective
et individuelle. Ce
dispositif est mis en place
par l’école et le Pre (Programme
de réussite éducative),
avec l’Apfee (Asso -
maternelles et élémentaires,
ont planté une cinquantaine
d’essences, accompagnés
par leurs
enseignants, les
responsables
de la Direction
municipale paysages
et nature, le Grand
Lyon et la frapna
(fédération rhône-
Alpes pour la
protection de la
nature). n
Un Coup de pouce pour progresser
ciation pour favoriser l’égalité
des chances à l’école). il
est financé par l’etat, la Ville
et l’education nationale. n
©DR
EN BREF
Circuler sans danger
Trois mille exemplaires du guide
“Circuler futé !”, réalisé par les
Editions du Moutard, ont été édités à
l’initiative de la Ville et offerts aux
élèves de CM 1 et CM 2 . En vingt
pages, il informe les enfants sur la
sécurité routière en ville et les
règles à respecter à pied, en
trottinette ou à vélo. n
des sanitaires rénovés
Un programme de rénovation
des sanitaires est en cours, avec
séparation des espaces filles
et garçons. Les travaux ont été
réalisés dans les groupes scolaires
Lakanal, Antonin-Perrin, Jean-Jaurès,
Emile-Zola, Croix-Luizet et Lazare-
Goujon. Quatre autres écoles seront
équipées de nouveaux sanitaires en
2011 (René-Descartes, Edouard-
Herriot, Anatole-France et
Ernest-Renan nord).n
du mobilier tout neuf
Après le renouvellement du
mobilier dans 150 classes de
maternelle, c’est au tour des locaux
annexes de bénéficier de
nouveaux meubles, en maternelle
et en élémentaire. A raison de six
écoles par an (pour un budget
annuel de 110 000 euros), sont
concernés les salles d’évolution,
salles des maîtres, d’arts visuels,
couloirs de circulation…n
Villeurbanne à mi-parcours - mai 2011
[51]
En toute tranquillité
Une stratégie pour plus de sécurité
Le 23 Juin 2010, Villeurbanne
était la première ville
du rhône à signer la stratégie
territoriale de sécurité et
de prévention de la délinquance,
avec ses quatre
partenaires : la Préfecture,
le Parquet, le Conseil
général et l’inspection académique.
Ce dispositif permet d’agir
sur diverses priorités :
la prise en compte de la
violence des mineurs, la
reconnaissance et l’accompagnement
des victimes,
l’action contre la délinquance
routière et la mise en
place de mesures favorisant
l’action continue et
pré ventive. une trentaine
d’actions ont été définies et
vingt-six ont été engagées
dans ces domaines. n
41
Trois postes de policiers municipaux ont été créés, ce qui porte à 41 le nombre d’agents
(dont trois Agents de surveillance de la voie publique). Un autre poste sera créé en2011.
EN BREF
Vidéosurveillance, avec pragmatisme
L’insTALLATiOn de la vidéo -
surveillance est envisagée
pour la sécurisation de
certains bâtiments. son efficacité
n’étant pas prouvée
sur l’espace public pour un
coût très important, la Ville
continue de préférer la
présence humaine et de
travailler dans ce sens. une
étude sur son extension est
en cours. n
prévention de la violence au collège
et au lycée
Deux projets utilisant le théâtre comme mode
d’expression ont été menés auprès d’élèves
du collège du Tonkin et du lycée Marie-Curie.
L’objectif était de les sensibiliser
aux mécanismes de la violence et de les
amener à désamorcer les tensions, à
dépasser les malentendus et inventer des
solutions mutuellement satisfaisantes.
Plusieurs établissements scolaires sont en
demande et cette action, également menée
avec la Maison de justice et du droit, sera
reconduite en 2011. n
©DR
Villeurbanne à mi-parcours - mai 2011
[59]
La Maison des aînés.
Cuisine du Tonkin, point de départ
des repas portés à domicile
TOuTes Les PersOnnes âGees
peuvent bénéficier du
portage de repas à domicile,
même de façon temporaire, si
elles sont seules ou moins
autonomes.
La rénovationde la cuisine de
la résidence du Tonkin a
permis de centraliser l’élaboration
des repas et d’augmenter
la capacité de production.
Chaque jour, environ trois
cents repas y sont préparés
(dont ceux destinés aux résidents
du Tonkin). n
Un lieu de répit pour les malades
d’Alzheimer
un Lieu d’hébergement temporaire
pour les personnes
atteintes de la maladie
d’Alzheimer sera aménagé
en 2011. installé dans un
ancien domicile collectif, ce
lieu de répit encadré par des
professionnels, permettra
aux familles de pouvoir s’absenter
quelques jours, ou tout
simplement souffler et retrouver
du temps pour elles.
il sera également un espace
d’écoute, d’échange et d’information
pour les aidants.
Le projet est mené en partenariat
avec l’association
france Alzheimer. n
EN BREF
un lieu d’animation dans les gratte-ciel
Un lieu convivial d’animations et de
rencontres ouvrira ses portes en septembre,
rue Michel-Servet. Une initiative conjointe
née de la volonté de la SVU (25 % des
habitants des Gratte-ciel sont retraités), de
la Ville, et d’un collectif d’habitants. Ce
projet, qui se veut intergénérationnel, sera
mené en partenariat avec le service
Jeunesse et L’OVPAR. n
veille canicule
La veille téléphonique mise en place
pendant l’été dans le cadre de la veille
canicule par le CCAS se renforce : en 2010,
1675 appels ont été passés en juillet et
août aux personnes âgées inscrites au
préalable (soit une augmentation de 975
appels par rapport à 2009).n
Les courses
en cyclopousse
Deux CyCLOPOusses parcourent
la ville, emmenant les
personnes âgées faire leurs
courses dans leur quartier,
avec une moyenne de
quinze trajets par jour. Cet
accompagnement de proximité
connaît un vif succès et
compte à ce jours cent sept
abonnés. Le projet, mené
avec Arefo (Association gérant
des résidences et foyerslogements)
a reçu le soutien
de la Ville. Villeurbanne est
la première à avoir testé ce
système de déplacement. n
Villeurbanne à mi-parcours - mai 2011
[55]
Urbaineet durable
[8]
www.villeurbanne.fr
EN BREF
De la crèche
à la maternelle
Les enfants porteurs
de handicap peuvent être
accompagnés lors
du passage d’un
équipement petite enfance
à l’école maternelle. Cette
“action passerelle”, soutien
aux familles, est menée en
partenariat par la Ville et
l’Education nationale. n
Parc de la Feyssine : des chemins plus faciles
AvEC sEs 45 hECtArEs, le parc naturel urbain de la Feyssine est un peu le “poumon
vert” de villeurbanne, dans lequel chacun doit pouvoir se promener.
Des travaux d’aménagement ont été décidés pour rendre ses allées principales plus
faciles d’accès. Une signalétique lisible et compréhensible par tous sera mise en place
avant la fin de l’année. n
43
enfants handicapés sont accueillis dans les équipements
petite enfance contre 8 en 2004.
En voiture dans les
allées du cimetière
PoUr AiDEr les personnes
âgées et/ou handicapées à
se rendre dans les cimetières
plus facilement, un test a été
effectué en novembre 2010:
dans le cadre des Chantiers
jeunes, deux voitures électriques
ont permis à ceux qui
ont du mal à se déplacer de
se rendre sur les tombes de
leurs proches. Une enquête
permettra de déterminer les
besoins des usagers et s’il
convient de pérenniser cette
action. n
travailleurs handicapés
En 2010, la Ville recensait
6,17 % de travailleurs
handicapés. Une politique
de recrutement volontaire
qui s’accompagne de
formations du personnel
sur le recrutement des
employés handicapés, de
diagnostics ergonomiques
et mesures de maintien
dans l’emploi. n
Depuis 2008, les vœux
du maire à la
population sont traduits
simultanément en
langage des signes.
Villeurbanne à mi-parcours – mai 2011
[29]
2008/ 2014
Un projet municipal
au service
des Villeurbannais
www.villeurbanne.fr
Un bon coup de neuf à la Poudrette
Le DÉsencLAVeMent de la
Poudrette, un ensemble de
neuf cents logements, va
donner un nouveau souffle
au quartier cyprian-Les
brosses. Après le temps de la
concertation et des dé -
molitions, ont débuté les travaux
de transformation. Les
résidences Maryse- bastié et
Jacqueline- Auriol vont voir
leurs espaces extérieurs
revus et améliorés, deux
rues (sabine-Zlatin et sergeravanel)
vont être créées
pour une circulation beaucoup
plus aisée des
résidants, ainsi qu’un espace
public baptisé Ger maine -
tillion. cet espace de jeux et
de détente sera accessible à
partir de 2012. ce renouveau
concerne environ deux
mille personnes pour un
coût global de 7,6 millions
d’euros. n
EN BREF
le tonkin se mobilise contre
les encombrants
Au Tonkin, la collecte des déchets
encombrants mobilise les principaux
bailleurs (Semcoda, Alliade Habitat,
Opac du Rhône et Scic habitat) depuis
2008. Ils ont en effet mutualisé leurs
besoins pour organiser une collecte
dans les parties communes, assurée par
Buers Services. Les résultats de cette
démarche sont à la fois de nouveaux
emplois d’insertion et des actions de
sensibilisation sur les déchets
ménagers, le tri et l’utilisation des
déchèteries, sans surcoût pour les
locataires. La Mission locale
et la Slea (Société lyonnaise pour
l’enfance et l’adolescence) participent
également à cette action commune. n
La résidence Jacques-Monod s’ouvre
LA DÉMoLition des douze villas
désaffectées en 2008 a
marqué le début des travaux
de rénovation de la résidence
Jacques-Monod, dans le
quartier de cusset. Après une
longue concertation avec les
habitants, l’ancien centre
d’hébergement des sportifs a
été démoli en 2009, la crèche
eugénie- niboyet reconstruite
et agrandie et, grâce au Local
commun résidentiel rénové,
la vie associative a repris.
Une nouvelle voirie va voir le
jour en 2011 entre l’impasse
Martin et la rue robin, et les
travaux du relais jeunes
Jacques-Monod commencent
à la fin de l’année. cet
espace de 5800 m 2 comptera
environ 140 chambres, des
locaux collectifs, un restaurant
ouvert au public. n
71
C’est le nombre de parcs
et squares
à Villeurbanne.
4738 arbres (hors
parc de la Feyssine) sont gérés
par la Ville.
Villeurbanne à mi-parcours – mai 2011
[13]
L’audace culturelle
TNP : l’excellence dans la proximité
LeS TrAVAux de rénovation du
TnP s’achèvent. Après l’inauguration
en octobre 2009 du
Petit théâtre doté d’une salle
de deux cent cinquante
places et de deux studios de
répétition rue Becker, cet
équipement culturel majeur
rouvrira ses portes en
novembre 2011.
ce chantier colossal a duré
trois ans et nécessité le travail
simultané de nombreux
corps de métier pour une
surface, au final, augmentée
de 6700m 2 . Le TnP devient
modulable, adapté et adaptable
aux nouvelles exigences
théâtrales. il offrira
des possibilités scénographiques
importantes. inclura
des espaces de formation
et de répétitions. mais
aussi un cabaret et un restaurant.
Lieu ouvert sur la
ville, le TnP mêlera l’excellence,
avec sa troupe de
seize acteurs permanents, et
la proximité, en participant
notamment aux événements
culturels de la ville,
tels que la fête du livre jeunesse,
et en intervenant
dans les centres sociaux, le
cco, etc.
Véritable atelier de création
théâtrale, lieu ouvert sur la
ville, espace des langages et
de l’imaginaire, le TnP
entend aussi augmenter le
nombre de représentations et
ainsi diversifier l’offre de ses
spectacles. un théâtre résolument
populaire, dans la
lignée de l’art pour tous et de
l’exigence accessible. n
L’ENM dans ses
nouveaux murs
L’ecoLe nATionALe de muSique a connu
d’importants travaux de rénovation et
d’agrandissement, parachevés par la
démolition du mur d’enceinte et son
remplacement par un parvis
aménagé et arboré. Achevée
en 2010, cette rénovation lui
permet aujourd’hui d’accueillir
les quelque 1600 élèves de
tous âges venus y apprendre
les différentes esthétiques
musicales dans les meilleures
conditions.
56 % de l’effectif est villeurbannais.
et les élèves ont
rajeuni par rapport aux
années précédentes. ce
sont les signes et le
résultat d’une politique
d’ouverture menée ces dernières
années par l’enm. une école ancrée
dans la ville qui fêtera cette année son
trentième anniversaire.n
Villeurbanne à mi-parcours - mai 2011
[41]
EN BREF
La ville accessible
Des abords d’écoles
sécurisés
Chaque année, entre deux
et trois écoles sont
concernées par des
travaux extérieurs de
sécurisation :
élargissement des
trottoirs, création de
plateaux, etc. Autant de
tronçons de voies limités
à 30 km/h depuis. n
itinéraire nord-sud
Les travaux de la rue
Frédéric-Mistral et de
l’avenue Marc-Sangnier,
commencés en avril,
marquent le début
de l’aménagement d’un
itinéraire nord-sud entre
la route de Genas et le
campus de la Doua.
Objectif : une meilleure
liaison entre les différents
quartiers et un
désengorgement des axes
est-ouest. Piétons et
cyclistes vont profiter de ce
réaménagement grâce à la
création d’itinéraires
cyclables,
à l’élargissement des trottoirs
et à la création d’un double
alignement d’arbres. La
circulation restera à double
sens. Les travaux, qui
concernent aussi les rues La
Fontaine et Pascal et une
portion de la place des
Maisons-Neuves s’étaleront
sur dix-huit mois. n
L’accessibilité en marche... pour tous
D’iCi AU 1 Er JAnviEr 2015, la loi du 11
février 2005 sur le handicap impose
à toutes les villes de rendre leurs établissements
recevant du public
(ErP) accessibles à toutes les
personnes handicapées, que le handicap
soit physique, sensoriel,
psychique ou mental.
A villeurbanne, les travaux ont déjà
villEUrbAnnE est en avance : l’état
des lieux des travaux à réaliser, exigé
pour 2011 par la loi, est terminé
depuis 2009. Cent quarante équipements
sont concernés. Pour mener à
bien ce chantier monumental estimé
à vingt millions d’euros, un plan de
travaux est prévu jusqu’à la fin du
mandat, avec deux à trois millions
d’euros investis par an depuis 2010.
le diagnostic des parcs et jardins
sera terminé avant fin 2011. la
réflexion sur l’aménagement de la
voirie se poursuit avec le Grand
commencé. En ont déjà bénéficié
l’église de la nativité, la maison
berty-Albrecht et les écoles Antonin-
Perrin, lakanal et léon-Jouhaux. En
cours: les écoles Château-Gaillard et
Jules-Ferry. Enfin, les aménagements
vont débuter au château de
Chamagnieu et dans les écoles
saint-Exupéry et Edouard-herriot. n
L’expertise tient compte de tous les handicaps
lyon, qui en a la compétence. la
ville a fait appel à l’expertise d’un
bureau d’études spécialisé, ainsi
qu’au Carpa (Collectif des associations
du rhône pour l’accessibilité),
regroupant 24 associations représentant
les différents handicaps :
physique, sensoriel, psychique ou
mental) pour mener son diagnostic.
Depuis décembre 2010, le Carpa
bénéficie d’un local (situé 11 rue des
teinturiers) mis à disposition par la
ville pour devenir un lieuressources.
n
Villeurbanne à mi-parcours – mai 2011
[27]
Villeurbanne à mi-parcours
L’équipe
JEAN-PAUL BRET,
maire de Villeurbanne
15 adjoints
municipale
PROSPER KABALO,
Premier adjoint chargé du
Développement économique,
finances et travaux
SONIA BOVE,
2 e adjointe, chargée de la Vie
associative et anciens
combattants
GILBERT-LUC DEVINAZ,
3 e adjoint, chargé du Sport,
prévention et sécurité
Conseiller général
DOMINIQUE BALANCHE,
4 e adjointe, chargé de la Qualité
de la ville et des espaces publics,
parcs et jardins, ressources
humaines
SAMBA GUEYE,
5 e adjoint, chargé de l'Education
CHAFIA TIFRA,
6 e adjointe, chargée du
Rayonnement universitaire,
jeunesse, vie étudiante et
partenariats européens,
commerce et artisanat
RICHARD LLUNG,
7 e adjoint, chargé du
Développement urbain
SAMIA BELAZIZ,
8 e adjointe, chargée de la Qualité
du service public, administration
électronique et coopération
internationale
CHRISTIAN VERMEULIN,
9 e adjoint, chargé du logement et
habitat
DANY MONTOIS,
10 e adjointe, chargée de la
Solidarité, personnes âgées et
centres sociaux
JEAN BERTHINIER,
11 e adjoint, chargé de la
Démocratie locale et lutte contre
les discriminations
SARAH SULTAN,
12 e adjointe, chargée de la Petite
enfance et famille
CLAIRE LE FRANC,
13 e adjointe, chargée du
Handicap, accessibilité et santé,
présidente du conseil de quartier
Perralière/Grandclément
Conseillère générale
LOÏC CHABRIER,
14 e adjoint, chargé de la Culture
DIDIER VULLIERME,
15 e adjoint, chargé des
Déplacements urbains et voirie
[6]
www.villeurbanne.fr
Les dix-huit critères discriminatoires
définis par la loi : l’origine, le sexe, les
mœurs, l’orientation sexuelle, l’âge, la
situation de famille, l’état de grossesse,
les caractéristiques génétiques,
l’appartenance ou non-appartenance,
vraie ou supposée à une ethnie, une
nation ou une race, les opinions
politiques, les activités syndicales ou
mutualistes, les convictions religieuses,
l’apparence physique, le patronyme,
l’état de santé, le handicap. n
Testing pédagogique :
stop à l’injustice
enGAGée dePuiS 2004 dans la
prévention et la lutte contre
les discriminations, Villeurbanne
amplifie son action.
cette mobilisation se traduit
notamment par des actions
d’information du public, afin
de favoriser la prise de
conscience. Après l’emploi,
la lutte contre les discriminations
au logement s’avère
être un nouvel enjeu. Les
discriminations directes ou
indirectes sont une réalité
tant dans le logement privé
que dans le logement social.
Le 11 février 2010, la Ville et
les différents acteurs du
logement signaient une
charte commune, visant à
mettre en place un diagnostic
local et un plan d’actions.
une quarantaine de professionnels
(bailleurs sociaux)
a reçu une formation, première
étape d’une démarche
de changement de pratique.
un testing pédagogique a
été mis en place, en partenariat
avec la Halde (Haute
autorité de lutte contre les
discriminations) et la
fnAim (fédération nationale
des agences immobilières)
du rhône.
réalisé dans le cadre de
l’accès au logement privé, il
a pour objectifs de responsabiliser
les agences im mobilières
et les propriétaires
privés et de les informer sur
les risques juridiques
encourus en cas de
discrimi nation. n
Lutter contre
les discriminations
©DR
En soutien aux associations
LA ViLLe SouTienT les associations
(dix mille euros versés
à Arcad, association de lutte
contre les discriminations)
et des projets de sensibilisation
du public (exemples :
pièce de théâtre par la mJc,
actions de la maison sociale
de cyprian les Brosses,
mission locale…). n
Villeurbanne à mi-parcours - mai 2011
[37]
Citoyenne de génération en génération
La ville des associations
PAROLE D’ELUE
« La vie associative à Villeurbanne
s’est construite au fil du temps,
parce que c’est une ville humaine
où il y a toujours eu cette envie de
s’associer, de faire, ensemble.
Nous avons imaginé la Biennale
des associations pour créer
un moment de rencontre, de fête
pour se retrouver et découvrir
toute la
“Villeurbanne est une diversité et
ville humaine où il y a la richesse associative.
toujours eu cette envie
de s’associer, de faire, Pour stimuler le
ensemble.“
bénévolat,
indispensable
à la vie associative. Nous allons
d’ailleurs prochainement essayer
d’encourager l’altruisme en créant
un portail web où chacun pourra
trouver les lieux ou les associations
où donner un peu – ou
beaucoup – de son temps. » n
Sonia Bove
adjointe à la Vie associative
et aux anciens combattants.
La richesse associative dans une Biennale
Objectifs communs
avec les centres sociaux
APrès De nOmbreuses rencontres
et échanges, la ville de
Villeurbanne a signé en
2010 une nouvelle convention
d’objectifs pour la
période 2011-2013 avec les
centres sociaux.
TOus Les Deux Ans, les années
impaires, un dimanche de
septembre, les Villeurbannais
ont rendez-vous avec
leurs associations. une rencontre
organisée devant le
Centre culturel et de la vie
associative, sur le cours
emile-Zola et derrière la
salle raphaël de-barros où
peut se déployer toute la
richesse de la vie associative
de Villeurbanne, déclinée
pour l’occasion dans un
guide : un Mini Viva spécial
secteur associatif.
en alternance avec la
biennale des associations, la
direction de la Vie associative
organise en novembre
un séminaire à destination
des associations pour les
aider à s’adapter aux évolutions
sociales et juridiques.
Prochaine biennale :
dimanche 11 septembre
2011, année européenne du
bénévolat. n
un engagement réciproque
pour rester à l’écoute des
besoins des familles et adapter
les services et animations.
une hausse de 2% des
subventions est prévue en
2011. n
[56]
www.villeurbanne.fr
Attractive et conviviale
UNE VILLE OÙ L’ON TRAVAILLE
De Bally à Baly : la reconversion................................32
Le Défi inter-entreprises en pleine croissance ............32
Marché de Noël : total succès....................................33
Des redents utiles et esthétiques................................33
Des solutions pour simplifier les déplacements..........33
EN SOUTIEN À L’INSERTION
Passage vers l’emploi ................................................34
Des permanences emploi-formation
tout en proximité......................................................34
Une clause dans les marchés publics .........................34
DES LOGEMENTS ABORDABLES
La Ville accompagne les bailleurs sociaux..................35
Davantage de logement étudiants.............................35
HLM : Une seule demande suffit...............................36
Les logements insalubres dans le collimateur ............36
Les gens du voyage ont leurs maisons........................36
LA LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATIONS
Testing pédagogique : stop à l’injustice......................37
En soutien aux associations ......................................37
Un conseil consultatif pour rester mobilisés...............38
Le personnel municipal formé ..................................38
Un réseau pour être vigilant......................................38
LE SPORT POUR TOUS
Nouveau départ pour la Maison des sportifs..............39
L’Asvel reste à Villeurbanne.......................................39
Deux nouveaux terrains de football en gazon
synthétique ..............................................................40
L’été en ville, des animations pour tous......................40
L’audace culturelle
TNP : l’excellence dans la proximité ..........................41
L’ENM dans ses nouveaux murs................................41
Concerts dans les quartiers ......................................42
Orchestre à l’école : la musique à portée de tous ........42
MJC : rénovation de la salle de spectacles .................42
Le prêt aux collectivités change de locaux .................43
Médiathèques : la qualité à bas coût .........................43
Citoyenne de génération en génération
TOUT-PETITS PAS À PAS
Augmenter et diversifier
l’offre d’accueil des tout-petits...................................46
Relais assistantes maternelles, succès croissant .........47
Une expérience d’accueil pour les 2-4 ans..................47
Un soutien pour les parents.......................................48
L’information plus près de chez soi............................48
LE TEMPS DES APPRENTISSAGES
Une cuisine centrale gérée par la Ville .......................49
Enfants allergiques, un accueil sécurisé.....................49
Le château de Chamagnieu,
l’éducation à l’environnement grandeur nature ........50
Les arbres prennent racine à l’école...........................51
Un coup de pouce pour progresser............................51
JEUNES, PASSEPORTS POUR LA VILLE
La Ville et le campus… de nouveaux liens .................52
Une bourse au permis de conduire............................52
Coup de pouce au logement .....................................53
Service civique à la mairie.........................................53
LA VILLE DE TOUTES LES GÉNÉRATIONS
La résidence du Tonkin, grand coup de jeune............54
Un label, signe de reconnaissance.............................54
Cuisine du Tonkin, point de départ des repas
portés à domicile......................................................55
Un lieu de répit pour les malades d’Alzheimer ...........55
Les courses en cyclopousse .......................................55
LA VILLE DES ASSOCIATIONS
La richesse associative dans une Biennale .................56
Objectifs communs avec les centres sociaux ..............56
Le Palais du travail rénové ........................................57
Des cérémonies pour la mémoire..............................57
AVEC LES CONSEILS DE QUARTIER
Des formations pour les conseils de quartier............. 58
Les Assises de la démocratie locale............................58
Participer, c’est aussi possible sur internet .................58
Des visites en marchant ............................................58
EN TOUTE TRANQUILLITÉ
Une stratégie pour plus de sécurité............................59
Vidéosurveillance, avec pragmatisme.......................59
LA VILLE MODERNE
Villeurbanne, ville numérique ..................................60
Des espaces multimédias dans les médiathèques ......60
Les informations sur le net........................................61
Médiathèques en ligne .............................................61
UN ESPRIT DE COOPÉRATION ...........................................61
LES PROJETS À LA CARTE...................................................62
Villeurbanne à mi-parcours - mai 2011
[3]
Belle et humaine
Des jarDins ou
squares à proximité,
Des voies et espaces
publics partagés,
Des sites accessibles
à tous, Des lieux
remarquables mis
en valeur…
la qualité De vie
en actions.
[20]
www.villeurbanne.fr
Urbaine et durable
le temps des projets
EN BREF
un terrain de proximité
aux buers
Dans le quartier des Buers,
à proximité du centre social
et de la place des
Retrouvailles, le terrain
multisports Pélisson
accueille les jeunes du
quartier. Particulièrement
adapté aux jeux de balles
avec son sol synthétique,
entouré d’arbres et de
bardages en bois, il a été
inauguré en juillet 2010. n
un coin de jardin
en pied d’immeuble
Devant le centre social des
Buers, une parcelle de
jardin a vu le jour. Discrète,
modeste… Et pourtant, des
habitants des immeubles
voisins viennent
régulièrement jardiner et
prendre soin de leurs
plants. Et les résultats sont
là ! Un petit coin de jardin
pour beaucoup de chaleur
humaine. n
Le Cemagref en construction.
Les longueurs d’avance
de l’écocampus de la Doua
Le cAMPUs de la Doua compte
25 000 étudiants, 1600
chercheurs, 700 salariés
d’entreprises, 1200 doctorants…
ce site exceptionnel
représente 40 % du potentiel
scientifique lyonnais.
Déjà pôle de référence dans
le monde universitaire, il a
l’ambition d’être à la pointe
des écotechnologies et de
en JAnVier 2011 a été posée
la première pierre du cemagref.
Un bâtiment construit
à proximité du site universitaire
de la Doua et qui
comportera 800 m 2 de laboratoires,
1850 m 2 de locaux
techniques, dont un hall
devenir, d’ici à 2020, un écocampus.
Financé en partie
grâce au plan campus, ce
projet, évalué à trois cents
millions d’euros, vise à
reconvertir les cent hectares
du site villeurbannais en un
immense laboratoire à ciel
ouvert, dédié au développement
durable. Petites
éoliennes, panneaux solaires,
récupération de l’énergie produite
par les ordinateurs,
déplacements non polluants,
récupération et gestion de
l’eau de pluie comme
ressource… cette ambitieuse
métamorphose en fera le
premier campus universitaire
“vert” à ouvrir en France. n
Villeurbanne mise sur l’excellence
environnementale
©Thierry Chassepoux
hydraulique, et 2150 m 2 de
bureaux. Le bâtiment du
cemagref prend sa place
dans l’ensemble plus large
de la cité lyonnaise de
l’environnement et de l’analyse
(clea) qui regroupe
l’institut des sciences analytiques,
en cours d’achèvement,
ainsi que le centre
européen de résonance
magnétique nucléaire à très
hauts champs.
en 2013, l’ensemble de ces
entités devrait compter cinq
cents personnes, dont deux
cent cinquante per manents,
en pointe au niveau européen
dans les domaines de
l’eau et de l’analyse. Le coût
de l’opération, financée par
le contrat de projets État/
région, est de 20,7 M€. n
[12]
www.villeurbanne.fr
tion en génération
Villeurbanne à mi-parcours - mai 2011
[45]
Attractive et conviviale
Le sport pour tous
QUESTIONS À
Gilbert-Luc Devinaz
adjoint au Sport, à la prévention
et à la sécurité
Pourquoi un deuxième projet sportif local
en 2009 ?
Par volonté de concertation ! Cette démarche
favorise la participation de tous les acteurs
du sport et de la pratique physique à la
construction d'un projet municipal. Cela nous
permet de prendre en compte de nouvelles
pratiques car elles évoluent avec le temps.
Quelles sont les réalisations qui naissent
de la discussion ?
Elles sont nombreuses. Deux exemples
concrets. Nous allons par exemple réhabiliter
les cinq hectares du complexe sportif Boiron-
«Notre fil rouge,
Granger et traiter ce
site comme un lieu
c'est la fonction
de vie à part entière.
éducative et sociale
Nous développons
du sport.»
aussi un projet
“sport santé nutrition”, avec des actions
spécifiques pour les personnes âgées.
Qu'est-ce qui vous motive ?
Nos actions ont pour fil rouge la fonction
éducative et sociale du sport qui favorise la
mixité et sait réunir des publics très différents.
C'est important dans une société
confrontée à des difficultés économiques
fortes et où la tentation du repli existe
malheureusement. n
Deux nouveaux terrains de football
en gazon synthétique
Le STAde SéVerine et celui des
iris ont été équipés de sols
sportifs en gazon syn -
thétique. ce procédé a fait
ses preuves : il permet d’augmenter
le nombre d’heures
de pratique et offre un intérêt
pour la protection de l’environnement
(pas de produits
phytosanitaires ni
d’arrosage).
Prochain sol à être transformé
et premier du genre
pour la pratique du rugby,
celui du complexe sportif
Boiron-Granger qui sera
aménagé cette année. n
L’été en ville,
des animations
pour tous
dePuiS 2009, la caravane des
sports, installée sur le
parking du complexe sportif
raphaël-de-Barros complète
la gamme des animations
d’été destinées aux jeunes.
Au programme : street
basket, beach volley, beach
rugby, escalade…
Les animations d’été au
cœur des quartiers, encadrées
par des éducateurs
qualifiés, sont organisées en
août, sans interruption. elles
s’adressent aux enfants et
aux adolescents. L’an
dernier, 750 d’entre eux y
ont participé, dans les quartiers
du Tonkin, des Brosses,
de Saint-Jean et de Buerscroix-Luizet.
n
55 000 Villeurbannais pratiquent un sport en club ou en loisirs.
EN BREF
Travaux de rénovation
D’importants travaux de
rénovation ont eu lieu dans
plusieurs équipements: en
2009, le complexe sportif
Raphaël-de-Barros a vu ses
façades, ses murs intérieurs
et le parquet de la salle
principale refaits à neuf. Côté
sols également, ceux du
gymnase Fournière et des Iris
ont été changés et une
nouvelle tribune est apparue
au stade Georges-Lyvet. Un
terrain de hat-trick, extérieur
au complexe sportif de
Fournière, a été construit. n
Des manifestations
écoresponsables
Les Foulées de Villeurbanne
et l’Inter VTT obéissent
désormais aux principes de
l’écoresponsabilité : tri des
déchets, marquage au sol
sans peintures chimiques,
vaisselle recyclable.n
Une piscine à neuf
Après une fermeture en
2009 due aux travaux du
TNP, la piscine des Gratte-ciel,
refaite à neuf, ouvrira en
septembre. n
[40]
www.villeurbanne.fr
Attractive et conviviale
Une ville où l’on travaille
Pour la seule année 2010,
le service du Développement
économique de la ville a
traité 72 dossiers
d’implantation et rencontré
85 entreprises
villeurbannaises.
Il accueille les créateurs
d’entreprises au sein de
l’Espace entreprises dans le
cadre du réseau LVE (Lyon
ville de l’entrepreneuriat).
Pixel, premier
pôle régional
français dédié
à l’image.
De Bally à Baly : la reconversion
LeS AncienneS uSineS de
chaussures Bally poursuivent
leur reconversion.
Après le tribunal d’instance,
AST Grand Lyon médecine
du travail s’est installée dans
les nouveaux locaux de Baly
Parc en septembre 2010. n
Le Défi inter-entreprises en pleine
croissance
ceTéVénemenTSPorTifet convivial
fêtera ses dix ans en 2011.
L’an dernier, plus de mille salariés
issus de soixante-dix entreprises
de l’agglomération ont
participé à cette rencontre
annuelle, organisée par la Ville
en partenariat avec le Gevil
(Groupement des entre prises
de Villeurbanne), la chambre
de commerce et d’industrie et
le Grand Lyon.n
EN CHIFFRES
• 7324 établissements à Villeurbanne
et 56 668 emplois salariés dont
43 113 emplois salariés privés.
• 1695 établissements créés à Villeurbanne
en 2010 dont plus de 900 autoentrepreneurs,
dont 70% dans les services
et le commerce.
• 37 parcs d’activités (et un 38 e en
construction à Saint-Jean) affichant
un remplissage de 90 à 100 %.
• 205 projets sont suivis par l’incubateur
d’entreprise Crealys situé à la Doua.
[32]
www.villeurbanne.fr
QUESTIONS À
Chafia Tifra
adjointe en charge du Rayonnement universitaire,
jeunesse, vie étudiante.
Sur quels constats avez-vous conçu votre action ?
La situation des jeunes est paradoxale. Au moment
où ils ont tant de possibilités pour étudier, ils ont des
difficultés à entrer dans la vie active. Sans travail, ils
ont du mal à trouver un logement, ils vivent dans la
précarité, ils se soignent mal. C'est décourageant
voire dramatique.Nous avons mis en œuvre des
actions coups de pouce pour qu'ils dépassent ces
situations.
Comme la bourse au permis et l'aide au logement ?
Absolument. Pour trouver un emploi, il faut être
mobile, et la mobilité passe par le permis de conduire.
S’installer dans un premier logement occasionne des
frais supplémentaires. D'où cette aide à l’installation.
«Pour les jeunes,
nous réfléchissons
à un dispositif de
parrainage qui les
aidera à se construire
un réseau social.»
D'autres initiatives
existent visant la
citoyenneté ?
L’accès à l’autonomie,
c’est aussi la possibilité
de choisir sa vie, ses amis,
son expérience. Nous
favorisons la participation des jeunes et leur
engagement dans la vie la cité. Nous comptons faire
évoluer le Bureau information jeunesse vers un “café
des projets”. Les jeunes y trouveront les ressources
nécessaires au montage de leurs initiatives,
y compris des moyens numériques.
Comment aider les jeunes à construire ce réseau
relationnel qui aide bien mais qui vient souvent
avec l'âge ?
Nous réfléchissons à un dispositif de parrainage
qui les aidera à se construire un réseau social et
à bénéficier de contacts. C'est plus simple ensuite
pour trouver un stage ou un premier emploi. n
Coup de pouce
au logement
LA ViLLe a créé une aide à
l’installation pour les jeunes
dont c’est le premier logement
à Villeurbanne. sous
condition de ressources,
cette aide (de trois cents à
six cents euros) permet de
régler les mises en service
des réseaux (gaz, électricité,
téléphone…) ou d’acquérir
du petit mobilier ou de
l’électroménager. n
Un site web dédié aux 15-25 ans sera mis en ligne
début 2012. En février, une consultation via Facebook
avait permis de recueillir leurs besoins.
Service civique
à la mairie
LA ViLLe va accueillir des
jeunes volontaires en service
civique. une vingtaine en
2011. ils seront accueillis
dans les services municipaux
pour des missions de
solidarité, de prévention ou
de sensibilisation au développement
durable. Ces
jeunes bénéficieront d’une
indemnisation mensuelle et
pourront valoriser cette
expérience dans leur curriculum
vitae. n
EN BREF
Conseil villeurbannais
de la jeunesse
23 collégiens et
lycéens, désignés par
leur établissement, ont
rejoint en février
dernier, le conseil
villeurbannais de la
jeunesse. Elus pour un
an, ils participeront à la
vie de la cité et
apporteront leur regard
sur les projets concer -
nant la jeunesse. n
Cérémonie
de citoyenneté
En 2009, lors de la
remise de leur première
carte électorale, la Ville
a convié les jeunes à
une cérémonie républi -
caine à l’hôtel de ville,
afin de les sensibiliser
à l’impor tance de voter
et de participer à la vie
démocratique locale,
nationale et
euro péenne. n
Villeurbanne à mi-parcours - mai 2011
[53]
Les agents municipaux
se déplacent tout doux
LA ViLLe a mis en place son plan de déplacement
administration en 2005. Pour inciter les
agents municipaux à utiliser les transports en
commun, elle prend en charge 50% de l’abonnement
tcL depuis 2006 et 50% de l’abonnement
ter depuis 2010. cette mesure a permis
de passer de 190 agents abonnés en 2006 à
530 fin 2009. L’acquisition de 125 vélos de
service a incité les agents à se déplacer en deuxroues.
et la Ville poursuit la modernisation de
son parc automobile par l’acquisition de véhicules
GPL, GnV ou électriques, totalisant, en
Sur le toit des écoles, il y a de la vie !
PLUsieUrs ÉcoLes ont vu leur
toit terrasse transformé en
espace végétal. c’est le cas
des groupes scolaires Léon-
Jouhaux, Jules-Ferry, château-
Gaillard, Antonin-Perrin et
de l’école maternelle Jacques-
Prévert.
esthétique, cet isolant naturel
offre un confort thermique en
été, participe à la biodiversité
en ville, retient les eaux de
pluie en en restituant une
partie dans l’atmosphère. Les
végétaux choisis demandent
peu d’entretien.n
Pas d’émission
de gaz à effet de serre
lorsque l’on se déplace
à vélo. Villeurbanne
compte une trentaine
de kilomètres
d’itinéraires cyclables.
2008, 27 % du parc des camionnettes, utilitaires
et véhicules légers. enfin, des formations
à “l’écoconduite” ont été mises en place pour
plus de 80 agents, considérés comme “gros
rouleurs”. L’économie générée serait de 8000
litres de carburant, soit 21 tonnes de co 2
évitées, grâce à l’apprentissage de cette
conduite.n
Centre nautique : une moquette
solaire pour chauffer l’eau
Le centre nAUtiqUe etienne-
Gagnaire était le bâtiment le
plus énergivore de Villeurbanne!
Mais depuis l’installation,
en 2007, d’une
moquette solaire (la plus
grande de la région), la
performance est au rendezvous.
L’eau des trois bassins
circule sous ce tapis noir
déployé sur les 1100 m 2 de
toiture et est lentement
chauffée par le soleil. Une
économie d’environ 10 000
euros par an et 90 tonnes de
co 2 en moins, soit l’équivalent
de l’émission de 50 voitures
pendant un an.n
c’est le nombre d’Amap (association
pour le maintien d’une agriculture
paysanne) répertoriées à
Villeurbanne. Se fournir auprès
des producteurs locaux qui
produisent selon des méthodes
plus respectueuses
de l’environnement, c’est aussi
des tonnes de CO 2 économisées.
Villeurbanne à mi-parcours – mai 2011
[19]
Urbaine et durable
le temps des projets
Le futur jardin public
prendra la forme d’une
promenade verdoyante
de 5000 m 2 .
Terrain du Rectorat: un jardin public et des logements
pour les étudiants
sitUÉ entre Les rUes Jean-
Jaurès et Valentin-Haüy, le
terrain du rectorat a la
particularité de se trouver le
long d’une balme naturelle
que l’on appelle le “balcon
villeurbannais ”, avec huit
mètres de déclivité.
sur une surface libre de
12800 m 2 , la Ville y aménagera
un jardin public qui
prendra la forme d’une
promenade verdoyante de
plus de 5000 m 2 entre les
rues Jean-Jaurès et Valentin-
Haüy.
L’autre partie du terrain, soit
environ 8000 m 2 , est
constructible et appartient à
l’etat qui a confié au crous
l’aménagement de 210 logements
pour des étudiants. La
concertation a démarré il y a
plusieurs mois.
Deux scenarii sont envisagés
par les concepteurs pour
répondre à l’enjeu de réussir
l’équilibre entre bâti et futur
parc, mais le parti pris de
l’aménagement de ce nouvel
espace public sera décidé
après un nouvel épisode de
concertation. n
Une Maison des services publics
aux Buers
inAUGUrÉe le 4 mars 2009, la
Maison des services publics
des buers, est située au
numéro 37a de la rue du
8-mai-1945. elle s’ajoute à
celles de charpennestonkin,
saint-Jean et de
cyprian/Les brosses et offre
de nombreux services aux
habitants.
structure de proximité ouverte
en collaboration avec le
Pimms (Point information,
médiation, multiservices), la
Maison des services publics
reçoit les Villeurbannais pour
réaliser les pièces d’identité
(passeports biométriques
compris) et accueille le
conseil de quartier, les permanences
de la sécurité
sociale, de la Maison de
justice et du droit et du
service Petite enfance. n
[16]
www.villeurbanne.fr
Villeurbanne à mi-parcours
Les projets à la carte
26
1
1.Mise en accessibilité
du parc naturel urbain
de la Feyssine
LA DOUA
2
25
24
22
2.Écocampus
CHARPENNES/
TONKIN
3
BUERS/
CROIX-LUIZET
21
©Exit
4
3.Jardin Édouard-Glissant
GRATTE-CIEL/
DEDIEU/
CHARMETTES
5
6
11
4.Gratte-ciel nord
5.Redents, rue Michel-Servet
7.Zac des Maisons-Neuves
8.Création d’un axe nord-sud
9.Rénovation de la résidence
Jean-Jaurès
8
7
9
10
PER
GRA
10.Terrain du Rectorat :
aménagement d’un jardin
public et de logements
étudiants
FERRANDIÈRE/
MAISONS-NEUVES
11.Rénovation de la salle
de spectacles de la MJC
6.Rénovation du TNP
12.Promenade de la gare
[62]
www.villeurbanne.fr
22 conseillers municipaux
PASCALE CROZON,
conseillère municipale, députée
ALI MOHAMED AHAMADA,
conseiller municipal délégué aux
Manifestations sportives,
président du conseil de quartier
Charpennes/Tonkin
FARIDA CASOLI,
conseillère municipale déléguée
au Logement social, présidente
du conseil de quartier Saint-Jean
MOVSÈS NISSANIAN,
conseiller municipal délégué au
Handicap et à la santé
MICHÈLE PÉDRINI,
conseillère municipale
JACKY ALBRAND,
conseiller municipal
YASMINA SALHI,
conseillère municipale déléguée
à la Vie associative et à la
mémoire
JEAN-MICHEL JOLION,
conseiller municipal
HECTOR BRAVO,
conseiller municipal délégué à la
Qualité environnementale du
patrimoine bâti
MARIE-NEIGE BLANC,
conseillère municipale déléguée
à la Vie associative, présidente
du conseil de quartier Gratte-
Ciel/Dedieu/Charmettes
MYRIAM GROS-IZOPET,
conseillère municipale déléguée
aux Centres sociaux, présidente
du conseil de quartier
Cusset/Bonnevay
AURÉLIE JOLLIVET,
conseillère municipale déléguée
à la Politique de la Ville
MOHAMED MAHAMDI,
conseiller municipal délégué
à la Démocratie locale
ANNE REVEYRAND,
conseillère municipale déléguée
à l'Education, l'environnement, la
consommation sociale, les jardins
familiaux, citoyens et partagés,
présidente du conseil de quartier
Cyprian/Les Brosses
OLIVIER BAUD,
conseiller municipal délégué à
l'Insertion par l'économique et à
l'économie sociale et solidaire
DJAMILA GHEMRI,
conseillère municipale
LAURA GANDOLFI,
conseillère municipale déléguée
à la Sécurité des bâtiments et à
la sécurité civile
SAMIA BENELKADI,
conseillère municipale
MARC AMBROGELLY,
conseiller municipal délégué aux
Lutte contre les discriminations,
président du conseil de quartier
Buers/Croix-Luizet
DAMIEN BERTHILIER,
conseiller municipal délégué à la
Jeunesse, à l'éducation populaire
et à la citoyenneté
CHANTAL ROUX,
conseillère municipale
ALAIN GIROD,
conseiller municipal
Villeurbanne à mi-parcours
[7]
Citoyenne de génération en génération
La ville moderne
Villeurbanne, ville numérique
ViLLeurbAnne s’est engagée
dans l’ère numérique : faciliter
l’accès à l’internet,
développer l’administration
électronique, lutter contre
la fracture numérique,
promouvoir la cybercitoyenneté
et mettre en place un
archivage numérique sont
les grands objectifs du
mandat.
Depuis mai 2009, le
nouveau site internet –
villeurbanne.fr – facilite les
démarches des Villeurbannais
grâce à de nombreux
téléservices. Ainsi, il est
possible de demander un
acte d’état civil en ligne mais
aussi de signaler un lampadaire
défectueux ou un tag
sur la voie publique.
Toute une rubrique est également
dédiée à la démocratie
participative : pages
d’information des conseils
de quartier mais aussi
formulaires de concertation
autour des projets sollicitant
l’avis des Villeurbannais. n
70% des Villeurbannais renouvelant
leurs papiers d’identité demandent à
bénéficier du service SMS mis en place
par la mairie et à être prévenus par
message téléphonique de l’arrivée du
document au service Etat civil.
Des espaces multimédias
dans les médiathèques
LA mAisOn Du LiVre De L’imAGe
eT Du sOn (mlis) et la médiathèque
du rize ont ouvert
des espaces multimédias où
il est également possible de
participer aux ateliers de
formation à l’utilisation de
l’informatique.
Des ateliers de création accueillent
les plus aguerris
pour promouvoir les
cultures numériques et
s’initier à la création de bD,
la musique assistée par
ordinateur, la modélisation
3D, etc. n
EN BREF
passeports biométriques
Pour pouvoir traiter les demandes
de passeports biométriques, la Ville
accueille cinq stations. Dont deux ont été
“délocalisées” dans les Maisons des
services publics des Buers et Tonkin. n
actes d’état civil numérisés
Afin de faciliter les échanges d’actes
d’état civil entre les différents services
publics (Caf, préfecture, etc.) la Ville
va numériser tous les actes d’état civil
établis entre 1901 et 1988, soit 80 000
décès, 55 000 mariages, 18 000 naissances
et 7000 actes de reconnaissance.n
[60]
www.villeurbanne.fr
Citoyenne de génération en génération
Tout-petits pas à pas
Un soutien
pour les parents
PArCe que devenir parents
n’est pas toujours simple,
que de nombreuses interrogations
surviennent chaque
jour, la Ville favorise
l’ouverture de lieux enfantsparents,
où l’on vient en
famille, jouer, parler, échanger
avec des professionnels à
l’écoute bienveillante.
Outre l’espace Joséphinebaker,
structure municipale,
cinq lieux de ce type existent
à Villeurbanne, gérés par les
centres sociaux et soutenus
financièrement par la Ville.
Le dernier-né : 1 2 3 Soleil
dans le centre social de
Cusset.lneurbanne entre 1999
et 2007.
EN BREF
nouveaux équipements
en vue
Dans l’optique
d’augmenter la capacité
d’accueil des équipements
municipaux, certains
d’entre eux connaîtront
une extension de leur
agrément (crèches Nelly-
Roussel et l’Hormat).
La Ville a acheté
récemment 9 places dans
une nouvelle structure de
la société Optimômes qui a
ouvert ses portes dans le
quartier du Tonkin en
mars dernier. Trois
équipements verront le
jour d’ici à 2014 : dans la
Zac des Maisons-Neuves
(42 places), dans le
centre-ville (42 places) et
sur le Terrain des sœurs
(96 places).n
Des équipements d’accueil du jeune enfant sont prévus dans tous les
grands projets urbains : Zac des Maisons-Neuves, Terrains des sœurs
et Zac Gratte-ciel nord. Soit 183 places.
L’information plus près de chez soi
POur simPLifier les démarches
et améliorer l’information, des
Points info enfance ont vu le
jour dans tous les quartiers. Les
familles peuvent obtenir les
renseignements nécessaires et
déposer une demande de
garde à proximité de chez
elles. L’expérience d’élargir ces
points d’info aux secteurs
éducation et jeunesse (de 0 à
18 ans) est en cours dans
quatre d’entre eux (Tonkin ;
Cusset/Perralière/saint-Jean;
Cyprian/ Les brosses ; ferrandière/maisons-neuves/
Grandclément). n
[48]
www.villeurbanne.fr
Le temps des apprentissages
QUESTIONS À
Samba Gueye
adjoint en charge de l’Education
Quelles sont les mesures pour faire face au
nombre croissant d’élèves ?
Notre ville est attractive, sa population
augmente, avec l'arrivée de jeunes couples. Par
les constructions d'immeubles, nous avons une
vision fine des quartiers où vont s'installer les
nouveaux habitants. Nous programmons
l’extension de groupes scolaires là où cela
«Nous recherchons
le bien-être
des enfants et de
leurs professeurs.»
s'avère nécessaire,
particulièrement en
centre-ville et au sudest
de la ville.
Ainsi décidez-vous
de créer des classes en plus ?
Et bien plus ! Nous devons souvent agrandir le
restaurant scolaire. En concertation avec les
enseignants, nous pouvons aussi faciliter un
projet pédagogique, comme l'installation d'un
jardin potager. Nous recherchons le bien-être
des enfants et de leurs professeurs.
Que privilégiez-vous pour ces chantiers ?
Ces travaux sont lourds. Ils nécessitent un fort
investissement financier. Nous agissons avec
rigueur et méthode. Pour les rénovations, nous
recherchons la qualité environnementale, avec
des peintures propres, mais aussi des dispositifs
innovants, comme la végétalisation des
toits, avec la volonté de limiter les consommations
énergétiques. n
Une cuisine centrale gérée par la Ville
COnsTruiTe dans le quartier
saint-Jean, la cuisine
centrale produit, depuis un
an, six mille repas par jour,
destinés aux vingt- quatre
restaurants scolaires (cinq
mille repas), aux crèches et
à la plupart des résidences de
Enfants allergiques, un accueil sécurisé
un PéDiATre allergologue a
formé deux cent trente
personnes, Atsems et
per son nel des restaurants
scolaires, aux gestes
d’ur gence en cas d’accident
allergique. Les restaurants
scolaires accueillent en effet
personnesâgées. Le choix de
conserver une gestion municipale
a nécessité une
nouvelle façon de travailler
pour le personnel, toute l’organisation
du travail
reposant sur des techniques
différentes. Livrés en “liaison
froide”, les repas sont réchauffés
sur place dans les
“cuisines- satellites”. L’exigence
de qualité passe par
l’utilisation de produits frais,
l’approvisionnement privilégié
auprès de producteurs locaux
et, pour partie, le choix
de produits bio. n
les enfants qui souffrent
d’une allergie alimentaire
(ils apportent leur panierrepas).
Cette mesure de
sécurité a été mise en place
avec différents services
municipaux et l’education
nationale. n
Villeurbanne à mi-parcours - mai 2011
[49]
Belle et humaine
Plus belle la ville
Paysages et environnement:
suivons le guide
En 2009, la ville s’est lancée
dans l’élaboration d’un Projet
paysages et environnement
(PPE). En concertation avec
les habitants, ont été répertoriés
les espaces verts, privés
ou publics ainsi que les lieux
emblématiques de chaque
quartier. l’objectif est de
compléter et diversifier la
continuité entre ces espaces
afin de favoriser, notamment,
la biodiversité.
le PPE est un guide pour les
aménagements futurs:
espaces verts de proximité ici
ou jardin ailleurs, avec pour
but de combler, dans la
mesure du possible, les
secteurs où ils font défaut;
traitement des clôtures et des
abords d’équipements, par
exemple en remplaçant un
mur par une haie; liens à créer
entre les différents secteurs ou
lieux em blématiques (bâtiments,
places…). la mise en
œuvre du PPE débute cette
année.n
EN BREF
promenade de la gare:
tout naturellement
Dans le quartier Grandclément, la future
promenade de la gare, le long de l’avenue
Paul-Krüger, sera une respiration, un lieu
de balade caractérisé par les déplace -
ments doux : vélo, rollers, marche. Elle sera
réalisée sur plus de 6000 m 2 , le long de la
ligne de tramway. Afin de déterminer le
programme d’aménagement, une large
concertation a débuté en octobre 2010. n
155 hectares d’espaces verts sont entretenus par les services de la Ville,
dont 71 parcs et squares.
respect... à la fin du marché
La Ville a décidé de mobiliser
durablement les forains sur la propreté
des marchés. Dès 2009, le dialogue s’est
engagé sur le respect des horaires de
vente et de départ, les attributions de
places et la circulation des piétons. Des
sacs destinés à rassembler les déchets
ont été distribués aux forains de la place
Grandclément. Une action test conduite
avec l’ADPM (Association pour le
développement et la promotion des
marchés) et devrait être étendue aux
autres marchés. n
Le pigeonnier du square Le Bossé a été installé en
2008 pour lutter contre la prolifération des pigeons.
249 œufs ont été retirés en 2010.
[24]
www.villeurbanne.fr
Urbaine et durable
le temps des projets
©DR
Carré de Soie: la reconquête de l’est
si Le PôLe de loisirs et de
commerces a ouvert ses
portes en avril2009, l’aménagement
du carré de soie n’est
pas pour autant terminé…
cet ambitieux projet d’agglomération
imaginé sur 500
hectares prévoit des constructions
de qualité et accessibles
ainsi que de nouveaux équipements
publics sur d’anciennes
friches industrielles.
Le nouveau visage du secteur
dit “Yoplait” se dessine
progressivement avec les
habitants. Un espace englobant
les rues Léon-blum, de
la soie et Decomberousse. si
quelques grands principes
sont d’ores et déjà posés
(construction de logements
et de bureaux, création de
commerces de proximité,
d’espaces et d’équipements
publics), la Ville et le Grand
Lyon souhaitent créer un
nouveau quartier animé,
innovant et agréable à vivre.
Une équipe de concepteurs
vient d’être désignée. n
105m€
A mi-mandat, c’est le montant de l’investissement réalisé depuis 2008
par la Ville. Soit la moitié des dépenses prévues pour les six ans du mandat.
Le Terrain des sœurs, première phase d’une transformation
globale du quartier.
L’avenir passe par
les Buers
LA PArtie norD du quartier des
buers est à l’étude par la Ville et
le Grand Lyon depuis le
dernier semestre 2010.
L’objectif est d’abord de rénover
le patrimoine de logement
social et de réaménager
l’espace public qui l’entoure. il
est aussi d’aménager des liens
avec son environnement
immédiat, notamment avec le
terrain des sœurs où les
premiers logements seront
livrés à partir de 2014.
36000 m 2 à aménager autour
d’un parc public de près de
5000 m 2 et un nouvel espace
petite enfance. La concertation
pour buers nord commencera
au printemps 2011. n
EN BREF
plus belle la place
de la paix
La rénovation
complète, en 2009, de
la place de la Paix –
5000 m 2 situés dans
le quartier Cyprian-Les
Brosses – s’est faite
après une concertation
où les usagers ont fait
connaître leurs
attentes.
Conformément aux
souhaits des habitants
(bancs, aire de jeux
sécurisée pour les
enfants, arbres et
plantations variées),
la place a été
transformée après
quatre mois de
travaux et le
stationnement revu.
Coût pour la Ville :
140 000 euros. n
[14]
www.villeurbanne.fr
Attractive et conviviale
En soutien à l’insertion
Même si l’emploi et l’insertion professionnelle ne sont pas
des compétences directes des villes, Villeurbanne mène une action
dynamique.
Passage
vers l’emploi
BeAucouP de demandeurs
d’emploi de longue durée
méconnaissent l’existence
des différents dispositifs qui
pourraient leur venir en aide.
La Ville a créé un service en
“pied d’immeuble” appelé le
Passage 33(passage vers l’emploi)
dans le quartier des
Buers. un lieu pour conseiller
et orienter vers des dispositifs
d’insertion professionnelle
adaptés. des conseillers de la
mission locale et l’association
cré’Acteurs sont présents.
Près de six cents personnes
sont attendues par an. n
EN BREF
Partenariat avec les
entreprises
La direction de
l’Insertion accompagne
les entreprises dans
leurs démarches de
recrutement, en gérant
environ 80 offres
d’emploi par an.
Intersport, Ninkasi,
Bricorama, KFC… en ont
déjà bénéficié et,
récemment, Intermarché
avec 25 postes
concernés pour une
ouverture au second
semestre. n
Les dix contrats-passerelles pour jeunes diplômés annoncés par l’Etat à la Ville début 2010 ont fait les frais
des restrictions budgétaires et ne seront finalement que quatre.
Emilie Breton, employée à la crèche
municipale Eugénie-Niboyet et sa
tutrice Catherine Picard.
Des permanences emploi-formation
tout en proximité
LA direcTion inSerTion et
emploi accompagne et
soutient les permanences emploi-
formation portées pas les
centres sociaux (Buers,
cusset, cyprian/ Les Brosses,
Saint-Jean) et les aide dans
leurs actions de proximité
(1500 personnes y sont
reçues chaque année). n
Soixante contrats aidés par an
Les contrats aidés sont voulus comme des marchepieds
vers l’emploi. Environ soixante personnes par an sont
accueillies et formées à la mairie de Villeurbanne,
encadrées par des tuteurs. Quarante postes en contrat
aidé sont en effet pourvus dans les services municipaux,
notamment petite enfance et éducation. n
[34]
Une clause dans les marchés publics
www.villeurbanne.fr
LA ViLLe a rendu obligatoires
les clauses d’insertion dans
certains de ses marchés
publics (notamment dans
les domaines du nettoyage
et du bâtiment où les entreprises
sont tenues de faire
travailler des personnes en
insertion). Les trois mille
heures actuelles devraient
doubler voire tripler d’ici à
fin 2011. n
QUESTIONS À
Prosper Kabalo
adjoint au Développement économique,
aux finances et aux travaux
Qu'est-ce qui fait la dynamique
économique d'une ville ?
C'est la diversité de ses entreprises,
petites ou grandes, mais
aussi tertiaires, commerciales ou
industrielles. Tout entrepreneur,
qui a un projet de création ou de
développement,
trouve
«Nous faisons en
sorte que tout
dans nos services
un suivi
entrepreneur
trouve un suivi
personnalisé.» personnalisé
qui peut aller
de la recherche de locaux à un accompagnement
à l'implantation.
Avec le pôle Pixel, le partenariat
a été très fructueux.
Effectivement. Inauguré en
2009, il est un modèle de collaboration
entre les acteurs publics,
comme la Ville et le Grand Lyon,
et la trentaine d'entreprises qui
l'occupent. Sur ce site, ancienne
friche industrielle, nous avons
contribué à créer le premier pôle
régional français dédié à l’image,
ce qui représente 250 emplois.
Jusqu'où va la dynamique ?
Elle dépasse la seule question
économique. Avec cette opération,
nous avons redessiné le
quartier alentour. Il y a le tramway,
la gare, des lieux de restauration.
Quel mouvement dans la
proximité du Carré de soie et de
la future salle multifonctions !
Et quel bel avenir ! n
Marché de Noël :
total succès
Afin de SouTenir l’attractivité
commerciale du centre-ville,
la Ville a pris en charge
l’organisation du marché de
noël. depuis 2008, les chalets
de bois s’installent sur
l’avenue Henri-Barbusse en
décembre. Autre animation
redynamisée par la Ville : la
foire aux produits du
terroir, organisée en juin.n
45,7 ans
Des redents utiles
et esthétiques
un PLAn de déplacement
interentreprises est en cours
d’élaboration dans le
quartier du Tonkin, afin de
proposer aux salariés du
secteur d’autres solutions
que les trajets individuels en
voiture pour se rendre sur
leur lieu de travail. une
dizaine d’entreprises (deux
mille huit cents emplois)
sont intéressées par cette
démarche. n
C’est l’âge moyen des chefs
d’entreprise de Villeurbanne.
AménAGéS en 2008, les
redents – appelés aussi “dents
creuses” – ont changé l’aspect
de la rue Paul- Verlaine. ces
espaces, situés à l’arrière des
Gratte-ciel, jusqu’alors peu
fonctionnels, ont été rénovés
dans le respect du style architectural
du quartier, permettant
l’extension de sept
commerces et donnant ainsi
plus de vie la rue.
L’opération se poursuit, rue
michel-Servet cette fois, où
une deuxième tranche de
travaux va commencer au
printemps.n
Des solutions pour simplifier les déplacements
©Face A
Villeurbanne à mi-parcours - mai 2011
[33]
Relais assistantes maternelles,
succès croissant
ViLLeurbAnne a été l’une des
premières villes à ouvrir des
relais assistantes maternelles
et aujourd’hui ces équipements
ne désemplissent pas
(62 % des 1200 assistantes
maternelles adhèrent à un
relais).
Pour qu’ils continuent à jouer
pleinement leur rôle d’accueil,
la Ville a créé six relais
supplémentaires en en dédoublant
certains, passant de
six à quatorze. Les relais
contribuent à la professionnalisation
du métier, offrant
des conseils, des formations,
des temps collectifs et des
animations. ils sont une
adresse précieuse pour les
professionnels, les parents et,
bien sûr, les enfants. n
La Ville compte 14 relais assistantes maternelles.
Une expérience d’accueil pour les 2-4 ans
31%
C’est l’augmentation du nombre de naissances
à Villeurbanne entre 1999 et 2007.
Depuis 2008, 68 places d’accueil ont été créées.
EN BREF
bouger à l’espace psychomotricité
La Ville a créé un espace
de psychomotricité, destiné aux
enfants accueillis dans les équipements
municipaux. Une psychomotricienne
a pour mission de les accompagner
dans leur développement.
Le JArDin des couleurs a
ouvert dans le quartier du
Tonkin. A l’heure où les
enfants de deux ans ne sont
plus comptés dans les effectifs
scolaires et souvent refusés
par l’education nationale, la
Ville lance ce projet d’accueil
pour les “grands”, de 2 à 4
ans, géré par le centre social
Charpennes-Tonkin. Cette
structure de neuf places
accueille les enfants de
manière régulière ou occasionnelle,
avec un projet
pédagogique axé sur la
découverte. Le désengagement
de l’etat fait de
l’accueil de cette tranche
d’âge une nouvelle préoccupation
pour la Ville dans les
années à venir. n
le Chat perché déménage
La crèche parentale Le Chat perché
déménagera en 2011 dans les
nouveaux locaux du prêt aux
collectivités,
rue Emile-Bouvier. La rénovation
du bâtiment, financée par la Ville
avec une participation de la Caisse
d’allocations familiales, est en cours
et le déménagement permettra
au Chat perché de passer de seize à vingtquatre
places d’accueil.
Villeurbanne à mi-parcours - mai 2011
[47]
Attractive et conviviale
72 139
C’est le nombre de spectateurs
accueillis en 2010 par le TNP.
Concerts dans les quartiers
L’ecoLe nATionALe de muSique enseigne
l’éveil musical dans plusieurs quartiers de
la ville. Pendant l’année scolaire, quatre
professeurs de l’enm, qui sont aussi à l’origine
des concerts nomades, se rendent aux
Buers, au centre social, mais aussi à la maison
sociale des Brosses, au centre social du
Tonkin, et au centre d’animation Saint-
Jean. Aux Buers, l’atelier parents- enfants
permet, par exemple, de faire découvrir
différents univers musicaux aux tout-petits
et à leur famille. Au total, chaque
année, ce sont 70 enfants qui découvrent
la musique via cet éveil sur mesure.
Pour les plus grands, l’enm organise des
ateliers de danses urbaines en partenariat
avec les centres sociaux. quelque 200
adolescents en bénéficient chaque année.
L’enm donne par ailleurs trente-cinq concerts
nomades par an dans différents quartiers de
Villeurbanne. n
Orchestre à l’école :
la musique à portée de tous
dAnS Le cAdre de ses activités
pédagogiques, l’ecole nationale
de musique a renforcé
le dispositif orchestre à
l’école qui permet d’initier
chaque année 75 enfants à
une quinzaine d’instruments.
cette opération,
menée dans trois groupes
scolaires villeurbannais, se
concrétise par l’intégration
immédiate dans un orchestre
encadré par une équipe
de professeurs de l’enm.
L’évaluation partagée par le
corps enseignant et les
professeurs de l’enm fait
apparaître de multiples
effets positifs : découverte
SiTuée dAnS Le quArTier de la
Perralière, la mJc de Villeurbanne
compte parmi les plus
importantes de l’agglomération.
construite dans les
années 70, elle dispose
d’une importante salle de
spectacles, méritant une
rénovation complète. des
études de faisabilité de
L’audace culturelle
MJC : rénovation de la salle
de spectacles
d’une pratique artistique
souvent inaccessible,
ap pren tissage de l’écoute,
du respect et de l’effort.n
travaux et des réflexions sur
l’usage de cet espace ont été
conduites et ont permis de
confirmer la vocation essentiellement
culturelle de cette
salle.
dès la fin 2013, la mJc
disposera d’une salle entièrement
rénovée pour un
coût prévisionnel de 2 m€. n
[42]
www.villeurbanne.fr
Un esprit de coopération
Dans le cadre de son plan
communal de prévention
des risques, la Ville s’est dotée
d’un automate d’appel capable
d’envoyer une alerte en masse
par SMS.
EN BREF
Cerfa en ligne
Il sera bientôt
possible de préremplir
en ligne les
documents Cerfa
nécessaires à
l’établissement des
papiers d’identité.
Le passage à la
mairie reste
obligatoire mais le
gain de temps est
certain. n
plan interactif, la
ville pratique
Plus pratique que le
papier, le plan
interactif que l’on
trouve sur
www.villeurbanne.fr
permet de trouver
rapidement une rue,
une école, un jardin,
etc. On peut cliquer
sur tous les
équipements de la
ville signalés sur la
carte et voir
apparaître une fiche
avec tous les
renseignements les
concernant.n
Les informations
sur le net
ViVA-inTerACTif.COm est le premier
journal municipal en bimédia créé
en france. né en janvier 2009, il
apporte une information actualisée
et permet de réagir aux articles de
Viva Magazine. On y trouve aussi des
vidéos, des diaporamas, des quizz et
le journal mensuel dédié à
Villeurbanne par la chaîne d’informations
locale TLm.n
http://www.viva-interactif.com/
Médiathèques en ligne
DePuis sePTembre 2010, le réseau de
lecture publique a son site web où
les informations et animations sont
mises en ligne. On y trouve le catalogue
des médiathèques et l’on peut
y en ligne livres, CD et DVD... n
http://mediatheques.villeurbanne.fr/
QUESTIONS À
Samia Belaziz
adjointe en charge
de la Coopération décentralisée
La coopération décentralisée,
c’est quoi au juste ?
Les jumelages étaient davantage des
pactes d’amitié, construits autour
d’échanges culturels et sportifs. Une
politique de coopé -
«Des liens qui ration décentralisée
parlent de l’histoire peut concerner une
de Villeurbanne.» ville mais aussi des
projets. En 2009,
nous avons signé une convention de
coopération avec Dire Dawa, ville
d’Ethiopie, particulièrement intéressée
par la gestion des déchets. Bientôt, nous
formaliserons un jumelage avec El Eulma,
ville de la province de Setif, en Algérie,
avec qui les échanges porteront, entre
autres, sur le développement durable et
l’ingénierie de projet.
El Eulma ne s’inscrit-elle pas dans la
lignée des jumelages précédents, en
lien avec l’histoire de Villeurbanne ?
Oui, le temps était venu d’engager un
jumelage avec une ville d’Algérie.
Beau coup de Villeurbannais sont
originaires de la province de Sétif.
Et les autres villes jumelées ?
Les liens sont toujours actifs bien sûr.
Nous avons versé récemment une
subvention à un projet d’école en
Arménie et Villeurbanne et Abanilla, en
Espagne, viennent de fêter les trente ans
de leur pacte d’amitié. n
Villeurbanne à mi-parcours - mai 2011
[61]
Des rues et des
avenues pacifiées
Cours Emile-Zola : recherche tranquillité
absolument
lEs 24 000 vEhiCUlEs qui
ciculent tous les jours sur le
cours Emile-Zola en font un
axe particulièrement dangereux,
bruyant et pollué. A
l’image d’autres rues et
avenues de villeurbanne, les
piétons, vélos et transports
en commun doivent y trouver
leur place.
ses quatre kilomètres déroulés
d’ouest en Est vont être
réaménagés. Après études et
diagnostics, le principe de
réduire cet axe à deux fois
une voie a été retenu.
Des déplacements à pied et à
bicyclette facilités, des passages
sécurisés, des placettes
redessinées, le cours Emile-
Zola va embellir au fur et à
mesure que la voiture n’y sera
plus reine.
les villeurbannais ont pu
exprimer leur avis au cours de
la concertation lancée en
avril 2010, ponctuée de réunions
publiques et de présentations
d’études techniques sur
les scenarii d’aménagements
possibles. la première tranche
de travaux est envisagée entre
de la rue l’herminier et la rue
baratin. Celle-ci est programmée
fin 2013. n
Sur 25000 places de stationnement public à Villeurbanne,
seulement 1550 sont payantes.
QUESTIONS À
Didier Vullierme
adjoint en charge des Déplacements
urbains et de la voirie
Comment sortir du tout voiture ?
C'est un apprentissage de longue
haleine… autant qu'une volonté
politique. Nous
«Que chacun
essayons aujourd'hui
de mieux
trouve sa place
dans l’espace
organiser les circulations
entre les
public !»
piétons, les cyclistes, les transports
en commun et les automobilistes.
C'est plus de convivialité et moins de
pollution. Tout le monde a sa place
et sera gagnant.
Intervenez-vous dans la
concertation ?
Toujours ! Nous échangeons avec les
habitants et les associations sur les
grands projets, mais aussi sur les
aménagements de proximité pour
lesquels les conseils de quartiers
sont mobilisés ou encore les parents
d’élèves et les enseignants pour la
sécurisation des abords des écoles.
A quoi êtes-vous attaché ?
A ce que chacun trouve sa place
dans l’espace public, notamment
ceux dont la mobilité est réduite.
Nous abaissons les trottoirs aux
passages piétons, installons des
feux sonores, créons des places de
stationnement spécifiques… Le futur
aménagement du cours Emile-Zola
sera d'ailleurs exemplaire. n
Villeurbanne à mi-parcours – mai 2011
[25]
Sommaire
Urbaine et durable
LE TEMPS DES PROJETS
Gratte-ciel nord : le centre-ville double et gagne........10
Quartier “naturel” aux Maisons-Neuves....................11
Dalles embellies au Tonkin .......................................11
Les longueurs d’avance de l’écocampus de la Doua ...12
Villeurbanne mise sur l’excellence environnementale...12
Un bon coup de neuf à la Poudrette ..........................13
La résidence Jacques-Monod s’ouvre ........................13
Carré de Soie : la reconquête de l’est .........................14
L’avenir passe par les Buers .......................................14
Village vertical et coopératif aux Maisons-Neuves .....15
Une station d’épuration à la Feyssine.........................15
Résidence Saint-André : lifting à l’extérieur...............15
Terrain du Rectorat : un jardin public
et des logements pour les étudiants...........................16
Une Maison des services publics aux Buers................16
CLIMAT, LE TEMPS DE L’ACTION
Climat, un plan pour respirer....................................17
Un audit pour préserver l’énergie
dans les bâtiments publics ........................................17
Les Lumières… de l’éclairage public..........................18
Villeurbanne soutient le logement social
économe en énergie..........................................................18
Sur le toit des écoles, il y a de la vie ! ..........................19
CNEG : une moquette solaire pour chauffer l’eau ......19
Les agents municipaux se déplacent tout doux..........19
Belle et humaine
PLUS BELLE LA VILLE
à nous la belle ville, tout un cadre de vie ...................21
Les façades prennent des couleurs ............................21
Mur végétal : une première impressionnante ! ..........22
Architecture : de l’exigence à la qualité......................22
Des jardins pour toutes les envies..............................23
Jardins éphémères, tableaux vivants.........................23
Paysages et environnement : suivons le guide ...........24
DES RUES ET DES AVENUES PACIFIÉES
Cours Emile-Zola : recherche tranquillité absolument ..25
Avenue Roger-Salengro : réaménagée et embellie.....26
L’avenue Henri-Barbusse rendue
aux piétons pendant l’été ..........................................26
Le vélo se fait une place en ville.................................26
LA VILLE ACCESSIBLE
L’accessibilité en marche… pour tous........................27
L’expertise tient compte de tous les handicaps...........27
L’aide au maintien à domicile....................................28
Parc de la Feyssine : des chemins plus faciles .............29
En voiture dans les allées du cimetière ......................29
Directeur de la publication : Jean-Paul Bret • Réalisation : Ville de Villeurbanne, place Lazare-Goujon, 69100
Villeurbanne • Photos : Gilles Michallet (sauf mention) • Conception graphique : Miz'enpage • Impression :
Fot imprimerie •Toute reproduction interdite
[2]
www.villeurbanne.fr
Le sport pour tous
Nouveau départ pour
la Maison des sportifs
inAuGurée en novembre 2009, la
maison des sportifs, nouveau siège
de l’office du sport de Villeurbanne,
a été conçue comme un lieu de rencontres
pour les clubs sportifs de la
ville, de formation, d’information,
de conseils, où l’on vient aussi
donner son avis. La Ville a investi un
million d’euros dans les travaux de
rénovation du bâtiment.n
L’Asvel reste à Villeurbanne
Le ProJeT de SALLe multifonctions
a bien failli emmener
l’Asvel hors de sa terre
natale. Pendant l’été 2009,
la forte mobilisation des
Villeurbannais pour garder
leur club de basket, a contribué
à convaincre les
dirigeants de l’Asvel de choisir
le terrain ABB proposé
par le maire de Villeurbanne.
c’est là, rue Léon-
Blum, entre Pixel et le carré
de soie, que la future arena
de plus de 10 000 places
s’installera, avec l’académie
Tony Parker et la Halle des
sports et des cultures
urbaines.n
[39]
Urbaine et durable
le temps des projets
Gratte-ciel nord:
le centre-ville double et gagne
Les GrAtte-cieL ont été conçus
lorsque Villeurbanne comptait
80 000 habitants, contre 141 106
aujourd’hui. si leur construction
s’est faite dans un temps record, avec
une audace remarquable et un
nombre de décisionnaires extrêmement
réduit, les Gratte-ciel du
xxi e siècle se conçoivent, eux, dans la
concertation avec les habitants et
avec le temps nécessaire à la
réflexion. Le projet Gratte-ciel nord
prévoit environ 900 logements –
avec au moins 25 % de logements
sociaux – intégrant les exigences du
développement durable. La surface
de vente commerciale – environ
20 000 m 2 actuellement – devrait
passer à environ 35 000 m 2 . Un
espace partagé de façon équilibrée
avec les équipements publics
(cinéma, crèche, école, lycée et
gymnase) et où les piétons auront la
part belle. A terme, un tramway est
envisagé au cœur des Gratte-ciel.
Après deux ans de concertation où
les Villeurbannais ont pu s’exprimer
et avant l’écriture définitive de cette
opération urbaine unique en France,
le projet vient d’entrer dans une
phase concrète de création de Zone
d’aménagement concerté. Par la
suite, un aménageur et des architectes
seront choisis pour dessiner et
réaliser ces nouveaux Gratte-ciel. n
141106
Les Gratte-ciel, symbole de Villeurbanne.
EN BREF
un lycée «Kyoto»
en centre-ville
Le futur lycée Brossolette,
reconstruit dans le cadre
de la Zone d’aménagement
concertée Gratte-ciel nord,
devrait être un lycée
“ Kyoto ”, comprendre à
énergie positive. Le lycée,
hors normes aujourd’hui, va
profiter de cette
reconstruction obligée (le
coût de la rénovation aurait
été supérieur) pour
produire plus d’énergie qu’il
n’en consommera. Coût
pour la région Rhône-
Alpes : 30 millions d’euros. n
C’est le nombre de Villeurbannais selon le dernier recensement Insee.
Villeurbanne devient la 23 e ville de France.
[10]
www.villeurbanne.fr
Urbaine et durable
Climat: le temps de l’action
Villeurbanne soutient le logement
social économe en énergie
Les lumières...
de l’éclairage public
AVec en MoYenne 47 % de la consom -
mation électrique des communes
françaises, l’éclairage public constitue
un poste important. c’est pourquoi il
est essentiel de mettre en place des
solutions qui concilient qualité de
l’éclairage, sécurité et économies
d’énergie. À Villeurbanne, 30000 euros
annuels sont consacrés au renouvellement
du matériel d’éclairage public.
réduction de la pollution lumineuse,
adaptation de la puissance de l’éclairage
à la fréquentation de la rue,
utilisation d’appareils bi-tension qui
réduisent la consommation au milieu
de la nuit, installation de Led dont la
durée de vie est cinq fois plus élevée
que les lampes classiques pour une
consommation moindre : 95 % des
nouvelles installations à Villeurbanne
combinent ces solutions pour environ
30% d’économie d’énergie. n
Un LoGeMent bien isolé, c’est
moins de gaz à effet de serre
pour la planète et moins de
dépenses pour les ménages.
La ville accorde son concours
financier aux bailleurs
sociaux lorsque leurs opérations
de construction de
logements neufs respectent
les normes d’habitat durable
établis par le Grand Lyon.
environ 1400 euros sont
attribués par logement et une
enveloppe totale de 200000
euros est prévue en 2011.
Pour les opérations de rénovation
du parc immobilier
social, une aide forfaitaire de
mille euros par logement est
attribuée à condition de
l’amener en classe énergétique
c, soit une consommation
inférieure à 150 kWh/
m 2 /an. 260000 euros y sont
consacrés par la Ville. n
L’école Jules-Ferry, un bâtiment neuf peu gourmand en énergie.
Des groupes scolaires exemplaires
ArcHitectUre biocLiMAtiqUe,
toiture végétalisée, panneaux
photovoltaïques, ventilation
double-flux et isolation thermique
per for mante… les
rénovations et agrandissements
des écoles sont pensés
à l’aune des économies
d’énergie et de la performance
thermique: Léon-
Jouhaux et Louis-Pasteur en
2009, Jules-Ferry en 2010,
château- Gaillard en 2011… n
[18]
www.villeurbanne.fr
le
Villeurbanne à mi-parcours - mai 2011
[31]
Climat,
le temps de l’action
Climat, un plan pour respirer
A L’instAr de l’Union européenne,
les Plans climaténergie
territoriaux (Pcet)
visent l’atténuation de l’effet
de serre et l’adaptation au
changement climatique.
L’ambition est, d’ici à 2020,
de réduire de 20 % la
consom mation énergétique
et les émissions de gaz à effet
de serre et de porter à 20 %
la part des énergies renouvelables
dans la consomma-
PoUr ÉLAborer son programme
d’actions, Villeurbanne
s’est appuyée sur un
bilan des émissions de gaz à
effet de serre et des consommations
d’énergie comptabilisées
sur son territoire en
2006, grâce aux données
réunies par le Grand Lyon et
le coparly, association
tion totale. en signant, fin
2009, la convention internationale
des maires pour une
énergie locale durable, la
Ville s’est engagée à aller
vite : le Plan climat énergie
territorial de Villeurbanne a
été lancé officiellement en
décembre 2009 et adopté en
conseil municipal le 21
février 2011. soixante
actions ont été identifiées
pour la période 2012-2014. n
Un audit pour préserver l’énergie dans les bâtiments publics
agréée de mesure de la
qualité de l’air. La Ville a aussi
fait réaliser, fin 2007, un
audit énergétique global sur
l’ensemble de son patrimoine.
107 équipements ont
été passés au crible, soit 220
bâtiments et 217000 m 2 . ce
bilan a révélé des déperditions
d’énergie importantes
1250000 €
sont consacrés
chaque année
à l’amélioration
énergétique
des bâtiments
municipaux.
dans les bâtiments datant des
années 60-70, nombreux à
Villeurbanne.1250000euros
annuels sont, depuis, réservés
à l’amélioration de l’efficacité
énergétique des
bâtiments, notamment par
renforcement de l’isolation et
l’installation d’énergies renouvelables.
n
Villeurbanne à mi-parcours – mai 2011
[17]
Citoyenne de génération en génération
Le temps des apprentissages
Le château de Chamagnieu,
l’éducation à l’environnement grandeur nature
ChAque Année, cent vingt-huit classes de petits Villeurbannais partent en
classe de découverte à Chamagnieu, trente hectares de bois et de prairies
propriété de la Ville. Au programme : découverte de la faune et de la flore
et démarche environnementale sans cesse affinée. Toute l’équipe se
forme à la démarche environnementale, du tri des déchets à l’éducation
au goût, rien n’est négligé ! n
EN BREF
le pedibus, à l’école
en marchant
Le Pedibus, ou autobus
pédestre, est l’accompa -
gnement des enfants à
l’école, pris en charge à
tour de rôle par des
parents, avec des arrêts
prévus au fur et à mesure
du trajet. Une formule à la
fois écologique, pratique
et conviviale. Cinq écoles
ont mis en place des lignes
de Pedibus : Croix-Luizet,
Jean-Zay, Edouard-Herriot,
Jules-Guesde et
l’Immaculée Conception.n
les cartables sont verts
Les écoles élémentaires
Jules-Guesde, Château-
Gaillard, Edouard-Herriot et
Saint-Exupéry bénéficient
d’une aide permettant
le financement de four -
nitures solides,
rechar geables, recyclables
et identiques, achetées en
gros (le tout pour moins de
dix euros par élève).n
20,14 m€
ont été dépensés, depuis 2008,
pour les travaux de rénovation
et d’agrandissement des écoles.
le tableau interactif
fait ses classes
Dans les écoles Saint-
Exupéry, Jean-Moulin
et Antonin-Perrin, trois
classes de cours moyen
sont équipées d’un grand
écran blanc tactile, modèle
interactif fonctionnant à
partir d’un ordinateur relié
à un vidéo-projecteur.
Un outil qui permet de
projeter, scanner, corriger,
surligner... n
[50]
www.villeurbanne.fr
Attractive et conviviale
Des logements accessibles
HLM : une seule demande suffit
LeS quinze bailleurs sociaux
de Villeurbanne – dont les
trois plus importants :
Villeurbanne est habitat,
Alliade Habitat et l’opac du
rhône –, administrent plus
de 11 000 logements (avec la
SVu, qui gère 1300 logements,
les quatre principaux
bailleurs gèrent 80% du parc
locatif social). A partir de
cette année 2011, un
nouveau dispositif – mis en
place par le Grand Lyon en
partenariat avec la Ville de
Villeurbanne – va permettre
un fichier commun de la
demande et éviter aux
usagers d’établir des dossiers
auprès de plusieurs bailleurs.
Les délais d’instruction de
dossiers seront ainsi réduits
et le dépôt des demandes
simplifié pour les ménages. n
17 000
c’est le nombre de logements sociaux que compte Villeurbanne
Les logements insalubres
dans le collimateur
Le PiG (Programme d’intérêt général) est un
dispositif qui a pour but de réhabiliter les
immeubles et logements privés très vétustes
et de lutter contre l’habitat indigne. Les
habitations en bénéficiant doivent rester
accessibles aux familles les plus modestes.
depuis cinq ans, plus de 260 logements et
17 immeubles ont bénéficié de préconisations
et d’aides aux travaux. La suite
de ce programme
prévoit une attention
particulière au
secteur du cours
Tolstoï et à l’îlot
situé sur une partie
du carré de Soie.
ce dispositif est
financé par l’Anah
(Agence nationale
de l’habitat), le
Grand Lyon et la
ville de Villeurbanne.
n
Les gens du voyage ont leurs maisons
douze LoGemenTS AdAPTéS ont
été construits pour les gens
du voyage en 2010 sur quatre
sites du quartier Saint-Jean.
Les familles étaient installées
depuis plusieurs générations
à Villeurbanne et résidaient
auparavant sur le terrain
Paulette-cornu, où les conditions
de vie étaient devenues
difficiles.
cette opération a été menée à
bien grâce au partenariat
entre le bailleur Villeurbanne
est Habitat et les financeurs :
etat, Grand Lyon, Ville de
Villeurbanne et caisse des
dépôts. n
[36]
www.villeurbanne.fr
Des jardins pour toutes les envies
En 2008 était inauguré le
jardin nathalie-Gautier,
3000 m 2 dans le quartier
Fe r r a n d i è re/Maisonsneuves.
Aux Charpennes, à
l’angle des rues Colin et salengro,
c’est un jardin de
3700 m 2 qui est en cours de
réalisation. les travaux ont
débuté fin septembre 2010
et devraient s’achever au
cours du printemps 2011.
les arbres et arbustes existants
: buis, lauriers, bambous
ou encore érables, ont
été conservés pour la plupart.
Dans ce cadre naturel,
les sujets vieillissants servent
d’abris pour les insectes
et les petits animaux. l’allée
centrale, bordée d’une
dizaine d’arbres, de cet ancien
jardin privé a été
conservée et complétée par
d’autres cheminements.
rue du Docteur-Frappaz,
dans le quartier Grand -
clément, le nouveau jardin
Jean-rictus, a été inauguré en
novembre 2010… il faudra
attendre le printemps pour
prendre la mesure de ce jardin
public de 1700 m 2 , où arbres,
plantes et petit amphithéâtre
composent un ensemble
cohérent, de belle facture. n
Jardins éphémères, tableaux vivants
DEPUis 2008, la ville a choisi
d’investir certains terrains délaissés
du centre-ville en
attente de projets urbains
publics, en aménageant des
jardins éphémères. Jardins à
regarder, jardins à vocation
pédagogique, ces ponctuations
rythment désormais
quelques rues du centre-ville:
370pots de miel
en 2010 produits par les
ruches villeurbannaises.
léon-Chomel, Jean-bourgey
et Michel-servet. Créatifs et
surprenants, l’un (le jardin
des sens) a été réalisé avec les
élèves de l’ErEADv (Etablissement
régional d’enseignement
adapté pour les déficients
de la vue), l’autre a été
un champ de blé et sera
prochainement un champ
d’avoine, un autre encore a vu
l’installation d’un “hôtel à
insectes” pour abeilles sauvages.
Conçus comme des
tableaux vivants, ces jardins
éphémères restent des
parcelles libres où des
constructions pourront voir le
jour, notamment dans le
périmètre du projet Gratteciel
nord. n
EN BREF
Des jardins à cultiver
Le jardin du Vert-Luizet, les
jardins familiaux de la Filature
ou de Saint-Pierre-Chanel, sans
oublier celui des Feuillantines :
tous sont des jardins partagés.
Ils réin ventent les jardins
ouvriers d’hier. Favorisant les
liens entre voisins et habitants
d’un même quartier, ces
parcelles à cultiver jouent un
rôlesocial indéniable. n
«nos propres parcs», opération coup de poing
L’opération « Nos propres parcs », créée en 2009,
démontre que les jardiniers passent beaucoup de
temps à ramasser les détritus plutôt qu’à embellir
et entretenir les parcs. L’an dernier, un volume
impressionnant de déchets, ramassés en un jour
dans les espaces verts, avait été déversé au milieu
du parc Chanteur. Une image forte qui devrait
inciter à davantage d’efforts de chacun pour la
qualité de vie.n
balades pour découvrir villeurbanne
Deux itinéraires cyclables ont été créés pour
redécouvrir les rues, quartiers et patrimoine de
Villeurbanne. L’un permet de rejoindre le parc de la
Feyssine depuis les Gratte-ciel ; l’autre relie les
Gratte-ciel à Grandclément en passant par Cusset,
les trois centres historiques de Villeurbanne. n
Villeurbanne à mi-parcours – mai 2011
[23]
Citoyenne de généra
ChaCun doit
se sentir bien
dans sa ville
et trouver tout
au long de sa vie
les lieux
d’aCCueil,
d’éduCation
et de loisirs
permettant son
épanouissement.
[44]
www.villeurbanne.fr
Le Palais du travail rénové
rénOVé dans le cadre du colossal chantier
du TnP, le Palais du travail (dont la
première pierre a été posée en 1928 !)
a rouvert ses portes début 2011, après
plusieurs mois de travaux.
Les unions syndicales locales, les groupements
politiques, les représentants
du personnel municipal et les associations
se réapproprient ce lieu symbolique.
et si les locaux sont désormais
contemporains, au style épuré et
fonctionnel, la double vocation
citoyenne et solidaire de Palais du
travail demeure.
réorganisé et mis aux normes dans le
respect de l’architecture initiale, le
Palais du travail est un lieu pour tous,
accessible à tous. n
176 associations étaient présentes à la première Biennale des associations
EN BREF
des livres en pied d’immeuble
L’idée de porter les livres au pied des
immeubles a germé au printemps
2009 au Centre social du Tonkin, dans
les rayons du “biblichaussette”. Des
bibliothécaires de la médiathèque du
Tonkin se joignent à cet étonnant
triporteur et lisent des histoires aux
enfants qui se pressent ! Les 8 -12
ans sont les lecteurs enchantés de
cette initiative.n
Des cérémonies pour la mémoire
ViLLeurbAnne compte une
trentaine d’associations
d’anciens combattants
présents à toutes les cérémonies
de commémoration
organisées par la Ville.
Par leur présence et leur
témoignage, ils relient la
Ville à l’histoire, ils disent la
guerre et ses atrocités, ils
parlent aussi d’espoir. en
2008, un espace composé de
trois bureaux a été aménagé
au Centre culturel et de la
vie asso ciative pour ces
associations . n
Cent personnes parrainées
A l’initiative de la Ville et en partenariat
avec RESF (Réseau d’éducation sans
frontières), huit cérémonies de parrainage
républicain ont été organisées à
l’hôtel de ville pour soutenir les enfants
d’origine étrangère dont les parents sont
menacés d’expulsion. Deux cents personnes,
adultes et enfants, ont ainsi été
parrainées par des élus et des citoyens. n
Villeurbanne à mi-parcours - mai 2011
[57]
Citoyenne de génération en génération
Jeunes, passeport pour la ville
La ville et le campus...
de nouveaux liens
ViLLeurbAnne est une ville universitaire
avec un campus de dix hectares
et près de 23 000 étudiants. Depuis
le début du mandat, la ville s’ouvre
sur son campus et vice-versa. Parmi
les actions mises en œuvre : l’accueil,
depuis la rentrée 2008, des étudiants.
L’insa a commencé avec
plusieurs centaines d’étudiants
reçus à la mairie. L’année suivante,
une première soirée-concert était
organisée au Transbordeur, une manifestation
pérennisée et baptisée In
Cit’u. et, en juin 2010, les 24 heures
de l’Insa ont, pour la première fois,
pris un départ devant l’hôtel de ville.
un partenariat avec le CCsTiuniversité
de Lyon participe aussi de
ces nouveaux liens en valorisant la
culture scientifique. Nuit des
chercheurs, Fête de la science et
Banquet de la biodiversité ont pu
bénéficier de cette collaboration. n
35,3%
des
Villeurbannais ont moins
de 25 ans, 21,7% ont entre
11 et 24 ans.
Une bourse au permis de conduire
quArAnTe Jeunes ont déjà
bénéficié de cette bourse qui
les aide à financer leur
permis de conduire. en
contrepartie, les bénéficiaires
effectuent un “chantier
jeune”.
Chantiers jeunes qui ont été
réorientés vers des travaux
réalisés dans le domaine de
l’aide à la personne ou de
l’environnement (comme
par exemple le portage de
repas aux personnes âgées
ou encore l’aménagement
d’une mare pédagogique
dans le centre de plein-air de
Chamagnieu). n
[52]
www.villeurbanne.fr
Attractive et convivia
uel en attente
UN TISSU ÉCONOMIQUE
RICHE, VARIÉ ET
DYNAMIQUE,
DES LOGEMENTS
DIVERSIFIÉS,
VILLEURBANNE EST UNE
VILLE OÙ L’ON VIT,
OÙ L’ON TRAVAILLE
ET OÙ L’ON TROUVE DES
ACTIVITÉS CULTURELLES
ET SPORTIVES POUR
TOUTES LES ENVIES.
[30]
www.villeurbanne.fr
Villeurbanne
à mi-parcours
L’action municipale de 2008 à aujourd’hui, dans un bilan
illustré. Des chiffres, des réalisations, commentés par des élus
de Villeurbanne. Le point sur les actions engagées et les perspectives.
mai 2011
Belle et humaine
Des rues et des avenues pacifiées
L’aménagement du dernier tronçon
de l’avenue Salengro : là encore
il s’agit de concilier les déplacements
en auto avec ceux à pied, vélo ou en
transports en commun.
Avenue Roger-Salengro:
réaménagée et embellie
iMPortAntE ArtèrE de villeurbanne, longue
de près de trois kilomètres, l’avenue salengro
méritait un rajeunissement général…
Après deux premiers tronçons, la réfection
de la dernière tranche a débuté fin janvier
2011. Cette section est située entre la
place Wilson et la rue Courteline. Dix-huit
mois de travaux pour réorganiser la voirie
afin de mieux partager l’espace entre automobilistes,
piétons et cyclistes.
Un terre-plein central planté permettra de
garder une continuité paysagère avec le
reste de l’avenue. l’éclairage sera remis à
neuf et des plantations d’arbres d’alignement
seront effectuées. l’avenue rogersalengro
comptera 65 arbres contre 21
actuellement. le coût global des travaux est
estimé à 3,55 millions d’euros. n
Villeurbanne
compte quelque
650 arceaux
de stationnement
vélo.
L’avenue Henri-Barbusse rendue aux piétons pendant l’été
l’iDéE DE soUlAGEr l’avenue
henri-barbusse du flot de
voitures fait son chemin. la
première expérimentation a
eu lieu pendant l’été 2009 :
pots de fleurs géants et
transats ont fait leur apparition
au beau milieu de la
voie devenue piétonne,
entre la rue Anatole-France
et l’avenue Aristide-briand.
l’enquête menée auprès des
riverains et des chalands a
montré une réelle satisfaction
pour un dispositif qui,
en rendant l’avenue agréable,
permet aussi de réduire
bruit et pollution. l’expérience
se poursuit le samedi
après-midi et tout au long de
l’été: les chaises longues
invitent à des bains de soleil
et des séances de lecture en
plein air. n
Le vélo se fait une place en ville
DEPUis 2008, huit kilomètres
d’aménagements cyclables
ont été créés. Dont 3,3kilomètres
de double-sens cyclables,
ou contresens cyclables.
Fin 2010, villeurbanne
comptait près de trente kilomètres
d’aménagements
cyclables… Un chiffre en
constante augmentation. la
circulation à vélo s’organise
donc partout en ville et prend
sa place sur la voirie. les
aménagements ont été
nombreux. les rues Faÿs,
Anatole-France, Pressensé,
Mauvert, billon, viret, raspail
ou encore Poudrette ont
vu peu à peu les cyclistes
s’insérer dans la circulation.
l’avenue salengro, dont le
réaménagement se poursuit,
fera elle aussi place aux
cyclistes, en toute sécurité. n
[26]
www.villeurbanne.fr
Citoyenne de génération en génération
La ville de toutes les générations
QUESTIONS À
Comment la Ville s'adapte-t-elle à
l'allongement de la durée de la vie ?
Depuis trente ans, la Ville est en avance sur la
prise en charge du grand âge. Nous sommes
donc préparés à relever ce défi qu'est le vieillissement
de la population. L'objectif est que
chacun continue à se sentir bien, à son domicile,
dans son quartier, quels que soient les aléas liés
à l'âge.
Vieillir : que chacun
continue à se sentir
bien.
Qu'inventez-vous ?
Nous explorons de
nouveaux modes de
vie sociale. Les
personnes âgées ont la tentation du repli sur
soi. Tout ce qui leur permet de se déplacer à leur
rythme, comme le cyclopousse, de faire leur
course, d'échanger avec des voisins notamment
avec des jeunes ou d'assister à un spectacle
offre de la sérénité.
Les élus, de la majorité et de l'opposition, ont
salué la création d'un lieu de répit, pourquoi ?
Vieillir n'est pas un long fleuve tranquille. La
maladie survient parfois, le handicap et la
dépendance aussi. Les familles sont seules à la
perte d'autonomie d'un proche. Les lieux de
répit accueillent les malades, permettant à la
famille de se reposer pendant quelques jours.
C'est innovant bien sûr et c'est ce qui a fait
l'unanimité. n
Dany Montois
adjointe en charge de la Solidarité
et des personnes âgées
La résidence du Tonkin, grand coup
de jeune
APrès TrOis Ans de gros
travaux, la résidence du
Tonkin a été inaugurée au
printemps 2010. La réhabilitation
a remis à neuf le
bâtiment – du sol au plafond,
extérieurs compris – occupé
par une soixantaine d’habitants
qui ont pu s’exprimer
sur le choix des options.
Tous les appartements ont été
entièrement rénovés et dixhuit
logements ont été loués à
des étudiants, dans les étages
supérieurs. Près de 5,9
millions ont été investis dans
cette opération ( financée par
Villeurbanne est habitat, la
Ville et le CCAs).
Trois appartements ont été
équipés pour des adultes
handicapés et une convention
a été signée avec l’APf
pour formaliser le suivi du
projet et l’accompagnement
médical. une même expérience
est à l’étude dans la
résidence Jean-Jaurès, dont
les travaux de rénovation
commenceront fin 2011. n
Un label, signe de reconnaissance
Le 2 féVrier 2010, la Ville recevait des mains de la secrétaire
d’etat chargée des aînés, le label “Bien vieillir, vivre
ensemble”, décerné par le ministère de la santé pour
récompenser les initiatives en faveur des personnes âgées.
Parmi les actions remarquées : la création d’une maison
des aînés, centralisant en un même lieu tous les services
qui leur sont consacrés et l’aménagement d’appartements
pour étudiants dans la résidence du Tonkin. n
Une quinzaine de Villeurbannais sont chargés de «faire
vivre la ville de toutes les générations» au sein
du conseil des aînés, laboratoire d’idées. Instance
consultative, il se veut un lieu de réflexion et de
sensibilisation dont la mission est de faire changer
le regard sur la vieillesse.
[54]
www.villeurbanne.fr
« Je suis frappé
par la capacité de
mobilisation et de
participation des
Villeurbannais. »
QUESTIONS À
Loïc Chabrier
adjoint à la Culture
Pourquoi la culture a-t-elle une telle
importance ?
Parce que la culture permet de réenchanter
la vie quotidienne. Elle interroge. Elle
suscite l'émotion. Elle rassemble. Dans
une ville populaire, avec une population
aux origines multiples, elle est ce qui unit
et depuis toujours.
Quelle est la force de Villeurbanne ?
C'est de pouvoir permettre à tous de
fréquenter des équipements prestigieux
comme l’Ecole nationale de musique ou le
TNP. C'est aussi de pouvoir imaginer des
événements de grande qualité, comme
les Invites, la Fête du Livre Jeunesse
ou les festivals de cinéma, auxquels
participent des publics très variés.
Les habitants cultiveraient-ils une
curiosité particulière ?
Peut-être ! La culture est tellement présente,
qu'elle est devenue un réflexe
personnel pour beaucoup. Pour les
artistes qui viennent dans notre ville, ce
public, toujours nombreux, toujours au
rendez-vous, est chaque fois une belle
surprise. C'est rare et formidable… la
récompense d'un engagement de longue
date et d'une audace renouvelée. n
20 000
spectateurs ont
participé à la
Fête du livre
jeunesse 2010.
Le prêt
aux collectivités
change de locaux
Le PrêT Aux coLLecTiViTéS est
une médiathèque de prêts en
nombre réservée aux écoles,
crèches, centres sociaux et
autres lieux accueillant des
enfants. installé provisoirement
dans les locaux de la
maison du livre, de l’image et
du son, cet équipement déménagera
fin 2011 dans les
anciens locaux de la cPAm,
3 rue emile-Bouvier. Les
travaux de rénovation sont en
cours. Le rez-de-chaussée du
bâtiment abritera également
la crèche parentale Le chat
perché (qui pourra accueillir
vingt-quatre enfants, au lieu
de seize actuellement). n
Les Invites, le festival “pas
pareil” qui réunit chaque année
quelque 65000 spectateurs.
Médiathèques : la qualité à bas coût
depuis le 2 janvier 2011, les
médiathèques de Villeurbanne
sont très largement
accessibles, avec des tarifs
considérablement abaissés.
désormais, les médiathèques
sont gratuites pour
tous les moins de 26 ans. un
effort financier de la Ville qui
a pour but de promouvoir la
lecture et l’accès à la culture.
Pour les Villeurbannais,
l’inscription annuelle n’est
plus que de dix euros
(contre 27 euros auparavant).
elle est même
gratuite pour les personnes
aux faibles revenus. n
Villeurbanne à mi-parcours - mai 2011
[43]
Interview
JEAN-PAUL BRET, MAIRE DE VILLEURBANNE
Qu’est-ce qui incarne le plus ce mandat?
Jean-Paul Bret: C’est la concertation! Aucun
dispositif, aucun projet, aucun chantier n’est
aujourd’hui mis en œuvre sans avoir été évoqué
avec la population ou les usagers. Nous avons été
des pionniers de la démocratie participative,
avec des conseils de quartier, des conseils consultatifs
ou des réunions publiques de concertation.
Voir des habitants se mobiliser avec passion pour
de grands projets comme pour des
aménagements de proximité est le gage de
bonne santé de notre démocratie locale.
Petite enfance et vieillesse : en avez-vous fait
vos chevaux de bataille ?
J-P.B.: Notre société doit faire face à un double
phénomène. La France dispose du plus fort
taux de natalité d’Europe. L’allongement de la
Pourtant, l’augmentation de la population a
amené de nouvelles recettes fiscales. La Ville ne
dispose-t-elle pas de marges de manœuvres?
J-P.B.: Villeurbanne reste une ville populaire,
riche de son audace. Les revenus des familles
sont modestes. Quant aux dotations de l’État,
elles baissent comme partout ailleurs. En
revanche, nous menons une gestion financière
rigoureuse, nous sommes très peu endettés, ce
qui nous permet de réaliser de grands projets.
Alors solidarité ou écologie?
J-P.B.: Quand vous construisez des logements
sociaux selon les normes de la qualité
environnementale et que vous pouvez diminuer
les charges des locataires, vous faites de
l’écologie et du social. C’est pareil lorsque vous
développez les cheminements pour les piétons:
riche de son audace
durée de vie y est exceptionnel. Aux deux
extrémités de l’existence, des besoins existent.
Quand une femme vous dit qu’elle risque de
perdre son emploi parce qu’elle n’a pas de
mode de garde, vous avez envie d’agir. Quand,
dans un couple de personnes âgées, l’un des
deux souffre de la maladie d’Alzheimer et que
l’autre doit assumer seul la maladie de son
conjoint, quelquefois jusqu’à l’épuisement,
vous avez envie de les aider. Nous sommes
mobilisés, nous agissons, nous trouvons des
solutions innovantes.
Ces solutions sont-elles suffisantes?
J-P.B.: Non, elles ne le sont pas, à cause de
l’immobilisme de l’État. Aujourd’hui, les
collectivités locales passent leur temps à
combler les manques. Nous pourrions faire
beaucoup plus si nous étions soutenus par un
plan national de la petite enfance ou par des
dispositifs d’aide au bien vieillir. Mais nous
faisons seuls, avec nos moyens et avec le souci
d’équilibrer les dépenses de la collectivité.
Nous n’allons pas aussi vite que nous le
souhaiterions, mais nous avançons.
vous limitez les pollutions et vous améliorez la
convivialité entre les personnes. Ce n’est pas l’un
ou l’autre, ce sont forcément les deux!
Toujours opposé à la vidéosurveillance?
J-P.B.: Pas d'opposition de principe mais il est
vrai que je préfère la présence humaine.
Pour moi, le travail d'un éducateur ou d'un
policier a plus de valeur que l'installation
de dix caméras. Les images aideront peut-être
à résoudre un vol ou une agression.
L'éducateur permettra à un jeune de se
structurer et de devenir adulte. Je privilégie
la solution qui favorise la relation humaine.
Grands projets ou petits projets, faut-il choisir ?
J-P.B.: Pour se développer, une ville a besoin de
services liés à la vie quotidienne, comme je viens
de les décrire, tout comme de grands
équipements (future arena portée par l’Asvel ou
Théâtre national populaire) et de grands
chantiers urbains qui dessinent la cité de demain.
L'action politique, telle que je la conçois, consiste
à trouver un juste équilibre entre ces deux
dynamiques et à n'en sacrifier aucune. n
Villeurbanne à mi-parcours - mai 2011
[5]
Des logements abordables
La Ville
accompagne les
bailleurs sociaux
Villeurbanne à mi-parcours - mai 2011
formATion deS BAiLLeurS aux
risques de discrimination,
sensibilisation au vieillissement
des locataires et à la
nécessité d’adapter les logements,
aides à la pierre pour
favoriser les rénovations en
vue de réduire les dépenses
énergétiques… La Ville
intervient sur plusieurs
fronts pour que le logement
social poursuive des objectifs
de mixité sociale et générationnelle
tout en réduisant
sa facture énergétique. n
Davantage de logements étudiants
fAce à une demAnde toujours
en hausse, la Ville encourage
la construction de logements
étudiants privés ou publics.
un partenariat avec le crous
(centre régional des œuvres
uni versitaires et scolaires) a
permis l’aménagement du
dernier étage de la résidence
pour personnes âgées du
Tonkin en logements
étudiants et un bâtiment de
deux cent cinquante
logements devrait être
construit sur le terrain du
rectorat… Les opportunités
foncières sont étudiées avec
en toile de fond l’objectif de
création de près de quatre
cents logements étudiants
annuels et en cœur de ville
(et non plus en lisière du
campus). en témoigne la
résidence qui vient ainsi
d’être construite en centreville,
rue Anatole-france. n
QUESTIONS À
Christian Vermeulin
adjoint au Logement et à l’habitat
Comment une ville lutte-t-elle contre la
crise du logement ?
En favorisant la construction de
logements et en permettant aux
ménages, quels que soient leurs revenus,
de trouver une solution dans un habitat
de qualité. Il se construit à Villeurbanne
plus de 1300 logements chaque année,
intégrant désormais des normes
environnementales.
Et le logement social ?
Il est une priorité, particulièrement en période
de crise économique et de baisse du
pouvoir d'achat. Nous encourageons les
constructions qui conjuguent la location
sociale et l'accession
«Une solution à la propriété. Nous
pour chacun dans sommes très loin
un habitat de des HLM des
qualité.»
années 70. Nous
soutenons aussi des
initiatives alternatives et coopératives,
comme le village vertical aux Maisons-
Neuves. n
[35]
Plus belle la ville
À nous la belle ville, tout un cadre de vie
PlUs ConnUE sous l’appellation
A nous la belle ville, la
charte des espaces extérieurs,
créée en 2002, a permis
d’embellir par petites
touches villeurbanne. Elle a
guidé la création de nouveaux
jardins – et notamment
des jardins de poche
en lieu et place d’anciens
terrains délaissés –, la mise
en lumière du patrimoine, la
suppression des bulles de
vente immobilières sur les
trottoirs, la réglementation
des chantiers de construction,
des enseignes et de la
publicité sur l’espace public,
l’enfouissement de lignes
aériennes… Mille deux
cents façades d’immeubles
ont pu bénéficier des préconisations
d’une coloriste
professionnelle contribuant
à mettre en valeur le patrimoine
de villeurbanne.
A nous la belle ville, ce sont
aussi des actions pédagogiques
grâce à des manifestations
telles que les Bons
Plants à la Feyssine ou les
Arboressences. Depuis 2008,
la ville agit conjointement
sur le bâti et sur les espaces
publics avec de nouvelles
actions: l’intervention d’une
architecte pour veiller à la
qualité architecturale des
programmes, par exemple,
ou encore les projets en
faveur de la biodiversité. la
nature s’invite, en effet, en
ville, via les jardins naturels,
les corridors biologiques ou
l ’ i n s t a l l a t i o n
d’abris spécifiques
(nichoirs,
ruches, hôtels à
insectes…).
Chaque année,
un budget annuel
d’environ
4,5 millions
d’euros est
consacré aux
actions d’À
nous la belle
ville. n
Chaque Villeurbannais habite à moins de
300 mètres d’un jardin ou d’un square.
La résidence le Stadium, rue Francis-de-Pressensé :
un embellissement qui se voit !
Les façades
prennent des couleurs
EllEs sont visiblEs depuis la rue, la place, le
jardin… Et à ce titre, la qualité des façades
nous concerne tous. Parce qu’elles ont un
impact sur le cadre de vie. A villeurbanne,
les habitants peuvent recourir aux conseils
d’une coloriste, missionnée par la ville, pour
choisir la couleur des façades à rénover. Un
service gratuit qui connaît un succès
grandissant. la coloriste prend en compte
l’immeuble, sa date de construction, son
insertion dans le quartier et, plus largement,
l’histoire de la rue. Mille deux cents façades
(dont de nombreux équipements municipaux)
ont déjà bénéficié de ses conseils. Un
embellissement par petites touches que l’on
peut remarquer cours tolstoï ou rue Francisde-Pressensé.
n
Villeurbanne à mi-parcours – mai 2011
[21]
Attractive et conviviale
QUESTIONS À
Jean Berthinier
adjoint en charge de la Lutte contre les
discriminations
et de la Démocratie participative
Dans notre société multiculturelle,
la lutte contre les discriminations
n'est-elle pas un combat dépassé ?
La discrimination, tout le monde peut
en faire, souvent sans s'en rendre
compte, parfois avec les meilleures
intentions du monde. Or il s'agit d'un
délit. C'est pourquoi nous agissons.
Pas de morale, mais de la
sensibilisation ?
Absolument… et du pragmatisme !
Certains domaines, comme le logement
ou l'emploi,
«Contre les souffrent toujours de
discriminations, préjugés. Nous avons
une nouvelle engagé un travail de
culture pour vivre formation des professionnels.
Ils ont
ensemble.»
d'ailleurs besoin
qu'on les aide à construire une nouvelle
culture pour vivre ensemble. n
Un conseil consultatif
pour rester mobilisés
LeconSeiL conSuLTATifvilleur -
bannais de lutte contre les
discriminations ethniques a
vu le jour en février 2010.
composé d’une quarantaine
de membres, élus, représentants
d’associations, citoyens,
il est chargé de proposer des
actions, de favoriser la mobilisation
citoyenne, informer
le grand public et alerter les
institutions en cas de discriminations
repérées.
recHercHAnT L’exemPLAriTé
pour elle-même, la Ville
mène des actions de formation.
Après une trentaine de
membres des conseils de
quartier, la formation se
Un réseau pour être vigilant
LA ViLLe de ViLLeurBAnne
anime un réseau de vigilance
sur l’emploi et le logement. il
est composé de différents
partenaires : le Pôle emploi,
la mission locale, les centres
sociaux, les associations et le
centre communal d’action
sociale.
Plusieurs axes de travail sont
en cours : emploi, logement,
diversité… n
Le personnel municipal formé
©Maruba
poursuit auprès du personnel
municipal, notamment
lorsqu’il est amené à recruter
d’autres personnes,
et des représentants syndicaux.
n
Sa mission est de repérer les
situations de discriminations,
d’effectuer des préconisations
et d’orienter les
victimes.
80 cas ont été examinés et,
dans 33 % des situations, les
rappels à la loi se sont soldés
favo ra blement. n
33%
des cas de rappel à la loi
se soldent positivement
[38]
www.villeurbanne.fr
Citoyenne de génération en génération
Tout-petits pas à pas
QUESTIONS À
Qu'est-ce qui a changé pour les
familles ?
Les situations sont de plus en plus
atypiques. La précarité, les horaires
flexibles et le travail partiel entraînent
des situations complexes avec
la nécessité d'y répondre vite. Les
besoins de garde à temps complet
ne sont plus le modèle dominant, les
demandes avant 7 heures ou sur le
18-20 heures progressent.
Augmenter et diversifier
l’offre d’accueil des tout-petits
ChAque Année, Villeurbanne
accueille un millier de
nouveaux habitants, le plus
souvent des familles. Pour
répondre à cette demande
croissante, la Ville s’efforce
de développer le nombre de
places d’accueil collectif
pour les moins de trois ans.
L’offre est diversifiée pour
répondre aux besoins des
parents et à l’évolution de la
société (garde à temps plein,
occasionnelle ou d’urgence)
et, par conséquent, le multiaccueil
s’intensifie.
Depuis 2008, soixante-huit
places ont été créées. elles
correspondent à onze places
dans les équipements municipaux,
vingt places dans les
équipements associatifs
financés par la Ville et, c’est
nouveau, trente-sept places
achetées par la Ville (vingtcinq
à une association, la
crèche Les Petits Léonard, et
douze à une société privée,
la crèche Les Minuscules
appartenant à Optimômes,
entreprise solidaire).
Ce système est à la fois
rapide et économique et les
critères d’accès demeurent
ceux des crèches municipales.
Autre innovation : la
Ville a acheté 2500 heures
de garde à domicile à
Optimômes, qui a aussi créé
Gepetto, dispositif de garde à
domicile pour les enfants de
moins de six ans. n
En quoi est-ce un défi politique ?
Il est inadmissible qu’une femme
perde son emploi parce qu’elle ne
peut pas faire
Modes de garde, garder son enfant.
Or, les
le défi d'une société
en crise.
femmes seules
sont confrontées
à cette situation. La ville s'adapte en
augmentant les capacités d’accueil,
en intensifiant le multi-accueil… et
en étudiant tout mode de garde
nouveau dès lors qu'il favorise le
bien-être des enfants. n
Sarah Sultan
adjointe en charge de la Petite enfance
et de la famille
[46]
www.villeurbanne.fr
Dans tous les
quartiers,
la ville change,
se transforme,
embellit, connaît
Des rénovations
et De nouveaux
aménagements :
équipements
publics, jarDins,
parcs, places ou
squares, voirie…
tous ces projet
ont en commun
une exigence :
la qualité De vie
Dans un espace
partagé.
Villeurbanne à mi-parcours – mai 2011
[9]
13.Ilot Poudrette
14.Terrains Yoplait
au Carré de soie
18.Agrandissement
et rénovation
de l’école Jules-Ferry
SAINT-JEAN
23
15.Grande salle multifonctions
et Halle des sports
et cultures urbaines
16.Lieu de répit pour
les malades atteints
d’Alzheimer et leur famille
19.Mur végétal
17.Rénovation de la résidence
Jaques-Monod
20.Réaménagement
du Cours Émile-Zola
20
19
©DR
21.Rénovation du groupe
scolaire Château-Gaillard
18
17
RALIÈRE/
NDCLÉMENT
16
15
CUSSET/
BONNEVAY
14
22.Prêt aux collectivités
et crêche parentale
12
CYPRIAN/
LES BROSSES
23.Quartier Buers nord
13
24.Terrain des sœurs
25.Cemagreff
26.Station d’épuration
Villeurbanne à mi-parcours - mai 2011
[63]
Belle et humaine
La ville accessible
QUESTIONS À
QUESTIONS À
Claire Le Franc,
adjointe en charge du Handicap,
de l’accessibilité et de la santé
La Ville dépasse les préconisations
de la loi, pourquoi ?
Nous voulons que toutes les personnes
handicapées, que leur handicap soit
visible ou non et quel que soit leur âge,
puissent vivre le plus normalement
possible. Nous avons tenu compte de la
«Tout citoyen
doit pouvoir aller
partout.»
diversité des
situations
individuelles en
travaillant avec
les associations.
C'est par cette approche originale que
nous sommes allés au-delà de la réglementation.
Il fallait créer de l'égalité là
où il y avait de la différence.
Quelle est l'ampleur des mises
aux normes ?
Importante ! Les bâtiments sont
anciens. Ils nécessitent des aménagements
lourds qui coûtent à la
collectivité. Cela nous oblige à repenser
entièrement certains équipements afin
d'en faciliter l'usage. Mais l'enjeu
vaut l'engagement. Nous sommes
une ville accueillante. Nous devons
l'être pour tous.
Et pour les sites n’appartenant pas
à la Ville ?
Nous sensibilisons les propriétaires
privés de lieux ouverts au public,
comme les commerces. Nous avons
réalisé une brochure qui les informe et
nous aide à les convaincre. Tout citoyen
doit pouvoir aller partout. n
L’aide au maintien
à domicile
DAns lE CADrE d’une convention
triennale, le Centre communal
d’action sociale (CCAs) et l’association
Pact (Pour l’amélioration de
l’habitat) du rhône ont décidé
d’unir leurs efforts pour favoriser le
maintien à domicile des personnes
âgées et handicapées. le Pact
s’engage à instruire toutes les
demandes de ces personnes pour
des travaux d’adaptation de leur
logement, qu’elles soient locataires
ou propriétaires (parc privé ou
public). Après une étude de faisabilité
technique et l’établissement d’un
devis, une conseillère habitat
recherche les possibilités de financement
pour chaque projet individuel.
le CCAs s’engage à verser au Pact
une participation financière. n
Les médiathèques proposent
1400 livres en gros caractères
et 755 CD de livres version audio.
EN BREF
un conseil consultatif
pour progresser
Le conseil consultatif du
handicap qui réunit des
représentants de la Ville,
le Carpa et 18 associations
vient de se mettre
en place. Cet espace
d’échanges et de
pro positions dans tous les
champs du handicap aura
également pour mission
de sensibiliser le grand
public.n
moins d’impôts locaux
En 2008, le conseil
municipal votait la mise en
place d’un abattement de
10 % supplémentaire pour
la taxe d’habitation des
personnes handicapées.
Cette mesure a été prise afin
de compenser les dépenses
que les personnes
handicapées – ou celles qui
logent des personnes
porteuses d’un handicap –
doivent engager pour
adapter leur logement.n
gratuité du
stationnement
La Ville développe
chaque année le nombre de
places de stationnement
pour les personnes à
mobilité réduite et a voté,
début 2010, la gratuité pour
tousles emplacements
réservés GIC-GIG, ainsi que
toutes les places de
stationnement payant
de la ville pour
les véhicules affichant le
macaron GIC, GIG ou la carte
européenne de
stationnement pour
personne handicapée.n
[28]
www.villeurbanne.fr
©L’atelier architectes
QUESTIONS À
Le futur quartier intègrera l’artchitecture bioclimatique contemporaine.
Quartier “naturel”
aux Maisons-Neuves
LA Zone d’aménagement
concertédes Maisons-neuves
(près de trois hectares) est
une opération exemplaire
en matière d’aménagement
durable et d’insertion dans
le quartier Ferrandière/
Maisons-neuves. Les premiers
coups de pelle ont été donnés
en novembre 2010. environ
quatre cents logements vont
progressivement trouver
leur place en cœur d’îlot, sur
d’anciens terrains en friche,
près de la rue Jean-Jaurès.
Les constructions bénéficieront
des nouvelles normes
environnementales. Parmi
Dalles embellies au Tonkin
L’AMbitieUse rénovation des
Dalles du tonkin, construction
complexe des années
60, a fait l’objet de
nombreuses étapes depuis
2006. elle est aujourd’hui
terminée. Plusieurs dalles
composant un ensemble
dense de 60000 m 2 : Athéna,
Samouraïs, Villa urbana,
Rossel ou encore Orangerie
ont fait l’objet d’améliorations.
Les interventions ont
eu pour but d’assurer
l’étanchéité des garages, de
redynamiser le centre
commercial, d’embellir les
places, de mieux signaler les
différents lieux-clés des
elles : le recours aux énergies
naturelles et les toitures
végétalisées.
Un mail piéton reliera la rue
Frédéric-Mistral et le square
Florian. Un vaste espace
public de 1 600 m 2 en cœur
d’îlot sera réalisé et se
prolongera par une placette
donnant sur la rue Jean-
Jaurès.
Des équipements publics
seront également réalisés,
dont une crèche. La
construction des premiers
logements commence cette
année et la fin de l’opération
est prévue pour 2016. n
Dalles du tonkin, de revoir
l’éclairage et de remplacer
les ascenseurs de l’espace
public. La place du
commandant-rivière a été
totalement réaménagée et
inaugurée en 2008. n
Richard Llung
adjoint en charge
du Développement urbain
En quoi la densification de la ville est-elle
positive ?
Villeurbanne est une grande ville où l’on se sent
bien. De nouvelles familles s’installent parce
qu’elles trouvent des commerces, des administrations,
des moyens de transport. La densité urbaine
leur garantit cette qualité de services. Elle est tout
à fait heureuse, lorsque le cadre architectural est
de qualité ou lorsqu'il existe des parcs à côté.
A la fin du mandat, nous aurons augmenté
de 4,6 ha la surface des espaces verts. La densité
est positive si elle s'accompagne d'aménagements
agréables à vivre.
Qualité urbaine et concertation, est-ce
compatible ?
Compatible et indispensable ! Les élus ne décident
pas de l'évolution de la ville tout seuls et sur plan.
Ils échangent. Pour Gratte-ciel nord, nous avons
associé les Villeur -
«C'est une nouvelle bannais avant de
conception de la ville pouvoir leur montrer
qui s'invente au fur et quoi que ce soit. Ils ont
à mesure des projets.» directement influencé la
réflexion. Pour l’angle
Galline-Salengro au Tonkin, les habitants étaient
demandeurs d'évolutions. A la Poudrette, la
concertation a accompagné la rénovation urbaine.
Au printemps, c'est avec les habitants de Buers
nord que nous parlerons de la rénovation du
quartier et du Terrain des sœurs. C'est la garantie
de voir sortir de terre des projets attendus par la
population.
Qu'est-ce qui doit prévaloir dans les modes
de construction ?
La responsabilité environnementale et sociale ! Les
nouvelles réalisations urbaines consomment peu
d’énergie. Elles sont accessibles aux personnes
handicapées. Elles favorisent les déplacements
doux. On essaie de penser à tout avant et pas
après. C'est une nouvelle conception de la ville qui
s'invente pas à pas, au fur et à mesure des projets.n
Villeurbanne à mi-parcours – mai 2011
[11]
Une ville populaire,
RÉALISÉ À MI-PARCOURS DU MANDAT
MUNICIPAL, CE DOCUMENT TÉMOIGNE
DES ACTIONS ENGAGÉES DEPUIS 2008.
JEAN-PAUL BRET ET SON ÉQUIPE
S'ENGAGENT DANS UN NOUVEAU
CALENDRIER DE TRAVAIL. PLUSIEURS
RÉUNIONS PUBLIQUES SERONT
L'OCCASION DE PRÉSENTER CE PREMIER
BILAN ET LES FUTURES RÉALISATIONS.
[4]
www.villeurbanne.fr