[cOcOOneR] ZeSTS
et qUe ça brille !
Qu’on soit écolo ou non, un bureau ou un meuble, ça se nettoie. Ecologique par son emballage, ses composants et sa fabrication, le nouveau nettoyant multi-usages de Rainett fait briller toutes les surfaces lavables. Et il sent bon le citron vert. Disponible dès octobre. 2,10 euros la bouteille de 500 ml
Un récUpérateUr d’eaU, oUi mais Un beaU !
« Aujourd’hui, les collecteurs d’eau de pluie ressemblent à de grosses poubelles qu’il faudrait cacher. Pourtant, les gens ont le désir de montrer leur pratique. » Leur pratique écolo, cela s’entend. Partant de ce double constat, le designer français David L’Hôte a imaginé le Rainpod. Ce n’est pas une soucoupe volante, mais un récupérateur d’eau, perché sur des troncs d’arbres et surmonté d’un système pliant de voile, qui augmente la surface de captage du précieux liquide. Par simple gravité, ce gros bol arrose tout ce qui se trouve autour de lui. Le grand modèle possède une cuve de 1 m3 et peut culminer à 2 mètres. David L’Hôte profite aussi des commentaires sur sa création pour peaufiner le projet. Initialement imaginée en plastique, la cuve pourrait finalement prendre la forme d’une grande poche souple en textile. Avis aux investisseurs : cette excellente idée n’est pas encore commercialisée… www.hotchoz.com. Tél. : 06 78 60 53 25
corvée de vaisselle ?
Fabriquée à partir de matériau végétal, la vaisselle jetable devient biodégradable et compostable, avec ecolomique. com. En plus, elle est micro-ondable, résistante à l’eau, à la graisse… Pour mettre les petits plats dans les grands.
En vente sur www.ecolomique.com
néoplanète récompense… Un baobab !
Pour la deuxième année de suite, Néoplanète a pris très à cœur son rôle de jury au Salon Maison&Objet. Le grand gagnant du prix « Découverte », dans la catégorie « Objets du Monde » ? La société Création Nature, qui fabrique un porte-bijoux en forme de baobab, à base de feuilles de bananiers recyclées. Outre l’aspect écologique, saluons la démarche de développement durable et équitable de Créations Nature, qui a engagé depuis 1995 un partenariat avec des ateliers artisanaux kenyans. Il est pas beau, mon baobab ?
changement d’ambiance
Poufs ronds ou carrés, cylindres lumineux et sièges originaux imprimés : c’est la nouvelle collection Reversible pour la maison. Des produits issus du recyclage, offrant une seconde vie aux objets usagés. Une vraie démarche environnementale innovante et responsable...
www.reversible.fr
www.creation-nature.com
A voir aussi sur www.neoplanete.eu Pour frimer en descendant les poubelles, vous pouvez opter pour le nouveau sac poubelle 100 % biodégradable Alfapac, fabriqué à base de fécule de pomme de terre. Style garanti avec ses poignées et sa couleur vert pomme. Ecolo et fashion, ce sac poubelle « totally in » va faire bisquer tous vos voisins. 20 sacs de 20 litres : 4,30 euros
sac de patates
BRAVO À
Page réalisée par Stéphane Aitaissa, Alexandrine Chaillou, Mélanie Loubat, Vincent
Rondreux
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DR / MaRie PeRRon
• La MACIF qui assure désormais les équipements domestiques ayant une vocation environnementale : panneaux solaires, systèmes géothermiques, récupérateurs d’eau… La compagnie d’assurances a d’ailleurs ouvert un portail d’informations pratiques liées à la maison : www.mon-toit-et-moi.com
BRAVO À
• La nouvelle Association des voitures écologiques, AVE, qui teste à Bordeaux le stationnement gratuit pour « voitures propres » (GPL, GNV, véhicules électriques, hybrides et émettant moins de 120 g de CO2 par kilomètre). • Matra sports, qui va commercialiser un nouveau VTT électrique, moins gourmand en énergie, de la conception au recyclage. Le MS1 possède un cadre en aluminium et récupère de l’énergie au freinage. Ce véhicule hybride permet de faire au moins 50 km sans pédaler ! Il devrait coûter entre 3 000 et 3 500 euros. • L’Université de Delft (Pays-Bas) et à ses 35 étudiants qui ont construit un kart à hydrogène allant jusqu’à 110 km/h. Muni d’un moteur pour chaque roue arrière et d’un système de récupération de l’énergie du freinage, l’engin a participé au premier championnat du monde de bolides à hydrogène, la Formula Zéro, organisé à Rotterdam.
www.formulazero.nl
Le kart à hydrogène des étudiants de Delft (Pays-Bas).
• New York qui, après Oslo, Londres, Stockholm et Milan, devrait se doter d’ici à mars 2009 d’un système de péage urbain accessible par l’île de Manhattan. Moyennant 8 dollars (environ 5 euros) pour une voiture et 21 dollars (13 euros) pour un camion, il doit réduire la pollution et financer les transpor ts en commun. D’autres projets fleurissent ici et là : Manchester, Copenhague, Montréal…
Nouvelle Mazda : la preuve par 2
Dernière-née de la marque japonaise, la Mazda2 cultive sa différence. Là où les citadines actuelles voient leur nez s’allonger pour dépasser allégrement les 4 mètres, la « 2 » s’autorise 3,88 m de long pour 950 kg sur la balance, soit 200 kg de moins que ses concurrentes. La Mazda2 se la joue également propre et respecte l’air du temps, en annonçant une émission de 114 g de CO2 au km pour sa version diesel. Pas étonnant qu’avec ces atouts, la « 2 » ait remporté le « prix mondial de la voiture de l’année » 2008. Stéphane Aitaissa
A partir de 11 000 euros - www.mazda.fr
Plus d’infos sur www.neoplante.eu
brides. Selon Mowasalat, l’opérateur pour les transports publics du Qatar, l’émirat devrait prochainement mettre en service des taxis à piles électriques et installera, à terme, des stations de rechargement dans la capitale. En vue des JO de 2012, les London Cabs entrent dans la course « zéro émission carbone » : une flottille de taxis sillonnera la capitale anglaise grâce à des piles à combustible hydrogène. Mais sur les 20 000 taxis londoniens, seuls 50 à 100 véhicules seront équipés en 2012. Cela permettra, dans un premier temps, d’évaluer la
performance des voitures en conditions réelles. « Il s’agit essentiellement d’un essai sur un nombre significatif de taxis », précise Jon Moore, directeur de la communication d’Intelligent Energy, le leader des par tenaires du projet. Si le bilan est positif, Londres passera ensuite le flambeau à plusieurs autres villes des Midlands et du nord de l’Angleterre qui verront, à leur tour, arriver des taxis propres en 2014. Julie Renauld
www.eco-life.fr
DR
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www.neoplanete.eu
[Bouger] ZeSTS
Nouvelle vague
Coque en lin. Pour éviter que les plastiques et matériaux composites utilisés pour la construction des bateaux ne s’accumulent, Plasmor, fabricant breton de kayaks et de petits voiliers, étudie la réalisation de coques à partir de fibres végétales (de lin principalement) collées entre elles avec une résine à base d’amidon de pomme de terre. (1)
Catherine Chabaud teste un kayak en lin.
Il n’y a pas que les constructeurs automobiles qui pensent « durable » : le nautisme s’y met aussi. Par Hervé Danton
La vedette MKI de Czeers Solarboats.
Catamaran écolo. Il fonctionnera avec un moteur hybride diesel-électrique et une voile d’appoint. Muni de panneaux solaires et d’une éolienne, ce catamaran d’une cinquantaine de places, fait de matériaux recyclables, doit adoucir son bruit, économiser son carburant, limiter ses propres vagues, traiter ses effluents, récupérer l’eau de pluie… Vivement les années 2010, pour le voir voguer dans le golfe du Morbihan ! (2) Bolide solaire. Fibre de carbone de la coque jusqu’à l’hélice, plate-forme arrière et sièges en cuir orange, panneaux photovoltaïques sur 14 m2 pour alimenter un moteur électrique de près de 110 chevaux, volant de course, tableau de bord à écran tactile… La première vedette rapide
fonctionnant à l’énergie solaire, le MKI, est sortie des ateliers du constructeur hollandais Czeers Solarboats. Avec une longueur de 10 m pour une largeur de 2,70 m et un poids à vide de seulement 350 kg, le MKI affiche une vitesse de pointe de 30 nœuds, soit 55 km/h ! De quoi aiguiser l’envie de tous les passionnés de vitesse en mer et cela, sans polluer. Mais bon, c’est quand même un bateau de milliardaire. Le MKI a du reste été présenté lors de la dernière édition du Millionnaire Fair d’Amsterdam, un temple du luxe. Czeers espère débuter la production en série dès la fin de cette année.
1- Projet NavEcoMat soutenu par le Pôle Mer Bretagne, l’Ifremer, l’association « Reporter bleu » de la navigatrice Catherine Chabaud, le laboratoire L2PIC de l’Université de Lorient, l’architecte naval Finot et le Centre de recherche Ahlstrom. 2- Projet Heol de Jean-Marc Gauthier (Compagnie Latitude 56) avec le cabinet d’architectes Van Peteghem - Lauriot Prévost, l’Ecole centrale de Nantes et le Syndicat intercommunal d’aménagement du Golfe du Morbihan.
les taxis rouleNt au « vert »
es taxis écolos sont symptomatiques de la problématique du développement durable. Vaut-il mieux opter pour la technologie hybride, facile et rapide à mettre en œuvre et relativement bien acceptée par les chauffeurs ? Ou bien faut-il parier sur l’hydrogène, réputé plus propre, mais au prix encore inaccessible ? Les premiers effor ts sont en tout cas les bienvenus : ainsi, de Paris à New York, en passant par Dubaï et le Qatar, les éco-taxis se multiplient. Depuis février 2008, la ville de Paris invite ainsi les chauf-
l
feurs de taxi à se convertir au vert et subventionne, à hauteur de 3 000 euros, l’achat de véhicules hybrides. Du côté de la Grosse Pomme, dans le cadre du PlaNYC (plan de réduction des émissions de gaz à effet de serre), des normes strictes en termes de consommation de carburant et d’énergie ont été mises en place et visent une flotte de taxis 100 % hybride en 2012. Dubaï, pour sa part, met à l’essai pendant un an une petite flotte d’hybrides. Si le test est concluant, l’émirat troquera, début 2009, tous les véhicules à essence contre des hy-
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[cocooner] ZeSTS
Ecolo, mon bureau
Papier 100 % recyclé, ordinateur économe, calculatrice fonctionnant à l’eau… Une sélection de jolis produits, parce que travailler, c’est (aussi) la santé de la planète !
Par Alexandrine Chaillou et Vincent Rondreux
Comptes à l’eau
Begreen, le stylo reCyClé
La marque Pilot développe la gamme Begreen : stylos-billes, surligneurs et marqueurs fabriqués à partir de plastique recyclé. Encre gel, bille en carbure de tungstène, régulateur de débit… Ils affichent en plus une excellente qualité.
1,83 euro le stylo-bille Rexgrip Begreen ; 2,43 euros le stylo-bille encre en gel G-Knock ; 2,55 euros le stylo-roller Greentecpoint www.pilotfrance.com
Cette calculette écolo « 123 Famille » fonctionne à l’énergie hydrique : il suffit de la remplir d’eau pour la faire marcher. Le plus : la pile à eau est entièrement recyclable. A recharger tous les deux ou trois mois seulement (quand l’eau s’est évaporée). Pour calculer sans compter.
Calculette « 123 Famille » 16,95 euros Tél. : 0 825 16 00 40 www.123famille.com
Zap Book : ça flashe !
Disponibles en carnets encollés ou spiralés ainsi qu’en blocs, les produits Zap Book de Clairefontaine sont garantis 100 % papier recyclé et sans désencrage, de la couverture flashy à la dernière page.
A partir de 3,85 euros le carnet www.clairefontaine.com
le Coup du BamBou
Pourquoi les produits en bambou sontils bons pour l’environnement ? Parce que cet arbre grandit rapidement et que sa régénération est vigoureuse. La matière idéale en somme. Et en plus, c’est beau !
Environ 16 euros la clé USB 1 Go, 21 euros la clé USB 2 Go En vente sur www.unbureausurlaterre.com
B.A. ba
Que garantit la marQue « nf-environnement »?
• Feuilles, cahiers et autres carnets. L’accent est mis sur le choix du papier (gestion des forêts, limitation des déchets de fabrication, possibilité de recyclage…) et la fabrication du produit (adhésifs, vernis, pelliculage, absence de substance comme les éthers de glycol…). • Mobilier de bureau. L’encombrement du produit limite
Pour en savoir plus : www.neoplanete.eu
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le stockage et le transport. La conception et les matériaux choisis sont économes en énergie et garantis sans substance dangereuse. Si le produit est en bois, il doit être en partie issu de forêts gérées durablement. • Cartouches d’imprimantes. Il existe un système de retour des cartouches, qu’elles soient d’origine - avec des éléments réutilisables - ou « remanufacturées » - avec des éléments réutilisés.
GB parc Georges Brassens / En Fondation Eugène napoléon
Demandez le programme !
animations… n Un éco-geste à télécharger sur son portable grâce à une borne Bluetooth, avec Bobine mobile. GB Des nichoirs fabriqués avec des bouteilles de lait, par martine Camillieri. GB n Un alphabet suspendu des animaux en voie de disparition, par Patrick Le Divenah. En n animations iautour de la protection des oiseaux et des écosystèmes, par la Ligue pour la protection des oiseaux. GB n Fête du miel au rucher du parc GeorgesBrassens, avec animation, exposition, vente. GB n Fête des vendanges. GB n signature de l’agenda vert 2009 par son auteur, Yolaine de la Bigne. GB n Forêt sensorielle, pour découvrir de nouvelles odeurs et sensations, avec l’agence toit et Bois. …sPECtaCLEs… n « Les amis de la débrouille chez cousin Crad’eau », comédie pour les 6-13 ans, par la compagnie Compas austral. En n « Le matador repenti », fable pour enfant du Comité radicalement anticorrida. En GB n « Y a pas d’arête dans le plastique », spectacle de marionnettes d’animaux. En n « Les aventures des frères Rippetout », comédie de Pile-Poil et Compagnie. GB n Des récits de l’enfance, du rêve et de l’imaginaire, avec anne-marie Rambaud. GB n « Va noyer ta mer », spectacle burlesque de Christine Laville. En n « aventures dans la forêt », spectacle de marionnettes, par Philippe Casidanus. GB …FiLms… n Projections de films sur le thème de l’écologie, en préambule du Festival international du film d’environnement. En GB n Dessins animés avec Wooops, le premier jeu écolo des cours de récré. En …ExPositions… n Des stickers écolos géants, exposés par noé Conservation. En n Les grandes toiles de Dominique Léon, pour un moment de méditation. En n Des illustrations issues de l’agenda vert de Yolaine de la Bigne, pour apprendre en souriant. En …atELiERs… n Fabrication de papier recyclé, avec le magazine « sept autour du monde » et l’association « sous la lune ». En n Wonderpoule sensibilise aux conditions d’élevage des poules en batterie, avec la Protection mondiale des animaux de ferme. GB n Customisation d’ampoules avec megaman, spécialiste de l’ampoule basse consommation. En n Le recyclage plastique créatif et ludique, avec mP industries. GB n Démonstration de taï chi pour plus de méditation, avec l’association « Edami ». En GB n atelier de maquillage et de massage des mains, avec natura Brasil. En Jeu-concours avec des produits bio et naturels à gagner, par H2o. En n L’empreinte écologique s’expose avec le WWF. En GB n Bricolage avec plastique recyclé et éléments naturel, avec l’association « les Blouses roses ». En GB …qUiz… n Jeu de piste sur le thème de l’eau, avec l’association « Le temps presse ». En n quiz sur l’écocitoyenneté, avec societhica. En
Fêt Nat’
pratique
Des partenaires qui agissent
Fêt nat’, samedi 4 et dimanche 5 octobre. Ouverture de 11 h à 19 h. au parc georges-Brassens, place Jacques-Marette, paris 15e. Métro Convention, porte de Vanves ou porte de Versailles ; tramway t3, arrêt georges-Brassens. a la Fondation eugène-napoléon, 254 rue du Faubourg-saint-antoine, paris 12e. Métro nation, Faidherbe-Chaligny ou reuilly-Diderot. entrée gratuite. www.fetnat.fr
La mairie du 15e arrondissement de paris s’est donné l’écologie comme priorité et veut faire de son territoire un « éco-arrondissement ». Toit et Bois, entreprise installée à paris, cultive une passion pour toutes les constructions qui peuvent être réalisées en bois. tél. : 01 40 68 02 44.v Coca-Cola n’a pas (encore) une image très « DD ». La firme a pourtant mis en place une politique en faveur de l’environnement autour de trois axes : l’eau, l’emballage et le transport.
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…moYEns DE tRansPoRt éCoLo n Voiture créée à partir de canettes recyclées ayant participé au shell Eco-marathon, avec l’association de formation et de perfectionnement (aFoRP). En n Le Cyclospace, une voiture familiale à pédales, créée par nicolas trüb. GB n Le E-solex, cyclomoteur électrique signé Pininfarina. En n Redécouverte de l’ancêtre de la bicyclette, avec Grand-bi-passion. GB n Démonstrations de vélos à assistance électrique, avec Voitures & co. En GB
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www.neoplanete.eu
[participer] ZeStS
L’humeur de Christophe Besse
L’Ecole supérieure de commerce de Toulouse (en association avec l’Ecole nationale de météorologie et l’Ecole nationale supérieure agronomique) lance dès cette rentrée un « mastère spécialisé en gestion du développement durable et du changement climatique ». Ce cursus sera à l’origine d’un observatoire de référence et les étudiants aborderont le développement durable sous un axe spécifique : les enjeux climatiques, leurs incidences et les moyens d’action pour l’avenir. De quoi faire germer de belles idées.
http://agirpourlaplanete.spaces.live.com
de futurs pros du changement cLimatique
Economies d’énergie, enjeux climatiques, rénovation des bâtiments… Le développement durable est de plus en plus présent dans l’enseignement. Par Alexandrine Chaillou et Mélanie Loubat
dd à l’école
panorama de formations
« Travailler pour le développement durable » dresse au fil de ses pages un panorama des formations courtes (BTS, DUT, BTSA, DEUST…), longues (licences, mastères, DU et DRT) et des grandes écoles, pour ceux qui se destinent aux métiers de l’environnement, de la solidarité, de l’eau, de l’agriculture, du tourisme, de l’aménagement urbain… Cet ouvrage propose également de nombreux conseils pour faciliter l’entrée dans la vie professionnelle et décrocher l’emploi de ses rêves !
« Travailler pour le développement durable » (2e édition), de Carine Guicheteau Collection « Guides J Métiers », aux éditions Studyrama, 15 euros
Les éLèves pensent Les futurs Locaux de L’écoLe
A l’Ecole polytechnique féminine de Paris, les élèves de l’option « énergétique et environnement » se sont improvisées membres d’un bureau d’études, afin de préparer la construction pour l’école de nouveaux locaux répondant aux normes HQE*. Panneaux photovoltaïques, étude thermique, chauffage par géothermie, consommation électrique, voilà les sujets sur lesquels elles ont planché pour leurs examens en juin dernier. Après des soutenances très concluantes et un travail digne d’un vrai bureau d’études, les élèves poursuivront ce projet en 5e année, en participant au choix des fournisseurs et en suivant l’avancée des travaux. Une énergie bien récompensée…
* Haute qualité environnementale
www.maisone.fr
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IllustratIon : ChrIstophe Besse
L’Afpa (Association pour la formation professionnelle des adultes) a lancé cet été la « maison E », à Choisy-le-Roi en région parisienne, premier chantier de rénovation économique et écologique dédié principalement à l’énergie. Les travaux sont réalisés uniquement par des jeunes stagiaires, qui ont suivi plusieurs modules de formation obligatoire sur le développement durable. Ces enseignements « éco-citoyens » (économie d’énergie, mise en œuvre de l’éco-construction) ont été récemment intégrés à la formation aux métiers du bâtiment de l’Afpa.
enseignement « éco-citoyen » pour Le bâtiment
Lee Cooper fait ses enchères
Pour fêter ses cent ans, Lee Cooper a créé des pièces uniques qui seront vendues aux enchères au profit de la Croix-Rouge, le 29 septembre à la salle Drouot Montaigne, à Paris. Y participent Jean-Charles de Castelbajac, Jean-Claude Jitrois, Alain Mikli, Giles Deacon, Playboy, Paco Rabanne, Lou Doillon…
www.leecooper.com
Un jean, dix commandements Ils veulent sauver la mer !
Les top model n’hésitent pas à poser pour l’ONG Environmental Justice Foundation avec le tee-shirt « Save the sea », dessiné par la créatrice très engagée Katharine E Hamnett. Objet de la campagne : sonner l’alerte concernant la surconsommation de fruits de mer et de poissons, la pêche illégale, la fragilité de la biodiversité…
www.ejfoundation.org/shop
Un jean Nu (ici le jean bio Über trendy), c’est toujours l’occasion de répéter les dix commandements de cette marque : 1- Quand tu as un truc à dire, dis-le ! 2- Consomme moins et achète mieux. 3- Fais pousser des plantes. 4- Use tes fringues à mort ! 5- N’oublie jamais que tu es aussi un animal. 6- Arrête de bouffer de la merde. 7- Engage-toi. 8- Répare ton vieux vélo. 9- Prends chaque jour un peu de temps pour penser. 10- Respire bien à fond.
www.nu-jeans.com
La mode éthique fait son show
Devenu l’un des rendez-vous incontournables de la mode éthique, l’Ethical Fashion Show propose défilés, expositions et conférences autour des couleurs, de la teinture naturelle et du détournement de dentelles et broderies.
Ethical Fashion Show, du 9 au 12 octobre, au Carrousel du Louvre, 99 rue de Rivoli, Paris 1er www.ethicalfashionshow.com
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www.neoplanete.eu
Cotillard Comme vous ne l’avez jamais vue
Marion la (re)belle
Il y a l’actrice Cotillard, celle qui fait tourner les têtes, de Paris à Hollywood. Il y a également Marion l’engagée, pour le bio, le commerce équitable, l’environnement. Sans cinéma. C’est frais, c’est vrai. Et elle ne regrette rien ! Propos recueillis par Frank Rousseau
Vous avez la réputation d’être l’une des actrices les plus concernées par l’environnement. Comment êtes-vous devenue militante verte ? Ce sont mes grands-parents et mes parents qui m’ont inculqué le respect de la nature. Trier les ordures, ne pas laisser l’eau couler pour rien, pour moi, c’était aussi normal que dire « bonjour », « au revoir » ou « merci ». Cela faisait partie de mon éducation. En grandissant, j’ai voulu en savoir plus sur la façon de préserver cet environnement. Mais la vraie prise de conscience s’est déclenchée lorsque j’ai quitté la campagne, le Loiret plus précisément, pour m’installer en banlieue parisienne. C’est à ce moment-là que j’ai senti la colère bouillonner en moi. Pourquoi ? Parce que j’ai très rapidement constaté que les citadins ne se posaient aucune question sur leur façon de consommer. Qu’ils n’avaient aucune réflexion ou considération pour notre planète. Combien de fois ai-je croisé des hommes et des femmes qui ne souciaient guère de la manière dont tel emballage allait être recyclé, tel produit nocif récupéré ou tel déchet incinéré ? Quelle a été votre première action éco-militante ? Devenue parisienne, je me suis intéressée à la manière dont l’eau du robinet était traitée, aux substances chimiques qui y étaient ajoutées. Je me suis rendu compte que les sociétés de traitement des eaux manquaient de transparence. Un jour, pour une émission de télé, j’avais demandé si je pouvais suivre un camion poubelle pour voir comment étaient recyclés nos sacs plastiques. Je n’ai jamais obtenu les autorisations ! Aux Etats-Unis, des stars comme Cameron Diaz militent de plus en plus pour que les Américains boivent l’eau du robinet. Qu’en pensez-vous ? C’est une bonne démarche, mais encore faut-il qu’on sache ce
www.neoplanete.eu
Frank rousseau
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[Oyez, Oyez !]
Fêt Nat’ à Paris, les 4 et 5 octobre
Venez faire la une de Néoplanète !
Pour mieux protéger la nature, il faut d’abord la fêter ! C’est la raison d’être de la Fêt Nat’, notre Fêt Nat’, puisque c’est Néoplanète qui l’organise. Avec toutes sortes d’animations gratuites pour les petits et les grands.
Ateliers, défilés de mode, spectacles, quiz, expos…. Pour sa troisième édition, la Fêt Nat’, créée par notre rédactrice en chef, Yolaine de la Bigne, aura pour marraine la styliste Nathalie Garçon. Les 4 et 5 octobre, cette grande fête de la nature et de l’écologie investira deux sites parisiens : comme l’an passé, le parc Georges-Brassens dans le 15e arrondissement de Paris et, c’est nouveau, la Fondation Eugène-Napoléon, dans le 12e. Nous serons sur place et vous proposerons de vous photographier pour faire la « une » de notre magazine. Comme Marion Cotillard ou Harrison Ford ! Pour en savoir plus : www.neoplanete.eu
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publi communiqué
Pionnier du développement durable depuis plus de quinze ans, Monoprix renouvelle et enrichit son offre pour proposer un large choix de produits et services plus respectueux de l’environnement ou allant dans le sens d’une plus grande équité sociale.
Le Manchot symbolise, depuis 2002, l’engagement de Monoprix pour un développement durable. Suivez-le dans votre magasin, il vous indiquera les produits et services qui permettent à chacun d’entre nous «d’agir pour demain tous les jours».
on livre nos magasins parisiens par le train
je m’habille bio-équitable
Depuis 2003, Monoprix propose des vêtements réalisés à partir de coton dont les modes de production et de fabrication respectent les principes de l’agriculture biologique et de l’équité sociale. Ce coton, sélectionné par Monoprix pour ses marques propres, est labellisé bioRe®. Par ce biais, l’enseigne participe à l’amélioration des conditions de vie et de travail des cultivateurs en Inde et Tanzanie. Bébés, enfants et adultes peuvent ainsi s’habiller avec du bio-équitable et choisir parmi 120 articles de mode. Des créateurs de mode réalisent régulièrement des collections de vêtements en coton biologique et équitable pour enfant et adulte. Elles sont repérables en magasin grâce à une étiquette à l’effigie du manchot.
Depuis 2007, Monoprix a choisi le train pour livrer ses magasins de la capitale, et privilégie le GNV (gaz naturel pour véhicules) pour ses camions. Ce dispositif devrait permettre d’économiser 337 tonnes de CO2 en 2008 et de réduire de 12 000 le nombre de camions entrant dans Paris.
pensez à la planète au quotidien
le bio enthousiaste !
Pour garder une longueur d’avance, Monoprix a relooké sa gamme Monoprix Bio, lancée en 1994, avec un mot d’ordre : le bio plaisir. Les produits de cette marque gourmande et dynamisante sont ainsi plus visibles en rayon et leurs promesses plus lisibles pour le client.
Pour ne plus avoir à choisir entre efficacité et respect de l’environnement, Monoprix propose une gamme de 18 produits d’entretien Monoprix Vert issus de la chimie végétale. Leurs emballages et leurs flacons sont entièrement recyclables. Monoprix Vert, ce sont aussi d’autres produits d’entretien, de jardinage et d’animalerie plus respectueux de l’environnement. Avec le lancement de « Monoprix Service à la personne »*, l’enseigne a formé, en lien avec l’Agence nationale des services à la personne, 500 femmes de ménage aux gestes durables et à l’utilisation de produits d’entretien plus respectueux de l’environnement.
* La plate-forme Monoprix Services à la Personne est accessible via un numéro de téléphone unique et gratuit : 0 800 00 66 77.
ion de age s », nn, et ale.
végétaux et garanties sans matière animale. Pourriez-vous, demain, collaborer avec une firme de l’habillement vert ? Ma priorité ne se situe pas là pour le moment. En attendant, j’admire beaucoup l’engagement de Natalie. Si je devais faire quelque chose de marquant pour la planète, je préférerais acheter des terres où l’on fait pousser des OGM. Une fois ces terres rachetées, je les redistribuerais à des paysans qui s’engageraient à faire pousser des légumes du terroir en voie de disparition ! Est-il vrai que vous avez décliné un très gros chèque qu’envisageait de vous verser une célèbre société de produits cosmétiques… Il ne s’agissait pas de cosmétiques, mais d’un parfum. Cela remonte à 2004 : une grande maison de luxe voulait que je devienne l’égérie de cette fragrance. Le hic, c’est que je ne peux pas « vendre » des produits que je ne mets pas et surtout des produits qui sont réalisés avec des ingrédients nocifs.Vous savez, ce n’est pas parce que je suis devenue « bankable », que vous me verrez me commettre dans des campagnes publicitaires. Surtout pour des produits que je balancerais tout de suite dans la poubelle si on me les offrait. Il faut que je sois en cohérence avec moi-même ! Quelles sont alors les marques de produits cosmétiques que vous utilisez de façon régulière ? J’utilise la gamme des produits Dr Hauschka : c’est une marque allemande géniale et qui n’est pas plus chère que les crèmes « made in multinationale ». J’apprécie également ce que font Melvita et Logona. Et pour garder un joli sourire, je suis une inconditionnelle de la Pierre Blanche. Mais je préfère acheter localement… Si vous vous procurez des produits « made in Germany » aux Etats-Unis, il ne faut pas oublier qu’ils ont voyagé, généralement par avion. Je vous laisse imaginer ce que cela représente en termes de CO2 rejeté dans l’air. Ainsi, quand je tourne aux Etats-Unis, je privilégie les marques américaines, comme Burt’s Bees et sa gamme 100 % naturelle !
Quel est le meilleur endroit pour trouver des produits bio ? Los Angeles ou Paris ? J’aime beaucoup me rendre, en France, dans les magasins Biocoop. Parce que vous avez affaire à des gens qui savent ce qu’ils vendent et qui se sont engagés à fournir une charte de qualité. Aux Etats-Unis, il existe la chaîne de magasins « Whole food Market ». Mais attention, on ne trouve pas que des produits « organiques » chez eux. Je me souviens avoir acheté un brocoli soi-disant bio. Je l’ai oublié plus d’une semaine dans le bas de mon réfrigérateur. Je pensais retrouver un légume en état de décomposition. Eh bien, pas du tout, le brocoli était aussi intact que le jour où je l’avais acheté. Bio ? Pas sûr ! Quel sera votre prochain combat vert ? Les OGM ! C’est quelque chose de terrifiant à mes yeux, et pas seulement du point de vue de la santé. Je pense aux paysans de pays en voie de développement, qui n’ont pas d’autre choix que de travailler pour de gros lobbies agro-industriels pour survivre. Pour moi, les OGM se situent, en termes de dangerosité, au même niveau que les pesticides Roundup et Gaucho ! Je ne pourrais pas assister à l’empoisonnement des cultures naturelles et à la mort de plusieurs centaines d’espèces animales - dont les abeilles - sans rien faire. Plutôt mourir que d’assister à ce désastre ! Voilà pourquoi j’invite les consommateurs à ne surtout pas acheter des produits transgéniques. En boycottant ces produits, nous réussirons à déstabiliser ces apprentis sorciers qui bidouillent notre alimentation ! En juillet 2009, Néoplanète parrainera « Les 24 Heures du Mans de la mobilité durable et des énergies vertes », avec des bolides fonctionnant à l’hydrogène, à l’électricité… Un projet initié par le ministère des Transports, avec notre collaborateur, Teddy Follenfant. Pourra-t-on compter sur votre présence ? Génial, bien sûr que je suis partante ! C’est une super initiative. J’adore. Merci de m’envoyer tous les détails !
Yannick Noah : entretien exclusif Néoplanète
Avant de partir se ressourcer à New York avec sa famille, Yannick Noah a accordé une interview à Néoplanète. Il nous a expliqué que ce sont ses enfants qui l’ont converti à l’écologie, lui le jouisseur de la vie. « A mon époque, lorsqu’on parlait “écologie”, ça nous faisait doucement marrer. C’était un truc pour des babas cool qui marchaient à côté de leurs pompes et fumaient de la marijuana ! On avait surtout le sentiment que la sauvegarde de la planète, ce n’était pas un problème immédiat mais un problème du futur, qui ne nous toucherait que dans un ou deux siècles. Ce sont mes filles qui m’ont poussé à enregistrer “Aux arbres citoyens” et le clip “écolo” qui allait avec. J’étais loin d’imaginer que cette chanson, destinée à la fois aux enfants et à leurs parents, allait avoir un tel impact ! », confie-t-il.
TwenTieTh CenTury Fox / Frank rousseau
L’intégralité de l’interview sur www.neoplanete.eu
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www.neoplanete.eu
Par Alexandrine Chaillou
ECO KIDS
du cuir pour ses petons
carabisto l’oiseau
Avec ses grandes pattes, Carabisto l’oiseau a l’air d’un vilain petit canard. Mais il est si mignon ! En coton équitable certifié Max Haavelar, ce doudou tout doux fait craquer petits et grands. Carabisto, 14,95 euros.
www.natureetdecouvertes.com
Des couleurs acidulées et du cuir écologique, voilà ce que Veja propose à nos petits crapahuteurs cet automne. La marque de chaussures écologiques lance une ligne de tennis pour enfants en cuir tanné à base d’extraits naturels, sans chrome. Toujours écolo et de plus en plus « in » … Du 22 au 35. Modèles mixtes. Collection cuir : 70 euros
www.veja.fr
doux, le bout d’chou
La marque Kaloo, spécialiste des tout-petits, a lancé sa collection éco-responsable. Bodys, pyjamas, doudous, gigoteuses et minuscules chaussons, ces habits de bébé sont en coton biologique tout doux, cultivé sans pesticides. Le petit plus fantaisie : des motifs 100 % nature. Body Kaloo : 29,90 euros.
www.kaloo.com
sages Massages
Envie d’un moment privilégié avec bébé ? La marque de cosmétiques naturels Weleda propose aux parents d’apprendre à masser leur nouveau-né. Ces ateliers pédagogiques, qui ont lieu à Paris, sont animés par un masseur-kinésithérapeute spécialisé. Massage du bébé (1 heure) : 35 euros
www.espace-weleda.fr
Marché bio
Une marchande en bois avec légumes du jardin, pain bio et œufs frais : voilà de quoi réjouir les petites filles, qui pourront se vanter de respecter notre belle planète. Comme maman ! Marchande : 49,90 euros.
www.natureetdecouvertes. com
À dévorer sans fin
« L’Allumeur de rêves » Sur une Terre devenue toute grise, l’allumeur de rêves essaie d’apporter un peu de lumière. Il rencontre un enfant détenteur d’une graine. Si on s’en occupe bien, elle donnera une magnifique fleur dont l’éclat apportera à nouveau les couleurs du bonheur… De Dorothée Piatek et Gwendal Blondelle, éditions Petit à petit, 13,90 euros. « La Carotte se prend le chou » Si vous avez du sang de navet, ce n’est pas la peine d’ouvrir ce livre ! Le détective Achille
Vite, les animaux de la forêt doivent fabriquer une potion magique pour sauver le vieux magicien ! Dans « La Forêt enchantée », un loisir coopératif lancé par Bioviva, spécialiste du jeu de société vert, les enfants collaborent pour tenter de gagner ensemble. Fabriqué avec des matériaux recyclés et des encres végétales. Abracadabio ! « La Forêt enchantée », 24,95 euros. www.bioviva.com
Carotte, lui, n’hésite pas une seconde pour résoudre toutes les énigmes des crimes commis à Plantigrad. Quatre enquêtes aux petits oignons, à mourir de rire ! D’Emmanuel Trédez, éditions Nathan Poche, 4,80 euros. « Zone danger, tome 1 : Le Souffle du diable » Aux confins du désert, au cœur de la Namibie, le redoutable Shaka Chang décide de construire un immense barrage qui risque de mettre en péril tout le peuple Bushmen. Au même moment, le jeune Max Gordon part à la recherche de son père disparu… Un thriller écologique. De David Gilman, éditions Gallimard Jeunesse, 13,50 euros. Par Fred Ricou www.leshistoiressansfin.com
le jeu dont ils sont les héros …
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Stephen RaineR / www.Sxc.hu / DR
catastrophes climatiques en série… Ce discours est utile, mais pas suffisant, disent les écopsys. Leur idée, pour nous aider à accomplir ce changement profond de civilisation ? Faire vibrer cette partie de nous en accord avec la nature. Si nous ressentons, au plus profond de nous-mêmes, que protéger la planète, c’est nous protéger nous-même, alors nous changerons de comportement, naturellement. EntrEz En écopsychoanalysE « J’aimerais voir le mouvement écologiste se poser à lui-même cette question », déclare Theodore Roszak, professeur d’histoire à l’université de Californie et grand ponte de l’écopsy : « Sommes-nous liés à cette planète par quelque chose qui renforce et affirme la vie et qui puisse séduire les gens, si bien qu’ils trouvent à l’intérieur d’euxmêmes une voix de la terre qui leur parle
avec un sens de l’amour, du respect et de la confiance ? ». Rien que ça ! Et comment s’y prend-on docteur Roszak ? Vous devez en avoir une idée, vous qui avez édité en 1995 le livre Ecopsychology : Restoring the earth, healing the mind, considéré comme un des fondements du mouvement… « On devrait demander aux gens pourquoi ils font des choses écologiquement négatives. Et écouter leurs réponses avec la même sensibilité que celle d’un thérapeute lorsqu’il pose des questions sur les problèmes surgissant dans les liens de parenté. Il s’agit aussi de liens de parenté entre des personnes et l’environnement naturel. Pourquoi cette relation n’est-elle plus en harmonie ? »
De cette écopsychothérapie entreprise par les individus découlerait le changement collectif. Chacun se mettrait à agir différemment et la planète se porterait beaucoup mieux. L’écopsychologie est la rencontre de deux concepts qui n’avaient, a priori, rien à voir. Pour Theodore Roszak, c’est simple : « La psychologie a besoin de l’écologie ; l’écologie a besoin de la psychologie. Idéalement, vous savez, viendra un jour où nous n’utiliserons plus un terme comme écopsychologie. La psychologie sera comprise comme intégrant une trame écologique. » Un concept comme celuici, qui réconcilie l’intime et le collectif, qui veut le bien de la planète, tout en se souciant de notre bonheur... On est preneur, non ?
Pour creuser le concePt
le site de l’International community for ecopsychology, (en anglais, aucun site français sur le sujet n’étant encore recensé), vous oriente vers un tas de sources instructives sur la question : www.ecopsychology.org
Faites votre écopsycho perso page suivante a
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www.neoplanete.eu
Dora Pete/www.sxc.hu / PeParkk/www.sxc.hu / Lynne Lancaster/www.sxc.hu
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Une grande fierté de Christophe Rat, le directeur de l’Agence régionale énergie Réunion (ARER), créée il y a huit ans pour développer les énergies renouvelables, ce sont les fermes « agrisolaires », dont les premiers exemplaires sont à l’étude. Sans faire concurrence à l’agriculture, des panneaux photovoltaïques recouvrent une serre en forme de tunnel, qui peut s’ouvrir et se fermer, comme une grosse bouche. « Quand un cyclone arrive, on ferme et cela abrite les cultures installées sous la serre, tout en limitant la prise au vent de la structure », explique Christophe Rat.
l’a vert
circulation. le tram-train pour relier les villes entre elles (à partir de 2013), la route des tamarins à mi-hauteur dans la montagne, avec d’impressionnants ponts (livraison dès 2009), des véhicules électriques s’alimentant dans des stations photovoltaïques… grâce à ces projets, la pollution causée par les fameux embouteillages de la réunion pourrait un jour n’être qu’un mauvais souvenir… hQe. Jusqu’alors inexistante sur l’île, une réglementation thermique est prévue pour la fin 2008 avec, dès le départ, des niveaux ambitieux de consommation d’énergie. ici, en milieu tropical, la haute qualité environnementale (hQe) des constructions repose avant tout sur la protection contre le soleil et sur la ventilation. protection de la biodiversité. Depuis un an, une réserve naturelle marine protège, entre Saint-gilles et le sud de Saint-leu, les trois quarts de la barrière de corail de l’île. et un parc naturel assure la protection de 40 % du territoire, notamment son massif montagneux et sa forêt sauvage. la France a proposé à l’Unesco d’inscrire ces superbes « pitons, cirques et remparts » sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité. réponse en 2009.
Une technologie exportable
Le système permet également de stocker l’énergie si on l’installe sur une pente, avec un plan d’eau en bas
plus assez, on peut continuer à avoir de l’énergie en turbinant l’eau ainsi stockée. Elle redescend dans l’autre bassin et ainsi de suite ». Le même concept est en projet sur un champ d’éoliennes. Ainsi
adoptée par d’autres milieux semblables au nôtre », précise Christophe Rat.
prochain DéFi : l’énergie De l’océan
Autre chantier d’avenir pour le directeur de l’ARER : l’énergie thermique des mers (ETM). Exploitant la différence de chaleur entre la surface et le grand fond de l’océan, cette énergie doit permettre de « sécuriser l’approvisionnement alimentaire ». En effet, l’eau froide que l’on va puiser à 1 000 mètres de fond peut servir à alimenter la chaîne du froid nécessaire à la conservation. Compte tenu de sa richesse en nutriments, on peut également l’utiliser pour développer l’élevage de poissons marins. Trop beau pour être vrai ? A La Réunion, les tortues vertes ont été exploitées et éliminées. Quelques survivantes ont finalement été libérées dans l’océan Indien. Depuis trois ans, les tortues reviennent pondre sur l’île. Ça aussi, c’était un rêve… Pour en savoir plus : www.neoplanete.eu
Fotolia : Patrick turPin/ Patrick Pichard
et un autre vers le haut. « Lorsqu’il y a beaucoup de soleil, une partie de l’énergie sert à faire remonter l’eau dans le bassin supérieur. Et lorsqu’il n’y en a
La Réunion a-t-elle trouvé une solution pour résoudre le problème de l’intermittence de deux énergies renouvelables. Solution qui, bien sûr, « peut être
[PRATIQUE]
Départs de paris, Marseille, toulouse, lyon. air austral. tél. : 0 825 013 012. ile de la réunion tourisme. a Saint-Denis, tél. : 02 62 21 00 41. a paris : 01 40 75 02 79. www.la-reunion-tourisme.com parc national de la réunion, tél. : 02 62 90 11 35. www.reunion-parcnational.fr Maison de la montagne et de la mer (randonnée), tél. : 02 62 90 78 78. www.reunion-nature.com
Néoplanète, vous aimez un peu, beaucoup, à la folie…
Vous avez des choses à dire ? Donnez-nous votre avis sur votre magazine ! Pour cela, rendez-vous sur www.neoplanete.eu
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[s’aimer] ZesTs
Kamakala donne le la
Inspirées des costumes traditionnels du monde entier, ces collections en tissu biologique font voyager au gré des envies. On dit oui. Top Elina en popeline bio : 64 euros www.kamakala.fr
Même pas cher
Laine et coton bio ou polyester recyclé : H&M sort cet automne une collection de mode éthique pour hommes, femmes et enfants. Chemisier à carreaux en coton organique Kids 14,90 euros, jeans large femme à revers en coton bio, 49,90 euros www.hm.com
Prix Néoplanète : les doux cachemires de Rita Hraiz
La marque italienne Dalaleo recycle des canettes en aluminium et utilise les languettes pour créer des accessoires, sacs et bijoux « alu… cinants ». Un hommage aux femmes des quartiers pauvres de Salvador de Bahia, au Brésil, qui créent de magnifiques accessoires à partir de canettes ramassées dans la rue. De 24 à 110 euros En vente à la boutique aBis, 24 galerie Vivienne, Paris 2e. Tél. : 01 42 96 54 76 Autres points de vente sur www.dalaleo.it (rubrique « Rivenditori »)
Chouettes languettes
Lors du salon Prêt à Porter Paris, Néoplanète a décerné son prix du vêtement éthique à Rita Hraiz, pour sa collection de vêtements équitables confectionnés au Népal. Des vêtements en pur cachemire de Mongolie, doux comme une caresse d’ange, aux couleurs acidulées qui, selon la créatrice, influent sur notre bien-être et nos rapports avec les autres. Comme pour la musique, chaque couleur a sa note, sa fréquence. Et dicte notre humeur. http://ritahraiz.com
Kolam fait dans le glam
La marque la joue glamour, tout en se voulant exemplaire en termes de bilan carbone et d’éthique avec ses vêtements en coton bio. Veste Akani : 80 euros Sarouel Yorouba : 75 euros www.kolamcollection. com
DR / PieRRe-Yves Page
La marque espagnole de chaussures El Naturalista utilise des teintures végétales et un procédé de tannage écologique. Le « plus » rigolo : la semelle Yves Rocher cultive la différence et lance en caoutchouc « Culture Bio », une gamme de cosmétiques recyclé creuse à chaque certifiés Ecocert et labellisés Cosmebio. Elle repas un dessin particulier groupe sept soins sensoriels, pour une vingtaine dans le sol. Pour laisser de plantes bio. Entre autres choix : calendula, une empreinte tant menthe poivrée, avoine ou noisette pour les soins esthétique qu’écologique. du matin ; capucine, jojoba, sésame ou passiflore 169 euros, disponible aux pour le soir. Galeries Lafayette Culture bio, de 9 à 25 euros, disponible dès et au Printemps. octobre. www.yvesrocher.com www.elnaturalista.com
Empreinte écologique
Un pack qui nous emballe !
De la noisette au passiflore
Phyto offre à Phytoprogenium, son shampoing à l’extrait de feuilles d’olivier et au décocté de racines de guimauve, un nouvel emballage : le Phytopack. Un carton recyclable qui provient de forêts pérennes où, pour chaque arbre utilisé, on replante. Ecologique à l’intérieur et à l’extérieur ! La brique de 400 ml : 13 euros. En vente dans les pharmacies, parapharmacies, grands magasins et parfumeries. www.phyto.fr
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bureau, une température à 19 °C en hiver et de 22 °C en été suffit amplement. Des stores pour se protéger du soleil, des fenêtres fermées pour conserver le frais ou la chaleur (après avoir aéré une demi-heure tout de même !) et un bon pull en hiver sont autant de petites astuces pour économiser l’énergie.
pages en brouillon, recyclez votre papier dans les conteneurs appropriés. Et demandez également du papier recyclé - toujours avec un écolabel - et le tri sélectif du papier, s’il n’est toujours pas en place.
7. Je donne une seconde vie au matériel
En France, une personne jette chaque année 16 kg de déchets d’équipements (électriques et électroniques) ! Lors du renouvellement de votre matériel informatique, vous pouvez le donner à des associations qui le réhabiliteront ou même l’utiliseront directement.
3. J’optimise mes traJets
Etudiez toutes les possibilités de vous rendre au travail en transports en commun ! C’est un geste quotidien pour le climat, et souvent plus économique. En Ile-de-France, la carte de transport est remboursée à 50 % par l’employeur. Si votre lieu de travail n’est pas accessible par les transports en commun, interrogez vos collègues sur les possibilités de covoiturage ou testez le vélo à assistance électrique. Enfin, pourquoi ne pas travailler chez vous un ou plusieurs jours par semaine : c’est autant de déplacements évités et du temps gagné.
Les « 3 R » s’imposent : RéduiRe sa consommation, RéutiLiseR et RecycLeR.
8. Je fais installer une ruche sur les toits du bureau
4. Je sélectionne mes fournisseurs
Pour changer les mentalités et les pratiques, demandez à vos prestataires de respecter, eux aussi, l’environnement. Fournisseurs certifiés ISO 14 001, traiteurs qui proposent des petits fours bio, nettoyants ménagers « verts » portant l’écolabel européen, papier recyclé, imprimeur labellisé Imprim’Vert, coursier à vélo… La consommation durable au travail, c’est possible ! Glissez l’info à votre responsable des achats.
L’Union nationale de l’apiculture française a lancé le projet « L’abeille, sentinelle de l’environnement ». Objectif : rapprocher cet indispensable insecte des citoyens, en implantant des colonies d’abeilles sur des bâtiments publics ou privés, comme récemment sur les toits du conseil régional d’Ile-deFrance. Avec une ruche dans les jardins ou sur le toit de votre entreprise, c’est une façon de découvrir tous les jours le ballet des abeilles et de réunir les salariés autour des récoltes de miel.
9. Je demande des produits bio et équitables pour ma cantine
À l’heure de la pause, café, thé et sucre bio et/ou équitables peuvent facilement venir remplacer les marques habituelles. Pour la cantine, certains restaurants collectifs se mettent aux produits frais et bio, ce qui améliore la qualité gustative et nutritionnelle des plats proposés, sans pour autant augmenter le prix du repas.
5. Je fais la chasse aux veilles
Les ordinateurs, photocopieuses et imprimantes consomment aussi de l’électricité en mode veille ou éteints. A la fin de la journée, vérifiez que tous les appareils de ce type sont bien éteints. Pour faciliter la tâche, branchez-les sur une même multiprise, à éteindre avant de partir. Dans les couloirs et les toilettes, proposez l’installation d’une minuterie, qui évitera que ces endroits restent allumés en permanence, notamment la nuit et le week-end.
10. Je discute avec mes collègues
Nous avons tous un impact sur l’environnement. Malgré cela, certains pensent encore qu’agir ne sert à rien, surtout si son voisin garde ses bonnes vielles habitudes polluantes... Pourtant, chaque geste compte. Même si, en plus de nos actions individuelles quotidiennes, il faut des mesures politiques et économiques à plus grande échelle, chacun a une responsabilité et a la possibilité de changer les choses à son niveau. Parlez-en à vos collègues, vos responsables, au service communication et au service des achats !
Pour ceux qui s’ennuient au bureau, rendez-vous sur www.agisavecnoe. org. Venez partager vos « initiatives pour la biodiv’ » et faire le plein d’idées écocitoyennes pour briller à la pause-café !
www.neoplanete.eu
6. J’économise le papier
La fabrication du papier a un impact important sur la biodiversité et l’environnement. Quand on sait qu’un employé de bureau consomme en moyenne 80 kg de papier par an, et que 25 % des pages imprimées ne sont jamais utilisées et finissent à la poubelle, on voit l’effort qu’il reste à faire! Vite, les « 3 R » s’imposent : réduisez votre consommation (notamment en imprimant inutilement), réutilisez certaines
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A
h ! La Réunion, ses pitons, ses cirques, ses remparts, ses torrents, ses coraux, ses espèces végétales et animales, sa forêt encore préservée… Mais aussi ses affres, ses excès, ses plantes « exotiques » envahissantes, ses oiseaux disparus, ses centrales à charbon et à fuel lourd, ses systèmes d’épuration… Sur cette île faite de contrastes et d’isolement, sculptée plus vite qu’ailleurs par le volcanisme, les effondrements et l’érosion, dans ce « laboratoire du vivant » où les
reliefs et le climat jouent à multiplier les milieux naturels et les types de vie au gré des pluies, des vents ou de l’altitude, on comprend peut-être mieux le fonctionnement de la Terre et les risques potentiels du bouleversement climatique en cours. Et on préfère désormais s’aider de la nature plutôt que de lutter contre ! On veut être un espace d’« excellence internationale » pour le développement durable. Objectif : l’autonomie énergétique à l’horizon 2030. Une ambition marquée par le sceau du Grenelle
de l’environnement et ayant donné lieu au projet Gerri (Green energy revolution – Réunion island).
BiomAssE Et VolcAn à lA REscoussE
Ici, les importations de charbon et des dérivés du pétrole représentent - sans tenir compte des transports plus de 60 % de la production électrique. L’un des principaux paris, c’est de créer un « mix énergétique » avec les nombreuses ressources renouvela-
L’île aux p
Voulant abandonner charbon et pétrole d’ici à vingt ans, l’île de la Réunion veut se fournir en énergie auprès du soleil, du vent, du volcan, de la mer… Et elle a déjà une solution pour stocker l’énergie. Par Vincent Rondreux
La Réunion
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[Oyez, Oyez !]
Décider d’acheter des œufs bio, c’est s’opposer aux élevages industriels de volailles.
C’est nous qu’on l’a fait !
Du papier 100 % recyclé, des conseils pratiques, des infos étonnantes, des dessins décalés et de la place pour noter ses rendez-vous : c’est « l’Agenda vert 2009 », signé Yolaine de la Bigne et Eric Doxat. 224 pages de bonne humeur à feuilleter !
Les termites peuvent-ils produire de l’hydrogène ? Les cartouches d’imprimantes sont-elles réutilisables ? Les kangourous vont-ils nous permettre d’éliminer le méthane des rots de nos vaches ? Recycler les canettes permet-il d’économiser beaucoup d’énergie ? Le bio, est-ce que c’est pour les bobos ? Autant de réponses à découvrir dans cet ouvrage très documenté et joyeux pour
IllustratIons : ErIc Doxat
prendre, chaque jour, davantage conscience de la nécessité de protéger notre monde. A demander avant rupture de stock !
« Agenda vert 2009, Quelle époque éthique ! », de Yolaine de la Bigne, avec la collaboration d’ Aline Cochard, dessins d’Eric Doxat, aux éditions Arthaud, 18 euros.
signé Yolaine de la Bigne avec Aline Cochard et Eric Doxat
Alter vacances. L’association « Sous la lune » propose d’immerger les enfants dans un coin de nature préservé, loin des circuits touristiques, tout en leur faisant rencontrer des scientifiques, des artisans, des acteurs de terrain. Ou comment associer une ambition pédagogique à un esprit ludique. http://souslalune.free.fr
Embouteillage écolo : c’est pour bientôt ?
www.neoplanete.eu
la chronique d’Allain bougrain Dubourg
Une boUgie poUr le grenelle
’idée ne manquait pas d’ambition : revisiter notre société pour conjuguer les préoccupations économiques, sociales et environnementales relevait du défi, tant nous nous étions enracinés dans des habitudes discutables. Ainsi est né le Grenelle de l’Environnement. Inévitable pour certains, non prioritaire pour d’autres. À l’heure où tous les acteurs de cette grand-messe du futur font le bilan, après un an de réflexion et d’engagement, on voit bien que l’unanimité n’est pas au rendez-vous. Jean-Louis Borloo rappelle tout d’abord l’ampleur de l’exercice. Plusieurs centaines d’experts autour des tables rondes, 268 engagements déclinables en quelque 800 actions, plusieurs lois « Grenelle », sans parler des accords passés par branche (publicité, distribution, etc.). Ce chantier considérable souffre pourtant d’un talon d’Achille non négligeable : le pouvoir d’achat. En clair, ne faut-il pas s’attarder sur la survie du moment plutôt que sur le mieux-vivre de l’avenir. En élargissant à d’autres secteurs que la voiture, l’idée économique du bonus-malus, le ministre espère compenser les nécessaires sacrifices. Mais on aurait bien tort d’opposer les urgences actuelles aux projets du futur, car tout reste étroitement lié. L’action qui trouvera ses effets à moyen et long terme s’impose dès aujourd’hui. L’ère de la sobriété et de l’efficacité énergétique, par exemple, doit se dessiner sans attendre. Il faut donc du courage pour conduire, à présent, les mesures à échéance. Le politique se retrouve face à sa fonction, ce qui la rend très inconfortable lorsque la popularité se mesure au quotidien. À ceux qui auraient peur du détachement des électeurs, rappelons qu’au sommet de nos icônes nationales on retrouve ceux qui, contre vents et marées, se sont engagés en faveur des plus pauvres et de la planète qui, elle aussi, s’appauvrit dramatiquement. La solidarité écologique n’est donc pas forcément impopulaire. Le moment est venu de savoir si la bougie du Grenelle de l’Environnement s’illustre par une faible lumière au fond du tunnel ou par l’éclairage nouveau auquel nous sommes nombreux à aspirer.
Premier anniversaire du Grenelle de l’Environnement : retrouvez l’avis de Nicolas Hulot sur www.neoplanete.eu
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élémentaire, mon Cher Watson !
Une biologiste spécialiste des coraux a disparu au milieu de l’archipel des Tuamotu, en Polynésie. Et l’on ne retrouve plus ses travaux. Une enquête démarre… Tel est le début de « Cancer des tropiques », une BD qui plonge le lecteur au cœur d’une intrigue haletante : celle des récifs coralliens, de leur flore, de leur faune. Pour petits et grands.
« Elémentaire mon cher Watson », scénario et dessins de Violette Le QuéréCady, avec la contribution scientifique d’Annie Aubanel et Bernard Salvat, aux éditions Quae, 14 euros
néoplanète à l’assemblée nationale
Néoplanète devient partenaire d’un nouveau club, le « Club développement durable », qui va organiser son premier colloque le 21 octobre, à l’Assemblée nationale, sous la présidence d’honneur de Nathalie KosciuskoMorizet, secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie. Cet après-midi débat, organisé par ESCAL Consulting, a pour objectif de « favoriser l’énergie durable dans nos collectivités ». Comment ? Notamment en supprimant certaines contraintes réglementaires qui pèsent encore sur son expansion. Inscription avant le 17 octobre par mail : contact@clubdd.fr / www.clubdd.fr
Ça va planer sur les Champs-elysées !
A l’occasion des 100 ans de l’industrie aéronautique et spatiale française, vieux coucous, hélicoptères, Falcon, moteurs, drones et autres aéronefs seront exposés par le GIFAS (Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales), du 4 au 12 octobre sur les Champs-Elysées, à Paris. Plus qu’une commémoration, ce sera l’occasion pour l’industrie aérospatiale de se propulser dans le futur et de mettre en avant ses efforts de recherche et d’innovation au service de la planète.
www.neoplanete.eu
Néoplanète, vous aimez un peu, beaucoup, à la folie…
Vous avez des choses à dire ? Donnez-nous votre avis sur votre magazine ! Pour cela, rendez-vous sur www.neoplanete.eu
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[s’engager]
que l’on met dans cette eau ! Une chose est sûre : lors de mes séjours à Los Angeles et à New York, je me suis aperçue que l’eau avait un goût très chimique. En rentrant à Paris, j’ai retrouvé ce même goût ! Et je me suis juré qu’à la rentrée, je demanderais à m’entretenir avec les personnes chargées du traitement des eaux de la Ville de Paris. Est-il vrai qu’en débarquant dans la capitale, vous traitiez de tous les noms ceux qui jetaient des papiers gras dans la rue ? Absolument ! J’ai eu une période comme ça, où je ne supportais pas qu’on manque d’éco-civisme… Aujourd’hui, je réagirais différemment. J’essaierais de dialoguer ou d’avoir une approche éducative. En 2003, vous avez fait analyser la poussière de votre appartement pour connaître la quantité de particules toxiques qu’elle contenait. Pour quel résultat ? Qu’il valait mieux boycotter tous les produits ménagers – bourrés de produits chimiques, ainsi que certaines crèmes cosmétiques, shampoings, aérosols… C’est l’accumulation de tous ces produits qui rendait mon appartement potentiellement dangereux pour ma santé ! Je n’utilise dans les produits ménagers que des choses naturelles – à base de savon de Marseille, par exemple. De la même façon, je rejette les crèmes cosmétiques
Côté cinéma, Marion Cotillard vient de terminer le tournage de « Public Enemies », de Michael Mann, avec Johnny Depp et Christian Bale.
« Ce n’est pas parCe que je suis devenue “bankable” que vous me verrez me Commettre dans la publiCité.»
qui contiennent des substances mauvaises pour la santé et donc, in fine, pour ma peau. Bref, je m’oriente tout naturellement vers des produits créés par des gens qui ont un vrai désir de nous préserver. Ce qui n’est pas forcément la démarche de certaines multinationales ! Votre éco-civisme s’exprime-t-il aussi dans votre attitude vis-à-vis de la mode ? J’ai la même attitude que lorsque j’achète un produit alimentaire. Je me pose toujours des questions : dans quel pays estil fabriqué, comment, avec qui, par qui ? J’ai clairement besoin de transparence. J’essaie de m’habiller le plus souvent possible avec des marques qui affichent clairement leur respect de l’environnement et des conditions de travail. Je ne pourrais pas, par exemple, dépenser de l’argent dans une robe fabriquée selon des règles bio-éthiques, alors que cette même robe est assemblée par des enfants exploités ! Personnellement, je suis une inconditionnelle du commerce équitable. Et que pensez-vous de la fourrure ? Quelle horreur ! Vous ne me verrez jamais porter de fourrure, qu’elle soit vraie ou fausse. Certes, on arrive à faire de très belles imitations aujourd’hui. Mais, à votre avis, quelle matière utilise-t-on ? Du synthétique ! Quels sont les designers éco-conscients que vous admirez ou à qui vous avez envie de tirer un coup de chapeau ? J’adore Stella McCartney (la fille de l’ex-Beatles Paul McCartney, ndlr). En plus des produits cosmétiques « organiques » qu’elle a créés - notamment à base ce rose sauvage, de camomille ou d’huile de sésame - elle a lancé une collection de lingerie certifiée coton bio, donc non traité. Et dans le passé, elle a imposé dans son contrat avec Chloé son refus d’utiliser du cuir. Voici un joli exemple à suivre… L’actrice Natalie Portman a travaillé avec Té Casan, une marque de chaussures écolo-chic, 100 % éléments
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TwenTieTh CenTury Fox / Frank rousseau
bles dont dispose l’île : eau des rivières, solaire et éolien, géothermie avec le volcan, biomasse et biogaz avec la canne à sucre et les déchets, énergie des vagues, des courants et énergie thermique des mers avec l’océan… Actuellement, l’énergie hydroélectrique et la bagasse, déchet issu de la canne à sucre, que l’on brûle pendant environ la moitié de l’année dans des centrales thermiques à la place du charbon, représentent 36 % de la production électrique. Les chauffe-eau solaires se développent
au rythme de 10 000 installations par an. Le solaire photovoltaïque investit les toits des usines. L’éolien prend la forme d’aérogénérateurs de plus en plus gros, qui peuvent être pliés à terre à l’approche d’un cyclone. On sonde la région du volcan et les fonds marins pour mieux connaître leur potentiel. On attend pour bientôt de « gros boudins » qui, flottant à la surface de la mer, récupéreront l’énergie de la houle. De l’hydrogène aux différents types de batteries, on étudie tous les moyens de stockage…
Fermes agrisolaires et anti-cyclones : un système qui permet de stocker l’énergie.
projets
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Frank rousseau
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n’en jetez plus !
Six cafés par jour dans des gobelets en plastique, des kilos de papier pour des photocopies inutiles, des stylos qui ne cessent d’être grignotés en réunion… pas de doute : au bureau, on gaspille. a moins que… Avec la collaboration de Noé Conservation
1. Je demande l’empreinte écologique
La photocopieuse qui tourne à plein régime, une cantine qui sert des repas industriels, la clim’ à fond en été au point que le pull s’impose parfois, alors qu’il fait 28 °C dehors... Au secours ! Mais finalement, plus il y a à faire, plus les résultats seront gratifiants. Allez, on commence par calculer l’empreinte écologique de tout l’étage !
Au boulot,
2. J’évite la clim’
Trop de chauffage en hiver, trop de fraîcheur en été : la clim’ a parfois ses excès. En plus de consommer beaucoup d’énergie, cela enrhume. Un vrai gouffre économique ! Pour éviter l’effet « frigo » dans le
IllustRatIon : ChRIstophe Besse
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au Japon et Aladdinpower aux Etats-Unis, proposent des produits rechargeables avec une manivelle, un levier ou un fil à tirer : chargeurs de téléphones portables, lampes de poche, ou encore postes de radio…
unE pilE au sang !
Des chercheurs du rensselaer polytechnic institute, aux Etats-unis, ont créé une pile biodégradable, mélange de cellulose et de nanotubes de carbone, qui ressemble à une feuille de papier noir, que l’on peut couper ou photocopier, et qui est capable de fonctionner avec du sang ou de la sueur humaine. une trouvaille surprenante… à sang pour sang !
En marchant
Au Canada, la Fraser University a présenté un dispositif que l’on installe au niveau du genou et qui capte l’énergie des pas. Objectif : alimenter batteries ou appareils médicaux du type pacemakers ou pompes à insuline. En France, le SATIE de Bernard Multon (1) a conçu un générateur portatif à mettre à la taille, récupérant l’énergie produite en marchant. Mais sa productivité n’a pas été jugée suffisante. Il existe aussi les systèmes de récupération d’énergie qu’on peut mettre dans les chaussures, de minuscules dynamos fonctionnant avec les flexions du pied, des batteries planquées sous les semelles pour fournir un éclairage de nuit… Les armées se montrent très intéressées par ces technologies qui peuvent rendre les soldats plus autonomes, couverts de capteurs de la tête aux pieds. radio, bouton dont le signal électrique allume une lampe à distance lorsqu’on appuie dessus… Au SATIE de l’Ecole normale supérieure de Cachan (1), on travaille aussi sur des systèmes alliant photovoltaïque, mouvements et chaleur du corps. Tandis qu’à Stockholm, les 250 000 personnes passant par la gare centrale devraient servir d’ici à 2010 de moyen de chauffage : une partie de leur chaleur doit être captée par un système de ventilation qui ira chauffer un réseau d’eau, allant lui-même servir de radiateur dans des locaux situés à proximité (bureaux, magasins…).
En prEssant un bouton
A Grenoble, le laboratoire LETI du CEA (2) a mis au point un système récupérant l’énergie produite lorsqu’on appuie sur un bouton pressoir. A terme, on pourrait ainsi capter l’énergie des gestes quotidiens, par exemple ceux que l’on fait en utilisant une télécommande… Les scientifiques travaillent également sur des patches récupérateurs d’énergie, qui pourraient à terme prendre la forme de fibres vestimentaires. Déjà, une fibre énergétique expérimentale à base de nanofils d’oxyde de zinc a été créée aux Etats-Unis.
aVEc la chalEur Du corps
A l’Institut de recherche Fraunhofen, en Allemagne, on exploite les différences de températures entre le corps et l’air ambiant, sur le principe des générateurs thermoélectriques. Cela Maillot de bain pourrait permettre des solaire, par applications pour les Triumph. appareils de contrôle de systèmes de chauffage, de climatisation, de réfrigération, d’appareils hospitaliers… Des laboratoires du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) de Grenoble (3) exploitent eux aussi cette piste avec différents nanomatériaux : matériaux tissés dans un tee-shirt qui servirait d’appareil de recherche pour les victimes d’avalanches (ARVA), plaque glissée dans un casque pour alimenter une
Dans la foulE
En Grande-Bretagne, le projet Pacesetters de la société Facility Architects, désire transformer l’énergie des pas en électricité. Dans ce concept, les capteurs sont placés dans le sol des zones passagères : immeuble de bureau, hall de gare… Même genre d’ambition au Sustainable Dance Club, une boîte de nuit de Rotterdam, et dans des clubs de musculation, de Hongkong à Seattle. (1) SATIE : Systèmes et applications des
technologies de l’information et de l’énergie. (2) LETI : Laboratoire d’électronique, de technologie et d’instrumentation. (3) LITEN : Laboratoire d’innovations pour les technologies des énergies nouvelles et des nanomatériaux. LCH : Laboratoires composants hybride. METIS : plate-forme expérimentale de diffusion des nanotechnologies vers les industries traditionnelles.
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/ Nick WiNchester/WWW.sxc.hu
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[voyager] ZeSTS
Le très officiel écolabel européen, comptant des dizaines de critères et symbolisé par une petite fleur verte aux symboles de l’Europe, s’invite désormais dans les hôtels. Plusieurs dizaines d’établissements l’arborent déjà en France, dont le très chic Best Western Etoile du Faubourg Saint-Honoré, à Paris. Pour l’obtenir, l’hôtel a établi un programme rigoureux : rénovation des 85 chambres sur trois ans, optimisation de la chaudière à gaz, ampoules basse consommation, chasses d’eau économiques, produits verts, formation permanente du personnel, bouteilles en verre consignées dans les minibars… Même les dosettes de savon ont été supprimées. La direction préfère offrir à ses clients des mousseurs limitant la consommation des robinets !
The besT one !
Dans cette chambre quatre étoiles, on vous demande si vous voulez changer vos draps. Et les dosettes de savon ont été supprimées (à droite).
Un panda dans voTre gîTe
Vincent RondReux
Parmi les gîtes de France, certains sont plus écolos que d’autres. C’est le cas des 280 « gîtes Panda » : labellisés par le WWF, ils se trouvent - sauf exception - dans des parcs naturels régionaux. Ils permettent l’observation de la nature et la découverte du patrimoine. Et leur gestion doit être assurée par des propriétaires soucieux de l’environnement, s’impliquant dans le développement durable : énergie, tri des déchets… A découvrir et à sélectionner sur le site www.gites-panda.fr
!
Le développement durable, un nouvel art de vivre
BULLETIN D’ABONNEMENT
q Mme q Mlle q M. Nom : ————————— Prénom : ——————— Adresse : ——————————————————— ——————————————————————— Code postal : ————————— Ville : ———————————————————— E-mail : ———————————————————
À retourner accompagné de votre règlement à : NÉOPLANÈTE - 14 impasse Carnot - 92240 MALAKOFF
q OUI, je m’abonne à Néoplanète pour 25 e (participation frais postaux et de manutention) Je joins mon règlement par chèque bancaire ou postal libellé à l’ordre de Kel Epok Epik. (Montant pour couvrir les frais de traitement, de manutention et d’expédition).
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[savourer] ZesTs
Inondant les supermarchés, les œufs de batterie sont pondus par des poules stressées et épuisées, entassées en cages dans de gigantesques hangars aveugles. Comment éviter de consommer ces œufs et favoriser l’élevage des poules en plein air ? Depuis plusieurs années, tous les œufs commercialisés en supermarché et sur les marchés sont tamponnés à l’encre d’un code producteur renseignant sur le mode d’élevage. Allant de 0, pour l’œuf bio, à 3 pour l’œuf de cage (voir tableau ci-contre), ce code se trouve devant les initiales du pays producteur (FR pour la France). En cas de doute, reportez-vous aux mentions légales indiquées sur la boîte : « œufs de poules élevées en Signification et mention obligatoire sur la boîte plein air », « œufs de poules élevées en cage ». Mais sans accorder d’importance aux mentions comme œufs de poules élevées en plein air (agriculture biologique) « œufs extra », « œufs de terroir » ou encore œufs de poules élevées en plein air « bien de chez nous »… œufs de poules élevées au sol (ndlr : élevage en bâtiment clos) Avec la collaboration de la Protection mondiale œufs de poules élevées en cage des animaux de ferme (PMAF)
Œufs : soyez dur à cuire !
Caractère imprimé sur l’œuf avant les lettres FR ou autres initiales pays
0 1 2 3
La société Lobodis propose cinq références de café qui, en plus d’être « éthiques », sont certifiées bio : Chantico, Solela, Tingo Maria, Villa Oriente et Langani. Ils proviennent du Mexique, du Guatemala, du Pérou… Fertilisés naturellement, les bois de caféiers sont utilisés comme combustible pour sécher les fèves. Environ 3,40 euros
www.lobodis.com
de l’éthique dans votre café
Buvez des fruits
Véritable phénomène, le smoothie est une nouvelle façon de consommer des fruits. La marque Innocent a même créé le premier smoothie 100 % naturel, avec des fruits cultivés dans les fermes certifiées par la Rainforest Alliance : mangue et fruits de la passion, ananas, banane et coco… Entre 3 euros et 3,50 euros.
www.innocent.fr
Points de vente : 03 84 52 49 92
Elixia, fabricant de limonade arti sanale depuis 1856, af fiche désormais le lo go AB (Agriculture biol ogique) au revers de se s bouteilles. De fa ible valeur énergétiq ue , ces petites bulles ex istent en trois saveur s : nature , rose et fleur d’ oranger. De 1,50 euros à 2,60 euros.
Ça pétille les terrassur ses
!
Bravo À
• « Les 2 vaches des fermiers du bio » (notons le jeu de mot : lait de…) qui est une marque de yaourts bio et rigolos. Objectif : éduquer avec humour le consommateur, via des emballages ludiques et des mini BD sur les méthodes des éleveurs et l’origine du bio. Un beau tandemeuh !
www.les2vaches . com
• Ethiquable qui propose une dizaine de nouveaux produits cet automne. Parmi eux, les nouvelles céréales de riz et quinoa au cacao. Faites pour plaire aux enfants comme à leurs parents. Au dos du paquet, un reportage photographique sur le cacao équitable permet aux petits de s’instruire tout en dégustant leur petit déjeuner, sages comme des images.
www.ethiquable.com
Page réalisée par Alexandrine Chaillou, Mélanie Loubat, Vincent Rondreux
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DR
www.neoplanete.eu
[s’engager]
Entre la mission « nautisme et développement durable » confiée par le ministre de l’Ecologie et la sortie d’un livre sur la protection du littoral, la navigatrice Catherine Chabaud a une rentrée chargée.
Propos recueillis par Yolaine de la Bigne
Une optimiste à la barre
En quoi consiste la mission que vous a confiée le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo ? Tout d’abord, il s’agit de réfléchir à un projet de « ports de plaisance exemplaires ». A l’heure actuelle, les places manquent dans les ports. Il faut développer leurs capacités d’accueil sans créer de nouvelles structures, sans détruire les écosystèmes ou bétonner de tous les côtés. Différentes pistes sont explorées : gestion dynamique des places, développement de la location, reconversion des friches… Ensuite, ma mission est de valoriser les actions de sensibilisation menées par les fédérations et les associations. Nous allons organiser un colloque sur l’écoconception au printemps et une campagne nationale l’été prochain. On souhaite également repenser le « droit annuel de francisation et de navigation », qui s’avère être une taxe inadaptée pour les propriétaires de bateau. L’idée est de créer une taxe qui prenne en compte l’impact environnemental. Quelles sont les échéances ? Je suis en mission jusqu’en janvier 2009 et je compte proposer au ministre d’utiliser les repères du calendrier pour promouvoir les actions et lancer des messages forts : Semaine du développement durable, Journée mondiale des océans, Journée maritime
catheriNe chabaud
« Nous sommes face à un défi qui n’existait pas il y a 50 ans : il faut s’adapter. »
européenne… C’est très bien de vouloir changer les bateaux, de faire évoluer les ports, mais il faut d’abord éveiller la conscience écologique des plaisanciers. Il y a énormément à faire. Vous sortez également un livre intitulé « Préserver la mer et son littoral » … Oui, pour la collection « Terre Durable » des éditions Glénat. J’y explique en quoi il est impératif de préserver la mer et le littoral, qui sont des milieux très riches mais surtout très fragiles.
Ils subissent beaucoup de pressions : transport maritime, pêche, plaisance, pollutions terrestres... Mon dernier chapitre, « C’est déjà demain », liste les idées un peu folles qui sont envisagées, les innovations technologiques... Nous sommes aujourd’hui face à un défi qui n’existait pas il y a cinquante ans, il faut s’adapter. Essayer de construire des bateaux moins polluants est aussi passionnant que d’essayer de construire des bateaux rapides. Vous êtes l’une des rares à défendre un certain optimisme. Votre secret ? L’optimisme est une valeur qui m’a été inculquée par ma maman ! C’est un état d’être dans la vie. Je crois que si la situation est grave, elle n’est pas désespérée. C’est bien qu’il y ait des gens pour dire que ça va mal. Ce sont eux qui nous alertent, mais je préfère dépenser mon énergie à trouver des solutions.
« Préserver la mer et son littoral », de Catherine Chabaud, éditions Glénat, 15 euros. Parution en septembre.
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DR / Jean-MaRie PatieR / institut Jane GooDall
[participer]
Dr Watt
ourir ou battre des mains pour recharger son téléphone ou ordinateur ? Une évolution qui pourrait être bien utile dans certaines situations particulières, comme l’isolement. Mais cela contribuera-t-il de façon significative à un développement durable ? « Les productions envisageables restent infimes devant les consommations et les besoins actuels », indique Bernard Multon, du laboratoire SATIE de l’Ecole normale supérieure de Cachan (1). Et d’ajouter : « Il n’est pas certain que ces systèmes conduisent à un bilan favorable par rapport à des systèmes rechargeables ».
luminosité, mouvements de la marche, énergie thermique … les scientifiques multiplient les recherches parfois saugrenues pour récupérer de l’énergie du corps humain. Bonne nouvelle pour ceux que l’on qualifie de piles électriques ! Par Vincent Rondreux
et Mrs Volt
A quand donc un écobilan de tous les produits qu’ils génèrent et vont générer ? En attendant, voici un petit catalogue qu’aurait adoré Prévert…
c
A lA force du poignet
Des marques comme Freeplay en Grande-Bretagne, Nissho Engineering
l’énergie….
Le fabricant italien Zegna Sport a développé une veste solaire permettant de recharger un téléphone portable ou un iPod. Triumph a créé un maillot de bain à capteur solaire. Sans parler des sacs à dos photovoltaïques.
Radios et chargeurs à manivelle, signés Freeplay.
/ Nick WiNchester/WWW.sxc.hu
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dAns lA poche
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© SERGE BENHAMOU/GAMMA
PARTICIPER Innovations, réflexion, consommation… à chacun sa manière d’agir Energie du corps : Dr Watt et Mrs Volt Qu’elle est verte ma luzerne DD à l’école Zests S’ENGAGER Célèbres et passionnés, ils nous invitent à un monde meilleur Marion Cotillard, la (re)belle Portraits : Catherine Chabaud, Jane Goodall, Daniel Jouvance S’AIMER Pour être bien, beau et écolo Ecopsychologie : le concept qui monte Etes-vous green-névrosé ? Zests Mode : parées de lumière COCOONER Déco, livres, produits d’intérieur pour un chez soi sain et câlin Au boulot, n’en jetez plus ! Ecolo, mon bureau Zests Eco Kids
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© géraldine le guyader
photo de couverture :
Quelle rentrée ! Nous avons rechargé les batteries pour faire le plein d’énergie en ce début d’année scolaire, riche en événements pour notre équipe. D’abord, la sortie de l’« Agenda vert 2009 : quelle époque éthique ! », chez Flammarion, avec des infos pratiques au quotidien et les dessins délicieusement décalés d’Eric Doxat (p. 46). Et puis la Fêt Nat’, une joyeuse fiesta que nous organisons depuis trois ans pour aider petits et grands à découvrir le respect de l’environnement à travers le jeu et la convivialité. Rendez-vous, pour les Parisiens, les 4 et 5 octobre (programme p. 4 et 5) au parc Georges-Brassens (avec l’aide de la mairie du 15e arrondissement, dont le maire, Philippe Goujon, veut faire un éco-quartier) et à la Fondation Eugène-Napoléon, lieu insolite du 12e arrondissement. Nous nous y retrouverons et vous offrirons de faire la couverture de Néoplanète… On ne se refuse rien !
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Cette rentrée est aussi pour nous celle de notre site Internet. Vous pouvez déjà y glaner nombre d’infos et de vidéos. Nous voulons aller plus loin, avec un petit lifting artistique, un contenu diversifié et surtout vos commentaires. Nous aimerions d’ailleurs connaître votre avis sur Néoplanète, les rubriques que vous aimez, les sujets qui vous touchent : rendez-vous sur www.neoplanete.eu, pour répondre à notre questionnaire. En attendant d’améliorer notre magazine grâce à vous, nous vous offrons dans ce numéro 5 de jolis moments : une interview revigorante de Marion Cotillard (p. 14), l’enquête sur
SAVOURER Produits bio et éthiques, bonnes recettes, croquez la vie en pleine santé ! Florence Pomana, à croquer p. 34 Votre marché de saison p. 36 Zests p. 37 BOUGER Pour (se) conduire en vert et contre tout Voitures : roulent mes joules ! Bateaux : nouvelle vague Zests VOYAGER Paradis sauvegardés et contrées protégées La Réunion, l’île aux projets Zests
p. 38 p. 40 p. 41
l’écopsychologie, pour ne pas devenir éco-névrosé (p. 20), des infos pour ne pas polluer au bureau (p. 28) ou encore un point sur ces nouvelles énergies que pourrait produire notre corps (p. 6). Bientôt, peut-être, il vous suffira de lire Néoplanète pour recharger votre mobile… Electrisant non ?
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YOLAINE DE LA BIGNE Rédactrice en chef
Néoplanète : 14, impasse Carnot - 92240 Malakoff - Tél. : 01 49 85 75 31 Fondatrice et directrice de la publication, rédactrice en chef : Yolaine de la Bigne, ydb@neoplanete.eu Rédacteurs en chef adjoints : Stéphane Aitaissa, stephane@kelepokepik.com • Vincent Rondreux, vincent@kelepokepik.com Directeur artistique : Sébastien Lenoël • Secrétaire de rédaction : Gaëlle Cazaban • Service photo : Géraldine Le Guyader • Illustrations : Christophe Besse Directrice de publicité : Elisabeth Lecuyer, tél. : 06 16 95 26 61, el@neoplanete.eu. 06 16 95 26 61, Avec Label Régie,Virginie Hoang, Gil Maillet, tél. : 01 41 91 79 79, virginie@labelregie.com, gil@labelrégie.com, thomas@labelregie.com él. 01 41 91 79 79, Communication : Anne-Sybille Riguidel, tél. : 01 46 67 13 23 - 06 32 10 26 38, annesybille.riguidel@communication-compagnie.com Ont collaboré à ce numéro : Participer : Allain Bougrain Dubourg, Alexandrine Chaillou ; S’engager : Alexandrine Chaillou, Frank Rousseau S’aimer : Matthew Allen, Alexandrine Chaillou, Emmanuelle Vibert Cocooner : Alexandrine Chaillou, Fred Ricou ; Savourer : Alexandrine Chaillou, Aline Cochard ; Bouger : Hervé Danton, Julie Renauld Fiche produit : Elizabeth Reiss, elizabeth.reiss@ethicity.fr • Fiche société : Teddy Follenfant, tfollenfant@noos.fr• Stagiaire : Mélanie Loubat Avec abonnement : 25 euros (frais postaux) • Néoplanète est imprimé sur papier recyclé Néoplanète est édité par Kel Epok Epik - Le Verger - 22 350 Caulnes N° Siret : 502 305 105
Bientôt des appareils autonomes
Des appareils capables de mesurer l’humidité d’un bâtiment, sa température, la présence humaine ou encore la luminosité, afin de réguler eux-mêmes leur consommation d’énergie : c’est le nouveau projet Pobicos de l’Union européenne. Ou comment rendre les réfrigérateurs ou les climatiseurs intelligents, tout en diminuant les émissions de gaz à effet de serre !
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tout en couleurs
En bambou véritable et aux couleurs de rêve - vert émeraude, rose quartz, rouge rubis, orange topaze, bleu saphir - le « Studio Hybrid » de Dell se transforme au gré des envies, avec ses sept coques interchangeables. Mignon et ultra-compact, ce mini-PC consomme 70 % d’énergie en moins qu’une petite unité centrale et son emballage est recyclable à 95 %. Pour chatter en toute impunité.
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sciure et certain !
Le site de vente en ligne www.unbureausurlaterre.com propose différents pots et rangements en sciure de bois compactée avec de la colle à base d’amidon végétal… A la fois pratiques et élégants.
Environ 10 euros le pot de 4 compartiments, 16 euros le mini rangement.
Fiche produit : le cartable d’écolier
pour mieux comprendre les impacts de notre consommation sur le monde
Par Elisabeth Reiss, agence Ethicity, www.ethicity.net
Certains fabricants proposent des cartables éco-conçus. Pourtant, la majorité des sacs d’écolier sont fabriqués sans considération des impacts environnementaux et sociaux.
matières premières Impacts négatifs • Ressources : Les cartables sont le plus souvent en polyester, un produit à base de pétrole. On en trouve aussi en cuir, un matériau contesté par les associations de protection des animaux. Impacts positifs : • Résistance : Les matériaux, d’une grande solidité, qui garantissent un achat durable. • Ressources : Certains (rares) sont en polyester recyclé et recyclable : regardez les étiquettes !
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Impacts positifs : • Certains fabricants ont sélectionné leurs sous-traitants sur la base de critères sociaux et environnementaux, d’autres privilégient le transport propre aux émissions de gaz à effet de serre réduites, comme le ferroutage. usage Impacts négatifs • Consommation : Un élève français change de cartable tous les 2 ans environ. • Santé : Le poids du cartable entraîne des maux de dos chez l’enfant : il dépasse souvent 30 % de son poids ! Impacts positifs : • Durable : En optant pour des modèles réglables, ergonomiques, résistants et multifonctionnels (utilisation sur roulettes, ou porté à la main ou sur le dos), on fait du cartable un investissement amorti sur la durée.
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Fin de vie Impacts négatifs • Déchets : Le polyester n’est pas recyclable et le cuir traité rejette des produits toxiques lors de sa biodégradation. Impacts positifs : • Nouveau : Le cartable Protect 25 de Lafuma, éco-conçu, peut être déposé dans un point de collecte textile. • Don : De nombreuses associations encouragent les dons de fournitures scolaires (Education sans Frontières, Children of Africa) ou le troc (Réseau Freecycle). Un contenant qui donne envie, dès le plus jeune âge, d’apprendre tout en préservant la planète, c’est important !
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FaBrication Impacts négatifs • Pollution : importante, notamment pour la transformation des matériaux (teinture ou tannage) qui emploie des substances toxiques (goudron, charbon, cyanure). • Mondialisation : majorité d’importations de Chine et risques de conditions de travail non contrôlées.
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Sources : ministère de l’Education nationale, ADEME, IRPI et sites web des marques citées.
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Marion Cotillard
Réunion, l’île aux projets
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«
T’en es où avec ta dépression ? - En ce moment, ça va. Je vois régulièrement mon écopsy. Et depuis que j’ai adopté un arbre, je reprends pied. La semaine prochaine, je pars en stage d’immersion complète dans le parc naturel régional du Vercors, histoire de renouer avec mon inconscient écolo. Cinq jours de méditation et de communion avec la montagne, les oiseaux et les brins d’herbe. Tu devrais venir, tu sais. » Dialogue de fous ? Pas si sûr. On devrait même l’entendre un jour chez nous, si le courant de l’écopsychologie, made in USA, traversait l’Atlantique. RenoueR avec noTRe inconscienT écolo Non,ça n’est pas un concept fumeux de plus (enfin, à vous de juger). L’écopsychologie est une pratique développée depuis les années 1980 par plusieurs thérapeutes et universités américains on ne peut plus recommandables (il y a même un « Ecopsychology Institute » à Cambridge). L’idée de base est simple. Nous, êtres humains, sommes partie intégrante de la nature. Nous appartenons à la même famille en quelque sorte. Or, en vivant au
cœur des villes,en évoluant dans un monde industriel, en participant à une société de surconsommation, nous sommes coupés de nos origines et nous en souffrons. Les conséquences se nomment dépression, stress… Pour guérir et aller mieux, il nous faut renouer avec ce parent proche. Et pour y parvenir, les « Sigmund Freud » de l’écopsychologie, fondateurs de ce mouvement, préconisent de réveiller notre « inconscient écologique ». Ce lien fondamental avec la nature sauvage, plus ou moins profondément enfoui, qui ne demande qu’à être découvert et interrogé. Quoi de neuf là-dedans ? Ce n’est rien que du bon sens, pensez-vous ? Oui, mais pas seulement. Parce que la diffusion des principes de ce mouvement pourrait réellement nous être utile et marquer une avancée. Primo, dans une optique individuelle, pour que chacun d’entre nous puisse aller mieux, trouver la voix de son équilibre (lire nos conseils pour une autoécopsychothérapie pages suivantes). Secundo, parce que les écopsychologues
proposent également d’accompagner le changement auquel nous devons faire face pour sauver la planète, en brandissant des arguments positifs. PosiTive aTTiTude Car aujourd’hui, pour nous inciter à des comportements respectueux de la planète, une bonne partie des écologistes brandit, faute de meilleurs moyens, les armes de la culpabilité, la peur du lendemain. Si nous ne mangeons pas bio, les pesticides vont continuer à polluer les nappes phréatiques et gonfler encore les chiffres du cancer. Si nous n’économisons pas l’énergie, le réchauffement de la planète va provoquer des
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uer avec e à reno façon it ne nous inv nis, qui tour de nous. U quel ts-U ta i est au ’ère au ée aux E cente, n nous et celle qu changement d le e idée ré C’est un Celle qui est en d’accompagner . la nature ner, mais aussi uelle Vibert ig an de se so ons face. Par Emm s nous fai
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Votre marché de saison
Envie de soupes, de gratins, de gourmandes tartes aux fruits ? Pas de doute, l’automne est là, avec ses parfums de terre et de bois et ses couleurs chatoyantes. Avec notre tableau, remplissez cabas et paniers des meilleurs produits, au meilleur moment ! Par Aline Cochard
Viandes *
* Pour le bien-être de la planète, mieux vaut limiter sa consommation de viande. N’oubliez pas que les légumineuses, le soja, les céréales sont, eux aussi, sources de protéines. Pour en savoir plus : www.consodurable.org ** Certaines espèces de poissons sont menacées. Pour consommer responsable, informez-vous sur Internet: www.nausicaa.fr - www.greenpeace.org/france/press/reports/et-ta-mer-t-y-penses
Légumes
Friedrich Plechschmidt/www.sxc.hu / therese chase/www.sxc.hu / Jean scheiJen/www.sxc.hu / Kriss szKurlatowsKi / aFonso lima / dominic morel
Artichaut Betterave Blette Brocoli Cardon Céleri-rave Chou de Bruxelles Courge Crosne Endive Epinard Fenouil Laitue Mâche Navet Oseille Potiron Potimarron Radis noir Salsifis Topinambour
Oct.
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Déc.
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Bœuf R Canard R Lapin R Gibier R Porc fermier R Volailles festives (chapon, dinde, oie, poularde…)
Oct. Nov. Déc.
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poissons et fruits de mer ** Crevette bouquet Dorade Hareng Homard Huître Lieu noir Maquereau Moule Oursin Palourde Praire Rouget-barbet Turbot Saint-Jacques
Oct. Nov. Déc.
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fruits
Ananas Agrumes Banane Châtaigne Coing Framboise Kiwi Mangue Mûre Myrtille Noix Pomme Poire Prune Quetsche Raisin
Oct. Nov. Déc .
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fromages
Champignons
Cèpe Girolle Trompette-de-la-mort Truffe
Oct. Nov. Déc.
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Abondance Beaufort Bleu Brebis ossau-iraty Brie Camembert Cantal Chabichou Comté Epoisses Laguiole Langres Lavort Maroilles Morbier Munster Picodon Pont-l’évêque Reblochon Roquefort Salers Selles-sur-cher Tête de moine Tomme de Savoie Vacherin
Oct. Nov. Déc.
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[s’aimer]
Êtes-vous
green-névrosé ?
En attendant que le mouvement débarque vraiment chez nous et qu’on trouve des écopsy à tous les coins de rue, voici quelques trucs pour vous débrouiller seul. Avec deux séances par semaine pendant dix à vingt ans, vous vivrez en paix avec vos « éconévroses ». En plus, c’est gratuit. Par Emmanuelle Vibert
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[participer] ZeStS
Qu’eLLe est verte ma Luzerne !
La luzerne est une plante fourragère destinée principalement à l’alimentation animale. Bonne pour la santé des bêtes - et la qualité de la viande - mais aussi et surtout pour l’environnement… Quelques éléments d’explication : • Engrais et pesticides. La luzerne fixe l’azote et n’a besoin d’aucun ajout d’engrais. Très résistante, elle est attaquée par peu de parasites et sa coupe régulière empêche leur développement. Ce qui évite l’utilisation de produits phytosanitaires. • Biodiversité. Plantée pour quatre ans, la luzerne abrite de nombreux animaux et insectes. Sa floraison joue un rôle important dans l’alimentation des abeilles. • Erosion des sols. Les racines vigoureuses et profondes de la luzerne créent un maillage qui aère le sol, facilite la circulation de l’eau et évite l’érosion en renforçant sa stabilité. • Gaz à effet de serre (GES). La luzerne est produite à proximité des zones de consommation et sa culture émet 4 à 6 fois moins de GES/ha qu’une culture comme le blé*. Qui plus est, les ruminants qui consomment de la luzerne émettent jusqu’à 10 % de méthane* en moins… Alexandrine Chaillou
* Source COOP de France Pour en savoir plus : www.neoplanete.eu
Grâce à Grasasa…
La luzerne nous fait le coup du deux en un ! L’usine GRASASA de Sainte-Sabine-Born (Dordogne) produit des granulés de luzerne pour le bétail dans une optique durable : la déshydratation se fait par chauffage, grâce à de la sciure de bois provenant de scieries avoisinantes. En sortent différentes gammes dont une « bio » (15 % des volumes). Cette technique permet aussi de comprimer la sciure pour fabriquer du combustible de bois destiné au chauffage des particuliers. Malin !
Le soLaire fait Le mou
Quand la nanotechnologie et l’énergie solaire se rencontrent, cela donne un concept révolutionnaire de panneau produisant de l’électricité. Imprimés à la manière des journaux, mais avec une encre pleine de nanoparticules aptes à transformer la lumière en électricité, ils sont si souples qu’ils pourraient bien devenir un jour la « peau » de nos bâtiments. D’autant qu’ils n’utilisent pas de silicium, trop rare et polluant et qu’ils devraient produire plus d’énergie pour moins cher ! Une entreprise californienne, Nanosolar, a déjà vendu ses premiers exemplaires en Allemagne.
Le co2 vu du cieL
Un capteur installé à bord d’un satellite a été capable de fournir des images des émissions de CO2 dues à l’activité humaine, dans une zone située entre Amsterdam et Francfort. Un bel outil en devenir pour étudier les sources et les puits de carbone, c’est-à-dire là où la Terre émet ou aspire des gaz à effet de serre comme le CO2 et le méthane.
a rebrousse-poiL
Le nouvel ouvrage d’Allain Bougrain Dubourg lève le voile sur nos rapports avec les animaux, une enquête qui - de la tauromachie aux abus de la chasse en passant par les élevages en batterie révèle un vrai mépris. Un essai sans complaisance, qui fait des propositions d’action et qui possède en plus, avec l’expérience combattante de l’auteur, une touche romanesque.
« Sales bêtes ? Respectons-les... », d’Allain Bougrain Dubourg, aux éditions Arthaud. Parution en septembre.
La Location, c’est tout bon
Connaissez-vous Zilok ? C’est un peu le Ebay de la location : on peut tout y louer, des outils aux instruments de musique, en passant par les ordinateurs et l’électroménager. En optant pour la location, on évite le stockage inutile (depuis quand votre perceuse dort-elle dans le placard ?), mais aussi la surproduction de certains produits et donc des gaz à effet de serre. http://fr.zilok.com
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AlexAndrine ChAillou
Jane Goodall : moi Jane, toi jeune
A presque 75 ans, la primatologue Jane Goodall n’a rien perdu de sa ténacité. A côté de son engagement pour les grands singes, elle mène un combat auprès des jeunes, pour la sauvegarde de la planète.
E
lle a passé les trois quarts de sa vie dans la jungle avec les chimpanzés. Elle a vécu comme eux, pour les comprendre et les protéger de l’influence souvent néfaste de l’homme. C’est elle qui, la première, découvrira la capacité des chimpanzés à utiliser des outils. Aujourd’hui, malgré la fatigue de ses 75 ans, elle passe encore 300 jours par an à voyager pour gérer de nombreux projets humanitaires à l’échelle internationale, avec l’Institut Jane Goodall, qu’elle a créé en 1977. Car il y a urgence ! Si le grand singe est menacé d’extinction, l’homme lui aussi court à sa perte s’il ne change pas son mode de vie. « Les gens ne pensent qu’à gagner de l’argent, mais ils ne pensent pas au futur. (…) Il y a une déconnexion entre
le cerveau humain, pourtant si intelligent, et le cœur humain. » C’est pourquoi la primatologue a développé le programme « Roots and shoots » ( littéralement « des racines et des pousses »), qui vise à convaincre les jeunes de l’intérêt qu’ils
ont à préserver la planète. Construit autour de trois axes (environnement, protection des animaux et aide sociale), ce projet a déjà permis à 9 000 groupes de jeunes du monde entier de s’impliquer à l’échelle locale : déblaiement de routes inondées au Nigeria, organisation de patrouilles de nuit pour aider les bébés tortues à rejoindre la mer en Inde, visites de personnes âgées avec des animaux de compagnie en Belgique, etc. Au fil de ces initiatives, Jane Goodall garde la même philosophie : « Si nous commencions tous à réfléchir pour changer les choses à l’échelle individuelle, nous pourrions espérer atteindre des changements significatifs à l’échelle de la Alexandrine Chaillou planète. »
Heureux qui comme Jouvance…
Fondateur de la marque de cosmétiques éponyme, Daniel Jouvance définit « le bonheur comme un art subtil », titre de son dernier ouvrage. Un bonheur qui passe par la préservation de la nature et de la mer.
A travers votre ouvrage, on sent que la mer est un élément qui prédomine dans votre vie… C’est l’élément primeur de mon action au quotidien : faire découvrir l’importance du milieu marin dans la vie de l’homme, dans l’environnement, puis en rechercher les richesses pour en faire des produits cosmétiques et nutritionnels. Pour mieux connaître ce milieu, je me suis entouré de spécialistes. Quatre fois par an, nous nous réunissons pour parler des dernières recherches sur le milieu mais aussi de l’évolution de l’environnement. En 1996, vous lanciez un cri d’alarme sur la dégradation des océans. Pouvez-vous, douze ans après, faire un constat des progrès accomplis ? Je peux faire déjà un premier constat à propos du Sahara marin et de la disparition progressive des poissons. Aujourd’hui, on commence à peine à réaliser les ravages de la pêche au thon. Quant à la pollution, on n’a pas encore pris conscience que le milieu marin était le début de l’humanité, le poumon de notre planète, puisqu’il produit entre 70 % et 80 % d’oxygène. J’ose espérer que le tumulte économique dans lequel nous évoluons va nous amener à imaginer une nouvelle société qui sera nettement plus profitable à la planète et à l’humanité. Vous précisez, dans votre ouvrage, que vous fréquentez peu les écologistes médiatiques. Pensezvous que la communication prend le pas sur l’engagement ? J’ai peu cherché à rencontrer les grands écologues, car j’étais déjà dans l’approfondissement de mes propres réseaux de connaissances. Je pense que l’écologie est une volonté de tous de faire évoluer les choses et non de faire des restrictions qui culpabilisent les gens. C’est un art de vivre, comme le souligne si bien votre magazine (rires).
Propos recueillis par Stéphane Aitaissa
« Le Bonheur comme un art subtil », de Daniel Jouvance, éditions du Panama, 15 euros www.danieljouvance.com
Néoplanète, vous aimez un peu, beaucoup, à la folie…
Vous avez des choses à dire ? Donnez-nous votre avis sur votre magazine ! Pour cela, rendez-vous sur www.neoplanete.eu
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Plus d’infos sur www.neoplanete.eu
[bouger]
Roulent mes joules !
Les voitures électriques auront une place au prochain Mondial de l’automobile, à Paris. De plus en plus de constructeurs prévoient la commercialisation de modèles « 100% propres » dans les prochaines années, sinon les prochains mois. Par Hervé Danton
D
e Genève à Pékin, les observateurs des derniers salons de l’automobile l’ont constaté : les projets de voitures électriques se multiplient. Ce que va encore confirmer le prochain Mondial de Paris, du 4 au 19 octobre. Normal : dérèglement climatique et cherté des carburants aidant, cette voie est de plus en plus crédible pour remplacer en masse les actuelles voitures thermiques. A la condition, si l’on veut que cette révolution rime avec réduction des gaz à effet de serre, que l’électricité de ces nouveaux engins provienne d’autres moyens que le pétrole, le charbon ou le gaz. Petite sélection française de ces voitures de demain. Mini voituRe, Maxi souplesse Création d’une famille d’ingénieurs français, la Lumeneo Smera est une voiture électrique de deux places, pas plus large qu’un bon scooter et pouvant passer de 0 à 100 km/h en 8 secondes, avec une vitesse maximale Lumeneo de 130 km/h et une Smera. autonomie de 150 km. La facilité de déplacement du deux-roues avec le confort de la voiture, en somme.
www.lumeneo.fr
L’Astrolab, conçue par Venturi.
Prototype BlueCar de Bolloré.
versions électriques. L’écolo et le rétro ! Les prix : de 15 000 à 20 000 euros.
www.little-cars.fr
alliance BolloRé pininfaRina Le Français Bolloré et l’Italien Pininfarina se sont associés pour sortir l’année prochaine une voiture électrique automatique de quatre places. Elle pourrait atteindre 150 km/h en vitesse de pointe, pour une autonomie urbaine de 250 km et un temps de recharge de 5 heures. Prix : environ 15 000 euros. S’étant fait connaître sur ce secteur avec la BlueCar, le groupe Bolloré veut également développer une version de microbus électrique avec le groupe Gruau.
www.batscap.com et www.pininfarina.com
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DR / Michel ZuMbRunn
electRo RétRo « Créateur de voitures ludiques à conduire dès 16 ans », la marque Little Cars développe une gamme complète de véhicules - Four, Extrem, Snake - au look tantôt sixties, tantôt seventies, avec des
un BeRlingo pouR les postieRs ! En collaboration avec PSA Peugeot Citroën, le constructeur Venturi fait partie des présélectionnés d’un appel d’offre de la Poste pour 500 véhicules électriques.
La familiale : poêlée de chou-fleur et pommes de terre
Pour 4 Personnes
Temps de préparation : 15 minutes
IngrédIents
1 petit chou-fleur 4 pommes de terre 1 morceau de gingembre de 2 centimètres 1 cuillerée à café de graines de cumin ½ cuillerée à café de curcuma ½ cuillerée à café de graines de coriandre ½ cuillerée à café de garam masala 4 cuillerées à soupe d’herbes fraîches de saison Tomates confites (facultatif) 2 cuillerées à soupe de ghee ou d’huile 1 cuillerée à café de sel
• Séparer le chou-fleur en petits bouquets ; éplucher les pommes de terre et les couper en petits cubes ; peler et râper le gingembre. • Faire rôtir à sec dans une petite poêle les graines de coriandre et les piler au mortier. • Faire chauffer le ghee. Quand il est chaud, ajouter le gingembre et le cumin. Faire revenir. • Ajouter les pommes de terre et le chou-fleur, les faire griller quelques minutes en mélangeant. • Incorporer le curcuma, la coriandre, le garam masala et le sel. Cuire à couvert et à feu moyen en ajoutant de l’eau si nécessaire : les légumes doivent rester fermes. • Servir avec les herbes fraîches et, évenuellement, quelques lamelles de tomates confites.
Le bon moment
Une recette à savourer l’automne et l’hiver, en famille.
La douce et subtile : crêpe de blé à la rose
Pour 4 Personnes
Temps de préparation : 45 minutes Repos de la pâte : 1 heure
IngrédIents
1 tasse et demie de farine complète de blé ½ tasse de sucre ½ cuillerée à soupe de graines de fenouil ½ cuillerée à café de graines de cardamome 1 cuillerée à soupe d’eau de rose 2 tasses de lait entier 2 cuillerées à soupe de ghee fondu, ghee pour la cuisson 1 pincée de sel
• Piler le fenouil. Eplucher les gousses de cardamome et piler les graines. • Mixer tous les ingrédients ensemble ou les écraser à la fourchette : la pâte doit avoir la consistance de la crème liquide. Laisser reposer une heure. • Cuire les crêpes dans une poêle avec un peu de ghee, comme des crêpes bretonnes.
Le bon moment
Délicieux à l’automne, lorsqu’on a besoin de retrouver sa plénitude après les sacrifices du jour.
DR / Sophie So
Néoplanète, vous aimez un peu, beaucoup, à la folie…
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www.neoplanete.eu
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[savourer]
Florence Pomana...
Pendant des années, elle a connu le succès avec son restaurant parisien Po Mana, temple de la gastronomie indienne biologique. Aujourd’hui, Florence Pomana est installée en Provence, où elle écrit et continue de servir sa passion pour une cuisine en harmonie avec la nature. Propos recueillis par Vincent Rondreux
Comment définissez-vous la cuisine ayurvédique, qui a donné son titre à votre dernier livre ? Il y a la réponse du savant : la cuisine ayurvédique n’existe pas en tant que telle, en Inde. Elle se mêle à la cuisine traditionnelle, qui découle naturellement des principes plurimillénaires de l’Ayurveda. Ce n’est donc pas une science à part : c’est l’un des domaines de l’hygiène de vie quotidienne, permettant de conserver une bonne santé du corps et de l’âme en consommant la nourriture appropriée à la saison, au lieu et au climat sous lequel on se trouve, ainsi qu’à notre propre nature et à notre activité. Et puis il y a la réponse du poète : l’harmonie. Dans ce qui me nourrit. Quand les mets s’accordent parfaitement avec la saveur du jour, le rythme de l’instant, le caractère de chacun.
Elle ne veut pas que l’on voie son visage, mais Florence Pomana est une excellente ambassadrice de l’Ayurvéda, art de vivre de l’Inde ancienne.
à croquer
biotique à qui, selon moi, il a manqué une dimension liée à la vie. Mais c’est mortifère d’être végétarien sans plaisir ! Nous sommes des êtres de plaisirs et de désirs.
« Le baiser de la lune », « la généreuse gourmande » : les soixante recettes de votre livre portent des noms évocateurs. Pourquoi chercher à les humaniser ? Car cela nous ramène à la dimension intérieure de la cuisine. Pour moi, c’est tout le plat qui a un sens et pas seulement les ingrédients. On attribue souvent des vertus à certaines plantes, mais sans prendre en compte le fait qu’une plante se modifie selon la manière dont on la cuisine. Je conçois presque les plats comme des notes de musique, que j’assemble pour former au final une composition. Vous développez aujourd’hui des préparations culinaires. Quelles sont-elles ? Ce sont des concentrés de saveurs. Ils permettent de préparer des plats en un temps extrêmement court, tout en conservant toutes les propriétés des plantes. J’ai également en projet quatre livres sur les saisons et les plantes alimentaires, aromatiques et condimentaires françaises. C’est d’autant plus intéressant que certaines plantes sont tombées dans l’oubli.
« Cuisine ayurvédique : 60 recettes bienfaisantes en harmonie avec la nature », de Florence Pomana, photos de Sophie So. Collection « Les Plaisirs gourmands », éditions Minerva, 25 euros.
DR / Sophie So
Votre cuisine, c’est 100 % bio et 100 % végétarien ! Oui, mais attention : être végétarien, ce n’est pas forcément bon pour tout le monde. Selon l’activité que l’on exerce, plus ou moins physique, plus ou moins « combattante », on peut avoir besoin de viande. Cependant, en Occident, je pense que beaucoup pourraient s’en passer. Notre consommation de viande est du reste beaucoup trop importante. On dit parfois que les végétariens sont tristes. Mais vous développez une cuisine du plaisir, joyeuse… Cette idée de tristesse est un peu venue de la cuisine macro-
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Les trucs faciLes Pour commencer, quelques petites idées réalisables par tous les green-névrosés novices… • En cas d’écolo-blues, pas de panique. Ramenez à votre mémoire un souvenir heureux de balade sur une plage, de cueillette de cerises… et verbalisez-le. Pas besoin pour autant de s’allonger sur un divan. • Vous n’avez jamais eu la main verte ? Aïe, c’est un signe évident de refoulement. Il va y avoir du boulot. Reste plus qu’à plonger les mains dans la terre et à vous mettre à bichonner fougères et bégonias. Le jardinage est largement reconnu comme étant un antidépresseur très efficace, aussi bien par le bon sens populaire que par les scientifiques, « écolofreudiens » compris. • Méditez dans la nature. Cela ne signifie pas marcher dans la forêt en ressassant vos angoisses du jour (« Je l’aime, mais quand même, elle/il aurait pu penser à ramener du liquide vaisselle hier soir ! »…). Cela veut dire être attentif à tous les détails qui vous entourent : observer le vent dans les arbres, le son de vos pas sur la mousse, une brindille qui se brise, des feuilles mortes, le chant d’un oiseau, les nuances de couleurs… • Vous voyez un bon gros tronc d’arbre et ça vous donne immédiatement envie de l’enlacer ? Liez-vous donc d’amitié avec un chêne, un platane ou un cerisier du Japon et considérez-le comme un ami (« Salut vieille branche, comment ça va aujourd’hui ? »).
Les trucs rigoLos Pour passer la vitesse supérieure, voici quelques exercices cocasses, à prendre néanmoins très au sérieux… Ils permettent d’accroître votre sens de l’acuité, d’éveiller vos sens à la nature. Ceci étant dit, aucun ponte de l’écopsy n’a encore interdit de piquer des fous rires, sous prétexte que ça entraverait l’accès à votre inconscient écolo ! • On joue à colin-maillard ? Avec une bande de potes aussi éconévrosés que vous, trouvez une forêt bien dense. Faites deux groupes. Les membres du premier groupe construisent un chemin avec une corde qu’ils enroulent autour des arbres, en variant les hauteurs. Ceux du second groupe, les yeux bandés et les pieds nus, suivent la corde, avancent à tâtons et racontent aux autres ce qu’ils perçoivent, ressentent. Les différences de rugosité des troncs d’arbre, la peur d’avancer ainsi à l’aveuglette, la perception d’un rayon de soleil ou un sentiment profond de désespoir au moment où le pied écrase une limace gluante… Ensuite, on échange les rôles. • Partie de jeu flashante. Prenez les mêmes joyeux lurons et organisezvous par couple. L’un va incarner un photographe et l’autre, son appareil photo. « L’appareil photo » ferme les yeux et le photographe le guide pour le placer à l’endroit exact où il a envie de saisir un cliché. Quand le photographe est décidé, il donne une tape sur l’épaule de son « appareil photo », qui doit alors ouvrir les yeux, comme pour ouvrir l’objectif et déclencher la prise de vue, jusqu’à ce que le photographe lui indique de fermer à nouveau ses mirettes. L’appareil
doit alors mémoriser le maximum de détails possibles, pendant les quelques secondes durant lesquelles il a les yeux ouverts. Après quatre ou cinq « clichés », il raconte à son photographe tout ce qu’il a perçu. Puis ce dernier le reconduit vers les endroits où les photos ont été prises, pour confronter sa description à ce qu’il contemple maintenant plus longuement.
Vous n’aVez jamais eu la main Verte ? aïe, c’est un signe éVident de refoulement !
• Dans toutes les positions. Trouvez un emplacement qui vous plaît dans un joli coin de verdure. En position debout, notez tout ce que vous percevez. Agenouillez-vous, puis recommencez. Enfin, allongez-vous sur le ventre, à hauteur de fourmi, et écrivez à nouveau tous les détails que vous voulez. Vous trouverez plein d’autres idées pour animer vos week-ends thérapeutiques de survie sur www.teachgreenpsych. com (toujours en anglais). Le truc radicaL L’écololo-cure a échoué ? Alors, pour établir une harmonie définitivement verte entre votre moi, votre surmoi et votre ça, partez vivre dans un écovillage, ces communautés qui, partout dans le monde, mettent en pratique au quotidien tous les principes écolo. Plus d’infos sur www.ecovillage.org
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www.neoplanete.eu
IllustratIon : ChrIstophe Besse
[participer] ZeStS
Terre des pôles
A l’occasion de l’Année polaire internationale, les grilles du Jardin du Luxembourg, à Paris, deviennent cet automne les cimaises de l’exposition « Terre des Pôles ». En tout, 80 photographies mettent en scène les Pôles et leur vie : la moitié en noir et blanc pour l’Arctique - où l’initiateur de ce projet, le photographe Nicolas Mingasson, aime partager la vie des habitants -, l’autre en couleurs pour l’Antarctique, avec des clichés de différents artistes. S’arrêter devant ces monuments de beauté et ces témoins menacés, c’est prendre « un temps d’arrêt et de réflexion, une seconde contre nos habitudes », selon Nicolas Mingasson, qui y voit une base de réflexion sur les raisons du changement climatique. Incontournable.
Pour en savoir plus : www.neoplanet.eu Exposition « Terre des pôles », du 24 septembre au 4 janvier, au Jardin du Luxembourg, Paris. Livre « Terre des pôles », aux éditions Jean di Sciullo. Parution en septembre.
BraVO À
• Récylum, qui va collecter des lampes usagées pendant le 4e Forum des déchets, du 1er au 7 octobre, auprès de quelque 20 000 personnes, place de l’Hôtel de Ville à Paris.Y sera présenté un nouveau meuble de collecte devant être déployé dans plus de 1 000 enseignes en France. • Trois étudiants d’Audencia, l’Ecole supérieure de commerce de Nantes, qui viennent d’effectuer un tour de France du développement durable. L’objectif était de faire valoir une trentaine d’initiatives locales : maison autonome, village durable, coopérative d’électricité éthique, association de forestiers… Vivez les aventures de Gilles Vanderpooten, Hélène Roy et Bertrand Guillier sur www.vivelaterre.com • HSBC qui mobilise ses collaborateurs autour de la protection de l’environnement. Le but ? Revaloriser les abords du parc de Saint-Cloud, dans les Hauts-de-Seine, lors de journées d’action qui auront lieu jusqu’en 2010. Les meilleurs deviendront « climate champions », autrement dit, des ambassadeurs du changement climatique dans l’entreprise. • Les matériaux utilisés expliquent ces résultats : du bois pour la brique en carton, du pétrole pour le plastique… La fabrication, le poids et le transport de l’emballage jouent également beaucoup, le tout défavorisant nettement le verre. Alors, pourquoi verre et plastique se recyclent mieux ? Parce que les consommateurs les trient plus souvent ! Reste donc encore des progrès à faire et, pourquoi pas, dans la consignation du verre.
(*) Etude effectuée en mars 2008 par Bio intelligence service avec Tetra Pack et WWF.
B.a. ba
Quel emballage choisir ?
Le verre et le plastique se recyclent plus que la brique en carton, mais c’est elle qui possède l’impact environnemental le plus faible, en particulier si l’on considère les émissions de CO2 et l’ensemble du cycle de vie du produit (*). • La brique en carton équivaut à 83 g de CO2, tandis qu’une bouteille plastique de même contenance affiche 143 g. Une brique de jus d’un litre consomme pour sa part 87 g de CO2, la même en plastique 129 g, la même en verre 345 g.
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dr
/ Nicolas MiNgassoN / FraNçois leFebvre
Pour ce faire, le fabricant monégasque a spécialement développé une variante électrifiée du Citroën Berlingo, qui conserve le comportement routier et la capacité de charge du modèle thermique. Il sort également une nouvelle voiture avec Michelin, pour le Mondial de l’automobile. D’autres modèles, comme les Fétish, Eclectic et Astrolab, assurent le prestige de ce spécialiste qui a su donner une image sportive à la voiture électrique.
www.venturi.fr
Fiche entreprise L’engagement DD du secteur économique
L’entreprise Sineo
Par Teddy Follenfant
ineo est une jeune entreprise de nettoyage de véhicules qui a la particularité de nettoyer sans eau et à la main. Les produits utilisés sont 100 % biodégradables fabriqués à base d’huiles essentielles et d’agrumes. Créée en 2004, l’entreprise a connu un développement important depuis l’ouverture de sa première franchise en 2006, à Strasbourg. Ce concept a été mis au point par Olivier Desurmont, jeune cadre originaire du Nord ; plus rien ne semble arrêter le développement de Sineo puisque cette année, le groupe devait compter près de 40 centres sur tout le territoire national et commercialiser ses produits auprès du grand public. LES POINTS FORTS : Les valeurs de l’entreprise sont la protection de l’environnement, le social et le développement dans l’innovation. La gamme de produits Sineo a été établie par un grand laboratoire spécialisé dans la chimie végétale. Composés uniquement de substances naturelles, ces produits de nettoyage s’utilisent sans ajouter d’eau et ne nécessitent pas de rinçage. Contrairement au lavage traditionnel qui n’enlève que la saleté, ce procédé nettoie, traite, lustre et protège les véhicules. Sineo permet aussi de réinsérer des personnes en difficulté dans la vie professionnelle. Objectif : remettre sur le marché du travail 100 % des employés allant jusqu’à la fin de leur contrat. Aujourd’hui, toutes les franchises respectent ces valeurs sociales. L’entreprise affiche d’ailleurs un joli palmarès : élue « As de cœur de la franchise » en 2006, elle a aussi reçu le « Trophée Innovia 2007 », les « Trophées européens des innovations en faveur de l’environnement » et le « Prix entreprises pour l’environnement 2007 », dans la catégorie « Management environnemental pour le développement durable ». LES POINTS FAIBLES : Des moyens financiers encore limités pour une communication qui doit se développer, en attendant des produits disponibles pour le grand public.
S
petit prix La région Poitou-Charentes a lancé un appel à projets pour la réalisation d’une voiture électrique à prix modéré, de l’ordre de 5 000 euros. Parmi les entreprises sélectionnées : Heuliez,
Le Cyclotron, signé Eco & Mobilité.
qui a créé la Cleanova avec le groupe Dassault, et « Eco & Mobilité » qui a mis au point plusieurs véhicules - le Pelican, le Cyclotron - avec sa marque ELV.
www.eco-mobilite.com et www.heuliez.com/fr
X-Trail et du Renault Scenic. Nissan a également présenté Pivo2, véhicule électrique dont l’habitacle rotatif est modulable et dont chaque roue est indépendante, pivotant jusqu’à 90 °.
habitacle rotatiF Renault et Nissan ont annoncé vouloir développer dans les prochaines années les véhicules électriques aux Etats-Unis, au Japon, en Israël, au Danemark… Deux prototypes de véhicules à pile à combustible existent à partir du Nissan
Karts électriques
lors du Mondial de l’automobile de Paris, une piste spécialement aménagée permettra aux visiteurs de découvrir les joies du karting électrique. Garanti sans bruit et sans odeur !
et aussi… Toyota, Chevrolet, Subaru, Mitsubishi, Tata, Opel, Nice Car-Company, Think, Duracar… Autant de marques qui développent dès à présent des voitures électriques ou des projets.
Pour en savoir plus : www.neoplanete.eu
La Think Ox, griffée Think.
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www.neoplanete.eu
[s’aimer]
Parées de lumière
Début septembre, l’espace « So Ethic » du Salon Prêt-à-Porter Paris a réuni des dizaines de collections printemps-été 2009, qui donnent du sens à la mode.
Par Matthew Allen
Beau, le recyclage
Arrêter de gaspiller et se servir de l’ancien pour créer du neuf. Telle est la devise de Globe Hope, une marque finlandaise qui dessine des robes d’été très « girly » avec de la toile de parachute, des vestes chic et cintrées avec des serviettes de soldats, des pantalons de ville avec des textiles d’hôpital déjà utilisés...
www.globehope.com
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