<a href="zh5;5013" title="WAI HTML"><img alt="Cover" src="/cover/co/5013.gif"></a> <div id="wrapper"> <div id="slider"> <ul class="navigation"> <li><a href='#p1'>1</a></li> <li><a href='#p2'>2</a></li> <li><a href='#p3'>3</a></li> <li><a href='#p4'>4</a></li> <li><a href='#p5'>5</a></li> <li><a href='#p6'>6</a></li> <li><a href='#p7'>7</a></li> <li><a href='#p8'>8</a></li> <li><a href='#p9'>9</a></li> <li><a href='#p10'>10</a></li> <li><a href='#p11'>11</a></li> <li><a href='#p12'>12</a></li> <li><a href='#p13'>13</a></li> <li><a href='#p14'>14</a></li> <li><a href='#p15'>15</a></li> <li><a href='#p16'>16</a></li> <li><a href='#p17'>17</a></li> <li><a href='#p18'>18</a></li> <li><a href='#p19'>19</a></li> <li><a href='#p20'>20</a></li> <li><a href='#p21'>21</a></li> <li><a href='#p22'>22</a></li> <li><a href='#p23'>23</a></li> <li><a href='#p24'>24</a></li> <li><a href='#p25'>25</a></li> <li><a href='#p26'>26</a></li> <li><a href='#p27'>27</a></li> <li><a href='#p28'>28</a></li> <li><a href='#p29'>29</a></li> <li><a href='#p30'>30</a></li> <li><a href='#p31'>31</a></li> <li><a href='#p32'>32</a></li> </ul> <div class="scroll"> <div class="scrollContainer"> <div class='panel' id='p1'><pre>[19] GRATUIT MARS 2011 LE MAG DE L’ENVIRONNEMENT www.neoplanete.fr THÉMA Ne pas jeter sur la voie publique SPECIAL PAPIER</pre></div> <div class='panel' id='p2'><pre>Néoplanète n°19 Mars 2011 COUVERTURE : ILLUSTRATION : CHRISTOPHE BESSE NÉOPLANÈTE 14, impasse Carnot - 92240 Malakoff Tél. : 01 49 85 75 31 Fondatrice, directrice de la publication, rédactrice en chef : Yolaine de la Bigne, Assistante de rédaction : Daphné Victor Pour joindre la rédaction : prénom@neoplanete.fr QUOTIDIEN EN LIGNE www.neoplanete.fr Directeur technique : Loris Guignard assisté de Tarek Alterkaoui Rédactrice en chef adjointe : Fabienne Broucaret Directeur artistique : Romée de la Bigne Publicité : Adverline - tél. : 01 44 92 35 53 Philippe Framezelle, p.framezelle@adverline.com WEB RADIO Rédactrice en chef adjointe : Fabienne Broucaret Rédacteur / Technicien : Michaël Blaizot © FRANÇOISE LATOUR C’est une première ! Après notre série de théma sur des sujets comme l’épanouissement durable ou la forêt. Voici celui sur le papier avec, et c’est une nouveauté, une couverture par notre dessinateur “chouchou”, Christophe Besse, qui nous l’a emballé avec talent ! Pourquoi le papier ? Parce que certains voudraient le déchiqueter en morceaux lui reprochant d’être synonyme de déforestation et de pollution. Pourtant, des entreprises, des labels, de nouveaux réflexes comme celui du recyclage, des prises de consciences font évoluer le milieu du papier. Voici donc un numéro en hommage au papier, partie intégrante de notre culture et de notre économie. Mais un papier plus respectueux, plus éthique pour écrire une nouvelle page de notre histoire. Celle de notre avenir. « NE JETEZ PAS NÉOPLANÈTE, GARDEZ-LE, DONNEZ-LE OU METTEZ-LE DANS LA POUBELLE JAUNE, POUR ÊTRE RECYCLÉ... SINON, REPOSEZ-LE SUR LE PRÉSENTOIR » NÉOPLANÈTE, POUR CHANGER D’ÈRE Yolaine de la Bigne, Directrice de la publication, rédactrice en chef MAGAZINE Ont collaboré à ce numéro : Michaël Blaizot, Allain Bougrain Dubourg, Fabienne Broucaret, Jean-Louis Caffier, Chloé Dhoye, Gérard Feldzer, Nicolas Gardères, Ellada Parseghian, Alice Pouyat, Delphine Rabasté. Maquette : Léo Jikan Secrétaire général de la rédaction : Jean-Michel Véry avec Daphné Victor Service photo : Déborah Morgan Illustrations : Christophe Besse Consultant : Teddy Follenfant (tfollenfant@noos.fr) Développement et sponsoring : Anthony Murzereau (anthony@neoplanete.fr) Communication et partenariat : Daphné Victor Publicité L’Autre Régie, tél. : 01 44 88 28 90 Jérémy Martinet, j.martinet@lautre-regie.fr Abonnement : 40 euros - 9 numéros/an (frais postaux pour la France métropolitaine) Néoplanète est imprimé à 100 000 ex. édité par Kel Epok Epik Le Verger - 22350 Caulnes Siret : 502 305 105 Ce magazine est imprimé sur un papier respectueux de l’environnement : Eural Premium 70g, un papier 100% recyclé de la gamme Eural produite à l’usine du Bourray, en France, par Arjowiggins Graphic et certifié Ecolabel Européen nr FR/011/003 PARTICIPER Innovations, réflexion, consommation… à chacun sa manière d’agir Droit : le siècle de la soif ?..... ................................................................................................................................................ P.03 L’écologie fait son cinéma ..................................................................................................................................................... P.06 S’ENGAGER Célèbres et passionnés, ils nous invitent à un monde meilleur Le plastique, c’est chic ............................................................................................................................................................. P.08 HEC intègre le DD ................................................................................................................................................................... P.09 En raison d’impératifs techniques, la pagination de ce cahier spécial est erronée. Veuillez-nous en excuser. SPÉCIAL PAPIER Interview de Laurent de Gaulle, président de Culture Papier et de Denis Turrier, directeur général de Lourmel ................................................................................................................................................................................................P.12 L’écologie et le papier, c’est plié....................................................................................................................................................P.14 Mode : les jolies cocottes en papier ..........................................................................................................................................P.16 Des avions qui déchirent ..................................................................................................................................................................P.18 La renaissance au fil des pages .....................................................................................................................................................P.20 L’art dans ses petits papiers ............................................................................................................................................................P.22 Argentine : Eloisa cartonera fait un carton ...........................................................................................................................P.25 Comme un avion sans elle ..............................................................................................................................................................P.27 Réduire, réutiliser et recycler, les 3 « R » du papier en 10 gestes ..........................................................................P.28 CAHIER SPÉCIAL G R A P H I C IMPRESSION EFFECTUÉE GRACIEUSEMENT PAR LE GRAIC (GROUPEMENT RÉGIONAL DES IMPRIMEURS DU CENTRE) ET PAR LE PÔLE DE PRODUCTIVITÉ GRAPHIQUE O PLURIEL. CAHIER SPÉCIAL IMPRIMÉ SUR DU PAPIER VERTARIS, « VERTALUX MAT » 80G.</pre></div> <div class='panel' id='p3'><pre>ILLUSTRATION : CHRISTOPHE BESSE L’HUMEUR DE CHRISTOPHE BESSE LA CHRONIQUE DROIT DE MAÎTRE NICOLAS GARDÈRES LE SIÈCLE DE LA SOIF ? À l’instigation des Nations unies, le 22 mars est, depuis 1993, la Journée mondiale de l’eau. Célébrée cette année au Cap, en Afrique du Sud, elle mettra l’accent sur les difficultés à s’approvisionner en eau potable dans les zones urbaines, en particulier dans les pays du Sud. Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, plus de la moitié de la population habite en ville. Ressource vitale (contrairement au pétrole) et bien de consommation essentiellement payant (contrairement à l’oxygène ou aux rayons du soleil), l’eau se fait rare et constitue ainsi la plus terrible source d’injustice et d’inégalité : première cause de mortalité dans le monde et conflits entre de nombreux États. Il était donc indispensable que le droit se mobilise. Le droit à une eau potable salubre et propre a ainsi été reconnu par l’Assemblée générale des Nations unies, le 28 juillet 2010. Mais, cette question reste totalement dépendante du mode de gouvernance étatique. L’eau, comme la nourriture, est un sujet éminemment politique. Plus qu’à la pauvreté ou aux conditions climatiques, les famines sont en effet dues à l’absence de démocratie. Comme l’a fait remarquer l’économiste indien et prix Nobel, Amartya Sen.Quand l’Inde est devenue indépendante et démocratique, les famines, si courantes du tant de l’empire colonial, ont cessé. Une presse libre et le suffrage universel ont permis de surmonter l’explosion démographique, le manque d’infrastructures et la pauvreté de la ressource. L’accès à l’eau potable pour tous est donc possible, mais à condition d’être une priorité absolue. Or, service public structurellement déficitaire, l’accès à l’eau et à l’assainissement ne seront jamais une priorité pour les dictatures et les États corrompus. L’action internationale n’en est donc que plus essentielle. Les mécanismes de financements destinés aux pays du Sud doivent être conditionnés à un accès à une eau saine. Un contrôle international beaucoup plus strict devrait encadrer le comportement des multinationales de l’eau, dont l’action, par exemple en Amérique du Sud, est souvent sujette aux plus grandes réserves. Notons enfin, que ce droit a été officiellement reconnu en France dans le cadre de la loi sur l’eau et les milieux aquatiques du 30 décembre 2006 : « L’usage de l’eau appartient à tous et chaque personne physique, pour son alimentation et son hygiène, a le droit d’accéder à l’eau potable dans des conditions économiquement acceptables par tous ». Nicolas Gardères Avocat à la cour et vice-président de l’association Entreprendre vert. © ALLIE HYLTON / SXC.HU “ C’EST MA MÈRE QUI A INVENTÉ L’ÉCOLOGIE ; UN BAIN POUR NEUF ! LE COVOITURAGE : DOUZE DANS UNE R12 LE RECYCLAGE : UN CARTABLE POUR SEPT ” JAMEL DEBBOUZE [ 3 ]</pre></div> <div class='panel' id='p4'><pre>[PARTICIPER] ZESTS @ RETROUVEZ ELECTRIP SUR WWW.NEOPLANETE.FR RUBRIQUE BOUGER ELECTRIP : À LA CONQUÊTE DU FAR-WEST Le défi fou de Benjamin Voron ? Traverser les États-Unis, d’Est en Ouest... en scooter électrique. Une décennie après avoir fait le tour du monde à vélo, cet ancien directeur communication de 33 ans se lance cette fois-ci dans un périple de 6 000 km à effectuer en 90 jours avec seulement 80 km d’autonomie. Sa seule solution pour relier New York à Los Angeles : faire appel à la solidarité des Américains pour recharger les batteries de son scooter chez eux. C’est donc une aventure solidaire et environnementale, mais aussi un projet de partage surfant sur la vague des communautés du Web. Ainsi, vous pouvez rejoindre la « Fan Page » d’Electrip sur Facebook et devenir un véritable acteur de ce voyage. La promesse ? A chaque nouveau fan, c’est 1 kg de CO 2 économisé par Electrip, pour financer un projet environnemental au Cambodge. Départ prévu le 28 février du port de Marseille. Il ralliera ensuite New York via un cargo et une traversée en mer de treize jours. En partenariat avec Néoplanète, bien sûr ! MB ©MICHEL27 BÉBÉ VA ÊTRE BABA ! Masser bébé, apprendre à décorer les tartelettes, rire devant des marionnettes, jouer au loto des odeurs, faire des collages, un herbier… Venez vous amuser à l’atelier organisé avec Néoplanète chez Weleda le 30 mars pour fêter les 90 ans de cette marque pionnière dans la cosmétique bio. Qui des bébés ou des mamans se feront le plus chouchouter ? Inscrivez-vous vite sur www. neoplanete.fr, les places sont comptées ! YB Rendez-vous à l’Espace Weleda, 10 av. Franklin-Roosevelt, Paris VIII e . NÉOPLANÈTE 19 - MARS 2011 [ 4 ]</pre></div> <div class='panel' id='p5'><pre>ZESTS [PARTICIPER] LA CHRONIQUE D’ALLAIN BOUGRAIN DUBOURG LES OISEAUX SE CACHENT POUR SOUFFRIR Il y a ceux qui les nourrissent avec joie et ceux qui les qualifient de « rats du ciel ». Les pigeons des villes doivent s’accommoder de cette improbable gouvernance. Reste que, si leur nombre conduit à des pathologies et autres malaises pour leur propre espèce, l’éradication radicale ne peut faire office de solution. Conscients de l’évidence, certains « esprits éclairés » ont trouvé la parade : la stérilisation. Non pas par des graines, qui restent difficilement gérables, mais par la castration. Il faudra l’efficacité d’Internet pour révéler l’insoutenable réalité qui se cache derrière ce principe. © HOWZEY Capturés à Bruxelles, les pigeons sont transportés en région parisienne pour être opérés, puis réexpédiés. Jusque-là, rien d’inquiétant. Ce sont les images, révélées par l’association Gaïa, qui font froid dans le dos. Alignés à la chaîne, les oiseaux sont maintenus par des élastiques avant qu’on leur ouvre le flanc au scalpel. Puis, des engins plongent dans leurs entrailles pour tenter d’en extraire les organes génitaux. Il faut évidemment multiplier les tentatives avant d’en finir avec la sexualité… Le tout sans anesthésie ! Comment peut-on accepter de tels procédés ? Les pigeons seraient-ils insensibles à la souffrance ? Cette indifférence conduit à la culpabilité des élus qui en acceptent le protocole et à celle des techniciens qui le mettent en œuvre. Les milliers d’euros investis dans ces opérations barbares et inacceptables trouveraient mieux leur place dans la création de « pigeonniers contraceptifs ». Ces derniers offrent une méthode douce et efficace par l’élimination des œufs pondus au nid. Il est des moments où, même si « le cœur ne nous en dit pas », le devoir impose d’ouvrir les yeux. La preuve en images sur : http://www.youtube.com/ watch?v=y3gQOuqpwpQ Allain Bougrain Dubourg Journalise - Réalisateur [ 5 ] NÉOPLANÈTE 19 - MARS 2011</pre></div> <div class='panel' id='p6'><pre>[PARTICIPER] ZESTS ©DAVID RITTER / WWW.SXC.HU L’écologie fait son cinéma Des images à couper le souffle, de l’humour, des histoires d’amour, des projets fous... L’écologie commence à inspirer le monde du cinéma. Loin des films-documentaires accusateurs, Avatar a lancé le mouvement. Et ce mois de mars est particulièrement créatif. Tour d’horizon de vos prochaines sorties ciné ! Par Chloé Dhoye. EN IMMERSION... Les deuxièmes rencontres parisiennes : Eau et Cinéma, en partenariat avec Néoplanète, remettent au goût du jour des films déjà sortis, souvent trop tôt. À revoir ou à découvrir avec bonheur du 18 au 23 mars, Pavillon de l’eau, 77 avenue de Versailles, Paris. Entrée gratuite. www.eaudeparis.fr � Maudite Pluie ! de Satish Manwar Petit agriculteur dans un village traditionnel hindou, Kisna et ses voisins sont victimes de la sécheresse. Ils vont élaborer un plan afin que leurs terres soient toujours alimentées en eau. � La Rivière sauvage, d’Elia Kazan Dans le Tennessee, l’ingénieur Chuck Glover est chargé de construire un barrage dans la région pour prévenir les crues dévastatrices du fleuve. Mais bien vite, il se heurte à l’opposition des propriétaires terriens… NÉOPLANÈTE 19 - MARS 2011 � Sharkwater, les seigneurs de la mer, de Rob Stewart Passionné depuis l’enfance par les requins, le beau Rob Stewart est devenu biologiste et photographe sous-marin afin de pouvoir nager avec eux, décrypter leurs mystères et déconstruire le mythe du requin mangeur d’hommes. [ 6 ] ET AVEC LES ENFANTS… � Mèche Blanche, les aventures du petit castor, de Philippe Calderon Un jour, le barrage qui sert de refuge à Mèche Blanche et à sa famille s’écroule. Mèche Blanche est alors emporté par le courant loin des siens. Seul et inexpérimenté, il découvre une forêt hostile et se retrouve à la merci de redoutables ennemis. Affamé, il tente de gagner l’affection d’un vieux castor bougon avec lequel il bravera tous les dangers. � Ma petite planète chérie, de Jacques-Rémy Girerd Ce sont neuf petites histoires dans lesquelles les deux héros, Coline et Gaston - entraînés par leur amie Zina, une araignée domestique - découvrent les joies de la nature, mais aussi ses prédateurs : la pollution, les déchets… � La Prophétie des grenouilles, de Jacques-Rémy Girer Des grenouilles se sont réunies dans une mare. Elles sont arrivées des quatre coins du pays pour confronter leurs calculs et leurs prévisions. Une catastrophe est imminente : il va pleuvoir. � Le Vieil Homme et la Mer, d’Alexandre Petrov Santiago, un vieux pêcheur cubain, décide de partir en mer sur le Gulf Stream : loin des côtes, sa ligne se tend enfin. Santiago réalise très vite qu’il s’agit là d’une prise hors du commun. Quel est donc ce poisson qu’il n’a pas encore vu ? Toute la nuit, il se laisse entraîner dans l’espoir de l’épuiser.</pre></div> <div class='panel' id='p7'><pre>SORTIES RÉCENTES � Animaux et Cie, de Reinhard Klooss et Holger Tappe Le delta de l’Okavango, en Afrique, est désormais le dernier paradis terrestre où les animaux peuvent s’ébattre en toute liberté. C’est là que Billy, le suricate, et son meilleur ami Socrate, un lion végétarien, attendent l’évènement de l’année : la crue qui inonde le delta et assure la survie de tous. Pourtant, cette fois, l’eau n’est pas au rendez-vous... Billy part chercher l’eau en compagnie de son fidèle complice pour découvrir qu’un barrage a été construit afin de fournir de l’énergie à un luxueux complexe hôtelier. Au cours de leur périple, ils vont rencontrer des animaux, plus délirants et plus incroyables les uns que les autres, venus se réfugier de toute la planète après que leurs foyers ont été détruits par les humains. � Le Voleur de lumière, d’Aktan Arym Kubat On l’appelle Monsieur Lumière (Svet-ake). Dans ce village perdu au milieu des montagnes kirghizes, il entretient les lignes, trafique parfois les compteurs pour venir en aide aux plus démunis. Mais il a surtout un rêve : construire sur les montagnes des éoliennes pour alimenter toute la vallée en électricité. De quoi attirer l’attention des hommes corrompus qui sont les nouveaux maîtres du pays. Un film magnifique. � Pollen, de Louie Schwartzberg Fragiles et gracieuses, les fleurs sont l’avenir de la terre. Sans leur histoire d’amour avec les « pollinisateurs », rien ne serait possible. Tournées aux quatre coins du monde, ces images nous font partager l’intimité des rapports entre le monde végétal et le monde animal, essentiels pour l’équilibre de la planète. Époustouflant et très instructif. � Waste Land, de Lucy Walker Incroyable projet du grand artiste brésilien Vik Muniz : photographier les catadores qui trient les déchets de la plus vaste décharge du monde : Jardim Gramacho, en banlieue de Rio de Janeiro. Le but ? Créer des œuvres pour attirer l’attention sur cette population méprisée. Il va vivre avec eux durant trois années, saisir leur désespoir et leur dignité, les aider à réinventer leur vie... Une superbe démonstration du pouvoir de l’art pour nous aider à comprendre le monde. Une belle leçon d’humanité. © DISNEY ATMOSPHÈRE, ATMOSPHÈRE... Pollen, Waste Land, Le Voleur de lumières… autant de films projetés lors de l’Atmosphère festival (*) , en partenariat avec Néoplanète. Projections, débats, mais aussi lectures dont celle des Paradis Perdus de Pierre Tré-Hardy et Jean-Pierre Bernard (nommés aux Golden Globes) sur les paroles visionnaires des grands chefs indiens. On y découvrira aussi le projet de la première traversée du globe Nord-Sud en voilier via le détroit de Behring par Pierre Boulogne, un jeune de 22 ans, l’actrice Audrey Tautou et une équipe de scientifiques dont le but sera de montrer la réalité du réchauffement climatique. YB (*) Atmosphère festival : du 30 mars au 3 avril à Courbevoie. www.atmospheresfestival.com [ 7 ] NÉOPLANÈTE 19 - MARS 2011</pre></div> <div class='panel' id='p8'><pre>[S’ENGAGER] © SAEED KHAN AFP MALAISIE / ANNE-EMMANUELLE THION Le plastique, c’est pas chic On le trouve partout. Pollueur des mers et des terres, le plastique est devenu l’ennemi public numéro un en quelques années. Mais des actions se mettent en place pour contrer son invasion, notamment grâce à deux lauréates du prix Terre de femme 2011. Par Delphine Rabasté 7 769 kilos par seconde. 245 milliards de kilos. C’est la quantité de plastique produite dans le monde en 2008 ! Accueilli en héros lors de son apparition, parce qu’il améliorait l’hygiène et permettait de conserver les aliments, le plastique est désormais pointé du doigt. Et pour cause, il s’amoncèle dans les décharges et se dégrade mal. Il peut rester jusqu’à quatre cents ans dans la nature ! Deux composants sont pris pour cible : les phtalates - pour le rendre plus souple - et le bisphénol A (BPA) - pour le rendre plus dur. Parmi les effets secondaires des phtalates, une mortalité et des malformations fœtales ou encore une baisse de la fertilité. Dans les pays industrialisés, on estime ainsi qu’un homme produit deux fois moins de spermatozoïdes que son grand-père au même âge. Quant au bisphénol A, capable de mimer l’effet des hormones féminines, il est soupçonné d’augmenter les risques de puberté précoce, de cancer de la prostate ou du sein et d’anomalies de reproduction. CHAQUE HEURE 675 TONNES D’ORDURES SONT JETÉES DANS LA MER Le plastique envahit aussi les mers. « Oceana, l’organisation de protection des océans, estime que l’on jette environ 675 tonnes d’ordures dans la mer toutes les heures. La moitié d’entre elles sont constituées de plastique », expliquent Werner Boote et Gerhard Pretting. Une étude menée en 2010 par l’expédition Med (Méditerranée en danger) a démontré que 250 milliards de micro-plastiques flottent en Méditerranée, tuant oiseaux, tortues et autres mammifères qui les avalent. Pour réveiller les consciences, plusieurs Collecter ou recycler, Charlotte Fredouille (à gauche) et Faiza Hajji (à droite) luttent chacune à leur façon contre la pollution plastique. acteurs se mobilisent. En remettant le prix Terre de Femmes, Jacques Rocher, président de la fondation Yves Rocher, récompense des femmes éco-citoyennes qui agissent pour l’environnement. Cette année, deux lauréates luttent contre l’invasion des plastiques : Charlotte Fredouille et Faiza Hajji. BALI, SES PLAGES ET SES DÉTRITUS En 2008, la première part à Bali et a un coup de cœur. Mais horreur : derrière l’image de carte postale, Charlotte Fredouille découvre des plastiques partout : sur les plages, les rivières, dans les villages. Devenue bénévole pour l’association Peduli Alam, elle crée un réseau de poubelles publiques et individuelles. Aujourd’hui, elle souhaite installer plus de bacs de collecte, sensibiliser la population et mettre en place un centre de tri et de revalorisation des déchets. Au Maroc, c’est Faiza Hajji, ancienne consultante en télécommunications, qui s’investit dans son association, Docteur Fatiha. Son combat : aider les femmes précaires en leur apprenant à ramasser les plastiques pour les transformer en jolis sacs à main qu’elles vendront ensuite. Et dans nos pays industrialisés ? L’interdiction d’utiliser des sacs plastique classiques vient d’être repoussée au 31 décembre 2013 et la taxe de 10 euros par kilo attribuée à ces plastiques ne sera appliquée qu’à partir de 2014. Quant aux plastiques biodégradables, fabriqués à base d’amidon de maïs et d’huiles diverses, ils existent, mais restent chers (8 à 9 cents contre 5 pour un sac « normal »). Bref, l’affaire du plastique n’est pas encore dans le sac ! À lire : Plastic Planet, la face cachée des matières synthétiques, de Werner Boote et Gerhard Pretting , Actes Sud. © DIANE GROVES - SXC.HU NÉOPLANÈTE 19 - MARS 2011 [ 8 ]</pre></div> <div class='panel' id='p9'><pre>L’INTÉGRALITÉ DE L’INTERVIEW SUR LA WEB RADIO NEOPLANETE.FR RUBRIQUE V.I.P [S’ENGAGER] Bénédicte Faivre-Tavignot : HEC intégre le DD Après une immersion dans les quartiers pauvres d’Amérique latine, Bénédicte Faivre-Tavignot initie un master “développement durable” au sein d’HEC. Volonté affichée de faire bouger les lignes en entreprises. Par Fabienne Broucaret la sortie d’HEC, je suis partie un À an travailler bénévolement dans un quartier très défavorisé de Santiago du Chili, raconte-t-elle. J’ai vécu la réalité de l’extrême pauvreté et vu aussi des éléments de solutions, notamment grâce au micro-crédit ». De retour en France, la jeune femme passe plusieurs années en entreprise, notamment chez Philips, avant de lancer en 2003, à HEC, un master dédié au développement durable. « Nous cherchons à former des gens qui soient capables de faire changer les règles du jeu et les pratiques en profondeur, explique-t-elle. L’idée est de montrer que les entreprises ont un rôle clé à jouer en apportant de la valeur économique, mais aussi un bien-être sociétal et environnemental. L’enjeu pour HEC est d’intégrer plus généralement le développement durable dans tous les cursus. » Une formation d’une année pour apprendre, entre autres, les grands enjeux macro du DD en matières de géopolitique, d’humanitaire et d’environnement. Via aussi des stages et des missions de conseils. Fin 2008, HEC a également inauguré une chaire « social business, entreprises et pauvreté ». Les débouchés ? « Certains diplômés occupent des fonctions classiques pour intégrer le développent durable dans tous les secteurs de l’entreprise. Le nerf de la guerre, c’est le service des achats, avec le choix des fournisseurs. C’est un levier très puissant de changements. D’autres s’orientent dans des domaines plus spécialisés, de l’eau à la finance carbone en passant par les ONG et les entreprises d’insertion. » © BIAIS JEAN MARC HEC PARIS [ 15 ] NÉOPLANÈTE 19 - MARS 2011</pre></div> <div class='panel' id='p10'><pre>ÉCOUTEZ LA WEB RADIO NEOPLANETE.FR ET RETROUVEZ DEUX FOIS PAR MOIS « LA VILLE DE DEMAIN » AVEC GDF SUEZ EN PARTENARIAT LA VILLE DE DEMAIN L’eau qui coule de source ? La gestion de l’eau sera l’un des problèmes du siècle prochain, car le stress hydrique est déjà une réalité. En ville, le meilleur tuyau reste bien de se brancher jusqu’au robinet, celui qui distribue le précieux liquide à domicile. Par Jean-Louis Caffier AVEC © MICHAEL FAES / WWW.SXC.HU Un seul chiffre suffirait à clore le débat avant même de l’ouvrir : l’eau « municipale » coûte en moyenne 100 fois moins cher que l’eau en bouteille (de 40 à 240 fois exactement). Eau en bouteille qui, par ailleurs, émet 1 000 fois plus de dioxyde de carbone que celle du robinet (en raison des transports, de la fabrication et du recyclage des bouteilles) ! Qu’est ce qui justifie une telle différence ? Pas grand-chose en fait. Certes, les eaux minérales en bouteille ont des qualités propres en terme de goût ou d’apports en sels minéraux et oligo-éléments, mais de là à payer 100 fois plus ! Et pourtant, en France, environ 6 milliards de bouteilles d’eau en plastique sont écoulées chaque année. Le transport des bouteilles (verre ou plastique) est le premier poste pour le fret de la SNCF ! DES CONTRÔLES STRICTS Sur la potabilité, les critères sont tout à fait comparables entre l’eau en bouteille et l’eau du robinet. Celle-ci doit respecter 54 critères pour être déclarée potable. Plus de 300 000 contrôles sont effectués chaque année par les producteurs, publics ou privés, et les Agences régionales de la santé. Les municipalités ont l’obligation d’afficher leurs résultats (*) . En France, l’eau est potable à 98 %. Les 2 % restant correspondent, dans la plupart des cas, à des problèmes ponctuels liés souvent à des pollutions ou des sécheresses et qui aboutissent à des restrictions temporaires. INTERDIRE OU SÉDUIRE ? Cette eau, issue de différentes origines en fonction des régions (nappes, sources, rivières), est systématiquement traitée avant d’être distribuée. Elle contient, comme l’eau en bouteille, des sels minéraux (calcium, sodium, potassium) et des oligo-éléments (iode, fluor, chlore), indispensables au bon fonctionnement de l’organisme. En revanche, « on n’arrive pas à se débarrasser des résidus de produits pharmaceutiques. Il y a beaucoup de molécules, mais en faible concentration. Cela dit, il faut effectuer plus de recherches », reconnaît Pierre Chantrel, le directeur adjoint de l’Office international de l’eau. En 2006, 46 % des Franciliens buvaient de l’eau du robinet au moins une fois par jour. En 2010, ils étaient 57 %. Une progression spectaculaire aux nombreuses motivations. D’abord les économies, ensuite la confiance grandissante, et enfin la préservation de l’environnement. Et certaines villes favorisent l’eau du robinet comme Besançon qui, en 2006, a donné un nom à son eau, « la Bisontine ». Cette campagne de labellisation s’est accompagnée de distribution de carafes avec visuel adapté dans les cantines et les restaurants. D’un geste un peu honteux, (consommer robinet), on est passé à un acte citoyen, teinté de fierté locale. En 2008, la ville a créé sa « Bisontine pétillante » avec une société spécialisée et en collaboration avec un centre d’aide par le travail ! Depuis septembre 2009, les douze crèches de la ville utilisent la « Bisontine » dans tous les biberons ! Aux États-Unis, les méthodes sont plus brutales : une centaine de villes comme San Francisco, Chicago, Miami ou Seattle ont carrément interdit l’eau en bouteille en plastique ! Boire avec plaisir ou interdire, le mieux serait de laisser chacun choisir ! (*) à lire sur : www.eaupotable.santé.gouv.fr [ 10 ] </pre></div> <div class='panel' id='p11'><pre>LE MAG DE L’ENVIRONNEMENT SPÉCIAL PAPIER © DAVIDE GUGLIELMO - SXC.HU SOMMAIRE � ���� � ���� ���� ����� ������������ ����� � � ��������� �� ������� �� ������� ��������� �� ������� ������� � �� ������ �� ��� ������ � ��������� �� ����� �������� ��������� ������� �� ������� � ������� ���������� �� �� ������ � ����� ���� � � ������� ���� � ��� ������ �������� �� ������ � ���� ��� ������ ��� ��������� � ���� �� ����������� �� �� ��� ������ � ������� ����� ���� ��� ������ ������� � ���� ��������� � ������ ��������� ���� �� ������ IMPRESSION EFFECTUÉE GRACIEUSEMENT PAR LE GRAIC (GROUPEMENT RÉGIONAL DES IMPRIMEURS DU CENTRE) ET PAR LE PÔLE DE PRODUCTIVITÉ GRAPHIQUE O PLURIEL. CAHIER SPÉCIAL IMPRIMÉ SUR DU PAPIER VERTARIS, « VERTALUX MAT » 80G.</pre></div> <div class='panel' id='p12'><pre>[SPÉCIAL PAPIER] “Dans quel monde voulons-nous vivre ?” Parce que le monde du papier évolue avec son temps, l’association Culture Papier veut sensibiliser l’opinion au défis et aux promesses d’un papier responsable. Entretien avec son président, Laurent de Gaulle. Propos recueillis par Yolaine de la Bigne © GROUPE LOURMEL L’association Culture Papier, pour le développement durable du papier et de l’imprimé, vient de célébrer sa première année d’existence. Pourquoi Culture Papier ? Depuis 25 ans au moins, les industries du papier travaillent à réduire leurs impacts écologiques : gestion saine et responsable des forêts, procédés de production moins consommateurs d’énergies, recyclage… Aujourd’hui, il faut défendre le bon usage du papier en expliquant aux décideurs marketing, communication et achats, aux étudiants et universitaires, mais aussi au grand public, les réalités économiques, sociales et écologiques du papier et de l’imprimé. Dans le processus de développement durable, l’isolement doit être proscrit. On ne peut agir et penser « durable » que si l’on se place en relation avec les autres. Nous sommes, ne l’oublions pas, un maillon de la chaîne du vivant. Et c’est bien tout le sens du rassemblement de Culture Papier. Un organisme de protection sociale qui adhère à Culture Papier, c’est un peu étonnant ? Au contraire, notre adhésion est plus que légitime ! Le groupe Lourmel assure la protection sociale complémentaire, à savoir la Denis Turrier retraite et la prévoyance des salariés et anciens salariés des industries graphiques. Dès lors, quand on stigmatise le papier et l’imprimé, ce n’est pas seulement une matière première que l’on vise, mais c’est aussi les hommes et femmes qui travaillent autour de ce support et que l’on voudrait exclure de leur éco-citoyenneté. Ce sont plus de 7 000 entreprises et 190 000 personnes qui sont protégées par notre groupe et que nous nous devons de défendre. Vous entendez donc aller au-delà de votre mission première ? Oui, évidemment. Dans les enjeux concernant le papier, on parle d’écologie, d’environnement, de recyclage, autant d’initiatives fort louables. Mais, on a tendance à oublier l’humain. L’engagement de notre groupe, c’est aussi de montrer que l’homme reste au cœur des préoccupations, fussent-elles uniquement environnementales. Lors de votre premier colloque Culture Papier, mercredi 19 janvier à l’Assemblée nationale et en partenariat avec Néoplanète, vous avez parlé d’« un enjeu de civilisation ». C’est à dire ? Si la crise du dérèglement climatique provoque encore quelques propos et réactions, le débat sur ses liens avec l’activité humaine est aujourd’hui dépassé. Le prix Nobel de la paix, attribué en 2007 à l’Américain Al Gore, aux scientifiques du groupe de l’ONU sur le climat (GIEC) et présidé par l’Indien Rajendra Kumar Pachauri, illustre le très large consensus planétaire autour de l’enjeu écologique. L’objectif est donc de libérer nos mentalités des pièges du matérialisme et des illusions du conservatisme. Être et non avoir. Il nous met en face de nos identités. Il nous demande de quelle manière nous percevons l’autre, la Terre, la création. C’est toute notre relation au monde qui est aujourd’hui remise en cause : quelle civilisation voulons-nous pour demain ? Du papier et des hommes Le secteur du papier, ce sont des arbres, des machines, des papiers de toutes sortes, mais aussi… des hommes ! C’est cet aspect humain, trop souvent oublié, que veut rappeler le groupe de protection sociale Lourmel. Son directeur général, Denis Turrier, nous explique ses priorités. Propos recueillis par Yolaine de la Bigne Des exemples ? Nous venons de lancer une grande enquête sur les personnes récemment au chômage. Cette enquête doit déboucher sur des actions leur permettant de retrouver l’espoir d’un véritable projet de vie. Nous avons également un autre grand projet avec la construction de maisons d’accueil pour handicapés mentaux âgés afin de proposer une alternative à l’hospitalisation. Le groupe Lourmel et la filière papier ont fait le choix de s’orienter vers la construction de maisons d’accueil, avec des équipes dédiées. Comme vous le constatez, notre engagement social est une priorité, comme l’est notre action en faveur de Culture Papier. C’est aux hommes de construire leur avenir et cet avenir ne peut être que solidaire. © HUBERT MOUILLADE/LA POSTE / IVAN PROLE - SXC.HU NÉOPLANÈTE 19 - MARS 2011 [ 12 ]</pre></div> <div class='panel' id='p13'><pre></pre></div> <div class='panel' id='p14'><pre>[SPÉCIAL PAPIER] L’écologie et le papier ? C’est plié ! Il ne finit pas souvent dans le bac de recyclage ! Pourtant, le papier a plusieurs vies. Le numérique n’ayant pas réduit notre consommation de papier-carton, l’utilisation du recyclé devient indispensable pour notre environnement. De la maison au bureau, changez vos habitudes. Découvrez pourquoi et comment recycler le papier. Par Delphine Rabasté QU’EST-CE-QU’UN PAPIER RECYCLÉ ? C’est un papier fabriqué à partir d’au moins 50 % de cellulose, une fibre végétale extraite du bois, réutilisée ou faite de vieux papiers récupérés. Le plus écologique est le papier 100 % recyclé non désencré et non blanchi. Fini le papier de récupération mou, perméable et gris, il peut maintenant être coloré et se présenter sous différentes formes : enveloppes, papier à lettres ou à dessin, cahiers, intercalaires ou encore en ramettes. CISEAUX, PIERRE, SORGHO… PAPIER ! POURQUOI L’UTILISER ? La production de ce papier n’est pas plus polluante que celle du papier vierge et permet même d’économiser des matières premières et de l’énergie. Recycler les papiers et cartons récupérés (PCR) est aussi un excellent moyen de valoriser les déchets en désengorgeant les incinérateurs et les centres d’enfouissement. Papier en pierre… Emana Green a créé le premier papier à base de pierre : le terraskin, composé de carbonate de calcium (80 %) et de fixateur (20 %). Ces deux matériaux rendent le papier résistant à l'eau et à la déchirure. Il peut même remplacer le charbon et le plastique, car il résiste à la graisse et l´huile. Un produit d’autant plus intéressant pour le respect de l’environnement que sa fabrication ne nécessite ni eau ni produits chimiques de blanchiment. Comparé au papier traditionnel, chaque tonne de terraskin sauve vingt arbres et émet 50 % de CO 2 en moins ! Une innovation qui ne laisse pas de marbre. … Ou en sorgho. Ces dernières années, la Fédération internationale pour l'aide au développement industriel et agro-alimentaire (FADIA) a mis au point un concept basé sur la culture et la transformation du sorgho pour produire de la pâte à papier. Riche en cellulose, cette plante robuste originaire d’Afrique peut servir à produire de la pâte à papier et même de l’énergie. Peu gourmande en eau, elle s’adapte aussi bien aux régions chaudes que tempérées. On la cultive essentiellement en Afrique et en Asie, mais on en trouve également aux États-Unis et en Europe. Le sorgho, plante d'avenir ? C’est possible. Si les Indiens vont l'expérimenter comme biocarburant, les Français ont découvert qu’elle pouvait aussi dépolluer la terre. Le sorgho, plante miracle de demain, pourrait sauver bien plus que le papier. Delphine Rabasté et Ellada Parseghian [ 14 ] COMBIEN DE FOIS PEUT-ON RECYCLER ? Malheureusement, au fil des opérations de recyclage, les fibres s’abîment et se raccourcissent, leur qualité diminue. En fonction du papier à fabriquer, une même fibre peut être réutilisée de 5 à 10 fois. Il est donc essentiel de mélanger des fibres vierges aux fibres recyclées. QUELS SONT LES LABELS ? L’Ange Bleu, label allemand (1) , assure que le papier a été fabriqué avec des fibres 100 % recyclées et que l’entreprise n’a utilisé aucune substance dangereuse ou non-biodégradable, comme les azurants optiques (servant au blanchiment du papier) lors de la fabrication. Autre label similaire : Apur, de l’Association des producteurs de papiers recyclés (2) , qui s’applique aux produits comprenant au moins 50 % de fibres recyclées. D’autres logos, comme l’Ecolabel européen (3) ou le Cygne nordique (4) prennent en compte toutes les étapes du cycle de vie du papier jusqu’à ses impacts. Les fibres vierges doivent par exemple provenir de forêts exploitées durablement et la consommation d’énergie nécessaire à la production doit être minime. (1) (www.blauer-engel.de, allemand ou anglais) (2) (www.apur-papiersrecycles.com/) (3) (www.ecolabels.fr/) (4) (www.nordic-ecolabel.org) © PATRYCJA CIESZKOWSKA - H BERENDS / WWW.SXC.HU</pre></div> <div class='panel' id='p15'><pre>[SPÉCIAL PAPIER] LE PAPIER RECYCLÉ FREINE-T-IL LA DÉFORESTATION ? Oui : une tonne de papier recyclé épargne 17 arbres ! S’il faut 2 à 3 tonnes de bois pour produire une tonne de papier classique, on peut obtenir 900 kg de papier recyclé avec une tonne de vieux papiers. La France fait partie de ces pays qui créent du papier à partir de sousproduits forestiers (coupes d’entretien, branches, arbres tombés ou malades et déchets de scieries) et de PCR recyclés (60 % de la pâte à papier). Hélas, ce n’est pas le cas dans tous les pays du monde puisque la fabrication du papier supprime encore 13 millions d’hectares de forêts chaque année (selon WWF). Et 17 % du bois utilisé provient de forêts vierges, des forêts anciennes qui voient leur écosystème détruit ! D’où l’importance de connaître l’origine du papier que vous achetez. En France, les imprimeurs certifiés PEFC * ou FSC garantissent l’utilisation de papiers respectueux de la gestion durable des forêts. * www.pefc-france.org IL N’Y A PAS QUE LE RECYCLÉ ! Certains papiers ne contiennent pas de fibres recyclées, mais sont aussi respectueux de l’environnement. C’est le cas du papier issu de forêts gérées durablement dans lesquelles le renouvellement et la bonne santé des arbres sont garantis. Des certifications, comme Forest Stewardship Council (1) (FSC), assurent que les forêts sont exploitées de façon raisonnée et que le bois provient de forêts où les replantations, la diversité biologique, l’exploitation ou encore les droits des travailleurs sont garantis. En France, 70 % des fibres vierges utilisées dans la fabrication de pâte à papier proviennent des bois de coupes d’éclaircies nécessaires à la croissance des forêts. Autre solution : un papier fait à partir d’autres sous-produits forestiers, par exemple les déchets de scieries, branches et arbres tombés ou malades. En Europe, des investissements massifs ont été réalisés par la filière dans des procédés industriels moins polluants. Pour limiter la consommation d’eau, de plus en plus de papetiers la recycle en circuit fermé et la réutilise. Le secteur, à l’activité énergivore, est aussi le premier utilisateur de biomasse (matières organiques qui créent de l’énergie par combustion). Enfin, la pollution liée à l’utilisation du chlore pour le blanchiment du papier a nettement diminué. De nouvelles techniques plus respectueuses de l’environnement ont vu le jour, notamment l’utilisation de dioxyde de chlore dont les composés sont biodégradables. Résultat : ces dix dernières années, la forêt française a gagné près de 500 000 hectares (l’équivalent d’un département comme les Bouches du Rhône). (1) www.fsc-france.fr © DAVIDE GUGLIELMO / WWW.SXC.HU COMMENT LE PAPIER EST-IL RECYCLÉ ? Une fois collecté et trié, le papier-carton récupéré est placé dans un pulpeur, qui brasse et divise les fibres de cellulose. Ces fibres sont ensuite « épurées », c’est-à-dire séparées des éléments associés comme la colle, le vernis ou les agrafes. Vient enfin le désencrage. En ajoutant de l’oxygène aux bacs de repulpage des vieux papiers, l’encre s’accroche aux molécules d’oxygène et est entraînée à la surface des cuves. Ce procédé n’est généralement réalisé que partiellement, d’où la couleur grise du papier recyclé. OÙ TROUVER CE PAPIER ? On en trouve dans certaines grandes enseignes comme Monoprix, dans des points de vente spécialisés ou sur Internet, via les sites d’associations ou d’entreprises. Pour aller plus loin dans la démarche écologique, utilisez des papiers fabriqués près de chez vous. Voici, quelques noms à retenir : La Feuille d’Érable à Rennes, Alternative EcoConcept à Marseille, Adom diffusion à Toulouse ou encore Gibert Joseph à Paris et dans d’autres grandes villes : Lyon, Grenoble, Montpellier, Saint-Etienne... PEUT-ON FABRIQUER SON PROPRE PAPIER RECYCLÉ ? Faire sensation en utilisant un papier confectionné à la main avec trois fois rien, c’est possible. Pour 21 euros, le site toutallantvert.com propose un jeu en kit idéal pour les enfants, « La boîte à papier recyclé », qui, en 12 étapes, mène à la fabrication d’un papier personnalisé. Les adultes, eux, se laisseront guider par les livres 300 recettes pour fabriquer son papier (Dessain et Tolra, 2006) de [ 15 ] Mary Reimer et Heidi Reimer, ou par l’original Je fabrique mon papier, comment fabriquer du papier avec des fruits et des légumes (Manise, 2006) d’Ellaraine Lockie. QUELLES SONT LES DERNIÈRES INNOVATIONS ? Sets de table déco-écolo, faire-part, cadres photo, bijoux... de nombreuses initiatives étonnantes voient le jour aux quatre coins du monde pour réutiliser le papier. La dernière en date ? White Goat, une machine de l’entreprise japonaise Oriental, qui permet de produire un rouleau de papier toilette avec 40 feuilles A4 ! En trente minutes, le papier est broyé, dissout dans l’eau, séché puis roulé. Le prix de revient serait de 10 centimes de dollars par rouleau pour une machine qui coûte près de 100 000 dollars.</pre></div> <div class='panel' id='p16'><pre>[SPÉCIAL PAPIER] 2 Mode : les jolies cocottes en papier @ PLUS DE CRÉATEURS WWW.NEOPLANETE.FR RUBRIQUE S’AIMER Le papier recyclé deviendrait-il la dernière tendance ? Plusieurs créateurs ont choisi d’en faire leur matière fétiche. Le résultat est bluffant. Par Fabienne Broucaret 2 1 PHOTOS DR À L’OUEST… Les GPS ont remplacé nos bonnes vieilles cartes routières. Ce n’est pas une raison pour les jeter à la poubelle. L’artiste Élisabeth Lecourt a eu la brillante idée de les recycler en petites robes et chemisiers (1). Surprenant ! Plus d’infos : www.elisabethlecourt.com De son côté, la Britannique Jennifer Collier s’est emparée des cartes du monde, qui prennent souvent la poussière dans nos greniers, pour en faire d’élégantes paires de chaussures pour femmes et enfants (2). Pour confectionner des robes, elle a choisi une autre matière première de notre quotidien : des enveloppes timbrées, pour un look dépareillé très rétro. Plus d’infos : www.jennifercollier.co.uk/ NÉOPLANÈTE 19 - MARS 2011 [ 16 ] 1</pre></div> <div class='panel' id='p17'><pre>© MARCO MICHELINI - SXC.HU C’EST MOI QUI L’AI FAIT ! Catherine Cappeau anime des ateliers pour apprendre à réaliser des vêtements en papier. Voici ses conseils pour mettre la main à la pâte. � 1) Récupérez le papier dans les imprimeries qui jettent des chutes fabuleuses. Il faut parfois en faire deux ou trois avant d’avoir un accord, mais certaines sont très coopératives. Utilisez aussi ce qui vous inspire : pages de magazines très colorées, bottins très gris ou jaunes, tickets de trains ou de métro… En bref, tous les papiers qui vous tombent sous la main. � 2) N’ayez pas d’idée préalable, laissezvous guider par le papier. Il va vous surprendre et vous faire créer des formes que vous n’auriez pas imaginées. � 3) Amusez-vous comme à la maternelle ! Chiffonnez, coupez, déchirez, faites des ribambelles et des plissés... Un seul mot d’ordre : laissez-vous aller. Plus d’infos : http://www.robesdepapier.fr/ ORIGAMI STYLE L’artiste Yuliya Kyrpo a réussi à réaliser une robe en pliant pas moins de mille feuilles de journaux Métro en forme de grues. Un modèle spectaculaire à découvrir au London’s Science Museum jusqu’au 30 avril 2011. Plus d’infos : www.sciencemuseum.org.uk © LONDON SCIENCE MUSEUM 3 VIVE LA MARIÉE ! Exit la traditionnelle robe de mariée en soie ornée de tulles et mousselines. Maud Weibel, fondatrice de la marque Maudetoiles, a imaginé des modèles en papier recyclé ultra chics. Les détails sont très travaillés avec des jeux de dentelles et de pliages remarquables. Plus d’infos : www.maudetoiles.book.fr Dans le même esprit, la maison Étienne Brunel propose des robes de mariée (3), et de soirée, très élégantes en papier. Le concept ? Deux robes, une en dessous, la « secrète », qui gaine, et celle du dessus, la « friponne », toute vaporeuse, qui tombe délicatement sur le pied. Plus d’infos : www.etiennebrunel.com DANS LE SAC ! Ils sont gonflés Saskia et Stefan Diez ! Leurs sacs de voyage, dont l’exigence de base est la résistance, sont fabriqués en tyvek, un papier synthétique extrêmement léger, mais en même temps exceptionnellement robuste, résistant à l’eau et à la déchirure. Le matériau est entièrement recyclable. Il existe aussi des portefeuilles et des sacs à mains (32 euros)… Sac de voyage : 83 euros. Plus d’infos : www.saskia-diez.com DR [ 17 ]</pre></div> <div class='panel' id='p18'><pre>[SPÉCIAL PAPIER] Des avions qui déchirent Des ingénieurs qui jouent à pigeon vole avec des avions en papier… une blague ? Bien au contraire! Le papier sert même à tester et à inventer des technologies de pointe pour l’industrie de l’aviation. Par Gérard Feldzer © DAVE KENNARD /SVILEN MILEV - SXC.HU Le pliage de papier est un art très populaire au Japon, né en Chine au VI e siècle et transmis au Japon par des moines bouddhistes. Le mot origami vient du verbe japonais, plier, découper et coller. L’origami moderne attire des amateurs du monde entier et conçoit des techniques toujours plus complexes. Le Mouvement français des plieurs de papier (et oui ça existe !) s’est fait connaître en 1978 avec un véritable artiste : Didier Boursin. Il a ouvert en 1986, avec la styliste Setsuko, une boutique à Paris présentant leurs créations de vêtements et a également participé à nombre de campagnes publicitaires, notamment en 2008, celle d’Origami, la nouvelle gamme de forfaits de téléphonie mobile d’Orange. L’AVION EN PAPIER LE PLUS RAPIDE DU MONDE Avec Didier Boursin, nous avons organisé le championnat du monde d’avions en papier… dans le hall Concorde au Bourget pour déterminer le temps de vol le plus long. Le record du monde ? Le Japonais, Takuo Toda, qui a testé 700 modèles différents et qui a réussi à faire tenir en l’air un avion lancé à la main durant 27,9 secondes ! Un concours international se tient désormais à Salzbourg avec 85 nations. Un jeu pas vraiment enfantin : le pliage nécessite une approche scientifique et complexe, rapprochant l’origami des mathématiques. Il servait à modéliser, par exemple, le déploiement de panneaux solaires pour les satellites avant l’arrivée des logiciels numériques. Au point que Boeing a organisé, dans ses gigantesques halls de montage du B 747, un championnat où participaient tous ses collaborateurs, ingénieurs, techniciens… Résultat ? Des découvertes aérodynamiques étonnantes qui ont démontré des finesses dépassant toutes les imaginations. Une finesse ? C’est la distance de « plané » d’un avion, quelle que soit sa masse à partir de sa hauteur de « lâché ». Ainsi, un Airbus qui a une finesse de 21 est capable de parcourir sans moteur (donc en planant) une distance de 210 km s’il est lâché à 10 km de hauteur. Incroyable quand on sait que les plus beaux planeurs actuels dépassent difficilement 60 et que la navette spatiale plane comme un caillou avec un petit 8 de finesse ! Boeing a donc découvert, en faisant jouer ses ingénieurs aux avions en papier, qu’on était capable de franchir la finesse de 100 ! NÉOPLANÈTE 19 - MARS 2011 [ 18 ] </pre></div> <div class='panel' id='p19'><pre>[ 27 ]</pre></div> <div class='panel' id='p20'><pre>[SPECIAL PAPIER] La renaissance au fil des pages... Que faire de ses vieux livres ? Les jeter ? Sacrilège ! Les offrir ? Idéal ! Les ranger dans un coin ? Quel dommage ! Et si vous leur offriez une deuxième vie ? C’est fou les belles choses qu’on peut faire avec de vieux livres ! Démonstration, grâce à trois artistes à l’imagination débridée. Par Ellada Parseghian BRIAN DETTMER, qui vit à Atlanta, déplore que les livres en support papier soient progressivement délaissés au profit des livres numérisés, consultés sur ordinateur. C’est pourquoi il les recycle, mêle leurs pages à d’autres matières comme du tissu, les réenchante. http://briandettmer.com/ ROBERT THE explique que chercher des livres dans les poubelles est une pratique devenue très courante aux États-Unis : « À quelques exceptions près, j’ai l’habitude de travailler avec des livres détériorés. Plus un livre est abîmé, plus je donne de valeur à la pièce finale ». www.bookdust.com/ © PAUL KODAMA, HAWAII JACQUELINE RUSH LEE, artiste irlandaise, aime penser que des livres jetés puissent trouver une seconde jeunesse auprès d’amateurs d’art. « En transformant ces livres en sculptures, j’invente de nouvelles histoires. » http://www.jacquelinerushlee.com/ UNE NOUVELLE ESPÈCE D’ÉDITEURS Ils vont faire l’évènement au salon du Livre (*) ! Ces sept maisons d’édition (éditions du Terran, Rue de l’échiquier, Pour penser à l’endroit, éditions Yves Michel, La Plage, Plume de Carotte et La Salamandre), réunies dans un collectif baptisé « Les éditeurs écolocompatibles », souhaitent présenter les initiatives existantes au sein de l’édition indépendante et amorcer des pistes de réflexions et d’actions concernant l’empreinte environnementale de l’édition papier. Le collectif proposera la signature d’une charte de l’édition écolo-compatible lors du salon, et lancera ensuite une étude sur l’éco-conception dans l’édition papier. Plus d’infos : www.leseec.org (*) Du 18 au 21 mars à Paris, Porte de Versailles. PHOTOS DR NÉOPLANÈTE 19 - MARS 2011 [ 20 ]</pre></div> <div class='panel' id='p21'><pre></pre></div> <div class='panel' id='p22'><pre>[SPECIAL PAPIER] L’art @ PLUS DE PHOTOS WWW.NEOPLANETE.FR RUBRIQUE COCOONER dans ses petits papiers Le papier inspire les artistes. Plié, froissé, sculpté, il se transforme en œuvre d’art qui joue avec les reliefs et avec les genres. Pour preuve : voici quelques artistes qui cartonnent avec le papier. Par Michaël Blaizot CHLOÉ FLEURY : C’EST GÉANT ! Cette jeune artiste française émigrée à San Francisco nous propose une immersion dans son imagination délirante. Design, graphisme, illustration, animation, cette touche-à-tout, sortie major de sa promotion de l’École de communication visuelle de Paris, nous montre sa vision d’un monde coloré. PHOTOS DR NÉOPLANÈTE 19 - MARS 2011 [ 22 ]</pre></div> <div class='panel' id='p23'><pre>[SPECIAL PAPIER] JEFF NISHINAKA : LE BLANC EST UNE COULEUR Né à Los Angeles, Jeff Nishinaka a acquis une renommée internationale depuis une quinzaine d’années. Son travail, exclusivement en blanc, joue sur les effets de relief et de lumière. Des œuvres, très travaillées, des perspectives innovantes qui donnent l’impression d’un travail sur marbre. De grands noms de la pub et de la mode font aujourd’hui appel à lui : Les Galeries Lafayette, Visa, Coca Cola ou encore Playboy. ANASTASSIA ELIAS N’EST PAS AU BOUT DU ROULEAU Depuis son premier rouleau en mai 2009, elle en fait des cartons ! À 34 ans, cette artiste parisienne s’est faite un nom grâce à ces Paper Cut-Rolls. Le principe ? Réutiliser de vieux rouleaux de papier toilette pour recréer un mini-monde, plein de poésie et de finesse. Plus qu’un simple travail de coupe et de collage, un art encore jamais vu. BOVEY LEE FAIT DANS LA DENTELLE Bovey Lee, d’origine japonaise et vivant aux USA, travaille l’art de la découpe sur papier. La finesse des détails parle pour lui. Suivant l’explosion de la civilisation chinoise, il dépoussière une tradition pratiquée par les femmes dans de nombreux villages. Un véritable cocktail de ses différentes inspirations, de l’Asie aux États-Unis en passant par l’Europe. [ 23 ]</pre></div> <div class='panel' id='p24'><pre>[SPECIAL PAPIER] BESHART Y’A DE LA JOIE ! Que cela soit en réaction à l’échec de Copenhague en 2009, pour la naissance de la seconde fille de l’un des membres de l’équipe ou pour des actions institutionnelles, ce studio de création flamand a toujours une réponse colorée et imaginative. © MICHAEL LEZNIK YULIA BRODSKAYA : TYPOGRAPHIQUEMENT PARLANT Cette graphiste et illustratrice russe fait partie des grands noms des artistes travaillant le papier. Membre de la Société internationale de designers typographiques, elle compte aujourd’hui de célèbres clients comme Orange ou la RATP. Arabesques et style floral jalonnent son travail avec une aisance déconcertante. ZIM AND ZOU : PAPIER 2.0 Zim and Zou, alias Lucie Thomas et Tom Zimmerman, ont mis leurs talents en commun pour une approche contemporaine du design graphique grâce au travail du papier. Ce studio de création, originaire de Nancy, s’inspire très fortement de la « net culture » pour donner un coup de jeune à la Game Boy. EXPOSITION À NOTER DANS VOS PAPIERS Œuvres de papiers, transformant le matériau le plus fragile, le plus banal, en métaphore de l’être humain, si pauvre et si magnifique puisqu’appelé, peut-être, à disparaître ? Néoplanète s’associe à l’association Artistes Créateurs en Mouvement et au cabinet de conseil New Angles pour inaugurer la première des « Saisons du Grand Cerf » en fêtant le printemps autour de la thématique du papier, matière à la fois éphémère et renouvelable. Parmi les artistes à découvrir : les plasticiens Maryline Pomian, Zim &amp; Zou, Liox, l’écrivain Héloïse Guay de Bellissen et le sculpteur en papier mâché Amy Humphreys. Tableaux reliefs, sculptures, installations qui parlent avec poésie de notre passage sur terre… Du 25 mars au 30 avril, les Saisons du Grand Cerf au : 8, passage du Grand-Cerf, Paris II e . Plus d’infos et de photos : www.neoplanete.fr PHOTOS DR [ 24 ]</pre></div> <div class='panel' id='p25'><pre>[SPECIAL PAPIER] Argentine : Eloisa cartonera fait un carton Publier des livres sur des cartons glanés dans les poubelles, voilà l’idée de la maison d’édition argentine Eloisa Cartonera, qui fait des émules dans le monde entier. Par Alice Pouyat, envoyée spéciale en Argentine. © CHARLOTTE KREBS En Argentine, les fictions font parfois des miracles. Après la grande débâcle économique de 2001, des milliers de « cartoneros » sortent la nuit tombée pour fouiller les poubelles de Buenos Aires. Puisque la ville ne trie pas les ordures, ces recycleurs de fortune se mettent à glaner papiers et cartons pour les vendre à prix modique aux usines de récupération. De quoi donner des idées à une bande d’artistes, dont l’écrivain Washington Cucurto. Avec des habitants du quartier populaire de la Boca, ils décident de lancer une maison d’édition qui travaille sur ces cartons devenus symboles de la crise. Ainsi naît Eloisa Cartonera. Dès 2003, la coopérative propose aux « cartoneros » de leur acheter les plus belles pièces de leur collecte, deux fois plus cher que les usines, pour en faire des couvertures de livres. Ces cartons sont coupés, pliés en deux et peints à la main. Imprimé sur une antique Multilith 1250, chaque livre devient un objet unique, social, écologique, mais aussi artistique. « L’idée n’était pas de faire une bonne œuvre, explique Washington Cucurto. Comme beaucoup de coopératives nées après la banqueroute du pays, nous cherchions une façon alternative de travailler, d’apprendre à subsister de façon autonome, en mettant nos forces en commun pour produire quelque chose de beau. » Chaque « compañero » d’Eloisa met donc la main à la pâte. Et le petit local Hier « cartonera », Miriam est aujourd’hui devenue l’un des piliers de la maison d’édition. devient rapidement un lieu de vie où les habitants de la Boca viennent s’asseoir, discuter, boire un verre. « Cartonera » pendant plusieurs années, Miriam, 26 ans, est longtemps passée devant la coopérative sans oser entrer. Elle écume alors les rues en traînant son chariot et les mirages de la drogue. « Je n’avais pas lu de livres depuis le collège, mais j’étais attirée par les couleurs et les dessins », raconte-t-elle. Elle finit par franchir la porte et, peu à peu, se laisse convaincre de venir peindre des livres. Depuis, elle n’a pas lâché son pinceau et voyage dans tout le pays pour présenter des ouvrages qui connaissent un franc succès. Le catalogue d’Eloisa Cartonera compte près de 200 titres, dont les œuvres d’illustres auteurs latinoaméricains - Tomás Eloy Martinez, Cesar Aira ou encore Julio Cortazar - qui ont gracieusement cédé leurs droits à la coopérative. Résultats, ces ouvrages peuvent être vendus moins cher qu’ailleurs, entre 1 et 3 euros en moyenne, dans le local de la Boca, mais aussi dans les plus grandes librairies de Buenos Aires ou dans des expositions d’art contemporain. Une réussite qui a fait des émules : en quelques années, le concept argentin s’est exporté dans toute l’Amérique latine, mais aussi au Mozambique, en Espagne, en Allemagne, en Italie, où des « petites sœurs » d’Eloisa ont vu le jour. En France, une maison d’édition en carton, la Guêpe cartonnière, vient ainsi de prendre son envol à Saint- Ouen (Seine-Saint-Denis). De son côté, la coopérative argentine a encore d’autres projets. Elle vient de s’acheter un petit lopin de terre en banlieue de Buenos Aires. Une affaire de culture encore une fois, mais biologique. [ 25 ]</pre></div> <div class='panel' id='p26'><pre></pre></div> <div class='panel' id='p27'><pre>[SPECIAL PAPIER] © RWFREUND - ROSEWITHOUTATHORN84 LA CHRONIQUE DE GÉRARD FELDZER COMME UN AVION SANS ELLE… Le papier prend aussi la forme de symboles terribles et magnifiques qui illustrent des parcours de vie parfois dramatiques, comme celui de la petite Sadaki Sasaki. Voici son histoire... Une des représentations d’origami les plus célèbres est la grue du Japon (un satellite porte même le nom de tsuru, grue). C’est devenu un symbole de paix et de bonheur : « Quiconque lie mille grues de papier verra son vœu exaucé ». Une jeune japonaise, Sadako Sasaki, fut exposée, enfant, au rayonnement du bombardement atomique d’Hiroshima. Elle décida alors, pour conjurer sa maladie, de plier mille grues pour guérir. Elle mourut de leucémie en 1955, à l’âge de 12 ans, après avoir plié 644 grues. Ses compagnons de classe plièrent le nombre restant et elle fut enterrée avec la guirlande de mille grues. Une statue la représentant avec un vol de grues de papier au bout des doigts est érigée dans le parc de la paix d’Hiroshima. Chaque année, la statue est ornée de milliers de guirlandes de mille grues. Depuis, il est entré dans la tradition de plier mille grues en papier lorsqu’un proche ou un ami est gravement malade. Au-delà de la superstition, cet acte procure courage et volonté au malade qui se sent ainsi entouré. Sadako nous a laissé un haïku (message en japonais) qui renforce l’origami dans son art et sa culture vivante : « J’écrirai la paix sur tes ailes et tu voleras de par le monde pour que plus jamais les enfants ne meurent ainsi ». Gérard Feldzer Administrateur du musée de l’Air et de l’Espace, au Bourget (93)</pre></div> <div class='panel' id='p28'><pre>[SPECIAL PAPIER] Réduire, Réutiliser et Recycler, les “3 R” du papier en 10 gestes 1 Les Français sont papivores : plus de 165 kg de papier et de cartons sont utilisés par an et par personne ! S’il n’est pas question pour autant de ne plus acheter de livres ou de magazines, le papier doit être utilisé à bon escient. D’où les « 3 R » : Réduire la consommation inutile, Réutiliser certaines pages en brouillons et Recycler le papier. Voici 10 gestes simples et concrets pour mettre fin au gâchis. Par Yolaine de la Bigne avec Noé Conservation JE LIMITE MA CONSOMMATION À LA MAISON Lingettes, serpillières jetables, essuie-tout, sont autant de produits à usage unique « jetables » qui alourdissent nos poubelles et peuvent facilement être remplacés par d’autres alliés du ménage, plus durables : les bonnes vieilles éponges, lingettes en tissu et serviettes de table. Quand au papier toilette, qui ne peut être remplacé si facilement, choisissez-le en papier recyclé, non coloré et en format compact. 2 JE COLLE UN AUTOCOLLANT « STOP PUB » SUR MA BOÎTE AUX LETTRES. Ces pubs représentent chaque année 35 kg de papier dans notre boîte aux lettres. Des réclames qui terminent souvent dans la corbeille à papiers sans même avoir été lues. Certaines associations et mairies proposent des autocollants « stop pub » à apposer sur votre boîte, indiquant ainsi que vous ne souhaitez plus recevoir de publicité non adressée. Vous pouvez cependant préciser, en bon citoyen, que vous souhaitez recevoir les informations officielles émanant de votre commune. 3 AU TRAVAIL, JE RÉDUIS MA CONSOMMATION DE PAPIER Pas moins de 85 kg de papier consommé/an par les employés de bureau, c’est une étude du WWF, de Riposte Verte, de 100 % recyclé 100 % engagé, et des Amis du vent. Quelques dispositifs simples peuvent limiter cette consommation : régler l’imprimante pour une impression recto/verso, en noir et blanc, et s’assurez du bon réglage de la machine, si vous utilisez du papier recyclé, afin d’éviter tout bourrage de papier. Lorsque cela est possible, passez à la facturation électronique. N’imprimez les mails sur papier que lorsque c’est nécessaire et, dans ce cas, redimensionnez le mail à la page en supprimant toutes les informations inutiles : listing de diffusion, mise en garde de confidentialité, etc. Pensez également que certaines polices de caractère sont plus gourmandes que d’autres en encre : ainsi « l’arial » est l’une des plus consommatrices, à l’inverse, la police « éco-font » a été conçue pour économiser l’encre lors de l’impression ! 4 @ PLUS D’ÉCOGESTES SUR WWW.NEOPLANETE.FR RUBRIQUE GUIDE ÉCOLO J’UTILISE INTERNET L’informatique et Internet ont réussi à nous simplifier un grand nombre de tâches administratives. Nul besoin d’être un geek pour se faciliter la vie. Factures de téléphone, d’électricité, relevés bancaires mensuels… peuvent vous être envoyés directement par Internet. Stockés dans un petit dossier sur votre disque dur, ils vous permettront de gagner du temps. De même, la plupart des entreprises vous proposent de régler vos factures en ligne : gain de place et économie de temps ! Même le Trésor public proposait en 2010 une réduction d’impôts de 20 euros pour la première télé-déclaration! © SAM LEVAN - BILLY ALEXANDER / SXC.HU [ 28 ]</pre></div> <div class='panel' id='p29'><pre>[SPECIAL PAPIER] 5 JE RÉUTILISE LE PAPIER EN BROUILLON Une impression de trop ? Une mauvaise mise en page ? Rangez ces feuilles dans un bac ou une boîte à brouillons. Leurs versos vierges vous serviront de brouillons pour organiser vos idées, établir une liste de courses, faire dessiner les enfants… De même, les publicités reçues, les enveloppes usagées, ainsi que les tickets de caisse, peuvent être réutilisés en brouillons ! Gardez aussi les sacs en papier quand ils ne sont pas souillés par de la nourriture. Ils sont très utiles pour protéger des objets fragiles, emballer vos pique-niques, garder le pain frais ou même les réutiliser pour vos prochaines courses 6 JE RECYCLE LE PAPIER L’art du recyclage du papier débute lorsque vous mettez le papier de côté. Pensez à ne pas le froisser ni le mettre en boule. Empilez les journaux, feuilles, publicités, enveloppes non réutilisables, tracts... dans un lieu au sec, en prenant soin de retirer les agrafes et les emballages plastiques. Certains papiers n’étant pas recyclés, il convient d’exclure de la collecte les enveloppes kraft, le papier calque, carbone, photo ainsi que les papiers salis par la nourriture. Se recyclant : les cartons, journaux, magazines, briques de lait et de jus de fruits, boîtes de céréales, emballages cartons de yaourt, enveloppes blanches… En fonction des règles de tri sur votre commune, ce papier à recycler se dépose dans une benne à part. Il sera ensuite intégré dans le processus de fabrication de nouveaux papiers, la boucle est bouclée ! 7 J’ACHÈTE DU PAPIER RECYCLÉ ET LABELLISÉ Contrairement aux idées reçues, le papier recyclé présente maintenant de très bonnes qualités techniques. Il est aujourd’hui garanti par certains labels. Le FSC est celui qui présente le plus de garanties concernant l’origine des fibres non recyclées, car, ne l’oubliez pas, un papier recyclé n’est jamais composé GÉRER SA CONSOMMATION DE PAPIER, CONSERVER POUR TRANSFORMER, C’EST INDISPENSABLE ! à 100 % de fibres recyclées ! Selon le WWF, la fabrication de papier recyclé consomme 6 fois moins d’eau, 2 fois moins d’énergie et génère 25 fois moins de déchets chimiques. 8 JE LIBÈRE MA CRÉATIVITÉ Papier journal, vieux magazines, jolies publicités… tout peut être réutilisé avec un peu d’imagination. Comme papier cadeau, pour bricoler avec vos enfants, recouvrir un livre scolaire ou un abat-jour un peu fatigué. Certains l’utilisent même pour recouvrir des murs, tel quel ou repeint. Vous êtes artiste ? Transformez-les en œuvres d’art et inspirez-vous des sculpteurs qui utilisent cette belle matière (voir en page 32). 9 JE FAIS DES ÉCONOMIES Nos grands-mères n’avaient pas tort, elles qui gardaient précieusement le papier journal. Car il sert à une foultitude de choses ! Froissé, il aide à allumer le feu, et en rajoutant un peu de vinaigre il s’avère très efficace pour nettoyer les vitres. En boule, il sert d’embauchoirs à chaussures ou de jouet pour le chat. Déchiré, il constitue une excellente litière ou une protection fiable pour vos colis. En cas de grand froid les motards en mettent même sous leur blouson pour se protéger du vent ! 10 JE NE JETTE PAS MES JOURNAUX Tant de gens aimeraient les lire ! Donnez vos magazines à vos amis ou voisins, faites partager vos lectures à ceux que vous aimez, offrez vos livres aux hôpitaux, ONG et bibliothèques. Adhérez au BookCrossing des Américains. Le principe : déposer un livre sur un banc public, en bas de l’escalier de son immeuble… pour qu’il soit lu par un autre. Chacun annote ses impressions, écrit un mot et fait passer. Jolie chaîne d’amitié… L’idée fait son chemin de par le monde et les Italiens ont lancé l’opération « Libérer les livres » dans des villes qui laissent à disposition des présentoirs pour y déposer ses ouvrages. La rumeur dit que, chaque jour, 500 nouveaux lecteurs rejoignent le mouvement, soit 200 000 lecteurs chaque année ! [ 29 ]</pre></div> <div class='panel' id='p30'><pre></pre></div> <div class='panel' id='p31'><pre></pre></div> <div class='panel' id='p32'><pre>Où trouver Néoplanète ? Néoplanète est diffusé gratuitement à 100 000 exemplaires dans toute la France. Pour vous aider à le trouver près de chez vous, voici les principaux points de distribution. Vous pouvez aussi le lire en ligne. Pour plus d’infos : rendez-vous sur www. neoplanete.fr BUREAUX DE POSTE : 25 000 ex. du 7 au 20 mars AIX-EN-PROVENCE : Hôtel de Ville. AMIENS : Le Pigeonnier. ANGERS : Montplaisir. BOULOGNE BILLANCOURT : Sud. CAEN : Detolle. DIJON : Quartier de Pouilly BP. LE HAVRE : Caucriauville. LE MANS : République RP, Sablons, Vauguyon. LILLE : Wazemmes BP, Fives, Moulins. LYON : Belle Cour, Lafayette, Grôlée, Ampère, Duchère. MARSEILLE : 01, Prado, Place Castellane, Arenc, Capelette BP, Cinq Avenues, 07, 09, National, Saint-Ferréol, 08, 11, Sainthe-Marthe, Chartreux. METZ : Les Halles. MONTPELLIER : Comédie, Préfecture, La Paillade, Estanove, Gambetta BP, Lionel Terray, République. MULHOUSE : Henner, Boulevard de l’Europe. NANCY : Marché, Place de la Commanderie. NANTES : Decre, Doulon, Talensac, Bellevue, Eraudière. NICE : Le Ray, Malaussena, Marché aux Fleurs, Notre Dame. NÎMES : Ecusson, Gambetta. ORLÉANS : Place d’Arc. PARIS : Brèche aux Loups / La Chambaudie, Ecole militaire, Rochechouart, Jussieu, Plaine de Vaugirard, Ménilmontant, Charonne, Pic-Pus, Le Marais, Crozatier BP, Saint-Lazare, Olympiades, Corvisart, Champs-Elysées, Montsouris, Edith Piaf, Jeanne d’Arc. PERPIGNAN : Le Vernet Polygone. REIMS : Drouet d’Erlon. SAINT-ETIENNE : Badouillère, Préfecture. STRASBOURG : Esplanade BP, Forêt Noire, Koenigshoffen, Meinau, Neudorf, Place de la Cathédrale, Haute-Pierre. TOULON : La Rode principal, Liberté. TOULOUSE : Grande-Bretagne, Saint-Cyprien République, Cote Pavée, Roquelaine, Meriadeck, Bastide, Victoire, Les Salinières, Nansouty, Cauderan. VILLEURBANNE : Totem, Grand Clément, Les Charpennes, Cusset. CHEZ TRUFFAUT : 30 000 ex. du 11 au 27 mars Amiens, Angers, Angoulême, Arcueil, Aubagne, Avignon, Baillet, Barentin, Blois, Bry-sur-Marne, Buchelay, Cabries, Carquefou, Cergy, Chatenay, Colmar, Colomiers, Coutevroult, Creil, Deauville, Gisors, Gournay, Grigny, Herblay, Isneauville, Ivry, La Rochelle, La Ville-du-Bois, Le Chesnay, Le Mans, Lisses, Lorient, Les Ulis, Mauguio, Merignac, Nantes, Nimes, Orléans, Pacé, Paris, Pau, Plaisir, Ponthierry, Quimper, Rennes, Rosny-sous-Bois, Saint-Brieuc, Saint- Denis, Saint-Malo, Saint-Quentin, Servon, Toulouse, Tours, Velizy, Villeparisis, Wittenheim. CHEZ VIRGIN : 25 000 ex. du 7 au 20 mars Avignon, Bayonne, Bordeaux, Charenton-le-Pont, Claye- Souilly, Clichy, Collégien, Dunkerque, La Garde, Les Pennes Mirabeau, Lieusaint, Lyon, Mareseille, Mérignac, Montigny-le-Bretonneux, Montpellier, Nice, Paris Barbès, Paris Champs-Elysées, Paris La Défense, Paris Montmartre, Paris Rivoli, Puteaux, Rennes, Roques, Rouen, Saint-Denis, Strasbourg, Thiais et Toulouse. DANS DES MATERNITÉS AVEC LES COFFRETS “NATURELLEMENT BÉBÉ” PAR FAMILY SERVICE Toutes les adresses sur www.neoplanete.fr ET AUSSI : Néoplanète est accessible au plus grand nombre, notamment aux personnes souffrant de déficiences visuelles, auditives, motrices : www.neo-planete.com/lire-le-magazine/</pre></div> </div> </div> <div id="shade"></div> </div> </div>