<a href="zh5;5371" title="WAI HTML"><img alt="Cover" src="/cover/co/5371.gif"></a> <div id="wrapper"> <div id="slider"> <ul class="navigation"> <li><a href='#p1'>1</a></li> <li><a href='#p2'>2</a></li> <li><a href='#p3'>3</a></li> <li><a href='#p4'>4</a></li> <li><a href='#p5'>5</a></li> <li><a href='#p6'>6</a></li> <li><a href='#p7'>7</a></li> <li><a href='#p8'>8</a></li> <li><a href='#p9'>9</a></li> <li><a href='#p10'>10</a></li> <li><a href='#p11'>11</a></li> <li><a href='#p12'>12</a></li> <li><a href='#p13'>13</a></li> <li><a href='#p14'>14</a></li> <li><a href='#p15'>15</a></li> <li><a href='#p16'>16</a></li> <li><a href='#p17'>17</a></li> <li><a href='#p18'>18</a></li> <li><a href='#p19'>19</a></li> <li><a href='#p20'>20</a></li> <li><a href='#p21'>21</a></li> <li><a href='#p22'>22</a></li> <li><a href='#p23'>23</a></li> <li><a href='#p24'>24</a></li> <li><a href='#p25'>25</a></li> <li><a href='#p26'>26</a></li> <li><a href='#p27'>27</a></li> <li><a href='#p28'>28</a></li> <li><a href='#p29'>29</a></li> <li><a href='#p30'>30</a></li> <li><a href='#p31'>31</a></li> <li><a href='#p32'>32</a></li> <li><a href='#p33'>33</a></li> <li><a href='#p34'>34</a></li> <li><a href='#p35'>35</a></li> <li><a href='#p36'>36</a></li> <li><a href='#p37'>37</a></li> <li><a href='#p38'>38</a></li> <li><a href='#p39'>39</a></li> <li><a href='#p40'>40</a></li> <li><a href='#p41'>41</a></li> <li><a href='#p42'>42</a></li> <li><a href='#p43'>43</a></li> <li><a href='#p44'>44</a></li> <li><a href='#p45'>45</a></li> <li><a href='#p46'>46</a></li> <li><a href='#p47'>47</a></li> <li><a href='#p48'>48</a></li> <li><a href='#p49'>49</a></li> <li><a href='#p50'>50</a></li> <li><a href='#p51'>51</a></li> <li><a href='#p52'>52</a></li> <li><a href='#p53'>53</a></li> <li><a href='#p54'>54</a></li> <li><a href='#p55'>55</a></li> <li><a href='#p56'>56</a></li> <li><a href='#p57'>57</a></li> <li><a href='#p58'>58</a></li> <li><a href='#p59'>59</a></li> <li><a href='#p60'>60</a></li> <li><a href='#p61'>61</a></li> <li><a href='#p62'>62</a></li> <li><a href='#p63'>63</a></li> <li><a href='#p64'>64</a></li> <li><a href='#p65'>65</a></li> <li><a href='#p66'>66</a></li> <li><a href='#p67'>67</a></li> <li><a href='#p68'>68</a></li> <li><a href='#p69'>69</a></li> <li><a href='#p70'>70</a></li> <li><a href='#p71'>71</a></li> <li><a href='#p72'>72</a></li> <li><a href='#p73'>73</a></li> <li><a href='#p74'>74</a></li> <li><a href='#p75'>75</a></li> <li><a href='#p76'>76</a></li> <li><a href='#p77'>77</a></li> <li><a href='#p78'>78</a></li> <li><a href='#p79'>79</a></li> <li><a href='#p80'>80</a></li> <li><a href='#p81'>81</a></li> <li><a href='#p82'>82</a></li> <li><a href='#p83'>83</a></li> <li><a href='#p84'>84</a></li> </ul> <div class="scroll"> <div class="scrollContainer"> <div class='panel' id='p1'><pre>Édition mars 2011 WWW.HOSPITV.COM L’INFORMATION DES ÉTABLISSEMENTS DE SANTÉ Avec la collaboration de Pierre LASBORDES Dr Bruno GAUDEAU Christine BENOIT Dr Alexis HAUTEMANIÈRE Robert HUSSET DOSSIER GÉRIATRIE Pour une meilleure prise en charge des personnes âgées Parc des Expositions Micropolis, BESANÇON 13 • 14 AVR. 2011 Parc des Expositions Rennes Aéroport, Hall 4&amp;5 La Haie Gautrais - 35172 BRUZ CÉDEX</pre></div> <div class='panel' id='p2'><pre></pre></div> <div class='panel' id='p3'><pre>Tables d'opérations Eclairages opératoires Bras de distribution Intégration L’offre globale Disposer du bon équipement au bon endroit et au bon moment, tout en dégageant les espaces de travail au maximum, cet impératif devient prépondérant en milieu hospitalier à mesure que les procédures médicales se complexifient. Référence mondiale dans le domaine de la santé, STERIS apporte aujourd’hui un regard neuf sur le bloc opératoire en vous apportant ses dernières innovations technologiques : • Notre expertise dans la modélisation des flux à l’intérieur du bloc opératoire (patient, personnel et matériel) • la nouvelle table d’opérations Cmax-T, offrant la solution du transfert motorisé et une gestion du flux patient optimisée • le nouvel éclairage à LED Harmony Vled : quand souplesse rime avec ergonomie, tout en respectant votre budget • Harmony IQ : les systèmes d’intégration simplifient votre quotidien et vous permettent de bénéficier de la qualité des images HD et de métamorphoser vos salles d’opérations • Bras de distribution AIRport : un concept différent qui vous permet de créer votre propre système de distribution. Parfaitement adapté à vos besoins, et évolutif dans le temps, AIRport apporte une réponse à la hauteur de l’enjeu : conjuguer ergonomie et évolutivité STERIS Surgical Technologies SAS Equipement de Bloc Opératoire 45770 SARAN Tel: 02 38 74 54 00 Fax: 02 38 74 54 01 Email : contact_sst@steris.com Plus d’informations sur www.steris-st.fr</pre></div> <div class='panel' id='p4'><pre>/ BRÈVES SIGNATURE D’UN CONTRAT DE PERFORMANCE TRIPARTITE ENTRE LE CENTRE HOSPITALIER DE BELFORD MONTBÉLIARD, L’ANAP ET L’ARS DE FRANCHE COMTÉ Le 3 février 2011 à 14h à Belfort. Le centre Hospitalier de Belfort Montbéliard, établissement hospitalier de 1198 lits et places réparti sur 5 sites d'hébergements s'est doté d'un contrat performance avec l'Agence National d'Appui à la Performance des établissements de santé et médicaux- sociaux et l'ARS. L'objectif est de mettre en place un plan d'actions visant à améliorer la performance globale de l'établissement. Un dignostic global, lancé en septembre dernier, a permis de dégager plusieurs pistes. Douze ont été retenues. Hormis un gain d'un montant global de près de 6,2 M€, il est attendu des améliorations dans la qualité des prises en charge et de l'offre des soins et dans l'efficience des organisations. YVONNICK MORICE NOMMÉ DIRECTEUR GÉNÉRAL DU CHU DE LILLE A compter du 1er mars 2011, Yvonnick Morice assurera la direction générale du CHU de Lille. A la tête du Centre Hospitalier Universitaire d'Angers depuis 2003, Yvonnick Morice aura mené à bien de nombreux projets -tant médicaux, architecturaux que structurels- qui participent aujourd'hui à la renommée de l'établissement. Une réussite qu'il partage avec la communauté hospitalière angevine, soudée au service des patients et fédérée autour des valeurs du service public. Ces principes ont inspiré le projet d'établissement 2011-2012 récemment adopté par le conseil de surveillance. Elaboré dans un contexte de bonne santé financière, ce projet souligne les capacités du CHU à répondre aux besoins des patients, à renforcer ses coopérations avec les établissements partenaires et à dynamiser, aux côtés de l'université, l'activité de recherche. C'est donc confiant dans l'avenir du CHU d'Angers que Yvonnick Morice passe le relais pour rejoindre Lille. Dans l'attente de la nomination du nouveau directeur général, l'intérim sera assuré à Angers par Jean-François Caillat, directeur général adjoint. UN STOCKAGE INTELLIGENT DE 2,6 PÉTAOCTETS POUR LA RECHERCHE SUR LE CERVEAU À L’ICM Pour stocker ses données scientifiques, l'Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (ICM) se dote d'une solution innovante constituée du logiciel Active Circle et de matériel NEC. Désormais, plusieurs pétaoctets de données de mesure, d'images et de résulats d'analyse bénéficient d'un stockage virtualisé, auto-sécurisé et extensible. La solution matérielle est fournie par la division HPCE de NEC. Elle est constituée de trois serveurs, et de baies de disques SATA pour une capacité de 1,3 Pétaoctets répliquée, soit 2,6 Pétaoctets. Active Circle est installé sur les trois serveurs et virtualise l'espace de stockage, tout en offrant de manière transparente l'ensemble des services nécessaires à la gestion des données (espace de données brutes, espace d'analyse personnels ou partagé et un archivage régulier automatisé). Cette solution informatique facilite la mise en commun des travaux des chercheurs et des médecins venus du monde entier pour travailler ensemble et trouver de nouveaux traitements pour les maladies du système nerveux. OUVERTURE DU NOUVEAU BÂTIMENT DE LA MATERNITÉ NOTRE-DAME DE BON SECOURS : QUAND LA QUALITÉ MÉDICALE ET SOIGNANTE S’ASSOCIE À LA QUALITÉ HÔTELIÈRE Le 9 mars 2011, la maternité Notre-Dame de Bon Secours de niveau IIB sera définitivement installée dans ses nouveaux locaux au coeur du Groupe hospitalier Paris Saint-Joseph. La maternité dont la réputation d'excellence est reconnue en Ile-de-France va désormais offrir aux futures mamans des conditions d'accueil exceptionnelles dans Paris. Le transfert, sur le site de Saint-Joseph, de la maternité Notre- Dame de Bon Secours marque la dernière étape de la fusion débutée en 2006 entre les trois hôpitaux Saint-Joseph, Notre- Dame de Bon Secours et Saint-Michel. 4 l L’Hospitalier / mars 2011</pre></div> <div class='panel' id='p5'><pre>Les maladies sont rares mais les malades sont nombreux : trois millions de personnes sont concernées par une maladie rare en France, soit une personne sur vingt. LE DEUXIÈME PLAN NATIONAL MALADIES RARES La Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, et la Secrétaire d'Etat chargée de la Santé, Nora Berra, ont présenté ce lundi matin le deuxième Plan national maladies rares. Le premier Plan national maladies rares, lancé en 2005, a permis des avancées pour les plus de trois millions de Français concernés. Ce deuxième Plan est prévu pour la période 2011 / 2014. Les ministres ont annoncé qu'il s'articule autour de 3 axes : la qualité de la prise en charge du patient, le développement de la recherche sur les maladies rares et les coopérations européennes et internationales. Ces 3 axes recouvrent 15 mesures et 47 actions. LE GROUPEMENT RÉSEAU SANTÉ, PIONNIER ET EXPERT DE LA CERTIFICATION QUALITÉ DES PHARMACIES, SALUE LA CERTIFICATION ISO 9001 DES PHARMACIENS DE SON RÉSEAU Le groupement Réseau Santé, qui apporte services et ressources à 350 pharmacies du Grand Ouest, est le pionnier en France pour la norme ISO 9001, définie comme système de management de la qualité appliqué aux officines des pharmaciens. Membre fondateur de l’association Pharma Système Qualité, qui réunit 5 autres groupements français de pharmaciens, Réseau Santé salue l’attribution du certificat ISO 9001 aux groupements et aux pharmaciens entrés en démarche qualité au sein de l’association. Bernard Moyon, fondateur et directeur de Réseau Santé, déclare : « Grâce à notre expérience terrain de plus de six ans auprès de notre réseau, nous connaissons et savons mesurer les avantages considérables d'un engagement en management de la qualité pour une officine, tant au niveau des améliorations de sa gestion des ressources humaines, de la valorisation de ses services et de ses compétences en direction des professionnels de la santé et de leur clientèle. Les groupements investis dans cette démarche sont sincèrement désireux d'apporter ressources documentaires, services adaptés, formations, transfert de compétences et échanges d'expériences à leurs adhérents et d'alimenter le dialogue interprofessionnel dans le secteur de la santé en étant force de proposition. » UN NOUVEAU PRÉSIDENT POUR SOLUSCOPE Jean-Francois Biry prend les rênes d’un des leaders europeens de l’hygiène de l’endoscopie souple Soluscope SAS, leader européen des automates de nettoyage et désinfection des endoscopes souples et de leurs accessoires, se réjouit de l'arrivée de Monsieur Jean-François Biry à sa tête, comme Président. Les deux fondateurs de l'entreprise Bernard Mariotti et Frédéric Dray vont désormais se retirer des opérations et ainsi contribuer aux orientations sur les axes stratégiques de développement de la société. Les co-fondateurs se félicitent tous deux de la nomination d'un homme d'expérience et de terrain qui affiche plus de 25 années d'expérience de Direction Générale. « Nous sommes convaincus d'avoir trouvé en Jean-François Biry le dirigeant qui saura assurer le développement de l'entreprise » déclare Monsieur Bernard Mariotti. UN NOUVEAU SITE INTERNET POUR LE SNITEM Le SNITEM (Syndicat National de l’Industrie des Technologies Médicales) vient de lancer son nouveau site Internet, accessible à l’adresse habituelle: www.snitem.fr. Présentation, organisation et contenus ont été repensés entièrement afin d’en améliorer encore l’ergonomie et l’utilité. De nombreuses informations viennent enrichir la rubrique qui présente les dispositifs médicaux (DM) et les TICS (technologies de l'information et communication en santé). - La rubrique des partenaires et tutelles aux niveaux français, européen et international a été développée. Elle permet notamment de consulter les derniers travaux réalisés avec les partenaires. - Une sous-rubrique « Publications » de la rubrique « Le SNITEM en actions » donne accès à plusieurs documents tels que la News TIC Santé, le magazine SNITEM Info, les positions du SNITEM… mars 2011 / L’Hospitalier l 5</pre></div> <div class='panel' id='p6'><pre>SOMMAIRE / DOSSIER GÉRIATRIE P. 09 l GÉRIATRIE MOBILE : au service des personnes âgées hospitalisées P. 10 l Hôpital des Charpennes : de meilleure chances après un AVC chez les séniors P. 11 l ALZHEIMER : 1ère unité cognitivo-comportementale du Rhône P. 12 l AURO : une nouvelle gamme de Mobiles pour Séniors P. 13 l La Domomédecine P. 15 l Haute Garonne: une Maison Intelligente consacrée au handicap P. 16 l SSR les lauriers roses P. 18 l Dépendance: INTERVIEW Dr Bruno GAUDEAU P. 19 l ACM Ballet: Des danseurs évoluent dans les services hospitaliers gériatriques P. 20 l Le palmarès des maisons de retraite du Figaro Magazine et du Guide Santé / PHARMACIE P. 22 l Le site Meddispar P. 23 l Le dossier pharmaceutique poursuit son extension / CANCER P. 25 l Essais cliniques précoces P. 26 l Reconnaissance officielle du réseau régional de cancérologie Oncauvergne P. 27 l Nouveau traitement en Radiothérapie P. 28 l Centre Léon Bérard / DERMATOLOGIE P. 32 l Hôpital de la Timone / TÉLÉSANTÉ P. 33 l Le CHU de Grenoble réinvente la prise de rendez-vous P. 34 l CHU de Lyon: des SMS envoyés aux patients pour éviter les oublis de rendez vous P. 36 l De la télémédecine à la pharmacie P. 38 l Décret Télémédecine / UROLOGIE P. 39 l CL Médical / CHIRURGIE P. 40 l Une unité pilote à l´hôpital Jean Verdier P. 41 l Chirurgie du genou P. 42 l Chirurgie Ambulatoire: Gestion du Flux des patients / ASSURANCES P. 44 l INTERVIEW Dr Bruno GAUDEAU, Président du Groupe Pasteur Mutualité / FORMATION P. 45 l Tutorat dans le monde de la santé / TIC P. 47 l OSÉO soutient le projet P. 48 l L´HEPG accompagne ses visiteurs avec les tables d´orientation VIADIRECT / DIABÈTE P. 49 l Isolement d´ilots pancréatiques P. 50 l Campagne de prévention du diabète de l´enfant / TRAÇABILITÉ P. 51 l NORCOD / LOGISTIQUE P. 54 l INTERVIEW Frédéric BOUTIER (Siveco) / HYGIÈNE P. 55 l ANIOS : la gastroentérite P. 56 l Le surchaussures automatique / INNOVATIONS P. 58 l URGO / TRAÇABILITÉ P. 60 l Vers une meilleure maîtrise des risques P. 66 l MEDTRONIC / ASSOCIATION P. 64 l Asshumévie P. 65 l Dr Clown P. 67 l LIVRES P. 68 l AGENDA / SÉCURITÉ P. 70 l Plan de reprise et de continuité au CHU de Nantes / TECHNOLOGIE P. 71 l Salon Medtec / GYNÉCOLOGIE P. 72 l INTERVIEW Professeur BENACHI Alexandra: Gynécologue obstétricienne / OPHTALMOLOGIE P. 73 l ATRIUM VISION chirurgie laser / RFID P. 74 l La Biobanque du CHU de Nice / RÉCOMPENSES P. 76 l L’hôpital décloisonné au bénéfice du malade : La Fondation Hôpitaux de Paris - Hôpitaux de France et la GMF récompenseront les meilleures actions / MÉDECINE P. 78 l Premup: Mieux naitre pour mieux vivre / NUTRITION P. 80 l Des ateliers cuisine aux vertus thérapeutiques / RECHERCHE P. 81 l INTERVIEW Stéphane HATEM L’HOSPITALIER ISSN: en cours Directrice de la publication: Valérie JEANNE Rédaction: contact@hospitv.com Rédacteurs: Anaïs Guilbaud, Anita Bacle, Sylvain Lécuyer, Camille De Brévedent Responsable Commercial: Bruno ARNAUD - hospitv-arnaud@orange.fr Marketing: Gérard ALLAL - gerard.allal@wanadoo.fr Assistante de direction: Valérie JEANNE - contact@hospitv.com Ont contribués à ce numéro: Céline Gordon, David Brzoska, Gilles Lionnet, Dominique Ruffat, Valérie Martel, Marie Georges Fayn, Anne Laure Berthomieu, Olivier Pailhoux, Julien Carretier, Jean-Philippe Descombes, Laure Bellegou, Laure Bonvalot, Vanessa Godet, David Heuzé, Dr Gilbert Simonin, José Pecci, Evelyne Gaussens, Cédric Cartau, Claudine Tanguy, et toutes les personnes qui nous ont aidées dans la réalisation de ce numéro, quelles soit citées ou non dans les colonnes. Crédit photo: Photo Virtuel : Copyright Domo center Autres photos : David Becus/Mairie de Blagnac, crédit photo AP-HM, Denis Wardzala – CHU Amiens- Picardie, les Lauriers Roses, Institut Claudius Regaud ,Institut National du Cancer , Résidence du parc, CHU Nancy, CHU de Nantes, Premup, clinique Pasteur, UPMC et Sciences à cœur. Publicité: Régie publicitaire: Itone France Communication Evelyne TROUVÉ - eve.trouve@free.fr Edition: Agence Sensorielle. Sarl au capital de 8 000 € ZA des Vauguillettes III - 17, rue de Sancey 89100 SENS - Tel: 09 77 37 31 07 Conception graphique: Aurore OULLIÉ - aurore.oullie@gmail.com Impression: CHEVILLON IMPRIMEUR 26 Boulevard Kennedy BP 136 89101 SENS Cedex Site: www.hospitv.com</pre></div> <div class='panel' id='p7'><pre></pre></div> <div class='panel' id='p8'><pre></pre></div> <div class='panel' id='p9'><pre>/ Dossier GÉRIATRIE GÉRIATRIE MOBILE : au service des personnes âgées hospitalisées Face au vieillissement général de la population française, les hôpitaux publics doivent soigner des patients de plus en plus âgés mais ils doivent aussi assurer une mission d’accompagnement au-delà du séjour hospitalier. Le CHU de Nancy s’est appuyé sur cette tendance particulière pour mettre en place une équipe mobile de liaison gériatrique rattachée au service de gériatrie du Pr Athanase Benetos. Elle suit plus de 1000 patients par an et apporte son aide complémentaire aux différents services de l’établissement y compris les urgences. L’hospitalisation des personnes âgées liée à une pathologie visible révèle généralement d’autres maux sous-jacents : dénutrition, perte d’autonomie… C’est pour les décrypter que l’expertise de l’équipe mobile de gériatrie est mise à contribution régulièrement. Rencontre avec le médecin Bernadette Hanesse et l’infirmière Marie-Françoise Job. Une fois que la demande d'évaluation est faite par un service, la mission de l'équipe mobile de gériatrie commence et se déroule selon des objectifs bien précis : - Évaluer les syndromes gériatriques fréquents (chute, troubles de l'autonomie, confusion mentale, dénutrition…) - Contribuer à l'élaboration d'un projet de soins adapté pour la prise en charge de la personne âgée au-delà de l'hospitalisation - Participer à son orientation dans la filière de soins. Actuellement, l'équipe est un service « intra-CHU » qui intervient sur tous les sites de l'établissement. Composée de médecins, d'infirmières, d'une psychologue et d'une assistante sociale, c'est en binôme (médecin et infirmière) que se font les interventions dans un premier temps. Sa mission : aider à l'évaluation et à la prise en charge globale médico-psycho-sociale de la personne âgée, c'est-à-dire la guider vers des soins et un encadrement appropriés à sa situation et préparer sa sortie. L'équipe mobile de gériatrie s'informe sur le patient qu'elle va visiter afin de savoir s'il est connu ou non du service Gériatrie. L'évaluation gériatrique passe par un entretien singulier où il s'agit d'obtenir des informations sans inquiéter, de poser des questions sans brusquer, de mettre en évidence des syndromes sans choquer. L'efficacité de la démarche repose sur l'empathie, le respect et la patience. L'équipe interroge les patients sur le quotidien : ont-ils des proches ? Une aide à domicile ? Suivent les questions sur la mémoire : le nom du Président de la République ? Du Pape ? Ou encore les raisons de leur hospitalisation ? « À ce stade, les patients peuvent prendre conscience que leurs souvenirs ne sont plus aussi précis et que leur mémoire est défaillante », explique le Dr Hanesse. C'est dans ces moments que le professionnalisme des membres de l'équipe s'exerce pleinement : écouter pour mieux entendre, regarder pour mieux voir, décrypter pour mieux anticiper. Puis viennent les tests physiques : marche, équilibre sur une jambe, vision, des étapes délicates où il faut accompagner et soutenir les efforts. Après échange avec l'infirmière pour ne négliger aucun détail, le gériatre rédige sur place le compte rendu de toutes ses observations qui résultent de l'analyse des réponses des patients et de leurs résultats aux tests. Ces conclusions viendront compléter l'avis du médecin, sous la forme de recommandations. « Ce ne sont que des propositions » insiste le docteur Bernadette Hanesse, « il ne s'agit pas de se substituer au médecin soignant ». Ces recommandations vont des conseils de prise en charge d'un syndrome gériatrique, à la mise en place de procédures d'aide à domicile… « La plupart du temps, nous informons les patients sur les réseaux gérontologiques qui aident au suivi médical régulier », précise Marie-Françoise Job « Contacter et rencontrer les proches de la personne âgée hospitalisée peut s'avérer parfois nécessaire pour commenter le bilan gériatrique établi et les éclairer sur des choix à faire ». L'idée d'intégrer au CHU de Nancy une équipe mobile de liaison gériatrique a été prise courant 2002, époque où le Dr Bernadette Hanesse était l'unique gériatre mobile. En juin 2007, l'équipe a été renforcée en temps médicaux pour mener un travail de collaboration sur une spécialité, la gériatrie, qui requiert de l'expérience. C'est pourquoi former et informer le personnel médical et paramédical est une des ambitions de l'équipe mobile du CHU de Nancy. Une meilleure connaissance des spécificités liées aux patients âgés permettra au personnel soignant de détecter en amont les symptômes gériatriques renforçant ainsi l'efficacité de l'équipe mobile une fois sur place. C'est une pédagogie et un travail collectif qui participeront à une meilleure prise en charge, par l'hôpital, d'une population de patients de plus en plus nombreux. —Céline GORDON/ Directrice de la Communication mars 2011 / L’Hospitalier l 9</pre></div> <div class='panel' id='p10'><pre>/ Dossier GÉRIATRIE Hôpital des Charpennes (CHU de Lyon) De meilleures chances après un AVC chez les seniors Même après 65 ans, les soins spécifiques et la rééducation sont possibles après un Accident Vasculaire Cérébral. A l’Unité Neuro Vasculaire gériatrique de l’hôpital des Charpennes, une prise en charge spécialisée permet un retour à domicile pour plus de la moitié des patients. On dénombre en France 150 000 Accidents Vasculaires Cérébraux (AVC) chaque année. Plus de 70 % surviennent chez les + de 75 ans. À l'hôpital des Charpennes (CHU de Lyon), une Unité Neuro Vasculaire (UNV) de 20 lits est dédiée aux personnes âgées qui en ont été victimes. Cette unité « post-AVC » permet d'offrir des soins médicaux spécifiques à la phase aiguë et une rééducation spécialisés, qui prennent en compte la fragilité, les affections co-existantes et les nombreuses pathologies chroniques des seniors. Une prise en charge qui améliore à la fois le pronostic fonctionnel (amélioration sensible de l'indépendance fonctionnelle) et le taux de retour au domicile (60% des patients rentrent chez eux après 52 jours d'hospitalisation en moyenne). Rééducation et prévention des complications Lors de son admission, chaque patient est évalué sur le plan médical et neurologique par un Gériatre et un Neurogériatre, et au plan fonctionnel par l'équipe de rééducation. Ce bilan permet de repérer les déficiences liées à l'AVC : troubles moteurs, sensoriels, cognitifs, troubles de l'expression, de la déglutition… L'enjeu est double : - Prévenir les complications fréquentes de l'AVC grâce notamment à une installation optimale du patient, qui tient compte des risques identifiés (ex. dossier du lit redressé pour prévenir la broncho-pneumonie en cas de trouble de la déglutition) - Déterminer un programme de rééducation personnalisé pour aider le patient à compenser ses déficits et à récupérer une autonomie satisfaisante permettant le retour au domicile. L’exception Charpennes Il n´existe que 3 centres spécialisés dans la prise en charge post-AVC du sujet âgé en France : au CHU de Rennes, à la Pitié-Salpêtrière, à l´hôpital des Charpennes. L´UNV gériatrique de l´hôpital des Charpennes a la particularité d´être une unité mixte (court et moyen séjour) : l´équipe assure la rééducation, tout en étant capable de gérer en urgence les complications qui peuvent survenir après l´AVC, et ce, sans que le patient ne change de lieu ni d´équipe. Ce fonctionnement constitue une exception en France. La rééducation fait intervenir de nombreux professionnels ; au cours de son hospitalisation, le patient est suivi, à raison de plusieurs séances quotidiennes, par un kinésithérapeute (travail sur le lever, la marche…) et un ergothérapeute (travail sur la préhension, la dextérité). Il peut également être pris en charge par des psychomotriciens (travail sur les troubles du schéma corporel, syndrome post chute, trouble du tonus), ORL (troubles de la déglutition), orthophonistes (travail sur le langage), diététicienne (adaptation de l'alimentation avec choix d'une texture adaptée aux troubles)… Une neuropsychologue intervient également auprès des patients, notamment pour prévenir la dépression et les troubles cognitifs fréquents dans les suites de l'AVC, et pour les aider à s'adapter au handicap le cas échéant. Le suivi ne s’arrête pas à la porte de l’hôpital La famille est largement associée au projet thérapeutique. Des entretiens réguliers avec l'équipe permettent de faire le point sur les progrès accomplis par le malade, et le moment venu, de préparer la sortie de l'hôpital. Les assistantes sociales de l'unité interviennent aux côtés des familles pour mettre en place les aides nécessaires (allocations, auxiliaires de vie, réseaux de santé…), que le patient rentre à domicile ou qu'il soit transféré dans une unité de soins de suite. Dans un avenir proche, le suivi des patients de l'unité devrait être encore amélioré : l'équipe envisage de développer un hôpital de jour pour ménager une transition douce entre l'hôpital et le domicile, et de créer une consultation spécifique de suivi post-AVC. L’hôpital des Charpennes : une gériatrie de proximité et de spécialités Etablissement de Médecine Gériatrique 239 lits d’hospitalisation, 18 places d’Hôpital de Jour 2000 entrées / an (hors long séjour) Orientations phares : • Rééducation des pathologies vasculaires cérébrales, post-AVC • Centre de Mémoire, de Ressource et de Recherche de Lyon : diagnostic précoce de la maladie d’Alzheimer et maladies apparentées • Consultations dédiées aux troubles du comportement et Unité Cognitivo-Comportementale (UCC) • Cardiogériatrie • Oncogériatrie • Rééducation après chirurgie orthopédique du membre inférieur • Poly pathologie du sujet âgé, perte d’autonomie, soins d’accompagnement, soins palliatifs 10 l L’Hospitalier / mars 2011</pre></div> <div class='panel' id='p11'><pre>GÉRIATRIE Alzheimer : 1ère unité cognitivo-comportementale du Rhône Elle complète la filière Alzheimer des Hospices Civils de Lyon La maladie d'Alzheimer est responsable de deux tiers de l'ensemble des démences. Plusieurs dizaines de milliers de cas sont concernés dans le Rhône. Dans l'évolution de cette maladie peuvent survenir des périodes de crises d'origine multifactorielle (fatigue de l'aidant, maladies aiguës, rupture de prise en charge…) qui se traduisent très souvent par l'apparition ou l'exacerbation de troubles du comportement. Sans aide médicale, la personne atteinte de maladie d'Alzheimer sombre peu à peu dans le déséquilibre psychiatrique et aboutit, la plupart du temps, en pleine « crise » aux urgences. Les médecins sont alors contraints d'utiliser des contentions physiques et/ou médicamenteuses qui sont souvent néfastes. La camisole chimique entraîne la grabatisation de la personne qui risque de développer alors des phlébites et autres conséquences de l'alitement. La 1ère unité neurogériatrique dans le Rhône pour stabiliser les troubles du comportement L'unité cognitivo-comportementale de l'hôpital des Charpennes est la première unité neurogériatrique dans le Rhône, elle a pour vocation de stabiliser les troubles de comportement dès leur tout début, grâce à un programme individualisé de réhabilitation cognitive et comportementale. L'unité agit en amont, avant la crise, en prenant en compte ces troubles pour mieux les désamorcer. Le patient peut être adressé par le généraliste, l'EHPAD ou lors d'une consultation comportement. Un élément parfois infime peut déstabiliser les malades Alzheimer, qui savent mal exprimer leur mal-être. Ils s'agiteront ou deviendront apathiques, se mettront à déambuler parfois en pleine nuit, deviendront agressifs envers eux-mêmes ou envers les autres, seront anxieux ou dépressifs. Lors de l'hospitalisation dans l'unité, l'équipe médicale recherche les atteintes somatiques qui, une fois traitées, peuvent réduire les troubles. Les patients sont ensuite longuement observés pour trouver des solutions afin de réduire les troubles. Ceci souvent sans augmenter la prescription de psychotropes. Un travail important est également réalisé avec les familles et sur le plan social. Tout est mis en oeuvre pour privilégier le retour dans le lieu de vie habituel. Installée dans un service entièrement rénové à l'hôpital des Charpennes, l'unité compte 12 lits de soins de suite et réadaptation et un lit de court séjour. La durée moyenne de séjour est de 4 semaines, la date du retour dans le lieu de vie habituelle pouvant être prévue à l'avance. Principaux troubles du comportement observés : • Agressivité, agitation • Comportement déplacé • Déambulation • Répétition des mots • Hallucinations • Refus de soins • Délire paranoïaque • Cris • Fugue • Troubles de l'élimination • Troubles du sommeil, de l'appétit • Troubles de l'humeur Un environnement architectural adapté • Il permet d'éviter les fugues, les accidents tout en assurant un maximum de confort pour le patient, sa famille et le personnel soignant. • Une attention toute particulière a été donnée aux couleurs assez neutres qui calment les patients, le bois ajoute une touche de chaleur. Une signalétique imagée lutte contre la désorientation. De même la luminosité a été étudiée afin de proposer un éclairage fort (luminothérapie) en journée et tamisé le soir pour respecter le rythme veille-sommeil. La sonorisation a également été considérée afin d'éviter au maximum les bruits indésirables pour maintenir une ambiance la plus tranquille possible. • La présence d'un jardin d'hiver apporte une touche de verdure et de calme. • Des lieux communs de vie sociale et d'activité ont été aménagés : - une cuisine thérapeutique qui permet aux résidents de retrouver les gestes de la vie quotidienne. - un salon de musique avec l'abonnement du service à un programme sonore (la « voix d'or ») visant à réduire l'angoisse des patients en stimulant leur mémoire affective. • La réhabilitation des 550 m 2 du service a duré 6 mois. mars 2011 / L’Hospitalier l 11</pre></div> <div class='panel' id='p12'><pre>/ Dossier GÉRIATRIE L’agence CARINNA et la Région Champagne-Ardenne relèvent le défi de la “ domomédecine* ” Une démonstration pilote à grande échelle pour répondre aux besoins et aux enjeux de demain. La Région Champagne-Ardenne soutient cette initiative et CARINNA, l’Agence pour la recherche et l’innovation en Champagne-Ardenne, accompagne cette démonstration unique en France. Afin de répondre aux besoins grandissants d’une p o p u l a t i o n vieillissante et moderniser les soins de santé, une expérience unique en France est lancée en Champagne-Ardenne : la “ domomédecine* ”. Proposée par l’Académie des technologies et soutenue par le Conseil régional de Champagne-Ardenne, la recherche et le développement de la “ domomédecine* ” sont le fruit de la mobilisation et de la coordination d’entreprises et d’établissements publics par l’agence CARINNA. Moderniser, améliorer et offrir un accès aux soins efficace et de qualité depuis son domicile, en liaison avec ceux dispensés à l’hôpital, tel est le défi lancé par le programme “ domomédecine* ”. Une démonstration qui répond aux enjeux de demain Le coût de la santé ne cesse d'augmenter et la manière de soigner les populations est devenue un véritable enjeu stratégique. La Région Champagne-Ardenne souhaite être pilote pour tester à grande échelle la « domomédecine* » auprès de 10 000 patients de la région. La « domomédecine* » représente l'ensemble des actes et soins dispensés au domicile du patient ou durant ses activités socioprofessionnelles tout en intégrant la dimension du maintien en autonomie. La « domomédecine* » met l'Homme au coeur de ce procédé innovant, qui, au travers de l'application des nouvelles technologies et des technologies de l'information et de la communication, souhaite créer un nouveau secteur de santé générateur de progrès médical. « Le but de la démonstration est de répondre aux enjeux de demain, de donner aux patients âgés ou atteints de pathologies chroniques (diabète, cancer, cardiopathies, séquelles d'accidents vasculaires cérébraux…) un accès équitable aux soins depuis leur domicile, en lien avec l'hôpital, tout en préservant leur autonomie. » indique Jean-Paul Bachy, Président du Conseil régional de Champagne-Ardenne. CARINNA mobilise et coordonne les entreprises et les établissements publics C'est à travers la constitution d'un consortium en janvier 2010 qu'entreprises et établissements publics se sont associés sous l'impulsion et la coordination de l'agence CARINNA, pour répondre aux contraintes techniques, organisationnelles et financières du programme « domomédecine ». Il s'agit d'un groupe d'une quarantaine de personnes qui se réunit 5 à 6 fois par an pour discuter et mutualiser les moyens. Par exemple : le Groupe Axon'Cable (situé à Montmirail dans la Marne) met sa technologie au service des acteurs locaux en proposant des solutions d'interconnectique. Dirigé par Joseph Puzo, Axon'Cable jouit d'une expérience de plus de 40 ans dans le monde médical. Cette société propose notamment le système « tout-en-un » VIGIPHONE® pour accompagner la longévité au domicile. Un système sur mesure où le client fait installer les dispositifs qui lui conviennent en fonction de ses besoins ou de ses envies. Ce dispositif prend la forme d'une tablette numérique avec une caméra. Il incorpore 3 catégories d'application : le lien social, la domotique et la télémédecine. Via le VIGIPHONE®, les patients pourront * Le terme « domomédecine » a été inventé par François GUINOT de l'Académie des Technologies lors de la journée Télésanté organisée le 4 novembre 2009 au Conseil régional de Champagne-Ardenne. 12 l L’Hospitalier / mars 2011</pre></div> <div class='panel' id='p13'><pre>être en contact permanent avec l'hôpital, leurs voisins ou toute autre structure. En pressant un simple bouton, un système de « perfusion » pourrait être mis en place ; la pression d'un autre bouton d'appel malade pourrait ouvrir un « pilulier » qui délivrerait un médicament. Une multitude de systèmes de prévention et de saisies peuvent être imaginés et s'interconnecter. Le consortium « domomédecine » animé par l'agence CA- RINNA permet de véritables échanges entre entreprises privées et établissements publics. Du côté des établissements publics, le Professeur Jacques Duchêne, Président de l'association MADoPA et chercheur à l'Université de Technologie de Troyes (UTT) travaille sur l'accompagnement et les besoins des personnes âgées. L'équipe du Professeur Duchêne souhaite « apporter des solutions de référence au défi du maintien en autonomie à domicile des personnes âgées ». Le Professeur Duchêne est parti d'un constat simple « La seule approche technologique ne suffit pas, il faut aussi des hommes, des spécialistes en sciences humaines et sociales, des professionnels de la santé, des entreprises innovantes et des activateurs de transfert et l'apport indispensable des usagers. L'association de ces compétences est la clé de la réussite du programme « domomédecine ». CARINNA, moteur de ce dynamisme L'agence CARINNA se positionne comme moteur incontournable des différents acteurs. Forte de son expérience et de ses compétences, cette structure a su répondre aux différents besoins du programme « domomédecine » en favorisant la collaboration de ces différents partenaires et reste un élément essentiel pour toutes les questions liées à la recherche et l'innovation en Champagne-Ardenne Créée à l'initiative du Conseil Régional en 2007, soutenue par l'Etat, OSEO et les collectivités territoriales, l'agence est un véritable partenaire de la recherche et de l'innovation sur de multiples secteurs, pour les entreprises, les laboratoires de recherche et pour les différents territoires de la région. Professeur Jacques Duchêne, Président de l’association MADoPA : « Avec la domomédecine, nous souhaitons apporter un ensemble de moyens permettant de traiter les personnes à leur domicile. Au-delà d'une qualité de soin au moins égales à celle offerte par les structures de soin traditionnelles, le bien être du patient et sa qualité de vie sont primordiaux, l'entourer au mieux, pour vivre mieux, telle serait la philosophie de la domomédecine. La question de la longévité est une problématique d'avenir, il nous faut dès à présent repenser notre organisation afin de faire face dans de meilleures conditions à l'augmentation de notre durée de vie. A travers son expertise, ses missions de recherche et d'innovation, d'évaluation, et de formation/ communication, MADoPA souhaite devenir un véritable accompagnateur pour la domomédecine et une référence en tant qu'évaluateur de la fragilité. Le but étant d'offrir un avenir plus serein aux personnes âgées. » Joseph Puzo, PDG du groupe Axon’Cable : « Axon'Cable s'est naturellement orienté vers la domomédecine. C'est sous l'impulsion du Conseil Régional et grâce à la formidable dynamique du consortium animé par l'agence CA- RINNA que notre groupe s'est autant investi dans le programme. Notre longue expérience du secteur de la santé et notre Division DOMOCARE située à Montmirail (51), mise en place pour concevoir, industrialiser et vendre des produits et systèmes destinés à maintenir au domicile des personnes âgées ou handicapées, nous permettent de répondre aux besoins de ce programme. Les besoins en soins pour les personnes âgées croissent de 15% tous les ans et les progrès technologiques conduiront dans les prochaines décennies à une augmentation de la part des dépenses de santé dans le PIB jusqu'à atteindre les 15% en 2050. Plus de 65% des personnes touchées par des maladies chroniques aujourd'hui ont plus de 60 ans. La domomédecine représente donc une avancée forte, un marché très intéressant et un secteur d'avenir. Du fait du vieillissement de la population française, la domomédecine nous offre la possibilité d'entrer sur un marché non cyclique. Ce dernier sera en croissance pendant encore 20 ans, d'où l'intérêt pour notre groupe de se positionner dès à présent. » Les actions de CARINNA sont soutenues par le Conseil régional de Champagne-Ardenne, l'Etat et les Fonds Structurels Européens. Contact presse : David Brzoska – Johann Fourmond Tel : 02 99 65 05 47 Port : 07 86 26 46 12 d.brzoska@releasepresse.com mars 2011 / L’Hospitalier l 13</pre></div> <div class='panel' id='p14'><pre>/ Dossier GÉRIATRIE AURO une nouvelle gamme de Mobiles pour Seniors Pour les exclus de la téléphonie mobile. Plus de 10 millions d’exclus. On compte, à la fin de l’année 2009, en France, près de 10 millions de personnes âgés de plus de 65 ans, et 250 000 personnes déclarent souffrir d’un handicap sensoriel. De plus, de nombreux utilisateurs travaillent dans des environnement sombres ou extrêment bruyants. Et ceci, sans compter tous ceux aspirent à un retour à la simplicité dans un monde de plus en plus complexe. Cette population est délaissée par les grands constructeurs. Pourtant eux aussi ont besoin d'un téléphone mobile. La gamme AURO vise à satisfaire ces publics délaissés par les fabricants habituels. Seuls 40% des plus de 70 ans sont équipés d’un téléphone portable. Pourquoi si peut alors que les 15- 30 ans dépassent les 90%. À l'inverse des smartphones, les mobiles AURO ne mettent pas la technologies au service de la complexité mais l'utilisent au service du confort. Tous les mobiles de la gamme AURO présentent des fonctionnalités aussi simple que celles de la téléphonie fixe et des atouts en plus: de grosses touches rétroéclairées parfaitement lisibles, de larges écrans en couleurs anti rayures garantissant une lecture parfaite ( la taille des caractères est ajustable), la possibilité d'augmenter fortement le volume du son et de la sonnerie, une touche SOS programmable et une fonction lampe torche. Le tout dans des mobiles design et élégants. Auro M101 : Le classique, juste pour téléphoner ! Le design de ce téléphone a été créé pour être le plus simple possible, tout en respectant les codes de l'élégance. Compact, stylé, il a une prise en main parfaite. Son interface parfaitement lisible et rétro éclairée rend la navigation simplissime, même pour ceux qui utilisent un téléphone mobile pour la première fois. Ses larges touches, ses gros caractères et ses 3 boutons d'appel direct, sa touche SOS qui permet d'envoyer des messages textes pré-enregistrés ou de rappeler à l'utilisateur des directives médicales, son écoute cristalline au volume amplifiable et sa torche intégrée, le rendent parfait pour une utilisation par les seniors. Et ceci sans céder aux fonctions qui font le succès des téléphones mobiles comme le bouton central qui rend l'écriture, l'envoi et la réception de messages un jeu d'enfant. Le M101 est le téléphone mobile par excellence qui allie les performances d'un téléphone mobile classique à la facilité d'un téléphone fixe. Livré avec un chargeur et des écouteurs, il est compatible avec les systèmes d'aide auditifs M3/T3. au prix de 79,99€ TTC Auro M301 : La version slim en 3 couleurs technologie et élégance en plus Fidèle à son concept de larges touches, Auro a conçu le M301 pour être un téléphone mobile qui allie performance, élégance et facilité d'utilisation. Non seulement il dispose des fonctionnalités qui font le succès de la gamme, larges caractères, boutons d'appel direct, touche SOS, volume amplifiable et torche intégrée, mais en plus le M301 est doté de fonctions performantes. Bi-bande, écran couleur en 64k, fonction agenda avec rappel des choses à faire, 1000 contacts en mémoire avec capacité de 5 numéros par contact, son design fin et compact séduira les plus sophistiqués des séniors ou tous ceux qui veulent disposer d'un téléphone performant et élégant mais surtout simple. Livré avec un chargeur et des écouteurs, il est compatible avec les systèmes d'aide auditifs M3/T3. Disponible en rouge/blanc/noir au prix de 99,00€ TTC Les produits Auro sont disponibles dans la plupart des boutiques de téléphonie et chez les e-commerçants notamment amazon.fr Source/ Agence Eliotrope : lyonnet@eliotrope.fr - www.eliotrope.fr 14 l L’Hospitalier / mars 2011</pre></div> <div class='panel' id='p15'><pre>GÉRIATRIE Haute-Garonne : une Maison Intelligente consacrée au handicap Alors que le gouvernement se lance dans un plan de la dépendance, l’IUT de Blagnac propose un projet novateur permettant un maintient à domicile dans des conditions de confort, de sécurité et de réactivité maximales. Installée à Blagnac (Haute-Garonne), cette plate-forme technologique, au croisement de la recherche et de l'enseignement, créée par l'IUT de Blagnac, est une première en France. Ouvert en novembre 2010, il s'agit du premier site en France à traiter, de façon globale, la question du vieillissement et du handicap. La Maison Intelligente facilitera demain la vie quotidienne des personnes handicapées ou vieillissantes mais aussi celle de leurs proches et de l'ensemble des professionnels intervenant à leur coté. Elle préfigure la future maison de tous les français. Cette Maison intelligente a vu le jour grâce aux financeurs, qu'ils soient universitaires, institutionnels ou industriels. Et en tout premier lieu grâce à la Ville de Blagnac, principal soutien financier et partenaire convaincu de l'importance de cette réalisation et des applications qui en découleront. Une réalisation qui répond à une problématique très actuelle : celle de l'accompagnement du vieillissement des populations dans notre société (handicaps, dépendances etc.). Cet espace se compose d'une habitation toute équipée de 80m2 avec une entrée, un séjour, une cuisine, une salle de bain, une chambre, mais également une salle d'observation, de formation, et de valorisation de 40m 2 . Elle comprend enfin un local technique. La sécurité et le confort de la personne sont notamment permis un tapis situé au pied de son lit. Celui est muni de capteurs et va pouvoir signaler que la personne se lève. En fonction du handicap paramétré, ce signal du tapis pourra alors, par exemple si c'est la nuit, allumer les lumières jusqu'aux toilettes, ou passer un appel à un centre de secours, ou les deux. Le matin, le signal permettra de lever les stores, de mettre en route la machine à café, ou de prévenir un voisin ou un proche que la personne a quitté son lit… Les possibilités sont multiples. En plus de cela, la Maison intelligente est tout à la fois un lieu d'expérimentation pour les étudiants et les chercheurs en TIC, domotique, ergonomie, psychologie, sociologie et une plate-forme d'expérimentation pour les acteurs socio-économiques, industriels et les collectivités territoriales ayant pour ambition de promouvoir et valoriser les technologies liées au maintien à domicile. Ainsi vont se créer et se développer les outils et les technologies qui permettront demain aux personnes âgées et handicapées de vivre plus longtemps chez elles de manière autonome. Après l'ouverture sa plate-forme expérimentale en novembre 2010 de 80 mètres carrés, le projet rentre en 2011 dans une deuxième phase : la création d'une plateforme de Maison Intelligente de plus grande envergure, soit 800M 2 . —Alexandra GUYARD/ Responsable communication Université de Toulouse II-Le Mirail mars 2011 / L’Hospitalier l 15</pre></div> <div class='panel' id='p16'><pre>/ Dossier GÉRIATRIE Visite de chantier le 10 décembre 2010 à Levens: lancement officiel du futur site-pilote environnemental “ les Lauriers roses ” en faveur des personnes âgées. L’ensemble des élus du département étaient présents lors de cette visite de chantier qui a débuté en milieu d’après-midi pour inaugurer la première tranche des travaux d’une plateforme expérimentale thérapeutique regroupant en deux bâtiments un service de Soins de Suite et de Réadaptation (SSR) et un Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD) avec accueil de jour. Instituant un nouveau modèle d’offre de soins gérontologiques dans le cadre du schéma départemental 2006-2010, leInstituant un nouveau modèle d’offre de soins gérontologiques dans le cadre du schéma départemental 2006-2010, le site-pilote alliant santé, citoyenneté et environnement, a pour vocation en s’inscrivant dans une démarche qualité exemplaire au plan national dans la lutte contre la dépendance d’ouvrir la voie à une approche médico-sociale plus adaptée aux besoins des générations futures. Une vocation saluée par les différents acteurs et partenaires présents. Antoine Véran, Maire de Levens, Vice-Président de Nice Côte d'Azur, a ainsi rendu hommage à l'action de l'association Chaîne de Vies 06, gestionnaire de l'établissement et rappelé les grands enjeux du projet : sa fonction desanté publique au bénéfice des plus fragiles et des plus démunis, l'implication de tous les maillons humains de cettechaîne de solidarité pour faire aboutir ce projet d'envergure coûteux,emprunts cautionnés à hauteur de 20% par lacollectivité) et sa 16 l L’Hospitalier / mars 2011</pre></div> <div class='panel' id='p17'><pre>Le Docteur Alain Frère, Vice-Président du Conseil Général des Alpes-Maritimes, Maire de Tourette-Levens a exprimé son émotion face à l'aboutissement d'un projet suivi depuis 1967, témoin d'une décentralisation réussie, qui instaure au sein du moyen-pays « un véritable Jardin de Vie au service du coeur, de la paix, de l'intelligence et de l'Homme » décernant pour ce travail accompli avec mérite aux Lauriers Roses des lauriers d'or ! » vocation de booster de l'économie locale (création d'emplois et contrats commerciaux avec desentreprises « vertes » de proximité favorisant le développement durable -filière bio, navettes électriques…). De son côté, le professeur DellaMonica, Président de l'Association Chaîne de Vies et Chef du Service d'Infectiologie au CHU de Nice a remercié son collaborateur et confrère psychiatre, le docteur Joël SAPIR, médecin/directeur de l'établissement des Lauriers Roses qui a oeuvré en liaison avec son père Nathan Sapir, premier directeur de l'établissement, pour mener à bien ce projet ambitieux. Evoquant la date symbolique du 10 décembre, jour anniversaire de la déclaration des Droits de l'Homme, il en a rappelé les grands principes citoyens « en cohérence avec la double vocation du centre de convalescence, à la fois privé associatif et dédié au Service Public. Ce futur Site très ergonomique et de Haute Qualité Environnementale est une première en France. » Dominique Deroubaix, Directeur Régional de l'Agence Régionale de Santé PACA (ARS) a mis en exergue « le partenariat étroit initié entre le CHU de Nice et le Centre de Lacassagne qui donne un caractère particulier à cette mission portant des valeurs exemplaires tant dans le domaine technologique, environnemental que dans l'engagement humain au quotidien auprès des personnes âgées dépendantes. » Eric Ciotti, Député, Président du Conseil Général des Alpes-Maritimes a confirmé l'enjeu important représenté par ce projet dans lequel le Conseil Général des Alpes-Maritimes, a apporté sa contribution financière à hauteur de 3,7M€ du plan de financement global (26M€). Eric Ciotti a salué à travers le concept original du site « le développement d'une formule nouvelle de coopération sanitaire inter-établissements et inter-agences de Santé » ; souhaitant que ce partenariat favorise aujourd'hui une mobilisation des acteurs autour de l'application généralisée dans tout projet santé privé d'une tarification journalière plancher de 51,70 € pour les personnes âgées de faibles revenus, telle qu'elle est pratiquée dans les établissements publics. Afin d'atténuer le prix du séjour des résidents des Lauriers Roses, le Conseil Général des Alpes- Maritimes a alloué des subventions d'investissement dans la limite d'une participation à hauteur de 30% et permis ainsi l'offre d'un tarif journalier moyen de 53,70 € à l'ouverture de l'établissement. Eric Ciotti a par ailleurs dressé un bilan satisfaisant du plan départemental de relance en faveur des personnes âgées (2006-2010) qui a rempli ses objectifs « avec 49 projets de création ou d'extension d'EHPAD dans le département , soit la création de 2308 lits supplémentaires portant la capacité d'hébergement global à plus de 14 000 lits contre 12000 en 2005. » Une politique sociale qui implique un investissement global de plus de 200 millions d'euros mais induit 500 emplois dans le BTP et 900 emplois dans le secteur sanitaire et social.12 EHPAD ouvriront ou seront étendus d'ici fin 2011, représentant une capacité d'hébergement de 675 lits supplémentaires. Clôturant les allocutions, Francis Lamy, Préfet des Alpes- Maritimes, a félicité l'ensemble des acteurs pour « ce défi national majeur relevé dans la lutte contre la dépendance des personnes âgées qui seront 57 000 dans 10 ans sur le territoire azuréen et représenteront une part importante de la population départementale ». Le représentant de l'Etat a par ailleurs confirmé que « la réforme de la dépendance qui constitue le chantier prioritaire du nouveau gouvernement va début 2011 faire l'objet d'une grande consultation publique avant d'être intégrée au projet de loi de finance fin 2011 ». « Nous devons développer ensemble une véritable politique de prévention pour réduire le coût de la dépendance et favoriser l'autonomie et le bien-être des personnes dépendantes ! » Contact presse : Dominique RUFFAT - Tél. +33 (0)6 18 45 15 38 Email : dominique.ruffat@sfr.fr mars 2011 / L’Hospitalier l 17</pre></div> <div class='panel' id='p18'><pre>/ Dossier GÉRIATRIE INTERVIEW “Nous ne pouvons plus attendre, notre société a pris du retard” Nicolas Sarkozy à propos de la dépendance Six mois. Voici le délai fixé par Nicolas Sarkozy pour élaborer un projet de loi gouvernemental sur le plan de la dépendance. Quatre groupes de travail se réunissent d’ores et déjà à Paris et en régions. L’objectif est de prévenir la dépendance des personnes âgées en favorisant médecins de proximités et citoyenneté. Maintenier le plus loongtemps possible les personnes à leur domicile est également une priorité pour le chef de l’état. Entretien avec le docteur Bruno GAUDEAU de Groupe Pasteur Mutualité. —Par Camille De BRÉVEDENT Que pensez-vous de l’idée d’un plan de Nicolas Sarkozy sur la dépendance ? Le chantier de la dépendance lancé par Nicolas Sarkozy était très attendu. Avant d'en connaître les grands axes qui ne seront dévoilés qu'à partir de cet été, ce dossier présente déjà un avantage majeur : celui de dédramatiser un sujet difficile, souvent occulté par les Français. Qu'il s'agisse des ministres ou des journalistes que j'ai pu entendre, tous ont su parler positivement du vieillissement et de la perte d'autonomie qui touche un grand nombre de nos aînés. C'est déjà une grande avancée. En quoi cela va-t-il changer la situation des personnes âgées ? La réforme représente « un plus » pour toutes les personnes âgées. Elle leur prouve que la solidarité nationale à leur égard est bien vivace. Cette médiatisation actuelle autour de la dépendance va également faire prendre conscience progressivement aux Français qu'ils doivent se prémunir le plus tôt possible contre la perte d'autonomie. Les deux grands maux de la dépendance que sont l'isolement et le handicap, doivent être anticipés au maximum. A partir de 65 ans, il ne s'agit plus d'acquérir une maison sans escalier dans un village isolé, et ce même si l'on dispose encore de très bonnes conditions physiques. Le grand âge est un cycle de vie qui se prépare et s'anticipe. Les éventuelles sources de financement évoquées sont-elles les bonnes ? La réflexion engagée sur la création d'une 5e branche de la Sécurité sociale déterminera la part prise en charge par l'Assurance maladie et celle prise en charge par une assurance privée. Quel que soit le mode de financement retenu, il apparaît souhaitable que la base de la future allocation dépendance soit construite sur le principe d'un système de couverture universelle, respectant les plus démunis et tenant compte du niveau de revenu de chacun. Quelle(s) évolution(s) pour les professionnels de santé ? Cette réforme ouvre de grandes perspectives à toute la profession. Elle devrait, sans nul doute, renforcer les collaborations entre professionnels de santé et permettre de repenser le parcours de soins. De nouveaux métiers pourraient également voir le jour. A condition de bénéficier d'une formation complémentaire en management, des infirmières pourraient alors très bien jouer un rôle central dans l'accompagnement des patients en situation de dépendance. En faisant la jonction entre le volet médical et social de la maladie, elles redonneraient ainsi aux médecins le temps médical nécessaire à leur profession. 18 l L’Hospitalier / mars 2011</pre></div> <div class='panel' id='p19'><pre>GÉRIATRIE Compagnie ACM Ballet Des danseurs évoluent dans les services hospitaliers gériatriques Par équipe de quatre, des danseurs professionnels investissent les services gériatriques sur des journées complètes, de chambre en chambre, de couloir en lieu de vie, à la rencontre de chacun, même des personnes les plus dépendantes ou isolées. Les objectifs Avant tout, proposer des instants de plaisir et d'échange autour de la danse. Amener un courant d'air frais qui chamboule le quotidien des unités sans en perturber le fonctionnement ; surprendre, émerveiller, stimuler ; contribuer au mieux vivre à l'intérieur de cet univers du soin ; créer et recréer des liens entre les différents acteurs de la communauté hospitalière ; apporter aussi des moments de plaisir au personnel et en cela favoriser un autre regard sur les personnes âgées. L’originalité de la démarche et les raisons de son impact ■ L'action est menée par des danseurs professionnels, qui ont une vie sur scène par ailleurs, et qui viennent auprès des patients comme ils se produiraient dans des lieux dédiés au spectacle, avec la même préparation, le même sérieux. ■ Il s'agit d'une véritable proposition artistique. La création chorégraphique y a toute sa place puisque des programmes construits et travaillés sont amenés à chaque passage. ■ L'intégration des danseurs à la vie des unités sur des journées entières participe à la création de liens forts avec les patients et les équipes. Expérience, respect et écoute leur permettent de travailler même le matin, sans que la simultanéité avec les soins ne pose de problème. ■ Les journées-danse sont programmées avec régularité, annoncées et attendues. ■ Les danseurs interviennent par équipe de quatre. Ce nombre permet des combinaisons variées, et, la charge émotionnelle étant partagée entre les artistes, les journées se passent dans une ambiance festive. ■ Les répétitions en amont permettent de s'adapter à tous les cas de figures et d'apporter la qualité et les conditions d'émotion d'un vrai spectacle jusqu'au chevet de la personne. Cette approche touche même les patients les plus affaiblis, par exemple en unités de soins palliatifs. Le maintien du lien social est un aspect important : ■ Soignants, patients et familles sont spectateurs ensemble. Ils se rejoignent dans le vécu en commun d'émotions qui deviennent des supports de communication, pendant les interventions et après. ■ Le passage des danseurs amène un spectacle vivant et des possibilités d'en parler, d'y participer, de le vivre, d'improviser, d'en attendre le retour. C'est un lien avec le monde en mouvement et la société active. Une action reconnue Mise en pratique en 2006 grâce à une subvention du Fonds Social Européen qui a joué le rôle de tremplin, cette démarche a été récompensée par Les Initiatives de la Bientraitance 2007 (Mairie de Paris), et, en avril 2009, par un Trophée du Grand Âge. La compagnie ACM Ballet est soutenue par des collectivités territoriales : Mairie de Paris, Conseil Régional d'Ile de France, Conseils généraux. Depuis le démarrage, les collaborations avec certains établissements se renouvellent d'année en année et d'autres se développent. Les danseurs se produisent en région Ile de France dans le cadre de partenariats à long terme (certains depuis 2006), et la démarche a maintenant des extensions en province. Les attentes du moment : trouver des entreprises mécènes pour ancrer les partenariats déjà existants et pouvoir répondre aux demandes de nouveaux établissements. le site : http://sites.google.com/site/compagniealouette/ E-mail : acm.ballet@free.fr —Valérie MARTEL mars 2011 / L’Hospitalier l 19</pre></div> <div class='panel' id='p20'><pre>/ Dossier GÉRIATRIE Le palmarès des maisons de retraite du Figaro Magazine et du Guide Santé Sortie le 5 février 2011, le palmarès des maisons de retraite du Figaro Magazine et du Guide Santé a pour ambition d'aider les personnes âgées et leurs proches à choisir la meilleure maison de retraite, celle qui associe confort de vie et soins de qualité. Pour dresser un classement des 20 meilleures structures par région, Stéphane Bach et Jean-Pascal Del Bano ont sollicité les 7 416 établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad)* publics et privés. Les résultats sont en ligne**. Mais les tableaux restent incomplets. En effet, seuls 42% des établissements ont participé à l'enquête, principalement des structures privées, la Fédération Hospitalière de France ayant recommandé à ses adhérents de ne pas renseigner le questionnaire. A retenir : une fourchette des tarifs allant du simple au sectuple ! « Les tarifs d'hébergements (hors soins de santé, supplément dépendance et dépenses diverses de coiffure, téléphone, blanchissage, produits de soin...) varient de 813 euros pour la résidence Bellevue à Gap, dans les Hautes-Alpes (05) à 6022 euros par mois pour La Résidence de Chaillot, à Paris ; le tarif médian se situant à 2 200 euros par mois » révèle le magazine. Tandis que les retraites moyennes dépassent difficilement les 1 200 euros. Quant au taux de personnel par résident, il varie de 0,4 à près de 1 ; un effectif à mettre en regard des besoins des personnes lourdement dépendantes. En effet « le profil-type du résident en Ehpad est une femme de 87 ans, avec en moyenne cinq pathologies, huit médicaments et une dépendance importante» affirme le Dr Nathalie Maubourguet, qui préside la Fédération des associations de médecins coordonnateurs en Ehpad. Ces patients lourds requièrent l'assistance d'un personnel renforcé, qualifié et motivé. Le magazine enregistre les efforts de la profession depuis la loi du 2 janvier 2002 qui impose aux établissements le respect de normes tant dans la conception des bâtiments que dans le règlement interne et notamment dans la rédaction d'un projet de vie et de soins pour les résidents. Vis-à-vis des collectivités territoriales et des autorités de santé, les responsables doivent également s'engager à moderniser leurs structures s'ils veulent percevoir des financements pour recruter des personnels. Des évolutions tangibles selon la journaliste Martine Betti-Cusso qui note : « S'il reste encore des chambres doubles, chaque résidence offre des chambres individuelles que l'on peut parfois meubler soi-même. Tous proposent, à des degrés divers, des animations: loto, thé dansant, chorale, art floral.... Beaucoup ont aménagé un salon de coiffure, et les plus luxueuses proposent même une salle Snoezelen avec aromathérapie, lumière tamisée et musique relaxante. Certes, toutes ne disposent pas du même niveau de confort, certaines s'en tiennent à une fonctionnalité sommaire et hygiénique plus proche de l'ambiance hospitalière que de la résidence hôtelière. » Mais les points d'amélioration sont nombreux si l'on en juge d'après les témoignages postés sur le site : manque d'attention et insuffisance de soins portés aux pensionnaires dû en grande partie au manque de personnel, les tarifs jugés exorbitants, un personnel insuffisamment formé à la bientraitance? Méthodologie Un formulaire de 62 questions a été adressé à chacun des les 7 416 établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes comprenant notamment des questions sur le taux de chambre double, le ratio emploi temps plein/nombre de lits, la capacité, le tarif mensuel. Les données quantitatives sont complétées par 6 critères qualité définis en concertation avec fédérations, médecins, usagers car à l'heure actuelle il n'existe aucun indicateur qualité public et opposable pour les EHPAD. 1. Le Ratio d'encadrement (tous personnels confondus en Equivalent Temps Plein ou ETP) 2. La Présence d'au moins 1 AS la nuit 3. La Présence d'un psychologue 4. Les Formations à la bien-traitance 5. La Possibilité offerte à la famille ou aux amis de se joindre au résident pour les repas 6. La Présence d'un coiffeur et/ou esthéticienne et/ou pédicure et/ou balnéothérapie. —Marie-Georges FAYN * 3 243 dans le secteur public, 2 360 dans le secteur privé associatif et 1 813 dans le secteur privé commercial. ** http://www.le-guide-sante.org - www.lefigaro.fr 20 l L’Hospitalier / mars 2011</pre></div> <div class='panel' id='p21'><pre>publi-rédactionnel Orange Healthcare vers un système de santé connecté 3 questions à Mireille Garcia, Directrice Régionale Midi Pyrénées et Stéphane Dunglas, Directeur Agence Entreprises France Télécom - Orange sur l’apport des technologies de l’information et de la communication au service des filières de santé La médecine du XXIe siècle sera une affaire de réseaux. Réaliser une intervention chirurgicale en réunissant virtuellement plusieurs spécialistes ; interconnecter les savoirs et les compétences où qu’elles se trouvent ; facilité l’accès et la permanence des soins y compris dans les zones les plus reculées ; accéder en quelques clics et en toute sécurité à un dossier médical informatisé ; surveiller à distance un malade hospitalisé à son domicile ; permettre une bonne coordination des urgences, coordonner en temps réel l’ensemble des personnels de santé pour améliorer leur condition de travail et leur qualité de vie, enfin introduire des procédures qui permettent une plus grande efficacité des actes médicaux contribuant ainsi à en réduire les coûts (transmission d’images, circuit du médicament, …), autant de domaines dans lesquels les TIC apportent des solutions appréciables. Fort de son expertise en matière de télécommunications, d’intégrateur de services et de son encrage territorial, Orange se positionne comme un partenaire légitime et nécessaire du développement de la télémédecine dans nos régions. Pour préciser les enjeux de ces développements, rencontre avec Mireille Garcia Directrice régionale Midi Pyrénées et Stéphane Dunglas, Directeur de l’Agence Entreprises. Où sont les perspectives de la télémédecine ? Stéphane Dunglas : Trois grands univers sont concernés par le développement des technologies d’e-santé. À l’hôpital d’abord, terrain propice aux nouvelles technologies, les télécoms viennent enrichir et faciliter le travail des équipes soignantes : accéder partout et à tout moment à l’intégralité d’un dossier médical, être joignable ou localiser en temps réel les équipements disponibles, industrialise le circuit du médicament, autant de gestes qui non seulement améliorent la pratique au quotidien des personnels, mais encore induisent une mutualisation et une meilleure répartition des investissements. En médecine en mobilité ensuite. Faciliter la gestion et la coordination des services d’urgence par les connections mobiles et par la géolocalistion, n’est pas seulement la garantie de secours toujours plus efficace, mais là encore, d’une meilleure efficacité en terme de coûts. Enfin, au domicile. Pouvoir maintenir les patients à leur domicile tout en leur garantissant une parfaite continuité de soins, suppose la mise en place les systèmes de surveillance, de suivi médical et de remontée d’alerte à partir de la maison. A tous ces niveaux, hôpital, mobilité et domicile, Orange est présent avec son expertise et des solutions innovantes, développées grâce ses laboratoires de recherche, en France et à l’étranger. Comment les réformes en cours peuvent elles aider ce déploiement des NTIC ? Mireille Garcia : Si on a coutume de dire que « la santé n’a pas de prix », mais celle-ci a un coût ! Il tend à s’accroitre avec l’allongement de l’espérance de vie (une année tous les quatre ans), la croissance démographique. Les TIC peuvent également être une réponse sur le terrain de l’économie de la santé, que la récente loi HSPT tend à mettre en œuvre en permettant une meilleure allocation des ressources entre les différents éléments de la chaîne. La santé est un point essentiel dans les politiques d’aménagement et de revitalisation des territoires ruraux. Les télécommunications ouvrent de nombreuses possibilités de redimensionnement des offres de santé dans nos départements. Informatiser et interconnecter les maillons de la chaine santé : de praticiens libéraux (médecins, infirmiers, pharmaciens, maisons pluridisciplinaires) à l’hôpital public dans toutes ses composantes départementales et régionales, est une chance unique d’accroitre la qualité des prestations médicales dans nos territoires. Orange est donc légitime dans le secteur ? Stéphane Dunglas : Oui, complétement. Dans un environnement en complète évolution, Orange apporte avec ses offres Santé, une brique essentielle à la montée en compétences des acteurs de santé, à la pérennisation de la qualité des soins et à la garantie des grands équilibres économiques. Ainsi nous construisons dans le temps et en étroite collaboration avec les médecins et professionnels de la santé, un catalogue de services complet pour répondre aux besoins spécifiques du monde médical et de ses évolutions. C’est une des priorités du groupe France Télécom-Orange pour les années à venir.</pre></div> <div class='panel' id='p22'><pre>/ PHARMACIE COMMUNIQUÉ DE PRESSE L’Ordre national des pharmaciens lance la nouvelle version du site www.meddispar.fr Une prescription et une dispensation sécurisées et facilitées pour les médecins (généralistes et spécialistes) et les pharmaciens www.meddispar.fr est un site Internet créé à l'initiative de l'Ordre national des pharmaciens et dédié aux médicaments dont la prescription et la dispensation relèvent d'une réglementation particulière. Conçu pour faciliter l'exercice quotidien des prescripteurs et des pharmaciens, le site met à leur disposition l'ensemble des informations relatives à ces médicaments et simplifie l'accès aux données. Prônant un réel partage de l'information entre ces acteurs, la nouvelle version du site entend créer une coordination optimale entre ces professionnels pour une plus grande sécurité des actes de prescription et de dispensation. Grâce à ce site, l'Ordre répond à sa mission phare : « veiller à la compétence des pharmaciens ». Il accompagne également les médecins dans leur exercice. Les objectifs de www.meddispar.fr version 2011 • Créer un support d’information de référence pour les professionnels de santé : pharmaciens d’officine, médecins généralistes, spécialistes, etc. • Simplifier, pour ces différents acteurs, l’accès aux informations sur les médicaments à délivrance particulière • Devenir un outil de collaboration entre prescripteurs et pharmaciens grâce au partage des informations • Limiter in fine, les erreurs de prescription et de délivrance www.meddispar.fr est accessible à tous les professionnels de santé gratuitement et ne nécessite ni inscription ni code d'accès. Il permet : - De contrôler rapidement les conditions réglementaires de délivrance d'un médicament au comptoir - D'être utilisé comme outil de dialogue entre professionnels de santé afin de sécuriser la dispensation - D'actualiser ses connaissances : le site est un véritable outil de formation continue pour les pharmaciens et les médecins Il regroupe en un seul lieu, toutes les informations réglementaires propres aux médicaments concernés. Ces médicaments sont répartis en six rubriques : - Médicaments à prescription restreinte (prescription hospitalière, initiale hospitalière, réservée à certains spécialistes à surveillance particulière) - Médicaments d'exception - Substances vénéneuses (stupéfiants, hypnotiques et anxiolytiques) - Médicaments dérivés du sang - Médicaments délivrés à titre gratuit - Médicaments en libre accès (allopathiques, homéopathiques et à base de plantes) Toutes les fiches de médicaments sont mises à jour et renvoient aux références officielles (Legifrance, Afssaps, HAS). Les nouveautés de www.meddispar.fr Au-delà des 1000 spécialités déjà référencées, le site s'est enrichi et contient désormais : - Les règles de mise à disposition des médicaments en libre accès ainsi que les listes triées des médicaments disponibles à l'officine - Les fiches de 450 médicaments en libre accès avec en lien les notices et un accès à la documentation diffusée par le Cespharm - La recherche par code CIP 13 - Les médicaments à dispensation particulière qui ont une autorisation d'importation parallèle - Les médicaments à dispensation particulière qui sont en vente directe du laboratoire à l'officine - Des actualités en relation avec le médicament concerné - Les coordonnées des laboratoires - Un quizz pour tester ses connaissances - Questions/réponses par thème - Une navigation à partir d'écrans tactiles..., etc Contact : Ordre national des pharmaciens Direction de la Communication - Anne-Laure BERTHOMIEU aberthomieu@ordre.pharmacien.fr Tel : 01 56 21 35 90 / 06 59 80 35 84 22 l L’Hospitalier / mars 2011</pre></div> <div class='panel' id='p23'><pre>PHARMACIE / LE DOSSIER PHARMACEUTIQUE POURSUIT SON EXTENSION Lancé en 2006 sur l’initiative de l’Ordre National des Pharmaciens, le dossier pharmaceutique (DP) a passé en 2010 le cap des 10 millions d’utilisateurs, 1 personne sur 4 chez les plus de 60 ans ont ouvert un dossier. Les pharmacies ont, elles aussi, largement adhéré à ce dispositif : 17 000 pharmacies, soit 70% des officines françaises sont équipées du logiciel. Conçu dans l’intérêt du patient le dossier pharmaceutique est un outil professionnel au bénéfice de la santé publique. Reconnu comme enjeu de santé publique (L. 161 du code de la sécurité sociale) le DP permet aux professionnels de santé de se coordonner pour sécuriser et optimiser la délivrance de médicaments. En ouvrant un DP, le patient, qui est libre de consulter plusieurs spécialistes et de se rendre dans différentes officines, obtient alors gratuitement un suivi personnalisé de ses consommations sur l'ensemble des pharmacies où ils s'est rendu au cours des 4 derniers mois. Si le patient le souhaite son DP recense l'intégralité des médicaments délivrés, remboursables ou on, prescrits par un médecin ou conseillé par un pharmacien. Les médicaments sont listés avec leur code d'identification, leur quantité et leur date de délivrance. Les prix pratiqués, le nom du prescripteur et les coordonnées de l'officine qui a prescrit les médicaments, ne sont pas répertoriés. Mis entre les mains des pharmaciens et de leurs collaborateurs habilités, cet outil leur donne la possibilité d'étendre leur analyse pharmaceutique grâce à une meilleure visibilité sur le parcours médical de leur client. Ils optimisent leurs conseils et, dans certain cas, préviennent des risques d'incompatibilités et de redondance de traitements. Selon le ministère de la Santé 13 000 hospitalisations par an sont imputables aux interactions médicamenteuses. Outre la sécurisation des dispensations, le DP a pour objectif la diffusion, sans délais, d'alertes sanitaires et participe aussi à l'amélioration de la gestion des retraits de lots de médicaments. Gratuit pour les patients ce service est financé par les pharmaciens; les coûts sont couverts par les cotisations ordinales obligatoires des pharmaciens d'officine. Le DP est un dossier électronique dont l'accès est sécurisé et le contenu cryptées. Le DP de chaque patient est enregistré sous un numéro exclusif qui ne sert à aucun autre usage. Les informations sont consultables et modifiables uniquement en associant la carte professionnelle du pharmacien et la carte vitale du patient. Les informations échangées ne sont pas conservées sur la carte vitale ni dans aucune pharmacie, elles sont stockées chez un « hébergeur de données personnelle de santé », SANTEOS. Les échanges entre les officines et l'hébergeur national se font en mode sécurisé SSL. Les archives d'un DP sont conservées par SANTEOS pendant 3 ans. Elles sont détruites immédiatement si le patient décide de clôturer son dossier. Si le dispositif est largement adopté par les professionnels de santé, on peut toute fois constater une réticence de la part de certains patients qui voient dans le DP une forme de « flicage ». Mme Isabelle Adenot, Présidente du Conseil national de l'Ordre des pharmaciens, s'oppose fermement à cette idée: « Le patient est totalement libre. L'ouverture d'un dossier pharmaceutique n'est pas obligatoire et se fait avec le consentement du patient. Il peut, à tout moment, demander sa suppression ou que certains médicaments n'y figurent pas. On ne badine pas avec les données personnelles de santé. L'ordre des pharmaciens est garant et responsable de la déontologie professionnelle.» —Anita BACLE mars 2011 / L’Hospitalier l 23</pre></div> <div class='panel' id='p24'><pre>NEURO SCIENCES INTEGREES iPlan Net Brainsuite iCT Brainsuite iMRI Digital Lightbox VectorVision sky VectorVision 2 Novalis Tx Brainsuite Data Panel Encourager le travail d‘équipe pour des traitements plus cohérents</pre></div> <div class='panel' id='p25'><pre>CANCER / ESSAIS CLINIQUES PRÉCOCES La montée en puissance de l’Oncopôle toulousain Jean-Pierre DELORD Directeur du Centre labellisé des essais thérapeutiques précoces de l’ICR L’Institut Claudius Regaud, centre de lutte contre le cancer Toulouse, vient d’être labellisé par l’Inca 1 pour la conduite des essais cliniques de phase précoce 2 . Seize centres français ont obtenu cette reconnaissance. Ce label positionne à un haut niveau les équipes du futur hôpital de l’Oncopôle toulousain et va permettre de créer un centre de référence international. La labellisation par l'Inca consacre les travaux de l'unité de recherche clinique de l'ICR en matière d'essais précoces sur les tumeurs solides. Depuis sa création en 2004, cette unité propose des thérapies innovantes aux patients pour lesquels aucun traitement standard existant ne donne entière satisfaction. Ces essais qui entrent dans le cadre de la loi Huriet 3 visent à déterminer le protocole d'administration le plus efficace : « L'accès à ces progrès scientifiques est demandé par les patients qui suivent sur Internet toutes les évolutions de la recherche susceptibles de leur être proposées », explique le directeur général de l'Institut Claudius regaud (ICR), Jean-Pierre Armand Les centres labellisés bénéficieront de soutiens logistiques et financiers de la part de l'Inca. Leur mission : mettre en place des essais précoces tant nationaux qu'internationaux et développer des partenariats avec la recherche industrielle et académique ainsi que les biotechs. Ainsi, les laboratoires Pierre Fabre qui souhaitent le développement clinique de leurs nouvelles molécules à partir du site de l'Oncopôle toulousain sont très attentifs à la montée en puissance de l'unité de recherche clinique de l'ICR. Un accès à l’innovation en pleine croissance à Toulouse En 2010, 24 essais de phase précoce ont été réalisés à l'ICR (plus 30 % par rapport à 2009). Une centaine de patients a pu avoir accès à ces innovations pour des pathologies complexes comme les mélanomes, les sarcomes et les leucémies. L'Institut universitaire du cancer, futur hôpital de l'Oncopôle de Toulouse à horizon 2014, poursuivra le développement des essais précoces. Cette activité constituera un axe fort de son programme scientifique. « La labellisation de l'Inca vient encourager la montée en puissance de Toulouse sur le terrain de la recherche clinique précoce », conclut le professeur Jean-Pierre Delord, directeur du centre labellisé des essais thérapeutiques précoces de l'ICR. 1 L'Institut national du cancer (Inca) a rendu publique la labellisation de seize hôpitaux français pour les essais de phase précoce en novembre 2010. 2 Les essais précoces comprennent les essais de phase I et II. Les essais de phase I ont pour objectif d'évaluer un tout nouveau médicament (ou une association de médicaments) pour déterminer la dose recommandée pour son administration ; ils sont proposés uniquement lorsque aucun traitement existant ne donne entièrement satisfaction. Dans les essais de phase II, on mesure essentiellement l'efficacité d'une nouvelle méthode thérapeutique (un médicament ou une nouvelle association de médicaments). 3 La loi Huriet (loi de santé publique du 9 août 2004) stipule que la participation à un essai thérapeutique est volontaire et nécessite le consentement éclairé du patient. Ce dernier peut y mettre fin dés qu'il le souhaite. Contact presse : Valérie FLIPO Tel : 06 79 83 26 92 e-mail : flipo.valerie@claudiusregaud. fr Institut Claudius Regaud - 20 rue du pont Saint Pierre 31052 - Toulouse - Cedex www.claudiusregaud.fr mars 2011 / L’Hospitalier l 25</pre></div> <div class='panel' id='p26'><pre>/ CANCER COMMUNIQUÉ DE PRESSE Pr MARANINCHI Reconnaissance officielle du réseau régional de cancérologie Oncauvergne Pour répondre à l´impératif de coordination des acteurs dans la prise en charge des patients atteints de cancer, le réseau régional de cancérologie « Oncauvergne » a été identifié comme une organisation pivot dans le champ sanitaire. La reconnaissance officielle de ce réseau régional de cancérologie par l’Institut National du Cancer (INCa) se déroulera dans les locaux de l’Agence Régionale de Santé (ARS) d´Auvergne le 1er février 2011. des régions françaises est couvert par des réseaux régionaux de cancérologie. Le réseau L'ensemble est un encadrement structurel et légal fort qui s'inscrit dans les plans cancer 2003- 2007 et 2009-2013. Le réseau Oncauvergne est le réseau régional de cancérologie auvergnat. Il est issu d'une convention inter-établissements hospitaliers et a pris un statut associatif de type loi 1901 depuis le 16 septembre 2004 permettant ainsi l'intégration de représentations pluri-professionnelles et associatives de malades et d'usagers. 32 établissements prenant en charge des patients atteints de cancer dans notre région adhèrent au réseau Oncauvergne. Ses objectifs s'articulent autour de 5 axes : 1) Promouvoir et améliorer la qualité en cancérologie notamment par l'organisation des réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP). Les RCP prennent les décisions concernant les traitements adaptés au cas par cas, en tenant compte des résultats prouvés par la science, mais aussi de l'expérience et du savoir des médecins composant ces comités de concertation. Ce sont des réunions de praticiens de disciplines médicales différentes (chirurgie, radiothérapie, oncologie) et de paramédicaux. En 2009, le réseau Oncauvergne - par l'intermédiaire des centres de coordination en cancérologie (3 C) - a recensé 52 RCP avec 1827 réunions et 20 165 dossiers discutés. 2) Promouvoir et diffuser les recommandations et les référentiels de bonnes pratiques en cancérologie. Il s'agit de mises au point actualisées sur les traitements, élaborées par l'INCa - ou les professionnels des sociétés savantes et des 26 l L’Hospitalier / mars 2011 réseaux - dans le but d'aider les médecins dans leurs décisions et permettant au patient de bénéficier des derniers progrès en la matière. Leur application garantit l'égalité des chances quelque soit le lieu du traitement du patient. 3) Favoriser la promotion d'outils de communication communs, base de données informatisées et sécurisées qui facilitent la communication entre les différents médecins amenés à soigner le patient à partir du même dossier médical. Les patients sont ainsi assurés que tous les soignants sont parfaitement au courant de leurs cas et prennent les décisions en toute connaissance de cause. Enfin ceci encourage la continuité des soins et la prise en charge de proximité des personnes chaque fois que cela est possible. La construction de l'espace numérique régional avec en particu-lier la création du groupement de coopération sanitaire, SIMPA (Système d'Informations Médicales Partagées en Auvergne) devrait permettre l'émergence d'un véritable dossier communicant de cancérologie en Auvergne. 4) Recueillir et analyser les données relatives à l'activité de soins en cancérologie ; 5) Evaluer les membres et les pratiques professionnelles au sein du réseau et favoriser la formation des acteurs, l'information des patients et la recherche clinique. La procédure de reconnaissance, validée par la DHOS, la CNAMTs et l'INCa, définit les critères que doivent remplir les réseaux régionaux de cancérologie (RRC) pour être reconnus par le Président de l'INCa. Ces critères, au nombre de 64, reprennent les objectifs du référentiel national des missions des RRC qui sont : • la diffusion des référentiels de pratiques cliniques • la communication et le partage entre professionnels de santé • l'information du public et des professionnels • l'aide à la formation continue • l'observation et l'évaluation des pratiques. Le réseau Oncauvergne répond à 65 % des critères de reconnaissance (soit 42 au total), ils sont atteints avec des scores de réalisation de plus de 75 %. 12 critères ne sont pas réalisés dont 7 pour l'objectif « Partager l'information médicale et le dossier communicant en cancérologie (DCC) ». Le réseau travaille actuellement sur l'élaboration et la mise en oeuvre de ce DCC. Le professeur Jacques DAUPLAT, Président du Réseau Oncauvergne ; Monsieur François DUMUIS, Directeur Général le l'Agence Régionale de Santé (ARS) ; et le professeur Dominique MARANINCHI, Président de L'INCa, signeront la convention tripartite de reconnaissance du réseau le 1er février 2011. Les objectifs conventionnels feront l'objet d'un suivi annuel pendant la durée de la convention tripartite (3 ans et 2 mois renouvelable). Ce suivi annuel des actions des RRC s'inscrira en complément du tableau de bord régional qui donne lieu depuis trois ans à la publication d'un rapport de synthèse national par l'INCa. Contact presse : Olivier PAILHOUX Tel 04 73 74 49 78 courriel : olivier.pailhoux@ars.sante.fr</pre></div> <div class='panel' id='p27'><pre>CANCER / Inauguration du nouveau service de radiothérapie La radiothérapie c'est à dire la destruction des tissus tumoraux par des radiations ionisantes (photons, électrons, rayons X,…) est un des 3 traitements majeurs du cancer. On estime que 2/3 des malades atteints de cancer ayant besoin d'un traitement par radiothérapie (4800 à5000/an en Auvergne). La radiothérapie est un traitement local de la tumeur et de l'organe atteint. Elle est parfois complémentaire d'une intervention chirurgicale et parfois associée à la chimiothérapie pour plus d'efficacité. La radiothérapie externe se fait par passage sous un accélérateur de particules au cours de séances quotidiennes (sauf le week-end). Un traitement curatif comprend 25 à 35 séances et s'étale donc sur 5 à 7 semaines. Les séances se font généralement en ambulatoire. Le traitement irradie fortement les tissus tumoraux pour les détruire et obligatoirement un peu les tissus avoisinant ce qui peut être source d'effets secondaires. Les progrès actuels consistent à mieux cibler les tissus tumoraux pour augmenter la dose et donc l'efficacité tout en épargnant mieux les tissus sains pour une meilleure tolérance. C'est ce qu'on appelle la radiothérapie Conformationnelle. Ces progrès font appel à l'imagerie, à la dosimétrie et à l'informatique. Ils sont régulièrement mis en oeuvre au Centre Jean Perrin depuis plusieurs années : - un scanner dosimétrique permet la simulation des traitements en 3D améliorant ainsi le ciblage de l'irradiation, - un système de réseau informatisé des données médico-techniques permet une gestion du dossier de radiothérapie dans le but d'optimiser la sécurité des traitements et l'organisation du service. De nombreux contrôles faits au quotidien permettent de réaliser les traitements et de limiter au maximum les risques d'incidents (contrôle de passage de rayonnements, contrôle de la dose transmise aux patients appelée dosimétrie in vivo, mesures des doses reçues par dosimétrie en 3D aux différents organes). Les accélérateurs font également l'objet de maintenances régulières et contrôles réglementaires très poussés (une révision complète une fois par mois). Afin d'améliorer encore la sécurité des traitements, un système de maîtrise des risques appelé CREX (Cellule de Retour d'Expérience) est obligatoire. Sa mission est de recueillir des évènements précurseurs d'incidents pour apporter des actions correctives avant que l'accident ne survienne. - en 2010, les locaux du département de radiothérapie du Centre Jean Perrin ont été agrandis pour recevoir 2 nouveaux accélérateurs : - un CLINAC iX est fonctionnel depuis novembre 2010, (69 patients depuis l'ouverture jusqu'au 31/12/2010 - et un NOVALIS TX (dédié à la stéréotaxie) en cours d'installation devrait permettre le traitement des premiers patients au second semestre 2011. Les deux accélérateurs ont des systèmes d'imagerie intégrés proches d'un scanner classique permettant une irradiation très précise (RapidArc) La radiothérapie au Centre Jean Perrin • 3 accélérateurs de particules, bientôt 4 • 1 système de curiethérapie* haut débit de dose (HDD) • 1 système de curiethérapie* bas débit de dose pulsée (PDR) • 1 scanner dosimétrique dédié • 7 radiothérapeutes (5,3 ETP) • 5 physiciens • 26 MER et 4 personnes formées en Dosimétrie En 2009 : 1815 patients (dont 133 curiethérapies), 32738 séances. Techniques spéciales : - irradiations corporelles totales : 17 - radiochirurgie stéréotaxique cérébrales : 97 Organes : sein : 356, prostate : 137, ORL : 118, appareil respiratoire : 183 * autre technique de radiothérapie Clinac iX, Novalis TX mars 2011 / L’Hospitalier l 27</pre></div> <div class='panel' id='p28'><pre>/ CANCER Un programme clinique alliant une prise en charge diététique et des séances d’activité physique adaptée pour les femmes atteintes d’un cancer du sein. Par Julien CARRETIER, Responsable Information des publics, unité Cancer et Environnement, Centre Léon Bérard, Lyon, http://www.cancerenvironnement.fr Le Centre Léon Bérard a mis en place en 2009 un programme interdisciplinaire « Cancer, Environnement et Nutrition » qui s’inscrit dans les orientations de son projet médico-scientifique (PMS) 2009-2014. Ce programme « Cancer, Environnement et Nutrition » vise à améliorer la prise en charge des facteurs environnementaux, professionnels et nutritionnels en liens avec certains cancers, et à développer une recherche interdisciplinaire. Les données actuelles de la science mettent en évidence les bénéfices d'une alimentation équilibrée et la pratique d'une activité physique régulière aussi bien pour la population générale que pour les patients atteints de maladies chroniques ; notamment une diminution de la mortalité et une amélioration du bien-être et de la qualité de vie. L'activité physique a un effet préventif convaincant sur le cancer du côlon chez l'homme et la femme, et probable sur le cancer du sein chez les femmes ménopausées et sur le cancer de l'endomètre. Pour les autres cancers, cet effet reste à démontrer. La prise de poids, le surpoids ou l'obésité, le manque d'activité physique et la consommation d'alcool sont des facteurs de risque associés au cancer du sein. Chez les femmes atteintes d'un cancer du sein, l'obésité et le surpoids sont des facteurs reconnus de moindre qualité de vie et de dégradation de l'estime de soi. Ils sont de plus des facteurs de mauvais pronostic, associés à un risque accru de récidive et une survie moindre. L'activité physique est un facteur d'évolution favorable. Dans ce contexte, le Centre Léon Bérard a mis en place, pour la première fois dans un Centre régional de lutte contre le cancer, un programme pilote de prise en charge nutritionnelle des femmes atteintes d'un cancer du sein, alliant un suivi diététique régulier et des séances d'activité physique adaptée (APA) pendant leurs traitements. Au sein de l'axe « nutrition et cancer » de l'unité Cancer et Environnement, Anne-Sophie Kempf, diététicienne, Renaud Meyrand et Cédric Baudinet, professeurs d'APA, proposent ce programme aux femmes prises en charge au Centre Léon Bérard, en lien étroit avec l'ensemble des médecins et personnels soignants impliqués (cancérologues, chirurgiens, infirmière de consultation d'annonce, DISSPO). L'organisation du programme, la construction des différentes séances d'APA et les démarches d'évaluation, bénéficient notamment d'une collaboration avec Sophie Berthouze-Aranda, maître de conférences et Aude-Marie Foucaut, doctorante du Centre de Recherche et d'Innovation sur le Sport (Equipe d'Accueil 647) de l'Université Claude Bernard Lyon 1. Les patientes peuvent ainsi participer à des séances de gymnastique douce et de marche nordique. Des séances de découverte des activités sont aussi proposées aux patientes habitant trop loin du Centre, ou ne souhaitant pas s'inscrire dans un programme sur une longue durée. Les séances d'APA sont proposées à titre gratuit ; un certificat de non contre-indication à la pratique d'activité physique est obligatoire. Depuis octobre 2009, ce programme de prise en charge nutritionnelle adaptée et personnalisée pour les femmes atteintes d'un cancer du sein, a bénéficie du soutien financier de la Direction Générale de la Santé dans le cadre du Programme National Nutrition Santé, et du soutien du Comité du Rhône de la Ligue contre le cancer pour la réalisation des séances d'APA (mai 2010). En 2010, sur la centaine de patientes à qui le programme a été proposé, un peu plus de la moitié d'entre-elles l'a suivie avec une grande satisfaction. Dans le cadre des ses missions de recherches interdisciplinaires, l'unité Cancer Environnement s'est en outre engagée à répondre régulièrement à des appels à projet de recherche régionaux ou nationaux pour améliorer les connaissances sur le rôle de l'alimentation et de l'activité physique adaptée dans la prise en charge des personnes malades. 28 l L’Hospitalier / mars 2011</pre></div> <div class='panel' id='p29'><pre></pre></div> <div class='panel' id='p30'><pre>/ CARDIOLOGIE SIMPLICITÉ et SÉCURITÉ en cardiologie La télécardiologie a fait ses preuves au CHU de Rennes. Cette innovation est due à l'étude compa réalisée sous la direction du professeur Mabo avec la société Biotronik. Cette société, leader dans les secteurs de la la rythmologie (CRM) et du vasculaire, participe à l'amélioration de la qualité de la vie des patients et du suivi de l'état de leur coeur. C'est justement ce que cette étude permet. Celle-ci a évalué l'intérêt du télésuivi de patients porteurs d'un stimulateur cardiaque. Car, avant cette technologie, le patient qui avait un pacemaker était obligé de se deplacer régulièrement au centre d'implantation pour le contrôle de sa protèse cardiaque. Son medecin lui disposait alors une tête de télémétrie sur torse pour communiquer avec la prothèse. Objectif: savoir ce qui s'y était passé au cours des six derniers mois et quel était le statut des électrodes et de la batterie. Désormais, avec la télécardiologie, l'information va pouvoir être transmise depuis le domicile du patient au centre de l'implantation. Cela est rendu possible grâce à un boîtier qui est connecté à la téléphonie sans fil. C'est un CardioMessenger. Celui-ci doit être branché à deux mètres maximum du lit du patient et s'allume automatiquement, sans aucune manipulation de la part du patient. L'appareil est alors opérationnel pour diffuser les données qui seront transmises chaque nuit via un réseaux GSM. Les informations arriveront à un centre relais en Allemagne puis en France pour un retour sur les ordinateurs du centre auquel l'utilisateur est rattaché. Cette boucle virtuelle s'effectue en trois minutes au total et les infirmières réceptionnent les informations contenues dans la protèse cardiaque via le site sécurisé. Ainsi, s'il y a un trouble du rythme ou un problème sur la prothèse, les infirmières reçoivent des mails d'alerte. Tous les quatres mois un rapport est imprimé et le patient a une consultation annuelle avec le rythmologue. Les patients semblent satisfaits de l'innovation comme en témoigne Jean Danion, « On se sent sécurisé et on est plus tranquilles. » En effet, le rythme cardiaque étant analysé en permanence, les risques sont bien moindres pour le malade. En somme, pour le professeur Mabo, la « télécardiologie est une alternative sûre et efficace au suivis des patients traditionnels porteurs de pacemaker ». —Camille De BRÉVEDENT 30 l L’Hospitalier / mars 2011</pre></div> <div class='panel' id='p31'><pre></pre></div> <div class='panel' id='p32'><pre>/ DERMATOLOGIE HOPITAL DE LA TIMONE : ouverture d’un nouveau service hospitalo-universitaire de dermatologie et cancérologie cutanée Hôpital de la Timone – Service de dermatologie - Bâtiment G Le tout nouveau service de dermatologie de l´hôpital de la Timone vient d´ouvrir ses portes. Il regroupe les services de l´hôpital Ste Marguerite et de la Timone. Spécialisé dans toutes les pathologies cutanées, ce service universitaire, dirigé par le Professeur Jean- Jacques GROB, est une référence en cancérologie cutanée. Regrouper pour être plus efficace Le regroupement des services de dermatologie sur 2 sites Timone et Nord, après fermeture du service de l'hôpital Ste Marguerite, contribue à renforcer les équipes et à faciliter la collaboration interne avec d'autres spécialités présentes sur la Timone (la chirurgie plastique, l'imagerie médicale, l'anatomo-pathologie, l'oncologie médicale, le centre de gamma-knife, la pédiatrie, la médecine interne… .) Cette proximité permet au service de dermatologie de participer plus facilement à la prise en charge multidisciplinaire de pathologies cancéreuses et des maladies systémiques qui s'expriment par des manifestations cutanées. Parallèlement, est développée toute l'activité de dermatologie pédiatrique notamment dans le domaine des maladies inflammatoires. Pôle d’excellence en cancérologie cutanée Service de référence régional et national pour les affections cancéreuses cutanées (mélanomes les plus graves mais aussi carcinomes baso-cellulaires et épidermoïdes et lymphomes cutanés….), il est organisé sur le modèle des « melanoma centers anglo-saxons ». Il propose aux patients, en complément d'une prise en charge médico-chirurgicale de haute qualité, un accès précoce à l'innovation thérapeutique issue de ses activités de la recherche clinique. Par ailleurs, le service est fortement impliqué dans le dépistage et la prévention des pathologies cancéreuses. Le cancer de la peau est l'un de ceux qui progressent le plus en France depuis 50 ans. Le nombre de personnes atteintes par le mélanome double tous les dix ans. Les carcinomes cutanés augmentent également et sont de loin les cancers les plus fréquents de tous les cancers humains. Principales causes : l'exposition au soleil et le vieillissement de la population. Pour un meilleur accueil des patients Le service de dermatologie, installé dans le pavillon G au sein de locaux entièrement rénovés (Montant de l'opération, 3 700 000 € TTC pour une surface totale de 1 955 m 2 ), a été conçu dans une perspective d'amélioration des prises en charge des patients et des conditions de travail des équipes soignantes. Les chambres sont fonctionnelles et bénéficient de prestations hôtelières de qualité. Le service est partagé sur 2 niveaux. Les unités d'hospitalisation occupent tout l'étage et sont distinctes des autres parties situées au rez-de-chaussée. Cette organisation de l'espace offre des conditions de séjour agréable. Le service est composé de : • 1 unité d'hôpital de jour (10 Lits) • 1 unité d'hospitalisation conventionnelle (25 lits) • 1 bloc opératoire • 1 secteur de consultations • 1 secteur de dépistage pércoce et d'exploration des « naevus » et mélanomes (dermoscopie numérisée, microscope confocal) • 1 secteur d' UV thérapie, • 1 laboratoire de tests allergologiques • 1 secteur de traitement laser (sur la plateforme de La Conception) • 1 secteur d'essais thérapeutiques innovants Inauguration le jeudi 16 décembre 2010 à 11h30 en présence de : M. Bruno Gilles - Vice Président du Conseil de Surveillance de l ´AP-HM M. Jean-Paul Ségade, Directeur Général de l´AP-HM, Pr Guy Moulin, Président de la Commission Médicale d´Etablissement de l ´AP-HM Pr Georges Léonetti, Doyen de la Faculté de Médecine de Marseille 32 l L’Hospitalier / mars 2011</pre></div> <div class='panel' id='p33'><pre>TÉLÉSANTÉ / Le CHU de Grenoble réinvente la prise de rendez-vous Les patients du CHU de Grenoble ont désormais la possibilité de prendre un rendez-vous en ligne et même d´être alertés par mails et SMS. Avec le projet e.patient lancé en 2010 le CHU s´est donné pour objectif ambitieux d´améliorer et simplifier rapidement la prise de rendez-vous, point faible organisationnel classique. Grenoble est le 1er CHU à proposer aux patients une prise de rendezvous en ligne. Améliorer et simplifier la prise de rendez-vous Désormais les patients prennent et gèrent eux-mêmes leurs rendez-vous et sont alertés par des mails et SMS. Les secrétaires sont libérées d'un nombre de tâches importantes et les unités de soins maîtrisent leur organisation. Ce nouveau service est disponible et accessible depuis le mois d'octobre sur plusieurs cliniques du CHU : Chirurgie de la main et des brûlés (Pr Moutet), chirurgie orthopédique (Pr Merloz), Onco-hématologie (Pr Cahn), Endocrinologie (Pr Benhamou), Cardiologie (Pr Machecourt). Un compte de connexion personnel pour le portail internet e.patient est attribué aux patients qui souhaitent gérer leurs rendez-vous médicaux. Ils accèdent ensuite aux disponibilités des agendas des médecins des unités de soins pour lesquels ils sont autorisés. Ils peuvent poser des RV directement sans intermédiaire. Les Rv sont ensuite confirmés (notifié sur le portail e.patient) par le secrétariat de l'unité de soins et validés par le BDE qui crée alors une préadmission. Le patient pourra se rendre ensuite directement dans l'unité qui l'attend : le circuit est rapide et simplifié. L’innovation majeure du projet est d’avoir donné un accès direct à l’outil de gestion des RV (DRDV de Cristal-net) sans ressaisie d’information. Le dispositif a été complété par un système d'alerte SMS lancé en partenariat avec la société Interlude-Santé, plateforme intégrée dans le SIH Cristal-Net. Des rappels de RV ainsi que la possibilité d'améliorer la communication avec le patient ou ses proches apporteront un complément très positif au projet. Grâce à ce système le CHU espère également réduire de manière importante les RV « manqués ». Le retour sur investissement est attendu à court terme. Une évaluation sur les données fin 2010 viendra confirmer ces hypothèses et donnera le timing d'une généralisation à partir de 2011. Développé dans le cadre de la communauté Cristal-net, le portail e-patient sera mis à disposition des adhérents dès le début de l’année prochaine. Les établissements auront plusieurs possibilités pour accéder au dispositif : soit en mode hébergé ou service soit en mode local. En parallèle les équipes Cristal-Net du CHU explorent pour le premier semestre 2011 d'autres services et prestations comme la mise à disposition des résultats de biologie ou encore le paiement sécurisé en ligne. Contact presse CHU : Jean-Philippe Descombes, Directeur du Pôle Système d’Information jpdescombes@chu-grenoble.fr Tel 04 76 76 50 30 mars 2011 / L’Hospitalier l 33</pre></div> <div class='panel' id='p34'><pre>/ TÉLÉSANTÉ COMMUNIQUÉ DE PRESSE CHU de Lyon : des SMS envoyés aux patients pour éviter les oublis de rendez-vous Dans le cadre de son projet d’établissement Cap 2013, le CHU de Lyon mène une démarche clientèle qui vise à mieux cerner les difficultés rencontrées par les patients. Parmi les nombreux projets lancés, une analyse des rendez-vous oubliés au sein du pôle pilote de médecine de l’hôpital Edouard Herriot a montré le bien-fondé d’une démarche d’information spécifique et l’intérêt d’outils de rappel. C’est à partir de cette analyse qu’a été développé l’outil de gestion des rappels par SMS. Personnalisation ou automatisation Chaque unité du CHU dispose d'une interface Web permettant d'activer la solution et de paramétrer le message type qu'il souhaite transmettre. Une fois paramétré, les utilisateurs (secrétaires, infirmières, cadres) accèdent à la liste des patients attendus un jour donné, en consultation ou en hospitalisation. L'utilisateur peut alors décider d'envoyer un SMS à tous les patients programmés un jour en un seul clic, ou sélectionner un ou plusieurs patients et personnaliser le message transmis. Le service de soins peut également décider d'activer la solution en mode automatique. Dans ce cas, un export des rendez-vous attendus est transmis automatiquement à la plateforme qui gère l'envoi des SMS (envoi chaque matin, par exemple). L'outil a été initialisé début octobre sur les consultations et l'hôpital de jour de médecine interne de l'hôpital Edouard Herriot, puis étendu à toutes les consultations de dermatologie en novembre. Les premiers retours des patients et utilisateurs sont très convaincants et le CHU compte généraliser la mise en place de ce service aux patients d'ici le 1er trimestre 2011. « Notre objectif est d'étendre rapidement ce dispositif. Le téléphone portable et Internet sécurisé vont permettre d'améliorer considérablement la relation entre le patient et l'hôpital », précise Philippe Castets, en charge de la Direction du système d'information du CHU de Lyon et qui a initialisé la démarche clientèle au sein du CHU. « Cet outil est le premier d'une série de logiciels qui seront lancés aux HCL et que nous voulons déployer à un rythme soutenu ». Contact presse : Laure BELLEGOU : 04 72 40 74 48 Laure.bellegou@chu-lyon.fr 34 l L’Hospitalier / mars 2011</pre></div> <div class='panel' id='p35'><pre></pre></div> <div class='panel' id='p36'><pre>/ TÉLÉSANTÉ De la télémédecine à la pharmacie en ligne, une offre bientôt complète ? La France est en retard sur ses voisins. Germaniques, romands ou belges pour ne citer qu'eux, de la télémédecine à la pharmacie en ligne, l'offre de santé sur internet est déjà complète. Et ils empiètent déjà sur notre territoire. Le gouvernement se penche enfin sur des solutions, mais verra-t-on une avancée significative avec Xavier Bertrand sur l'achat de médicament par Internet avant les présidentielles de 2012 ? Le remaniement du gouvernement, les présidentielles de 2012, c'est ce qui risque directement d'impacter les avancées des travaux ministériels dans le domaine de la santé quoiqu'on puisse dire sur la motivation ou la composition des équipes ministérielles. La suite logique de la télémédecine sous Bachelot c'est la pharmacie en ligne avec Bertrand, mais pour quand ? La télémédecine, consultation médicale sur Internet, encadrée par le décret n°2010-1229 du 19 octobre 2010 est une avancée dans le domaine de la e-santé sous l'ère Bachelot. De la téléconsultation à la téléassistance en passant par la télésurveillance et la télé-expertise, l'offre numérique de santé commence à peine à s'organiser. Mais le gouvernement a encore du retard à son actif. De quel retard parle-t-on ? une offre de pharmacie en ligne, qui se base sur l'arrêt DocMorris du 11 décembre 2003, est déjà en place depuis belle lurette chez nos voisins européens. La France restera-t-elle sur le bord de la route, au risque de favoriser l'accès illégal aux médicaments ? Rattraper ce retard c'est non seulement travailler à endiguer le problème de la vente de faux médicaments par internet (aidé en cela par l'opération Pangea III, voir le communiqué de l'AFSSAPS du 14-10-10), mais aussi éviter les achats de médicaments sur des sites belges www.newpharma.be ou allemands http://www.bodyguardapotheke.com (associés à de véritables pharmacies pour le coup) par des patients français qui se placent alors dans une situation d'importation illégale, ces médicaments n'ayant pas les mêmes autorisation de mise sur le marché (AMM) qu'en France. Rattraper ce retard, c'est aussi compléter intelligemment l'offre e-santé et proposer aux mêmes patients bénéficiaires de la télémédecine, ceux qui ne peuvent avoir raisonnablement accès à un médecin, une solution d'achat légal de médicament à distance et tout l'aspect pratique qu'il engendre. Le débat sur la vente de médicament par Internet a repris naissance lors du discours d'ouverture de Pharmagora 2010, le regroupement parisien annuel des pharmaciens de France, prononcé par Roselyne Bachelot-Narquin le 27 mars 2010. Elle reprend plus tard, le 10 novembre à la 23ème Journée de l'Ordre: « Les inquiétudes de la profession face à l'avenir sont légitimes, mais il ne faut pas avoir peur de l'avenir, le rôle du pharmacien est et sera incontournable ». Le sujet est évidemment plus large que la « simple » vente en ligne de médicament mais traduit bien le besoin de souplesse des pharmacies dans un contexte sévère et qui sont aujourd'hui menacées par des acteurs externes. Jean-Christophe Metz pharmacien et fondateur de pharmidea.fr a testé les services des pharmacies citées plus haut: 36 l L’Hospitalier / mars 2011</pre></div> <div class='panel' id='p37'><pre>« Ces pharmacies en ligne permettent déjà aux patients français d'acheter des médicaments sans prescription préalable. Vous achetez vos médicaments depuis votre domicile et vous vous faîtes livrer, sans contrôle des autorités françaises, avec des délais souvent longs et des coûts de transport élevés, mais vous les recevez ! Les AMM, les galéniques, les spécialités ne sont pas les mêmes qu'en France. De plus, les textes sur les emballages et notices ne sont pas rédigés en français dans le cas d'achats sur des sites de pharmacies en Allemagne, pour prendre cet exemple ». De quoi nourrir des inquiétudes légitimes pour les pharmaciens exerçant en France, lesquels devraient avoir les moyens juridiques d'investir ce nouveau mode de distribution pour compléter le service au patient et pour se défendre sur leur propre terrain de jeu. Le pour et le contre des pharmacies en ligne fait l'objet de débat incessants. Morgan Remoleur, fondateur de Remedeo, solution en ligne d'aide à l'automédication, avait déjà posté un billet débattant des arguments pour et contre de l'e-pharmacie le 09 avril 2010 sur www.jaibobola.fr, le blog de Remedeo. Des idées pour encadrer la vente de médicaments sur Internet Des idées pour encadrer la vente de médicaments sur Internet. Jean-Christophe Metz (Pharmidea.fr) évoque une piste à explorer : « La solution doit rester simple. Un cadre légal doit être trouvé pour garantir la distribution de médicaments sur Internet. Les clés en seront la rencontre entre le contrôle de la chaîne pharmaceutique, seule garante de la sécurité des patients, et la qualité de présentation, d'ergonomie et de conseils proposés par les sites internet, ainsi que les outils de communication associés.». La présentation d'une telle distribution pharmaceutique ne pourra souffrir de sites de pharmacie de qualité moyenne déjà proposés par certains acteurs de l'informatique à destination des pharmaciens. Au même titre que les acteurs de qualité de la parapharmacie en ligne, les pharmacies en lignes devront maîtriser parfaitement leur outil ainsi que toute la chaîne logistique et de facturation. S'ajoutera à cela une gestion impérative des numéros de lots pour garantir la traçabilité et répercuter les retraits de lots qui interviendront. Enfin, il faudra répondre à toutes les attentes de ces nouveaux types de patients qui communiqueront au travers d'emails, de visioconférences, et d'appels téléphoniques vers ces pharmacies avant-gardistes. D'où l'importance d'établir rapidement les Bonnes Pratiques de Délivrance via l'Internet (BPDI). Malgré le pari d'une avancée rapide sur la question de la pharmacie en ligne, les pharmaciens peuvent-ils encore espérer une telle évolution avant les grands mouvements de 2012 ? C'est tout le challenge du nouveau (ancien, de 2005 à 2007) Ministre de la Santé Xavier Bertrand accompagné de Nora Berra la Secrétaire d'Etat chargée de la Santé et déjà en délicatesse avec l'affaire du Médiator. —Source/ 1. Esante.gouv.fr: http://bit.ly/cfFtvZ 2. Legigouv télémédecine: http://bit.ly/legigouv 3. Swissmedic faq pharmacie et médicament sur internet: http://bit.ly/faq-med-web 4. Swissmedic médicament par internet: http://bit.ly/guideCHmed 5. Afmps belgique pharmacie sur internet: http://bit.ly/b5IcPH 6. Béta-test remedeo.fr: http://www.remedeo.fr/accueil 7. Afssaps vente illégale médicament internet: http://bit.ly/cdCulp mars 2011 / L’Hospitalier l 37</pre></div> <div class='panel' id='p38'><pre>/ TÉLÉSANTÉ COMMUNIQUÉ DE PRESSE LA TÉLÉMÉDECINE n’est pas une médecine déshumanisée! Pierre LASBORDES Député de l’Essonne, auteur du rapport La Télésanté, un nouvel atout au service de notre bien-être Vice-président de l’Office Parlementaire des Choix Scientifiques et Technologiques SYNTHÈSE La télémédecine, et plus globalement, la télésanté, n´est pas un outil de substitution au médecin ou encore une médecine « au rabais » mais elle est une puissante « valeur ajoutée » dans la prise en charge des patients et ce, dans le respect de leur consentement. La télémédecine est un outil « au service » du soin. Malades chroniques, personnes dépendantes, détenus, toutes les catégories de patients ont à y gagner. Depuis la parution du décret relatif à l'exercice de la télémédecine, de nombreuses craintes s'expriment quant à la déshumanisation de la médecine induite par l'utilisation des nouvelles technologies. Pierre Lasbordes, Député de l'Essonne, auteur du rapport « La Télésanté, un nouvel atout au service de notre bien-être », sur mission du Premier ministre, tient à apporter la précision suivante : la télémédecine, et plus globalement, la télésanté, ne constitue pas un outil de substitution au médecin mais est un outil au service du soin et une puissante « valeur ajoutée » dans la prise en charge classique des patients et ce, dans le respect de leur consentement. • Illustration : pour aider au diagnostic du patient et à la délivrance de son traitement, celui-ci, sur demande et en présence de son médecin, pourra faire l'objet d'une consultation à distance ou d'un avis d'expert par un autre professionnel de santé. • Autre cas de figure : le patient pourra, à son domicile, être suivi à distance par son médecin ou un service hospitalier de façon plus fréquente et sécurisée, notamment dans le cas des maladies chroniques (diabète, hypertension, insuffisance cardio-respiratoire, insuffisance cardiaque, port d'un défibrillateur, etc.) et ce, dans le cadre d'un protocole de télésuivi. Dans un contexte marqué par l'allongement de la durée de vie, allant de pair avec une augmentation des maladies chroniques, la télémédecine constitue un véritable atout pour le confort du patient : les diabétiques ou les cardiaques par exemple, n'auront plus à se déplacer à de nombreuses reprises chez leur médecin pour vérifier des données médicales qu'il pourront relever chez eux à l'aide d'outils spécifiques, ou à subir des séjours hospitaliers inadéquats. Idem pour la population carcérale dont on observe une tendance au vieillissement, qui pourra bénéficier d'une plus grande qualité et continuité des soins. C'est aussi un formidable moyen de réorganisation : grâce à la télémédecine, les structures d'urgence ou d'imagerie médicale des établissements de proximité peuvent rester opérants en étant liés aux établissements de référence, assurant ainsi aux patients des établissements de proximité une véritable égalité des chances. Tout ceci sans parler des économies de fatigue et de temps liées aux transports, ainsi qu'à l'impact sur la réduction des émissions de CO2. Parce que chacun d'entre nous doit pouvoir : • bénéficier, localement ou à distance, de prestations de qualité, indépendamment de son lieu de vie et de sa capacité à se déplacer ; • suivre régulièrement ses données médicales avec son médecin pour une meilleure prévention et détection précoce de pathologies potentiellement graves ou de complications ; • obtenir pour sa pathologie une plus grande efficacité diagnostique et thérapeutique, la télémédecine constitue une solution incontournable et prometteuse. Nos concitoyens attendent un accès aux soins facilité, une plus grande autonomie et davantage de souplesse en la matière. Proposons-leur d'adopter les outils modernes, fiables et sécurisés que sont ceux de la télémédecine. Non, définitivement, la télémédecine n'est pas une médecine au rabais mais un formidable complément à la médecine d'aujourd'hui pour une meilleure médecine de demain. Contact presse : Laure BONVALOT Attachée parlementaire 01 40 63 91 21 38 l L’Hospitalier / mars 2011</pre></div> <div class='panel' id='p39'><pre>UROLOGIE / Incontinence urinaire : CL Médical lance un dispositif innovant pour traiter l’incontinence urinaire masculine Cette jeune entreprise implantée depuis 2002 en région Rhône-Alpes est devenue un acteur majeur sur le marché mondial des traitements chirurgicaux de l’incontinence urinaire. Après le succès de son produit phare, la bandelette I-STOP destinée au traitement chirurgical de l'incontinence urinaire féminine, CL Médical innove avec la première bandelette transobturatrice pour le traitement de l'incontinence urinaire masculine : I-STOP TOMS (Trans Obstrator Male Sling). CL Médical a développé en 2002 une bandelette de polypropylène monofilament tricoté (I-STOP) - mise en place par la voie transobturatrice ou rétropubienne - grâce à l'expérience dans ce domaine de son fondateur, Vincent Goria ainsi qu'à la collaboration étroite qu'il a pu établir entre les chirurgiens et les professionnels de l'industrie textile de la région lyonnaise. Cette bandelette a notamment la particularité de présenter un faible taux de déformation avec à la clé des résultats postopératoires très satisfaisants. Parallèlement, CL Médical a obtenu les certifications ISO 9001 et ISO 13485 et l'agrément FDA en 2005 pour la commercialisation sur le sol Américain. L'incontinence masculine survient le plus souvent suite à des prostatectomies dans les cancers de la prostate, une pathologie de plus en plus fréquente avec le vieillissement de la population, et pour lesquelles on constate, après rééducation, une incidence de 5% d'incontinence post opératoire, ce qui représente environ 3 000 patients par an. Le plus souvent il s'agit de fuites mineures ou modérées nécessitant de porter 1 à 4 garnitures par jour, avec comme conséquence une altération significative de la qualité de vie. Le nouveau dispositif, I-STOP TOMS, a été développé par CL Médical pour constituer un traitement mini invasif et efficace de ces patients, en partenariat avec le service d'Urologie du CHU- Hôpitaux de Rouen dirigé par le Professeur Philippe Grise ainsi qu'avec plusieurs chirurgiens de la région lyonnaise. Selon les résultats de l'étude diligentée par le Professeur Grise, on constate que suite à l'implantation de I-STOP TOMS : • 55% des patients sont complètement secs • 75 % des patients sont continents (de 0 à 1 garniture) • 92 % des patients sont satisfaits Il s'agit donc là d'une très bonne alternative - peu invasive - à la pose d'un sphincter qui est une chirurgie lourde et contraignante. Notons que le nouveau dispositif traite les patients qui présentent une incontinence faible ou modérée et dont on ne s'occupait pas vraiment jusque là. Forte du succès de son produit I-STOP chez la femme - qui détient 20% de part de marché en France - et de l'excellent accueil réservé au nouveau produit I-STOP TOMS chez l'homme, l'entreprise lyonnaise prévoit de doubler son chiffre d'affaires (3.4 millions d'euros) d'ici 4 ans et de le tripler en atteignant 10 millions d'euros dans les 7 ans. A noter que l'entreprise garde le pari depuis 8 ans de développer ses produits dans la région lyonnaise avec une politique de délocalisation positive tout en assurant son développement sans recourir à un financement extérieur. Avec 30% de son chiffre d'affaires à l'export et un objectif de 70% dans les 5 ans, CL Médical qui commercialise ses produits dans plus de 16 pays et s'est récemment installée aux Etats-Unis où la demande est en pleine croissance (110% de croissance annuelle pour CL Médical). Une aventure que Vincent Goria compte bien poursuivre, notamment au Japon ainsi que chez nos voisins européens et positionner ainsi CL Médical en acteur majeur sur le marché mondial des biotechnologies. —Gérard ALLAL mars 2011 / L’Hospitalier l 39</pre></div> <div class='panel' id='p40'><pre>/ CHIRURGIE Chirurgie ambulatoire : une unité pilote à l’hôpital Jean Verdier (AP-HP) Les techniques chirurgicales et surtout les protocoles de soins permettent aujourd’hui de réaliser de plus en plus d’actes en « ambulatoire », autorisant le patient à réintégrer son domicile le jour même de l’intervention. L’Unité de Chirurgie Anesthésie Ambulatoi re (UCAA) de l’hôpital Jean Verdier, coordonnée par le Pr. Corinne Vons, est aujourd’hui à la pointe dans ce domaine. de Chirurgie Anesthésie Ambulatoire a été créée ex nihilo en novembre 2007 à la suite d'une décision de L'Unité la direction de l'hôpital Jean Verdier et de la direction de la politique médicale de l'AP-HP. L'activité a cru de 44 % à l'issue de la première année, puis 20 % l'année suivante pour se situer aujourd'hui largement au-delà des moyennes nationales pour les actes les plus lourds. Ainsi, alors que seulement 3,5 % des poses d'anneaux de gastroplasties sont réalisées en ambulatoire à l'échelle nationale, l'unité coordonnée par Corinne Vons en réalise 82,5 %. Les cholécystectomies (ablation de vésicule biliaire) sont prises en charge à 65,3 % en ambulatoire, contre 4,7 % au plan national. Quant aux cures de hernies, le taux est de 73 % dans le service contre 24,5 % au national. Avec un objectif national souhaité de 80 % d'actes chirurgicaux réalisés en ambulatoire, toutes disciplines confondues, l'unité du Pr. Vons est à la pointe de ce développement. Le chemin clinique du patient Comment cela a-t-il été possible ? Grâce à un « outil extraordinaire », confie le Pr. Corinne Vons, appelé « chemin clinique du patient ». Il s'agit d'un protocole de prise en charge du patient qui définit de façon extrêmement précise et détaillée l'ensemble des étapes par lesquelles celui-ci doit passer, depuis sa prise de rendez-vous jusqu'à sa surveillance postopératoire au domicile. « Le chemin clinique est centré sur le patient lui-même, explique Corinne Vons. Le processus s'organise autour de lui en incluant les interventions des médecins et de l'ensemble du personnel soignant. Il est élaboré une fois pour toutes et on peut se le représenter comme des rails sur lesquels le patient avance tout seul une fois qu'on l'a fait entrer dans le processus. » Plusieurs séances de travail pluridisciplinaire en amont ont impliqué l'ensemble des acteurs, du personnel chargé de l'admission jusqu'aux brancardiers, et permis de définir de façon très précise le rôle et le timing d'intervention de chacun. « Au final, c'est un outil très motivant pour l'ensemble du personnel car la fonction de chacun est incluse dans un parcours dont ils comprennent l'importance et l'objectif », poursuit Corinne Vons. L'enjeu est en effet que le patient puisse sortir le jour même de l'intervention et le moindre grain de sable peut conduire à une admission, avec le risque qu'il n'y ait pas de lit disponible. Mais le chemin clinique est aussi un outil d'assurance qualité, avec des critères parfaitement identifiés pour chaque phase. A chaque étape correspondent des objectifs qui sont transcrits sur une fiche, de sorte que l'ensemble des fiches constitue au final le dossier clinique du patient, avec une traçabilité totale de tout ce qui a été réalisé. Certains de ces critères correspondent à des standards internationaux, comme l'obligation de surveiller pendant six heures après l'intervention les patients qui sont à risque hémorragique, à la suite d'une cholécystectomie ou d'une thyroïdectomie notamment. Dans ce cas, l'intervention est bien sûr programmée en matinée afin que la période de surveillance permette au patient un retour au domicile le soir même. En outre, « le chemin clinique convient parfaitement à la tarification à l'activité, précise Corinne Vons, puisque les services sont rémunérés non plus en fonction de la durée d'hospitalisation mais de la nature de la pathologie prise en charge. » 85 % de grande satisfaction des patients Quelques chiffres parlent d'eux-mêmes. Le taux de grande satisfaction des patients se montent à plus de 85 %, et moins de 1 % des patients sont finalement hospitalisés à l'issue de l'intervention. « Le concept central est que l'hôpital n'est pas un lieu d'hébergement mais un lieu de soins, souligne le Pr. Vons. Les mots-clés sont donc la maîtrise des suites opératoires : réveil rapide, prise en charge anticipée de la douleur, surveillance du risque hémorragique, prévention des nausées, etc. Nous savons aujourd'hui gérer beaucoup plus efficacement les suites opératoires acte par acte. Chaque protocole dépend bien sûr de l'intervention et un aspect fondamental est l'information du patient, qui sait très précisément quels sont les signes d'alertes qui doivent l'amener à recontacter le service. La procédure inclut bien sûr un rappel du patient le lendemain de l'intervention pour s'assurer que le protocole est bien suivi, en particulier au plan de la médication. » Si l'unité présente des taux de prise en charge ambulatoire supérieurs aux moyennes nationales, c'est que les outils sont adaptés, et ils sont donc transposables à d'autres services et d'autres établissements. En tant que présidente de la Commission scientifique de l'Association Française de Chirurgie Ambulatoire (AFCA), Corinne Vons est régulièrement amenée à délivrer des formations. Son unité est en effet considérée comme pilote en Ile-de-France comme à l'échelle nationale. « Nous sommes un centre hospitalo-universitaire. L'objectif est donc également d'évaluer et de montrer quels sont les actes innovants qui peuvent être réalisés en ambulatoire telle que la prise en charge des appendicectomies en urgence qui va faire l'objet d'une étude de faisabilité » conclut Corinne Vons. Source/ Webzine de l’APHP 40 l L’Hospitalier / mars 2011</pre></div> <div class='panel' id='p41'><pre>CHIRURGIE / Chirurgie du genou : l’Hôpital Privé Résidence du Parc fait un grand pas avec une méthode innovante Le service d’orthopédie de l’Hôpital Privé Résidence du Parc, à Marseille, est l’un des tout premiers en France, et le premier en région Paca, à utiliser des guides surmesure issus de la chirurgie assistée par ordinateur. Cette technique de pointe est dédiée à ses patients souffrant d’arthrose invalidante du genou et devant bénéficier de la mise en place d’une prothèse. Les avantages ? Une intervention plus courte, moins invasive et extrêmement précise. COMMUNIQUÉ DE PRESSE L’actu • Le professeur Thiery et le docteur de Belenet, chirurgiens orthopédistes à l'Hôpital Privé Résidence du Parc, utilisent ce procédé depuis le mois de novembre 2009, avec d'excellents résultats. Les dix premiers patients, revus un an après, confirment l'intérêt de la méthode. « Cette technique va vraisemblablement devenir un standard », estiment les deux chirurgiens. Un succès qui a présidé à la création, au sein de l'hôpital, d'un Centre de chirurgie du genou assisté par ordinateur. Une technique pré-opératoire de pointe • Cette technique de CAO (chirurgie assistée par ordinateur) pré-opératoire permet de réaliser virtuellement l'intervention sur un modèle en trois dimensions du genou du patient, obtenu à partir d'une IRM ou d'un scanner. Elle consiste à positionner la prothèse de façon très précise grâce à deux guides de résine fabriqués sur mesure : un pour le tibia et un pour le fémur. « Cette technique va dans le sens d'une amélioration à long terme de nos résultats, en supprimant les risques de malposition ou d'erreur de taille de la prothèse », expliquent le professeur Thiery et le docteur de Belenet. Deux étapes de l’intervention virtuelle. À gauche, planification des coupes. À droite, en gris, prothèses positionnées sur l’image 3D. Le processus se déroule en cinq étapes 1/ Le patient vu en consultation par le chirurgien est adressé à un cabinet de radiologie agréé pour réaliser une IRM ou un scanner de la hanche, du genou et de la cheville, selon un protocole très précis. 2/ Cet examen est envoyé au fabricant des guides sur mesure, qui réalise un modèle en 3D du genou du patient. 3/ Ce genou «virtuel», visible sur écran à 360 degrés, est envoyé au chirugien, qui peut réaliser virtuellement la pose de la prothèse du genou en planifiant de manière très précise la taille et l'orientation des pièces prothétiques. 4/ Cette planification validée par le chirurgien est retournée au fabricant, qui réalise alors les guides sur mesure. 5/ Ces «gabarits» s'appliquent sur le genou du patient et permettent au chirurgien de réaliser l'intervention prévue au millimètre et au degré près. De nombreux avantages pour le patient • L'intervention préparée dure moins longtemps qu'une procédure classique. • La précision de la pose des implants sur l'os est optimale. • Les guides sur mesure sont moins invasifs que l'instrumentation classique. • Le saignement est significativement réduit, entraînant une récupération post-opératoire plus rapide. Hôpital Privé Résidence du Parc • 16 rue Gaston Berger - 13010 Marseille • Tél. : 04 91 83 88 57 • Fax : 04 91 75 17 02 • Web : www.generale-de-sante.fr/hopital-prive-residence-du-parc-marseille • Mail : contact.rdp@gsante.fr mars 2011 / L’Hospitalier l 41</pre></div> <div class='panel' id='p42'><pre>/ CHIRURGIE Gestion du flux des patients en chirurgie ambulatoire Depuis janvier 2010, L'hôpital Saint-Antoine de Paris a ouvert une unité de chirurgie ambulatoire (UCA). Celle-ci a été conçue, dès son origine, pour optimiser le parcours du patient afin d'en traiter un maximum sans entraver la qualité et la sécurité des soins. C'est le docteur Nicolas Dufeu qui est à l'origine de ce système qui mêle traçabilité et check-list. Avant cela, le docteur précise qu'il n'existait « aucun outil de prise en charge du patient, de l'entrée à la sortie de la chirurgie ambulatoire. Le principe de check-list suivant le chemin clinique du patient n'existait pas. On pouvait difficilement vérifier si l'on était dans une bonne maitrise des risques et dans une démarche qualité.» Désormais, toutes les étapes de la chaîne des soins ont lieu au même étage ; pour cela des blocs opératoires ont été intégrés. Outre l'organisation de l'espace se pose aussi la question de la gestion du flux des patients. Ainsi pour atteindre son objectif le docteur Nicolas Dufeu a imaginé une solution qui a été développée par la société Kheops. Dès son arrivée, le patient reçoit un bracelet muni de la technologie RFID active. Des capteurs répartis dans l'ensemble du service permettent ainsi de détecter chaque patient. Grâce à un système de radiofréquence la position du patient est connue par l'unité de soin. C'est l'application utilisateur « Visu-Bloc » du logiciel expert KLS qui permet aux soignants de suivre leurs patients en temps réel et de connaître le temps que ces derniers passent à chaque étape de leur parcours médical. De plus, chaque zone du parcours de soin a été équipée d'un ordinateur. Le modul « check-list » du logiciel de gestion des flux a été pensé pour assurer un contrôle qualité. En effet, Un patient ne peut passer à l'étape suivante si la check-list n'a pas été convenablement remplie par l'utilisateur. Ce qui était déjà obligatoire en bloc opératoire a été ici appliqué à l'ensemble de la chaîne de soin. 98% des patients ayant bénéficié de ce système ont attribué une note de satisfaction supérieure à 8/10. Ce résultat démontre bien la pertinence de l'organisation mise en place au sein de l'unité de chirurgie ambulatoire de l'hôpital Saint Antoine. Ce bénéfice est également ressenti par les soignants comme en témoigne une infirmière « cela change tout puisque nous travaillons de manière beaucoup plus agréable, beaucoup plus fluide et nous ressentons une très bonne prise en charge en termes de qualité pour le patient.» L'objectif est atteint et le bilan est très positif, place maintenant à la deuxième étape du projet : celui d'un système de traçabilité pour le matériel. L'idée du docteur Nicolas Dufeu est d'éviter à terme qu'un manque ou un retard de livraison du matériel vienne entraver le bon fonctionnement de l'organisation. —Camille De BRÉVEDENT 42 l L’Hospitalier / mars 2011</pre></div> <div class='panel' id='p43'><pre>Notre expertise pour vos patients</pre></div> <div class='panel' id='p44'><pre>/ ASSURANCES INTERVIEW LA FRANCE manque de médecins libéraux Décryptage avec le Dr Bruno Gaudeau de Groupe Pasteur Mutualité. —Par Camille De BRÉVEDENT Quelles sont les principales raisons pour lesquelles les jeunes se désintéressent de cette profession ? La médecine ne connaît pas en elle-même un phénomène de désintérêt. Pour passer en deuxième année, 1 500 candidats se disputent toujours les 200 places disponibles dans chaque université ! En revanche, c'est vrai que la médecine générale souffre actuellement d'une certaine désaffection de la part des jeunes médecins. Est-ce une question de salaire, de contraintes ou autre ? Les contraintes liées à l'installation sont nombreuses. Il faut bien comprendre que l'âge moyen d'installation d'un médecin généraliste est de 39 ans. A cet âge, les médecins ont bien souvent déjà fondé une famille depuis longtemps. Le conjoint poursuit sa propre carrière professionnelle. Les enfants sont inscrits à l'école. S'installer en tant que médecin généraliste, qui plus est dans une zone rurale, devient une décision familiale difficile à prendre. En quoi ouvrir un cabinet est plus contraignant pour les médecins généralistes ? Les jeunes générations sont très attachées au temps libre et à leur qualité de vie. Or, ces deux exigences sont difficilement conciliables avec l'exercice de la médecine générale. Outre la solitude de l'exercice, les jeunes médecins évoquent également souvent, dans leur refus de s'installer en libéral, le poids administratif de plus en plus lourd et l'insuffisance de rémunération de la fonction. Les solutions existent pour redonner de l'attractivité à la médecine générale. Le regroupement des professionnels de santé dans des maisons ou des pôles de santé en font partie. Combien manque-t-il en France de médecins généralistes ? C'est surtout la répartition des médecins sur le territoire qui est déséquilibrée. Les médecins sont sur-représentés dans les zones urbaines ainsi que dans les régions côtières, et ce au détriment des zones rurales et centrales. Pour autant, il est difficile de dire aujourd'hui que nous manquons en France de médecins généralistes. Quelles régions de France ou villes sont-elles le plus touchées par ces désertions ? L'Atlas de la Démographie médicale 2010 du Conseil National de l'Ordre des Médecins a révélé d'importantes disparités au sein des régions françaises. Si j'ai bonne mémoire, les régions Picardie, Centre et Haute-Normandie font partie des régions où les densités médicales sont les plus faibles. Des dispositifs ont pourtant été mis en place dans ces régions pour lutter contre la désertification médicale. Il faut continuer. Tout ne vient pas pour autant d'un abandon des zones rurales par les médecins. L'État a commencé, il y a de nombreuses années, par supprimer, de nombreux services publics dans nos campagnes. Les commerces de proximité ont suivi le mouvement. Comment voulez-vous inciter de jeunes médecins à s'installer dans ces conditions ? Depuis quand observe-t-on ce phénomène de désintérêt ? Est-ce relativement récent ? Le phénomène de désintérêt pour la médecine générale est déjà ancien. Il date d'une dizaine d'années. A cette époque, l'acte medico-technique a supplanté l'acte intellectuel davanatge centré sur la relation avec le patient. Dans le même temps, les médecins ont commencé à multiplier les examens. Ce ne sont pas non plus des conditions propices à rendre la médecine générale attractive. Quel rôle pensezvous que le Groupe Pasteur Mutualité doit jouer dans cette entreprise ? Groupe Pasteur Mutualité est prêt à jouer un rôle majeur dans la formation des médecins, et en particulier dans la formation à la responsabilité. Cela passe par un meilleur respect des protocoles, par une écoute approfondie des patients et par une valorisation des actions de prévention. Et celui du gouvernement ? Les pouvoirs publics doivent tout mettre en œuvre pour accompagner l'installation des médecins dans les zones difficiles. Dans le même temps, une revalorisation de l'acte intellectuel doit également être encouragée. Je milite en tout cas dans ce sens. Comment pensez-vous pallier ce problème ? Je crois fermement que le fait de recentrer l'activité médicale sur le patient et qu'une meilleure valorisation du médecin traitant auprès de la population permettront de redonner rapidement toutes ses lettres de noblesse à la médecine générale. La télémédecine, de plus en plus en mouvance ces temps-ci, peutelle être un frein supplémentaire à l’implantation de médecins dans les cabinets ? La télémédecine peut, au contraire, être envisagée par les médecins comme un complément judicieux à l'exercice de leur activité. Pour autant, elle ne remplacera jamais le contact humain, l'écoute et le dialogue qui sont à la base de l'examen médical. 44 l L’Hospitalier / mars 2011</pre></div> <div class='panel' id='p45'><pre>FORMATION / INTERVIEW Tutorat dans le monde de la santé : l’une des formations phares de l’Université Vitalia Deuxième groupe d’hospitalisation privée en France, Vitalia est un acteur majeur du monde de la santé. Ce réseau de 48 établissements de santé compte actuellement près de 10 000 salariés dont 2 000 médecins spécialistes. Vitalia est aussi à l’origine de la création de la première université d’entreprise de Santé. L’Université Vitalia a pour mission d’accompagner les salariés du groupe dans leur évolution tout au long de leur vie professionnelle et de favoriser leur promotion. Pour ce faire, Vitalia place le tutorat au cœur de sa politique de ressources humaines. Christine BENOIT RIGONDET, Directrice de l’Université Vitalia et auteur du livre “ La boîte à outils du tuteur formateur et intégrateur ” aux éditions AFNOR. Dans un premier temps pouvez-vous nous renseigner sur le rôle des tuteurs au sein des établissements de Vitalia ? Christine BENOIT RIGONDET - « Le tuteur a cinq missions essentielles : accueillir, sensibiliser, accompagner, servir de lien et évaluer. Chez Vitalia, nous croyons qu'une personne bien accueillie s'intègre plus facilement au sein de l'équipe. De cette manière le tuteur devient acteur de sa formation au lieu d'être spectateur. Le tuteur est attentif à prévention de la santé du tutoré et de sa sécurité au travail, du respect de la réglementation et des procédures, de la culture et des valeurs de l'entreprise. Il favorise l'apprentissage d'un métier. Aussi, selon la taille de l'établissement, le tuteur fait le lien entre la direction, le RDH et l'organisme de formation. Enfin, le tuteur mesure les acquis du tutoré, il évalue les écarts par rapport aux objectifs préalablement fixés ainsi qu'au regard des critères du diplôme et du métier». Les responsables du groupe ont récemment récompensé leurs “ salariés-tuteurs ”, pourquoi cette distinction spécifique ? C. B. R. - « Les tuteurs sont des salariés volontaires, toutes catégories socioprofessionnelles confondues. Ce sont des professionnels reconnus par leur pairs qui ont accepté de consacrer du temps aux tutorés, de concilier vie de service et pédagogie. Vitalia a voulu récompenser ses personnes d'exception par « la soirée des tuteurs ». Une soirée festive au cours de laquelle la Direction du Groupe Vitalia leur a remis officiellement leur titre de « tuteur formateur intégrateur ». Ce Doceo (j'enseigne, je transmets, en latin) représente deux mains qui se transmettent un relais, tout un symbole! Cette distinction est un signe fort de reconnaissance de Vitalia». De quelle manière le tutorat d’entreprise est-il un atout pour le monde de la santé ? C. B. R. - « Le tutorat est un atout pour le monde de la santé. Les établissements de santé bénéficient par le turorat d'une augmentation de leurs compétences globales. En effet, le tutorat n'implique pas seulement les tuteurs et les tutorés mais l'ensemble de la politique RH de la Clinique. Au préalable, une réflexion est menée sur l'identification et la transmission des savoir-faire. De plus, le tutorat a un impact réel sur la diminution des coût d'un établissement de santé et réduits les risques d'anomalie et d'erreurs». —Anita BACLE mars 2011 / L’Hospitalier l 45</pre></div> <div class='panel' id='p46'><pre>Congrès/Salons établissements fonction de santé publique btp services industrie PRÉVENTION DES RISQUES DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SANTÉ L E S C O N G R È S / S A L O N S D E R É F É R E N C E Pour visiter : preventica.com Code invitation obligatoire : RLHOS / Pour exposer : +33 (0)5 57 54 12 65</pre></div> <div class='panel' id='p47'><pre>TIC / OSÉO soutient le projet MIOTherIS à hauteur de 8,7 Millions d’euros Le projet MIOTherIS est soutenu par OSEO à hauteur de 8,7 millions d´euros sur 5 années. Son montant total de dépenses de R&amp;D est de 20,3 millions d´euros. Il a également bénéficié de la labellisation du Pôle de Compétitivité des Microtechniques et est soutenu par le Cancéropôle Grand Est. COMMUNIQUÉ DE PRESSE Le projet MIOTherIS (Micro Innovative Onco Therapeutic Injection System) a pour objectif de développer un dispositif médical innovant pour un traitement multi thérapeutique des cancers. Mini invasif, ce dispositif est sans équivalent par sa capacité à intégrer les progrès les plus récents des traitements contre les cancers. Il permettra de détruire physiquement la masse tumorale par thermoablation. Le traitement peut être complété par l'injection d'agents chimiques, immunologiques ou biologiques. Le cancer constitue l'un des problèmes majeurs de santé publique touchant plus de 10 millions de personnes chaque année. Pour soigner cette pathologie, une approche multi thérapeutique (combinaison de plusieurs traitements) est de plus en plus privilégiée, permettant d'améliorer significativement l'efficacité des traitements par effet de synergie. Il n'existe aujourd'hui aucun dispositif médical permettant d'intégrer de façon unique cette approche. Le développement d'un tel dispositif représente un enjeu de santé public fort dont les bénéfices attendus sont : - une amélioration significative de l'espérance et de la qualité de vie des patients, - une diminution des effets secondaires liés aux traitements existants, - une réduction des temps opératoires et des coûts médicaux Le projet est porté par le chef de file CERMA qui s'est entouré de trois partenaires industriels :Statice Etudes et Développements, Perouse Medical et TRANS- GENE ainsi que de deux partenaires académiques : l'Université de Franche Comté et le CHU de Besançon. Le projet MIOTherIS aura un impact significatif sur le secteur économique du dispositif médical grâce au développement d'une filière innovante, génératrice d'emplois. L'instruction de ce projet de R&amp;D a été réalisée dans le cadre du programme d'Innovation stratégique industrielle (ISI) d'OSEO. À propos du programme “ Innovation Stratégique Industrielle ” d’OSEO Le programme « Innovation Stratégique Industrielle » (ISI) favorise l'émergence de champions européens. Il soutient des projets ambitieux d'innovation collaborative à finalité industrielle, portés par des entreprises de taille intermédiaire (moins de 5000 collaborateurs) et des PME (moins de 250), toutes innovantes. Ces projets sont très prometteurs en cas de succès : ils visent à commercialiser les produits de ruptures technologiques et ne pourraient se réaliser sans incitation publique. L'aide est d'un montant généralement compris entre 3 à 10 millions d'euros, sous la forme de subventions et d'avances remboursables. À propos du consortium CERMA est une société medtech offrant un pipeline de produits innovants basés sur la technologie TMT (Targeted Multi Therapy) dont elle maitrise la propriété intellectuelle et le savoir-faire. CERMA commercialise un produit pour le traitement de l'insuffisance veineuse via un réseau international et développe trois produits pour le traitement des cancers dont un rentrant prochainement en phase clinique. STATICE ETUDES ET DEVELOPPE- MENTS, société spécialisée en instrumentation et en microtechnique, se positionne dans le projet comme un acteur majeur de la mécanique de précision et des systèmes microélectroniques. PEROUSE MEDICAL, leader français des chambres implantables en oncologie apporte son expertise dans le développement et la commercialisation de microchambres à cathéter implantables. TRANSGENE est une société biopharmaceutique développant des vaccins thérapeutiques et des produits d'immunothérapie pour le traitement du cancer et d'autres pathologies graves, dont les travaux cliniques sont en cours. L'UNIVERSITE DE FRANCHE COM- TE, et plus précisément le Laboratoire de Mathématiques et l'Institut FEMTO-ST, permet au projet de bénéficier de ses compétences en modélisation mathématique de diffusion dans les tissus humains et en simulation numérique. LE CHU DE BESANÇON intervient comme promoteur des essais cliniques par sa Délégation à la Recherche Clinique et à l'Innovation (DRCI) avec l'aide du Centre d'Investigation Clinique (CIC). Le CHU contribuera également au développement de stratégies thérapeutiques innovantes. Toutes les actualités et événements liés au projet sont consultables sur son site internet : www.miotheris.com Contact presse OSÉO : Vanessa GODET : 01 41 79 84 33 vanessa.godet@oseo.fr Contact CERMA : Sophie HUMBERT : 04 50 82 01 76 shumbert@cerma-med.com mars 2011 / L’Hospitalier l 47</pre></div> <div class='panel' id='p48'><pre>/ TIC L’HÔPITAL EUROPÉEN GEORGES-POMPIDOU accompagne ses visiteurs avec les tables d’orientation VIADIRECT Comment se repérer au sein d´un hôpital ? Pour répondre à ce problème rencontré par de nombreux usagers, l´Hôpital européen Georges-Pompidou expérimente une solution innovante et efficace ! Installées dans le hall d´accueil de l´Hôpital européen Georges-Pompidou, les deux nouvelles tables d´orientationViaDirect permettent à tous les visiteurs et au personnel de se repérer rapidement à travers les 120 000 m 2 du site répartis sur 8 étages et desservis par une rue intérieure de près de 210 mètres de longueur. Les larges écrans des tables d´orientation ViaDirect offrent une interface réellement intuitive favorisant la prise en main pour tous les types de population, y compris les personnes à mobilité réduite. Tous les visiteurs peuvent ainsi trouver facilement le service où ils ont rendezvous et recevoir immédiatement par SMS le parcours le plus court pour s´y rendre. près de 250 000 consultations par an et 22 500 «Avec séjours d'hospitalisation, l'Hôpital européen Georges-Pompidou est un lieu de passage important, précise Elisabeth de Larochelambert, directrice du groupe hospitalier Corentin-Celton / HEGP / Vaugirard – Gabriel-Pallez. Qu'ils soient là pour consulter ou pour voir un proche, beaucoup de nos visiteurs qui viennent pour la première fois se perdent dans nos couloirs. Comme c'est le cas dans tous les lieux accueillant un large public, les équipes doivent donc les guider à travers l'hôpital. Pour cela, alors que 2011 a été déclarée par le Ministère de la santé « année des patients », nous avons choisi d'expérimenter les tables d'orientation ViaDirect. Au-delà de leur simplicité d'utilisation, elles présentent de nombreux avantages comme la possibilité de pouvoir s'adapter facilement à d'éventuelles réorganisations au sein de l'établissement ou à la fermeture provisoire d'une voie d'accès ou d'un ascenseur en dérangement. » Les tables d'orientation ViaDirect sont installées pour une période d'expérimentation de 6 mois dans le hall d'accueil de l'Hôpital européen Georges-Pompidou. C'est l'agence Paris Région Lab, chargée de promouvoir l'innovation en Île-de- France, qui est à l'origine de la rencontre entre les équipes de l'Hôpital européen Georges-Pompidou et ViaDirect ayant abouti à la mise en œuvre de ce projet. Un outil simple adapté à tous les utilisateurs Lorsque la table d'orientation ViaDirect est en veille, elle affiche un plan traditionnel, permettant ainsi aux personnes passant à proximité de se situer en « jetant un œil » à distance sur l'écran. Pour trouver le service de chirurgie cardiaque ou de gérontologie, le bureau d'un correspondant ou la chambre d'un proche hospitalisé, il suffit d'approcher sa main pour activer l'affichage 3D et d'utiliser l'un des modes de recherche proposés : par nom, par thème ou par zone. Accessibles à tous, les tables d'orientation ViaDirect peuvent définir un parcours en utilisant uniquement des accès compatibles avec les personnes à mobilité réduite. Une fois la destination choisie, l'utilisateur visualise le parcours à effectuer même s'il doit être réalisé sur plusieurs étages ou plusieurs bâtiments. Il peut zoomer sur une partie du trajet, tourner autour d'un point, déplacer l'image sur l'écran ou composer son propre numéro de téléphone pourrecevoir le parcours par SMS. Un outil d’administration souple Les deux tables d'orientation ViaDirect expérimentées à l'Hôpital européen Georges-Pompidou sont reliées à un serveur central permettant d'agir à distance pour apporter d'éventuelles modifications sur les plans, de vérifier à tout moment le bon fonctionnement du service et d'intervenir immédiatement si nécessaire. Le lien entre les dispositifs et le serveur central s'effectue via une connexion internet privatisée et sécurisée (VPN). AGENCE I2D - David HEUZÉ 01 42 28 28 50 dh@i2d-paris.com 48 l L’Hospitalier / mars 2011</pre></div> <div class='panel' id='p49'><pre>DIABÈTE / ISOLEMENT D’ILÔTS PANCRÉATIQUES : le chru de Montpellier entre parmi les rares centres européens en capacité d’apporter une solution aux formes graves de diabète insulinodépendant. COMMUNIQUÉ DE PRESSE Le Laboratoire de Thérapie Cellulaire du Diabète a réalisé avec succès le 29 janvier 2011 à l’Institut de Recherche en Biothérapie du CHRU de Montpellier son premier isolement d’îlots pancréatiques humains. La réussite de cette procédure de haute technicité menée par le docteur Anne Wojtusciszyn est le fruit d’une collaboration étroite entre l’équipe d’Endocrinologie-Diabète du CHRU dirigée par les Prs Éric Renard et Jacques Bringer et l’équipe INSERM U661 dirigée par Mr Stéphane Dalle, et de la contribution des équipes de coordination des greffes et de chirurgie digestive-transplantation du CHRU. Les îlots pancréatiques sont des petits amas cellulaires répartis dans le pancréas dont ils représentent 1 à 2 % du volume. Ces précieux îlots sécrètent lwinsuline, seule hormone de l'organisme capable de normaliser le taux de sucre dans le sang. La perte des îlots pancréatiques rend nécessaire la pratique vitale d'injections d'insuline plusieurs fois par jour par les patients diabétiques les plus sévèrement touchés, le plus souvent dès l'enfance ou l'adolescence. La technique d'isolement de ces amas cellulaires est longue et délicate mais elle apporte des moyens inestimables pour permettre aux laboratoires de recherche fondamentale de développer à Montpellier de nouvelles voies de recherche dans le domaine du diabète. La maîtrise de cette technique, encore limitée à quelques centres en Europe, dont Lille, Grenoble et récemment Paris pour la France, est également nécessaire pour rendre possible la thérapie cellulaire de formes graves de diabète insulinodépendant par la greffe d'îlots pancréatiques. Cette thérapie cellulaire du diabète, déjà pratiquée à Montpellier depuis 2006 grâce à la collaboration Franco-Suisse du groupe GRAGIL (Groupe Rhin Rhône Alpes pour la Transplantation d'Ilots de Langerhans), pourra désormais, par le développement du laboratoire montpelliérain, être proposée à un plus grand nombre de patients. mars 2011 / L’Hospitalier l 49</pre></div> <div class='panel' id='p50'><pre>/ DIABÈTE Diabète de l’enfant Campagne nationale de prévention de l’acidocétose diabétique chez l’enfant et l’adolescent Chaque année, prés de 2000 enfants de moins de 15 ans deviennent diabétiques en France. Dans les Bouches-du-Rhône, environ 80 enfants sont hospitalisés chaque année pour une découverte de diabète. Les signes initiaux sont dans la quasi-totalité des cas l'existence d'un syndrome polyurique polydipsique : du jour au lendemain l'enfant commence à boire de façon intense et répétitive et à uriner beaucoup aussi bien le jour que la nuit. En l'absence de diagnostic à ce stade apparaissent au bout de quelques jours ou quelques semaines, plusieurs signes qui vont attirerl'attention tels que des nausées, des vomissements, une déshydratation, une respiration rapide. Le coma est l'évolution ultime de ce tableau en l'absence de traitement. Chaque année en France, selon les données Inserm, 4 à 6 enfants décèdent d'un diabète de type 1 non diagnostiqué. Au sein de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Marseille, environ 40 enfants de moins de 15 ans sont pris en charge chaque année pour une découverte de diabète. 25% d'entre eux ont moins de 4 ans. Près de 20% de ces enfants, du fait d'un diagnostic tardif, sont hospitalisés en réanimation. Plus de 250 enfants sont suivis régulièrement au sein du service de Pédiatrie Multidisciplinaire au CHU Timone Enfants. A son admission, l'enfant reçoit un traitement par injection d'insuline, traitement qui sera obligatoirement continué à sa sortie del'hôpital. L'hospitalisation initiale dure en moyenne 2 à 3 semaines. Durant cette hospitalisation, l'équipe médicale va prendre en chargel'enfant et sa famille pour que ceux-ci puissent comprendre la maladie, dédramatiser cet évènement capital dans la vie de l'enfant, équilibrer le diabète. Une éducation est mise en route pour que la famille et l'enfant soient autonomes dans le traitement du diabète à la sortie du service. Le diabète de type 1 est une affection métabolique se caractérisant par une hyperglycémie chronique et permanente. Elle est du à une carence complète en insuline normalement sécrétée par le pancréas. Elle concerne surtout l’enfant, l’adolescent et le jeune adulte. Le seul traitement possible est l’administration d’insuline par injections sous cutanées plusieurs fois par jour par l’intermédiaire de stylos à i n s u l i n e ou d’une pompe à insuline. Campagne de prévention La Campagne Nationale de Prévention de l'Acidocétose chez l'Enfant Diabétique initiée par l'AJD (Aide aux Jeunes Diabétiques) a pour objectif desensibiliser les familles et le corps médical à un diagnostic précoce du diabète devant l'existence d'une soif intense, d'un besoin fréquent d'uriner tant le jour que la nuit. Un diagnostic précoce et donc la prise en charge à ce stade là permet d'éviter l'évolution inexorable vers la constitution d'une acidocétose mettant en jeu la vie de l'enfant et cause d'hospitalisation en unité de soins intensifs. Cette campagne a débuté le 14 novembre 2010 et sera prolongée jusqu'à l'atteinte de l'objectif. Une telle campagne a été effectuée il y a dix ans sous l'autorité du professeur Vanelli en Italie dans la région de Parme et est toujours en cours actuellement. Elle a permis de réduire à quasi 0 la proportion d'enfant développant une acidocétose. Contact : Dr Gilbert SIMONIN Hôpital d’enfants de la Timone 04 91 38 67 30 50 l L’Hospitalier / mars 2011</pre></div> <div class='panel' id='p51'><pre>TRAÇABILITÉ / NORCOD vous présente ses solutions pour l’identification et la traçabilité NORCOD, entreprise spécialisée dans les technologies au service de la gestion des flux d’information, sera de retour sur le salon SITL du 29 mars au 31 mars 2011 à Paris (Porte de Versailles). COMMUNIQUÉ DE PRESSE NORCOD distribue les produits Motorola et Honeywell et présentera notamment sur son stand : - des solutions sur mesure pour la traçabilité et l'identification automatique par codes-barres, - des offres de services et de matériels tels que des lecteurs, des terminaux portables dont ceux pour le personnel itinérant, des tablettes PC, pour la collecte et la transmission des flux d'information, - la nouvelle génération de lecteurs 2D pour le décryptage des codes à 2 dimensions (Codes Datamatrix, QR Code) qui sont plus agressifs, plus fiables et permettent la lecture sur écran, - etc. De plus, les équipes NORCOD effectueront en direct des démonstrations de l'utilisation du module de paiement mobile associé à un terminal portable pour le paiement par carte bancaire. NORCOD accompagne ses quelques 500 clients (grandes enseignes de la distribution et de l'industrie) avant, pendant et après l'installation de solutions adaptées. À titre d'exemple : - Le Groupe L'Oréal : NORCOD équipe 7 usines du groupe en Europe. - Kiabi pour qui NORCOD gère le matériel de plus de 400 magasins et 5 entrepôts en Europe - Le groupe Carrefour, NORCOD a déployé plus de 6000 terminaux dans plusieurs enseignes du groupe. NORCOD transpose ses compétences au milieu médical en proposant des produits spécifiquement développés pour ce secteur (résistance aux produits antibactériens, couleur...). Ils permettent d'améliorer la traçabilité, la collecte d'information et garantir la sécurité du parcours de soins du patient. Créée en 1999, forte d'une démarche avant tout créative et réactive, NORCOD garde une longueur d'avance sur ses concurrents ; l'entreprise est aujourd'hui leader en France dans son coeur de métier qui est l'équipement des magasins et des entrepôts. Elle a réalisé un chiffre d'affaires de 9,5 millions d'euros en 2010, avec une progression de 30%. mars 2011 / L’Hospitalier l 51</pre></div> <div class='panel' id='p52'><pre>/ LOGISTIQUE Une traçabilité sans faille Le tout nouveau pôle logistique des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg (HUS) approvisionne désormais à lui seul l´ensemble des six sites du CHU en différents produits. La gestion de flux logistiques d´une telle envergure était un vrai défi. Désireux de disposer d´un système de gestion approprié et performant les HUS ont choisi les solutions de la société Aldata: le progiciel G.O.L.D (Gestion Optimale de la Logistique et de la Distribution). dans un entrepôt de 7 250 m C'est 2 que transitent tous les flux de marchandises commandées par les différents Service d'Approvisionnement, voire les Services de soins eux-mêmes, des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg (HUS). Afin d'optimiser le traitement de ces différents flux sur le pôle tout en garantissant le respect des bonnes pratiques hospitalières, une mutualisation des moyens est la règle pour tous les processus qui le permettent. Par exemple, avant d'être stockés dans leur zone respective (magasin central ou pharmacie), les colis passent deux contrôles. La première étape de ce contrôle de réception, qui ne nécessite pas l'ouverture des colis, est commune à tous les produits, la deuxième étape qui concerne la réception qualitative (dont la capture de traçabilité) et quantitative, est assurée, pour les produits pharmaceutiques, par du personnel spécialisé selon des procédures adaptées. La mutualisation est ainsi la règle pour la manutention et les expéditions. Dans cet esprit, un seul système, G.O.L.D. Stock, supporte la totalité des processus logistiques sur le pôle, de la réception à l'expédition, pour la totalité des articles utilisés par les HUS (hôtellerie, restauration, médicaments, dispositifs médicaux). La traçabilité est un souci qui sous-tend tous les différents processus logistiques. Ce souci concerne naturellement les produits : en fonction de leur criticité, la traçabilité des produits sera à « géométrie variable » au regard des indicateurs de traçabilité (DLC, lot de fabrication, n° individuel), et des processus : par exemple, la préparation des médicaments intégrera systématiquement la capture du lot délivré aux Service de Soins. Cette traçabilité concerne aussi les équipements de manutention (chariots), qui assurent les échanges de marchandises entre le pôle logistique et les Services de Soins. Il en est de même de la traçabilité de manutention assurée par les opérateurs. Pour assurer ces services, les préconisations de l'instance GS1 et les technologies de pointe à disposition ont été à la fois un guide et un support à leur mise en œuvre, tout en garantissant une économie de moyens. La déclinaison des préconisations GS1 dans les échanges de produits entre acteurs et la normalisation des identifications des contenants se sont révélés très structurantes dans la nouvelle organisation. Les possibilités du code à barres et du DATAMATRIX, associées à la mobilité sur le poste de travail, en y intégrant la technologie vocale, voire multimodale, ont permis de repenser tous les processus, dont, en particulier, la préparation. La technologie RFID, jumelée à celle du codes à barres, permettra dorénavant de maîtriser les livraisons jusqu'à l'Unité de soins, même si cette livraison est assurée par un réseau automatique, comme c'est le cas avec des AGV (les fameuses tortues) pour le Nouvel Hôpital Civil. —Anita BACLE De la grande distribution à l’hôpital Depuis 1986, Aldata édite la gamme G.O.L.D. Pour Robert Husset, Directeur des solutions logistiques chez Aldata, « Aldata est le seul éditeur à offrir une solution progicielle intégrée, gérant les différents segments de la logistique marchandise, du fournisseur à l’unité de soins ». En effet, conçue dans un premier temps pour répondre aux besoins des industries de la grande distribution et du commerce de gros, cette suite logicielle s´adapte parfaitement aux exigences et à la complexité inhérente à la logistique hospitalière. « C´est la capitalisation d´un réel savoir-faire qui a permis à Aldata d´adapter une version assurant la couverture fonctionnelle souhaitée et intégrant les spécificités logistiques des métiers de l’hôpital, à savoir, l´hôtellerie, la restauration et la pharmacie », explique Robert Husset. 52 l L’Hospitalier / mars 2011</pre></div> <div class='panel' id='p53'><pre>Gestion du stock, Réapprovisionnement, Pilotage des opérations, Traçabilité Découvrez la solution Aldata Nous bâtissons votre solution ensemble. Une expérience reconnue de plus de 20 années dans la mise en œuvre de systèmes de pilotage et d’optimisation de la chaîne logistique permet à Aldata d’apporter une solution percutante et adaptée au monde hospitalier. Nos solutions vous aident à : Rationaliser et optimiser vos approvisionnements Fiabiliser la qualité de la préparation des demandes de vos Centres Hospitaliers Assurer la traçabilité à 100% sur votre réseau logistique Augmenter la productivité de votre personnel sur le magasin central Obtenir un R.O.I. rapide www.aldata-solution.fr Aldata, la solution pour une optimisation du pôle logistique hospitalier.</pre></div> <div class='panel' id='p54'><pre>/ LOGISTIQUE INTERVIEW Frédéric BOUTIER 1) Quels sont selon vous les atouts de la GMAO sur les ERP ? Les outils de type ERP ne bénéficient pas de modules pertinents pour gérer et suivre la maintenance, ce n'est pas leur objectif d'ailleurs. Les GMAO spécialisées comme peut l'être COSWIN 7i Santé doivent répondre aux attentes de tous les services. Aujourd'hui, de plus en plus, les établissements de santé optent pour une solution de GMAO unique pour les 3 principaux services que sont, le service technique, le service biomédical, le service informatique. L'élément essentiel étant le traitement de la demande d'intervention qui peut être différente en fonction des services et la bonne affectation au service concerné. Les enjeux pour les établissements de santé peuvent être nombreux, entre considérations économiques, humaines, réglementaires, et techniques (avoir un outil de gestion unique pour tous les services : biomédical/ technique/ informatique). 2) Pouvez-vous nous présenter votre nouvelle solution Coswin ? COSWIN 7i Santé est une version spécialement établie en partenariat avec nos clients et disposant des éléments tels que les profils utilisateurs (Intervenants, Responsable Maintenance, Magasinier, Acheteur), les indicateurs graphiques par profils, des écrans personnalisés par profil, une base de données paramétrée, et une matrice d'importation des données. Aujourd'hui COSWIN 7i Santé est donc une application livrée pré-paramétrée pour les trois principaux services concernés. On peut ainsi dire que l'application est prête à l'emploi. Présent depuis 1986 sur le marché de l’édition de logiciels de GMAO (Gestion de maintenance assistée par ordinateur), et leader européen, la société SIVECO représente aujourd’hui 15 000 clients et plus de 82 000 utilisateurs de sa solution CosWin 7i. Fréderic Boutier, Directeur Général Adjoint nous en dit plus. 3) Les solutions sont-elles réellement adaptables aux besoins et à la structure des établissements ? Les besoins dans un hôpital sont nombreux, la maintenance est présente partout et pas seulement dans les 3 services précités. En effet, la blanchisserie, l'hôtellerie ou encore les véhicules, la sécurité, … peuvent aussi utiliser ce genre de solutions. 4) Comment expliqueriez-vous le concept d’interopérabilité des systèmes ? Pourquoi est-elle primordiale ? Et comment procédez-vous lors de l’intégration de vos solutions au sein d’un centre hospitalier ? Dans la plupart des projets, l'intégration au SIH (Système d'Information Hospitalier) est primordiale. Un logiciel de GMAO dit « ouvert » est alors essentiel. Les interfaces avec d'autres logiciels (ERP Santé, Structure, ressources humaines, GTC …) sont régulièrement réalisées et sont demandées dans de nombreux appels d'offres. Un logiciel tel que Coswin 7i Santé permet de réaliser cette intégration soit en faisant appel à l'éditeur soit en réalisant un transfert de compétences aux outils pour permettre à l'établissement de santé de rester indépendant vis-à-vis de l'éditeur. —Stéphanie CAUX 54 l L’Hospitalier / mars 2011</pre></div> <div class='panel' id='p55'><pre>HYGIÈNE / Dr Alexis HAUTEMANIÈRE À propos de Laboratoires ANIOS Les Laboratoires Anios sont présents dans plus de 60 pays avec leurs différentes divisions oeuvrant dans le domaine de la santé soit auprès des hôpitaux, cliniques, dentistes et collectivités médicalisées. Les laboratoires sont également présents dans les secteurs des industries agro-alimentaires, cosmétiques ou pharmaceutiques ou encore dans les collectivités liées à l’hébergement ou la restauration. Un nouveau centre de Recherche et Développement de plus de 1000 m2 est opérationnel depuis juillet 2010.. Les Laboratoires ANIOS proposent une large gamme de produits désinfectants, répartis en 6 familles: hygiène des mains, instrumentation &amp; dispositifs médicaux, traitement du matériel de production, environnement, désinfection par voie aérienne, sols et surfaces. Comment prévenir la gastroentérite ? Un enjeu de santé publique. Intérêt et acceptabilité des solutions hydro-alcooliques Les Laboratoires Anios, acteur majeur international pour la conception, la production et la commercialisation de produits et de procédés antimicrobiens soutiennent régulièrement des travaux de recherche émanant d'équipes universitaires. Deux équipes dirigées par les Docteurs Thierry Prazuck du Centre Hospitalier Régional d'Orléans et Alexis Hautemanière du Centre Hospitalier Universitaire de Nancy ont mené des travaux sur l'intérêt et l'acceptabilité des solutions hydro-alcooliques. Le Docteur Thierry Prazuck a analysé l'impact de l'usage des solutions hydro-alcooliques visà-vis d'une pathologie transmissible par voie manuportée « la gastroentérite » en milieu scolaire. « Chaque année, l'épidémie de gastroentérite qui débute habituellement fin décembre et dure en moyenne 6 semaines est responsable de 1,5 millions de consultations sur environ 4,5 à 5 millions de cas. L'étude visait à évaluer l'efficacité de l'utilisation des solutions hydro-alcooliques à l'école dans la prévention de l'acquisition de la gastroentérite (GE) et ses conséquences (consultations médicales, absentéisme scolaire, arrêt de travail des parents). Cette étude fut menée à Olivet (45), dans deux écoles primaires. L'une était équipée sur toutes les tables de classe d'un flacon de 300 ml de solution hydro-alcoolique A et les élèves devaient l'utiliser à chaque fois qu'ils rentraient en classe et après avoir été aux toilettes (soit au moins 4 fois par jour). L'autre école continuait à fonctionner de façon habituelle avec des sanitaires équipés de savon, communs à tous les élèves. L'étude a impliqué 476 élèves pendant 17 semaines. Résultat : 24% des élèves de l'école interventionnelle et 42% des élèves de l'école témoin ont présenté au moins un épisode de gastroentérite. En conséquence, les journées d'absentéisme des élèves, le nombre de consultations médicales liées à la GE, les arrêts de travail des parents furent deux fois moins fréquents dans l'école « interventionnelle ». Aucun effet secondaire ne fut rapporté et l'acceptabilité tant par les enseignants, les parents et les élèves fut excellente. » Le Docteur Alexis Hautemanière a apprécié l'impact des solutions hydro-alcooliques vis-à-vis des utilisateurs lors d'un usage intensif de ces produits. Cette étude fut menée en 3 étapes. La première étape fut de modéliser l'exposition de l'utilisateur selon 4 situations d'usage en milieu hospitalier. La première situation correspond à une simple prise en charge d'un patient comme une consultation médicale ou une prise de pression artérielle nécessitant deux frictions avec un intervalle de temps de 10 minutes. La deuxième situation correspond à l'activité d'une infirmière réalisant un geste technique tel la pose d'une perfusion soit trois frictions avec un intervalle de temps de 5 minutes entre chacune. La troisième situation correspond à une activité de soins en milieu de réanimation pour la réalisation de soins sériels. La dernière situation illustre la friction chirurgicale au bloc opératoire et consiste en deux frictions de 6 ml successives. Le second temps de cette évaluation a été réalisé dans les services de soins en condition réelle d'activité. La tolérance cutanée a été évaluée à l'aide d'un questionnaire d'une part et par la mesure en pourcentage de l'hydratation cutanée, du pH et du sébum d'autre part. 231 professionnels de santé ont participé. Il a été observé une amélioration significative de l'hydratation cutanée sans modification du pH. La quantité de sébum diminuait légèrement sur la paume de la main. La tolérance cutanée fut jugée excellente ou bonne dans plus de 70% des cas. 86 personnes parmi les 231 de l'étape 2 furent concernées par l'étape 3 soit la réalisation d'un programme de prélèvements sanguin, urinaire et une mesure de l'alcoolémie respiratoire avant toute friction et après un temps de travail de 4 heures. La quantité de solution hydro-alcoolique consommée durant ces 4 heures était de 27,5 g soit un équivalent de 7,3 frictions. Aucune alcoolémie dans l'air expiré n'a été retrouvée. 8 personnels sur 86 ont une présence d'alcool dans l'air expiré. Les valeurs sont très faibles pour la majorité d'entre elles. Pour 6 des 28 il y a une présence d'éthanol supérieure à 0,10. Lors de l'interrogatoire des personnels tous ces personnels venaient de réaliser une friction juste avant la mesure de l'alcoolémie. En conclusion, cette étude réalisée dans le cadre du projet DEES- SES montre que le gel hydro-alcoolique testé améliore l'hydratation cutanée des professionnels de santé sans altérer le pH ou la production de sébum. Aucune personne n'a présenté de manifestations d'ivresse. Nous n'avons pas retrouvé de passage transcutané, ni d'alcoolisation.» Note : La solution hydro-alcoolique évaluée dans ces deux études est l'Aniosgel 85 NPC. mars 2011 / L’Hospitalier l 55 COMMUNIQUÉ DE PRESSE</pre></div> <div class='panel' id='p56'><pre>/ HYGIÈNE Clic-Clac, L’affaire est dans le sac ! Le surchaussures automatique Une nécessité… Comme nous le savons tous, les mesures d'hygiène ne cessent de sévir tant dans le secteur de l'agroalimentaire que dans le domaine médical. C'est pour cela que le port de gants, masques et surchaussures sont souvent imposés au personnel comme aux visiteurs. Ainsi, le nouveau surchaussures automatique offre une praticité incroyable, un confort un réel gain de temps au quotidien. Le surchaussures automatique facilite l'hygiène et la maintenance des lieux aseptisés, en réduisant la profusion des microbes ainsi que la propension des infections et maladies. La nouveauté du produit s'observe au niveau de mise en forme automatique. Plus besoin de se baisser ou prendre des précautions de quelque forme que ce soit, le surchaussures automatique vous recouvre le pied de la protection de votre choix avec un système électrique qui minimise vos efforts. Les utilisations sont diverses… Le port de surchaussures peut être nécessaire dans plusieurs situations. Dans le domaine de l'alimentaire notamment avec les cantines, la confection de plateaux repas et les usines alimentaires. Il est utile également dans des lieux annexes, comme les piscines et salles de sports, les centres d'esthétiques et balnéothérapies, ici encore pour des raisons d'hygiène. Technologie, facilité et rapidité… L'écran lumineux sur la machine permet de contrôler la quantité de protections consommables restantes, ainsi que d'anticiper la mise en place de recharges pour une meilleur efficacité de l'appareil. La poignée réglable, située au sommet du dispositif, permet à l'utilisateur de garder l'équilibre pendant l'intervention. Avec un poids de 17,5 kg, le surchaussures automatique est facilement transportable. Les protections pour chaussures se déclinent en plusieurs matières allant du Polypropylène au Polyéthylène en passant par l'antidérapant. Ainsi, le surchaussures automatique s'adapte à toutes les situations, professionnelles, loisirs ou autres raisons particulières… Pour plus de renseignements José Pecci : 00 33 5 61 42 90 63 Jose.pecci@agm-tec.com 56 l L’Hospitalier / mars 2011</pre></div> <div class='panel' id='p57'><pre>Le spécialiste de la traçabilité en établissements de soins publics et privés : 3 logiciels plébiscités, Plus de 15 ans d’expérience, 1 engagement : Être à vos côtés ! Conformité aux normes et exigences règlementaires Optimisation Convivialité Convivialité Simplicité d’utilisation Traçabilité exhaustive Sécurité Rigueur Pilotage clair Sterilisation Process Management Operating Process Management pour vos Unités de Stérilisation Un module de traçabilité individuelle des instruments est disponible : MODULE 3l (Identification Individuelle de l’Instrumentation) pour vos Blocs Opératoires Clinical Equipment Management pour vos Équipements Optim SAS - Bât. Alizés, 32 rue des Berges - 38000 Grenoble Tél : +33 (0)4 76 95 79 00 - Fax : +33 (0)4 76 95 79 01 www.optim.fr - info@optim.fr</pre></div> <div class='panel' id='p58'><pre>/ INNOVATIONS INTERVIEW URGO Medical Leader sur le marché de la cicatrisation “...des solutions toujours plus efficaces, afin que les plaies puissent se refermer le plus rapidement possible et que le risque d’infection soit surmonté” En 10 ans, URGO Medical s´est hissé à la première place sur le marché français et allemand de la cicatrisation et à la 3ème place sur le marché européen. Un dynamisme qui s´explique par un engagement fort du laboratoire pour développer des solutions innovantes et répondre avec pertinence aux besoins des professionnels de Santé et de leurs patients. L’H. - Et concernant plus particulièrement les Ehpads ou les maisons de retraite ? J-F R. - Nous avons en effet une démarche régulière auprès des prescripteurs des maisons de retraite (médecins généralistes, personnel soignant ou infirmières libérales intervenant dans ces établissements) afin de les informer des solutions nouvelles que nous mettons à leur disposition concernant la prise en charge des escarres et des ulcères. On sait qu'aujourd'hui une part significative de la population réside en maison de retraite et les escarres concernent sutout les personnes dépendantes et à faible mobilité, particulièrement représentées dans cette population. Le Magazine L’Hospitalier a rencontré Jean-François ROBERT, Directeur Général Adjoint des Laboratoires URGO en charge de la Division URGO Medical L’Hospitalier - Comment se répartit l’activité d’URGO Medical, en particulier sur les établissements de Santé ? Jean-François ROBERT - En Europe nous opérons dans quatre pays : la France, l'Angleterre, l'Allemagne et l'Espagne. Dans ces quatre pays et à des degrés variables, nous intervenons à la fois sur le marché de ville et sur le marché hospitalier. Pour ce dernier nos forces de vente visitent les établissements hospitaliers en ciblant particulièrement les services de soins externes où sont pris en charge quotidiennement de nombreux ulcères. Nous nous intéressons aussi aux services de plus long séjour car ils représentent un domaine très important de la pathologie des plaies : celui des escarres. L’H. - Quelles sont les innovations les plus significatives d’URGO Medical pour le soin des plaies ? J-F R. - URGO Medical a apporté une avancée majeure dans le traitement des plaies chroniques comme les escarres, ou les plaies du pied diabétique. Au début des années 2000 nous avons développé la Technologie Lipido-Colloïde (TLC) qui permet une prise en charge de ces plaies tout en réduisant considérablement la douleur ressentie par le patient - tant à la pose du pansement que lors de son renouvellement. Nous avons ainsi développé une gamme de produits qu'on appelle des interfaces de contact : ce sont des pansements absorbants imprégnés d'un mélange de polymères et de Cmp (Carboxy-methyl-cellulose) qui a la propriété de former un gel au contact des exsudats lorsqu'il est appliqué sur une plaie. Ce gel présente plusieurs avantages : il va d'abord créer un milieu humide dont on sait qu'il est très favorable au processus cicatriciel. Il est par ailleurs absolument non adhérent à la plaie ce qui évite ainsi tout phénomène de douleur à la pose comme au retrait du pansement. 58 l L’Hospitalier / mars 2011</pre></div> <div class='panel' id='p59'><pre>Nous avons par la suite progressivement enrichi notre offre, notamment en incorporant dans le produit des composants qui interagissent avec la plaie, comme des poses d'argent dont les propriétés anti microbiennes permettent de prévenir le développement des infections au niveau local. Nous avons inventé un pansement, UrgoStart, qui est ce que l'on appelle un inhibiteur de protéases : Il faut savoir que dans une plaie dite chronique on va souvent observer un déséquilibre microbiologique. Typiquement, dans ce genre de plaie on va trouver à la fois des agents de reconstruction - qu'on appelle facteurs de croissance – et des agents de dégradation - qu'on appelle des protéases et qui ont pour rôle de nettoyer la plaie : elles servent en fait à dégrader les tissus nécrosés (comme la fibrine par exemple). La difficulté fréquemment rencontrée dans le soin de ces plaies chroniques, c'est un excès de protéases. Cet excès est nuisible car les protéases vont alors s'attaquer tout autant aux substances à nettoyer qu'à celles qui favorisent la reconstruction. Dans ce cas la plaie devient «atone», c'est-à-dire que la cicatrisation ne progresse pas. La plaie peut rester en l'état pendant des mois, avec toutes les conséquences néfastes que cela provoque chez le patient tant en termes de souffrance que de retentissement au plan psychologique. Cette situation représente également un coût élevé pour la collectivité. UrgoStart contient précisément un agent qui va réduire la quantité de protéases dans la plaie et donc la replacer sur une trajectoire normale et positive de cicatrisation. Cela a constitué pour nous une avancée importante dans le domaine du soin des plaies chroniques et c'est le premier produit de ce type dans sa catégorie. Pour la 1ère fois, un essai clinique - l’étude Challenge menée pendant huit semaines sur un effectif de 187 patients porteurs d´un ulcfère - a comparé l´efficacité de deux pansements en double aveugle sur la vitesse de cicatrisation des plaies. Les résultats, présentés le 17 janvier 2011 à la 15ème Conférence des Plaies et Cicatrisations, sont sans équivoque : UrgoStart accélère effectivement la guérison des ulcères de jambe. Ceci représente un espoir fondé pour les patients atteints de plaies chroniques en France, à qui des semaines de soins pénibles et douloureux pourront être évitées. L’H. - URGO Medical se veut être un interlocuteur actif des soignants. Quels dispositifs avez-vous mis en place à ce propos ? J-F R. - Nous déployons en effet beaucoup d'efforts en matière de promotion et de visite médicale, en particulier pour contribuer à l'information du personnel soignant (voir le site www.urgomedicla.fr). Nous avons en fait un vrai challenge devant nous car jusqu'à présent les pansements étaient vus par les soignants plutôt comme des dispositifs passifs, uniquement destinés à protéger la plaie et à éviter certains désagréments comme les fuites d'exsudats. Aujourd'hui le monde de la cicatrisation change, notamment grâce aux solutions nouvelles que propose URGO Medical : les soignants se voient proposer des produits qui vont véritablement interagir avec la plaie, donc des solutions véritablement interventionnistes. On est en train de passer d'un monde de dispositifs passifs à un monde de dispositifs actifs. Ceci fait naître pour les patients un espoir de guérison qui n'existait pas jusqu'ici. À ce propos j'aimerais ajouter que le domaine des plaies chronique est très mal connu du public. Pourtant on recense en France environ 800 000 personnes souffrant d'une plaie chronique, que ce soit un ulcère, des escarres ou une plaie du pied du diabétique – ce dernier constituant une cause importante d'amputation très invalidante. Pour nous, industriels du pansement, tout l'enjeu pour les années qui viennent est de parvenir à proposer progressivement des solutions toujours plus efficaces, afin que les plaies puissent se referment le plus rapidement possible et que le risque d'infection soit surmonté – ce qui permettra notamment de réduire significativement le recours à l'amputation. J'aimerais mettre en avant une particularité d'URGO Medical : Notre entreprise est résolument tournée vers l'innovation. Je prendrai trois exemples en ce sens : Premier exemple : Nous nous efforçons de travailler en partenariat très étroit avec les prescripteurs. Nous avons ainsi mis en place une série de panels de médecins et d'infirmières - les Innovation Teams.- avec lesquels nous échangeons régulièrement sur les pathologies afin de mieux en comprendre les origines, les caractéristiques et les modes de prise en charge. Nous échangeons aussi sur les concepts des produits nouveaux pour recueillir leurs avis sur l'intérêt réel que peuvent présenter ces concepts dans leur pratique quotidienne. Nous avons complété ces panels par des outils Internet qui nous permettent d'interroger rapidement de nombreuses infirmières libérales sur un certain nombre d'idées. Deuxième exemple : nous nous sommes dotés d'un important laboratoire de recherche et nous employons 58 chercheurs à Dijon. Au cours des trois dernières années nous avons doublé notre budget de recherche, grâce notamment au CIR (Ndlr : Crédit d'Impôt Recherche) et nous avons ouvert notre recherche sur l'extérieur avec des organismes de recherche externes tant publics que privés, parmi les plus pointus dans leurs domaines respectifs Troisième exemple : Une des particularités d'URGO Medical est que nous investissons beaucoup dans la recherche clinique : 45 études ont été menées depuis 1997, ce qui représente 2 500 patients mobilisés et 30 000 patients suivis à travers les études observationnelles. Cela nous paraît fondamental à deux titres : D'abord nous tenons à apporter aux prescripteurs la preuve formelle de l'efficacité et de la sécurité de nos produits. Les médecins et les infirmières ne sont plus aujourd'hui convaincus par de simples arguments marketing mais par des faits et des chiffres concrets. Ensuite et compte tenu de la situation financière des états européens on sait que d'importantes contraintes pèsent sur les budgets de Santé. Par conséquent nous nous devons non seulement d'apporter des preuves cliniques aux autorités sanitaires mais aussi de développer des modèles médico-économiques qui soient en mesure de démontrer que nos solutions sont effectivement rentables pour la collectivité. —Propos recueillis par Gérard ALLAL mars 2011 / L’Hospitalier l 59</pre></div> <div class='panel' id='p60'><pre>/ TRAÇABILITÉ Vers une meilleure maîtrise des risques dans les Etablissements de soins et de cures par une Traçabilité proactive… “ Pour une amélioration de la sécurité de l’acte dispensé ou du produit prescrit au patient traité ” 1.- La maîtrise : La maîtrise des risques est devenue une préoccupation majeure dès la prise en charge d'un malade au sein d'un établissement de soins ou de cures. Que le risque soit de nature sanitaire ou d'ordre économique, il est omniprésent. L'exigence croissante de la qualité des soins et l'augmentation des coûts sont des éléments qui pèsent de plus en plus sur la pratique médicale. Il s'agit, en fait, d'une évolution de notre mode de vie. Cette évolution est engendrée par : - L'utilisation de technologies d'investigation de plus en plus complexes, - Des traitements pharmaceutiques performants mais qui demandent une grande vigilance dans la pratique des soins et une grande maîtrise économique. Paradoxalement, les performances, voire les prouesses obtenues par les professionnels de santé, ont créé un refus du droit à l'erreur. De ce fait, la sanction pénale devient un risque supplémentaire dans la pratique où le patient se positionne en client et le médecin est devenu le fournisseur. Dès lors, un concept, une méthode et un ensemble de techniques s'imposent : c'est tout l'enjeu de la traçabilité ! Il devient donc indispensable d'identifier, d'authentifier, de localiser, d'assurer la sécurité du malade dans son parcours de santé. De même, il conviendra d'identifier le moindre poste de dépense, d'historier et de documenter la preuve du respect de toutes les procédures et protocoles imposés. Encore faut-il mettre à disposition des établissements de soins et de cures des solutions fiables, reposant sur des technologies éprouvées, les plus automatisées possibles pour soulager le travail du personnel soignant déjà submergé, en assistance à la traçabilité des informations médico-légales devenues indispensables dans le monde « judiciarisé » dans lequel nous sommes ! Des solutions ont vu le jour. Certaines encore au stade expérimental, mais pleines de promesses. Encore faudra-t-il, comme pour tout projet d'introduction de nouvelles technologies dans les organisations, procéder avec méthode et par étapes clairement identifiées. L'analyse préalable des besoins « vrais » en matière de traçabilité, par processus métier clairement identifié, puis la réalisation d'un cahier des charges fonctionnel, la consultation d'intégrateurs ou d'offreurs de solutions, le dépouillement des offres réceptionnées, le choix d'une ou de plusieurs solutions mixées, la rédaction des contrats d'achat et enfin, le développement des « middlewares » nécessaires ou inter logiciels (interfaces entre les outils d'acquisition d'information sur le terrain et les bases de données centralisées), puis la mise en place des équipements, les tests et la mise en œuvre de la solution retenue demeurent les étapes incontournables d'une approche « traçabilité » bien comprise et parfaitement intégrée au Système d'Information existant dans les établissements de soins. 2.- Pourquoi une traçabilité proactive ? Par définition, la traçabilité est passive puisqu'elle enregistre des éléments ou des informations relatifs à une action réalisée. Cette méthode permet de créer l'historique d'un ensemble d'événements passés qui constituent ainsi une chaîne d'informations. Mais, puisque l'on connaît le parcours des procédures qu'il faut appliquer et des protocoles à exécuter, il devient possible de prévenir, en amont, le risque et particulièrement celui de nature iatrogène. La traçabilité devient alors « proactive » et offre la possibilité de corriger une erreur, voire de l'éviter. Le système peut alors se verrouiller et ne prend plus les informations tant que l'incident n'a pas été corrigé. Correction faite, le cours du recueil des informations reprend sa fonction initiale et le processus d'acquisition de données peut alors continuer à se dérouler. Cette fonction protège à la fois le patient et le professionnel de santé. Par exemple, la technologie de base de la traçabilité utilisée pour l'identification peut reposer sur des tags RFID (Identification par radio fréquence) et le code barres 1D ou 2D de type DATA- MATRIX. Chaque tag (ou puce) comporte un identifiant (N° de code) et correspond soit à une personne, soit à un objet. Un lecteur, de type téléphone portable, est alors mis en liaison WIFI avec un serveur d'application qui gère l'application de traçabilité souhaitée (ex. processus de stérilisation ou de dispensation de MDS, ou encore de traitement de chimiothérapie, etc.) 60 l L’Hospitalier / mars 2011</pre></div> <div class='panel' id='p61'><pre>Les informations sont ensuite transmises sur le serveur du S.I.H., ou sur un serveur externe, par une liaison intranet sécurisée. Un tel dispositif peut permettre d'établir un véritable « journal de traçabilité » à l'issue du parcours de soins du patient que l'on pourrait même lui remettre à sa sortie de l'établissement avec le questionnaire d'enquête de satisfaction ! Ainsi, le malade disposerait des informations lui permettant de constater que les procédures et protocoles concernant l'affection pour laquelle il a été hospitalisé ont été respectés, en lui apportant la preuve du suivi de ces exigences ! Attention, toutefois, de ne pas se méprendre sur la nature des informations transmises par WIFI. En aucun cas, il ne s'agit du dossier médical concernant le patient. Ces données ne concernent que les procédures et les protocoles exécutés à son égard pour garantir sa sécurité. Naturellement, le stockage des informations sera conservé pour la durée légale, selon leur nature, et relève de la responsabilité du D.S.I.H. ou du prestataire extérieur. • la traçabilité est devenue une composante managériale à part entière, les actions ne peuvent pas être limitées à la mise en œuvre de technologies et de techniques. Les actions en structures hospitalières comme auprès des fabricants de dispositifs médicaux ou de l'industrie pharmaceutique doivent surtout prendre en compte la mise en relation d'un besoin et de sa solution. • La technologie disponible en matière d'identification, d'authentification et de localisation a permis de voir émerger des solutions susceptibles de répondre à des besoins essentiels. Par exemple, le suivi des malades en situation de catastrophe ou d'urgence est apparu comme un objectif prioritaire. La prise en charge du patient en situation de catastrophe et d'urgence (qui s'inscrit dans le Plan National des Urgences français) depuis le lieu de la catastrophe ou de l'accident jusqu'à la prise en charge complète dans les unités de soins où le patient sera orienté ultérieurement pourrait avantageusement se faire à l'aide de bracelets équipé de tag RFID. Lequel tag pourrait voir son contenu enrichi ultérieurement de l'ensemble des données Parmi les nombreux avantages du recours à ces T.I.C. ou « technologies de l'Information et de la Communication », par exemple, la traçabilité des équipements du bloc opératoire : chaque appareil sera doté d'un « carnet de santé » comprenant : - Le calendrier de la maintenance préventive du constructeur, - La fréquence des pannes enregistrées, - L'entretien quotidien et les désinfections, - Les prêts entre services ou entre blocs, - La localisation et l'inventaire permanent… Ainsi, chaque établissement de soins et de cures peut personnaliser sa traçabilité en fonction de ses activités spécifiques et en parfait respect des exigences légales, réglementaires et normatives… 3.- La Traçabilité à l’Hôpital : La traçabilité dans les domaines de la pharmacie et de la santé en général est d'abord une exigence réglementaire concourant à l'objectif n°1 de ces domaines qui est d'aboutir à une maîtrise aussi totale que possible des risques. administratives et médicales tout au long du séjour du patient dans l'établissement de soins qui l'a accueilli d'abord en urgence, puis en service de médecine ou de chirurgie spécialisé, enfin, en convalescence…Le contenu de ce tag pourrait aussi être enrichi des données figurant à son DMP et permettrait, dans l'autre sens, de mettre à jour son DMP (Dossier Médical Personnel), source d'importantes économies, permettant aussi d'éviter de nombreuses erreurs ou oublis parfois catastrophiques !… • L'action comme force de propositions auprès des Pharmacies Centrales d'Hôpitaux qui ont un rôle clé dans la dispensation des médicaments à l'hôpital dans le cadre de la Gestion des Risques du circuit des Produits Pharmaceutiques. La dispensation du médicament à l'hôpital est réalisée de façon différente de ce qui se pratique en officine, par exemple. Le suivi d'un médicament qui est réalisé avec l'information : n° de lot et date de péremption dans le circuit amont de l'hôpital va entrer dans un suivi différent à l'hôpital (conditionnement spécifique pour dispensation souvent unitaire, code produit différent de celui utilisé en amont, etc… &gt; mars 2011 / L’Hospitalier l 61</pre></div> <div class='panel' id='p62'><pre>/ TRAÇABILITÉ L'ensemble (Synergie, cohérence…) de ces actions devra permettre de détecter les manques en matière de traçabilité et d'y apporter des solutions pour permettre d'améliorer la sécurité et l'efficacité des processus en place… et éviter aux établissements et aux patients de subir les conséquences de possibles ruptures de traçabilité en matière d'identification, de dates de péremption ou de gestion de la chaîne du froid… Il ne peut être question d'être exhaustif en terme de besoins ou de problèmes, ni de stigmatiser tel ou tel domaine ou processus. Il s'agit simplement d'appréhender les problèmes à prendre en considération, les améliorations souhaitées par les professionnels et de tenter d'y apporter des solutions. Il est à ce stade intéressant de rappeler un certain nombre des solutions novatrices qui sont envisagées pour apporter plus de sécurité : • en matière d'identification, d'authentification, de localisation et de gestion des poches de sang à partir des Centres de transfusion sanguine pour permettre une traçabilité « active » et ainsi rendre la logistique plus performante (ceci est réalisée par l'utilisation de traceur muni d'une interface RFID rendant interrogeable le traceur à des points de contrôle… • en matière de stérilisation, en permettant un suivi exhaustif des instruments utilisés par exemple par un chirurgien (ceci est possible par utilisation de traceurs associés aux instruments ou de tags RFID lorsque la taille de l'instrument le permet). • en matière de distribution des plateaux repas « avec régime » pour être certain que le bon plateau est adressé à la bonne personne (ceci est réalisé par un traceur portant une information dynamique associant le patient , le régime et la localisation du patient . Des tags RFID ou du code 2D type DATAMATRIX peut être envisagé… • en matière de prise en charge et de traitement du Dossier Médical Personnel (DMP) qui en est toujours, en France, au stade expérimental…parce que, c'est, au-delà d'une obligation économique qui s'impose, une opportunité de meilleure gestion des patients et une meilleure maîtrise de la gestion du risque… Actuellement, une focalisation particulière est faite : • Sur la mise en place de sites pilotes aux Urgences. Le besoin de créer un lien entre le patient, son dossier et sa localisation et d'en garantir la pérennité est très souvent énoncé par les praticiens urgentistes. Dans le cadre de l'application du DMP 1 , les orientations ministérielles avaient mis l'accent sur une informatisation dont l'intégration soit renforcée, de la capture de l'information jusqu'à son traitement au niveau du Système d'information de l'hôpital et à sa sauvegarde dans le DMP du patient. Il s'agit donc de promouvoir la mise en place de « Middleware » intégrant les fonctionnalités incontournables liées aux exigences de traçabilité. Dans le cadre du plan santé 2007-2012, avec la généralisation du DMP, on devrait s'acheminer aussi vers la mise en place de logiciels destinés à l'alimenter. Il nous paraît essentiel à cet égard qu'elle s'opère sans ressaisie inutile (risque d'erreurs) et avec la volonté de partir de ce qui existe déjà, plutôt que de créer ex nihilo, en s'appuyant sur les pratiques effectives actuelles des professionnels de santé et sur leurs vrais besoins pour l'avenir. • Sur la maîtrise des risques inhérents à la contrefaçon La France, qui possède un système de santé très contrôlé, parait bien protégée mais on ne peut pas ignorer le risque induit par les ventes sur Internet qui ont atteint des proportions importantes dans d'autres pays et qui font apparaître des taux de produits contrefaits, ou non authentiques, non négligeables. La technologie disponible pour identifier et authentifier les médicaments ne peut être considérée comme apportant « la solution » mais elle permet de mettre en œuvre des stratégies qui peuvent s'avérer très efficaces pour effectuer un tri entre des médicaments authentiques et ce que l'on conviendra d'appeler ici des produits non autorisés. Dans ce domaine, diverses technologies peuvent être mises en œuvre : de la signature numérique en passant par l'hologramme dont la technologie a considérablement évolué et s'est renforcée ces dernières années… La Pharmacie, et la Santé en général, est un secteur très sensible soumis à des obligations réglementaires draconiennes si l'on veut bien se rappeler que l'objectif est ici « 0 risque ». Apporter plus de sécurité au patient dans le cadre d'une organisation aussi complexe que celle d'un hôpital dans lequel s'exercent autant de métiers différents suppose des moyens parfaitement adaptés aux missions et une rigueur de fonctionnement dans leur mise œuvre. La traçabilité et notamment la traçabilité électronique et la traçabilité sécurisée (que l'on appelle désormais traçabilitique), les technologies qu'elle met en œuvre, les méthodes, les outils qu'elle apporte sont susceptibles d'apporter une contribution significative à une meilleure efficacité, à une meilleure gestion concourant à plus de sécurité. Être capable d'établir un lien entre un patient, le dossier de ce patient et la localisation du patient peut paraître un objectif modeste. Dans un contexte d'urgence ou de catastrophe c'est un objectif vital. Mais il existe d'autres domaines où des besoins de traçabilité ont été mis en évidence… Ainsi, on peut citer parmi les plus sensibles : ➢ Les Médicaments coûteux ; ➢ Les Fluides médicaux ; ➢ Les Instruments chirurgicaux ; ➢ L'Acheminement des médicaments ; ➢ La Chaîne du froid ; ➢ Les Essais cliniques ; ➢ La Pharmacotechnie ou Production de Médicaments ; ➢ La Chimiothérapie ; ➢ Les Dispositifs médicaux stériles ; ➢ La Maintenance du matériel ; ➢ … Michel GALLET Expert Européen Q.S.E.-D.D. - Auditeur I.R.C.A. Associé au Pôle NATIONAL DE TRACABILITE Branche Santé E-mail : mgallet@polenationaldetracabilite.com Web : www.polenationaldetracabilite.com 1 Les orientations ministérielles portent sur 17 sites et sur 13 régions 62 l L’Hospitalier / mars 2011</pre></div> <div class='panel' id='p63'><pre>Le Transport Automatique Lourd Notre équipe de spécialistes des Transports Automatisés vous accompagne dans l’optimisation de votre logistique hospitalière. 01.39.96.46.71 | contact@jbtc-agv.fr www.jbtc-hopitaux.fr</pre></div> <div class='panel' id='p64'><pre>/ ASSOCIATION ASSHUMEVIE : les directeurs, médecins, cadres utilisateurs de l’approche Humanitude se mobilisent Vivre, vieillir et mourir debout ! Des directeurs d’établissements d’accueil pour personnes âgées, de services d’aide et de soins à domicile, des médecins, des cadres de santé qui ont choisi d’implanter les formations à la méthodologie de soin Gineste- Marecsotti® se mobilisent pour les personnes accueillies, les familles, les professionnels pour un projet de société : vivre, vieillir et mourir debout ! Ils viennent de créer ASSHUMEVIE : Association Humanitude Evaluation et millieu de Vie. Première initiative : lancement, avec Agevillage, de la première édition du Prix Lieux de Vie Lieux d'En-Vie (Appel à projet jusqu'au 30 septembre) Remise du prix le 3 novembre lors du colloque international sur les approches non-médicamenteuses de la maladie d'Alzheimer à Paris-Cité des Sciences. Compte tenu des réalités suivantes : Le « 5ème risque » est attendu, la France a ratifié la Convention de l'ONU « Droit et dignité des personnes handicapées » qui met fin à la discrimination par l'âge, et prône la compensation des handicaps dans le projet de vie de chaque personne. En attendant, malgré les efforts réalisés, des personnes en situation de handicap, âgées, familles et professionnels sont encore en souffrance (maltraitances, épuisements, culpabilités…). Le secteur de la gérontologie notamment n'est pas assez attractif. Les modes de financement sont inadaptés car ils « récompensent » la grabatisation. La culture soignante est encore trop axée sur la « prise en charge », le « faire à la place de ». La vieillesse rime trop souvent avec souffrance, solitude, grabatisation… sans parler des pathologies neuro-dégénératives. La vieillesse est souvent considérée comme une maladie. Aujourd'hui les EHPAD sont considérés comme des « maisons de retrait », des milieux de soins (iatrogènes) et pas suffisamment des milieux de vie. Les personnes âgées deviennent des objets de soins et non sujets à part entière. Le soin curatif reste dominant par rapport à la prévention, au projet de vie de l'adulte-âgé, tant en établissement qu'à domicile. Pour conserver son autonomie, sa liberté de choix, sa citoyenneté, éviter les pertes de chances, la méthodologie de soin Gineste- Marescotti®, qui repose sur la philosophie de soin de l'Humanitude®, apporte des réponses expérimentées via des formations professionnelles continues spécifiques. L'association ASSHUMEVIE regroupe les utilisateurs de cette méthodologie de soin : professionnels, familles… Ces professionnels et ces familles ont constaté l'efficience de la méthodologie de soin Gineste-Marescotti®, convaincus que cette approche apporte des réponses aux réalités pré-citées, et souhaitent qu'elle soit reconnue, plus largement répandue et intégrée dans les processus d'évaluations, et dans la formation initiale des professionnels. Pour éviter le « grand écart » entre les valeurs affichées et la mise en pratique sur le terrain, la méthodologie de soin Gineste-Marescotti® apporte ses techniques et ses outils, comme soutien concret de leur démarche éthique. Les membres d’ASSHUMEVIE sont des acteurs responsables. Sur le long terme, l'investissement de la formation proposée, des techniques enseignées est « rentable » économiquement et humainement. Faire autrement aujourd'hui est possible ! Les membres ASSHUMEVIE veulent : - être force de proposition auprès des pouvoirs publics : visites des expériences, réflexions sur les formations initiales, évaluations des pratiques professionnelles et des résultats, - accompagner les professionnels en amont et en aval des formations, - participer à l'évaluation scientifique de la méthodologie de soin elle-même pour la faire évoluer régulièrement, - avancer vers une « labellisation Humanitude » des établissements et services. Contact : Evelyne GAUSSENS Directrice de l’Hôpital Les Magnolias à Ballainvilliers, présidente de l’association Mail : evelyne.gaussens@hpgm.fr Pour en savoir plus sur la Philosophie de soin de l’Humanitude® et la Méthodologie de soin Gineste-Marescotti® : www.igm-formation.net www.cec-formation.net 64 l L’Hospitalier / mars 2011</pre></div> <div class='panel' id='p65'><pre>ASSOCIATION / Dr CLOWN Créée en 1995 par Mireille IMBAUD, Présidente, l'association docteur CLOWN fête cette année ses 15 ans, et deux chiffres sont significatifs pour en démontrer le sérieux et la notoriété : 56 prestations en 1995, 1000 cette année. Nous employons des artistes professionnels, clowns salariés de l'association qui vont visiter les enfants hospitalisés. A l'hôpital, le clown cherche avant tout à communiquer avec l'enfant et sa famille, vivre un moment de plaisir et d'évasion. Les clowns improvisent en fonction de l'envie et de l'état de l'enfant, c'est un exercice humain et artistique très spécialisé. Ils interviennent toujours en duo, de chambre en chambre, pour le plus grand plaisir des enfants. Nous intervenons dans les services pédiatriques des hôpitaux de Lyon, Bourg-en-Bresse, Villefranche-sur-Saône et Saint- Etienne. C'est grâce à nos généreux partenaires que nous avons pu réussir ce challenge et que nous allons poursuivre les « visites particulières », de nos clowns, auprès des enfants, pour : - leur apporter de la joie, - les détendre et leur faire oublier l'hôpital, - les aider ainsi que leurs familles à mieux vivre leur maladie, - renforcer l'efficacité des actions thérapeutiques engagées par les équipes médicales - leur apporter un monde fait de rires, de couleurs, de magie, de contes et de musique. Docteur CLOWN a organisé une journée festive à l'hôpital femme mère enfant de Bron, le 7 octobre 2010, durant laquelle tous les clowns de l'association, réalisant de multiples facéties, ont rencontré les enfants dans le hall d'accueil, autour d'un piano. Pour l'occasion l'hôpital avait été décoré avec 2500 moulins à vents, qui restés ensuite dans les coursives et patios de l'hôpital, lui donnent une grande bouffée d'art et d'air, symboles de liberté. Docteur CLOWN : 04 78 24 42 89 – www.docteurclown.org mars 2011 / L’Hospitalier l 65</pre></div> <div class='panel' id='p66'><pre>/ TRAÇABILITÉ PUBLI-REPORTAGE MedtronicEUreka.com : pour concrétiser vos idées Un portail internet européen pour stimuler l’innovation dans le domaine des technologies médicales : EUreka de Medtronic En novembre dernier, Medtronic a donné naissance à un nouveau portail innovant : www.MedtronicEUreka.com. Cette plateforme européenne se donne pour mission d’aider les médecins et les inventeurs à concrétiser leurs idées innovantes et améliorer ainsi les soins médicaux via les technologies médicales. EUreka, bien plus qu’une idée… Le programme EUreka vise à mettre en place un point d’entrée unique pour la soumission d’idées venues de toute l’Europe. Il s’agit de concrétiser des partenariats entre Medtronic et les inventeurs, chercheurs, professionnels de santé européens pour aboutir à la mise à disposition de produits et solutions inédits. Ce portail répond aux besoins des médecins en proposant un processus simple et clair pour l’évaluation du potentiel de leurs idées par des professionnels. Rob ten Hoedt, président de Medtronic Europe souligne : «La plateforme EUreka va permettre de développer la créativité des médecins dans le domaine des technologies médicales mais son but ultime est de faire en sorte que les patients puissent bénéficier, plus vite, de technologies pouvant leur sauver la vie. » Comment soumettre son idée ? Le processus est simple : se rendre sur www.MedtronicEUreka.com et suivre la procédure. Accessible et ergonomique, ce site offre aux médecins mais aussi aux chercheurs ou aux ingénieurs la possibilité de déposer rapidement et sans contraintes leurs idées, projets, suggestions… Comment l’idée sera-t-elle évaluée ? Les inventeurs sont assurés de l’équité de leur évaluation par une équipe d’experts. Ce procédé permet une approche homogène de l’évaluation des idées européennes afin qu’elles puissent être examinées à la lumière des besoins de tous les domaines thérapeutiques de Medtronic. Et si cette idée n’est pas retenue ? Par la suite, les inventeurs sont informés de la décision initiale concernant leur idée environ trois mois après sa soumission. Si l’évaluation révèle un potentiel qui n’est pas du domaine de compétence de Medtronic, les inventeurs peuvent autoriser l’évaluation de la même idée par MD Start, un incubateur de dispositifs médicaux basé en Suisse dont la mission est d’accélérer le développement de dispositifs médicaux révolutionnaires en Europe. Cette démarche en deux temps donne les meilleures chances à l’invention d’être réexaminée. Par cette démarche innovante, Medtronic, un des leaders mondiaux des technologies médicales, confirme ses ressources et compétences en matière de recherche et poursuit ainsi sa volonté de contribuer au bien-être de l’homme. 66 l L’Hospitalier / mars 2011</pre></div> <div class='panel' id='p67'><pre>LIVRES Hypnothérapie de Christophe Chaumet - Tel : 04 75 89 25 16 Editions Psyplus: Les Chaberts, 07200 Vesseaux, France Un livre pour démystifier l'hypnose L'auteur explique quelles sont les différentes étapes d'une thérapie sous hypnose, en s'appuyant sur des exemples concrets issus de situations réelles. Dans une première partie sont abordés l'analyse du discours des patientainsi que la détermination des objectifs de la thérapie. Puis vient l'étude de l'état hypnotique et des techniques qui permettent d'amener le patient à en faire l'expérience. Enfin, les outils de communication avec l'inconscient et surtoutde changements sont étudiés et illustrés par des exemples issus de différents secteurs de la psychopathologie: dépression, angoisse, phobie, addiction, troubles du comportement alimentaire, etc. Je vous trouve si belles de Véronique Châtel - Photos de Serge Verglas Editions Les Carnets de l’Info / Béatrice de Leyssac bdeleyssac@scrineo.fr - Tel : 01 42 36 01 83 Je vous trouve si belles ! C'est ce que pensent les professionnels qui travaillent dans des maisons de retraite des personnes âgées dont ils s'occupent. Quant aux résidents de ces lieux de vie, ils trouvent très belles aussi toutes ces personnes qui les soignent, les stimulent, les aident à affronter le dernier acte de leur existence, en les regardant en face. Dans les yeux. Sans jamais détourner le regard. Tous les moyens pour vaincre l’arthrose du Dr Pierre Jacquemart Plusieurs médecines douces permettent de soulager ou stopper l' arthrose : phytothérapie, gemmothérapie, oligothérapie, organothérapie, acupuncture, mésothérapie, magnétothérapie, contractions statiques, etc. Tous les différents cas d' arthrose sont étudiés avec pour chacun la thérapie la mieux adaptée. Les secrets d’hypnose et d’auto-hypnose de Daniel Braibant et Roger Halfon La maîtrise de l'hypnose exige une discipline stricte, même s'il ne s'agit pour vous que de l'utiliser dans votre cercle privé. Car votre sujet démasquera toute incompétence en son subconscient. L'ouvrage vous aide à acquérir cette virtuosité. Le cancer plus simplement de Pascale Vialard Préface de Pierre Fabre et André Talazac Dorval Éditions Sarl / Passion d’écrire BP 16 45150 Jargeau, France Tel : 02 38 86 15 38 - Fax : 02 38 86 15 38 dorvaleditions@club-internet.fr Les 34 fruits et légumes de Michel Filo Dorval Éditions Éloignez la maladie et retrouvez votre forme grâce à leurs pouvoirs curatifs. mars 2011 / L’Hospitalier l 67</pre></div> <div class='panel' id='p68'><pre>AGENDA Semaine du développement durable du 1er au 7 avril 2011 - 2e congrès national “ MANAGER LE DÉVELOPPEMENT DURABLE EN ÉTABLISSEMENT DE SANTÉ ” Mardi 5 avril 2011- cité universitaire - 9H30 à 18H30 45, boulevard Jourdan - 75014 Paris - Métro: Porte d'Orléans / RER B: Cité Universitaire. Conférence de presse- 10h : Présentation du baromètre 2011 du Développement Durable en établissement de santé et des lauréats des awards DDH 2011. Interventions d'hospitaliers et d'experts. Prévention – Alimentation saine et agriculture bio Environnement respecté - Rassemblement de toutes les médecines Journée Nationale des Pratiques de Santé du 7 avril 2011 Alliance pour la Santé - 185, rue de Lourmel - 75015 Paris 1 000 praticiens de santé répartis dans toute la France recevront gratuitement dans leur cabinet. La Fédération hospitalière de France et SPH Conseil organisent le séminaire-action suivant : “ OPTIMISER LES LIENS HÔPITAL ET TERRITOIRE ” Mardi 29 mars 2011 à la Fédération hospitalière de France, Paris La FHF, avec l'appui de SPH Conseil, lance un programme de séminaires traitant des problématiques à forts enjeux pour les établissements de santé publics. Au travers d'échanges de pratiques, de benchmarking et d'apports d'expériences multiples, ces rencontres permettent d'aboutir à des synthèses étoffées et pragmatiques. Ce séminaire-action abordera l'un des principaux objectifs de la réforme de la loi « HPST » qui est d'optimiser les relations de l'hôpital avec son territoire. Cette question est ici traitée au travers de divers retours d'expériences et au delà du seul concept de CHT. Vous trouverez sur le site internet de SPH Conseil le programme de la formation, le formulaire d'inscription en ligne et les informations pratiques(plans d'accès) : www.sphconseil.fr “ COMMENT FAIRE DE MA DIFFÉRENCE UNE FORCE ? ” 7ème forum Adolescences de la Fondation Pfizer pour la santé de l’enfant et de l’adolescent • À partir du 30 mars 2011 : 10 forums Académies • Le 18 mai 2011 : forum national à Paris Pour en savoir plus : www.fondation-pfizer.org SEMAINE NATIONALE DE SENSIBILISATION À L’HEMOCHROMATOSE du 23 au 28 mai 2011 L'hémochromatose touche 1 personne sur 300 et reste, malgré son statut de première maladie génétique en France, encore peu ou mal connue. L’empoisonnement par le fer - Comment reconnaître les premiers symptômes ? (souvent et malheureusement diagnostiqués comme sans rapport direct avec une hémochromatose). - Comment et où effectuer un dépistage près de chez soi ? Comment mettre en place le dépistage familial ? - Quels soins adopter ? Où et comment les administrer ? - Quid des remboursements ? - Quelles sont les nouveautés en matière d'hémochromatose ? les médicaments, l'avancée de la recherche nationale et internationale. Chaque année, sous le patronage du Ministère de la Santé, l'Association Hémochromatose France sensibilise le grand public à cette maladie grave et sournoise orientant vers le dépistage. En 2011 de nombreux hôpitaux et municipalités participent à l'action de l'Association afin de sensibiliser le grand public Contacts et informations public : ASSOCIATION HEMOCHROMATOSE FRANCE – 04 66 64 52 22, Sophie MORDELET : Communication - Relations presse / Relations Publiques – 09 81 89 01 57 68 l L’Hospitalier / mars 2011</pre></div> <div class='panel' id='p69'><pre>la Revue de la Télésanté La Revue de la Télésanté : donne la paroles aux professionnels de la télésanté en France le seul média d’information spécialisé en télémédecine et home care Tous les 2 mois, La : la Revue • Télémédecine de la Télésanté La Revue de la • Hospitalisation à domicile est présente sur les salons, donne • la Gérontechnologies paroles aux professionnels de la télésanté en France spécialisés en télémédecine • Interviews et home care. • Reportages • Télémédecine La Revue de la Télésanté •• Tribunes Hospitalisation libres à domicile est présente sur les salons, • Gérontechnologies colloques et journées nationales spécialisés en télémédecine • Interviews et home care. • Reportages ❱❱ Une diffusion • nominative Tribunes libres ciblée : DSI hospitaliers, centres de dialyse, hospitalisation à domicile, EHPAD, directeurs le seul hospitaliers, média … d’information 100 % des lecteurs sont spécialisé directement impliqués en télémédecine et home care dans le processus de décision et/ou d’achat. ❱❱ Une diffusion nominative ciblée : DSI hospitaliers, centres de dialyse, hospitalisation à domicile, EHPAD, directeurs hospitaliers, … 100 % des lecteurs sont directement impliqués dans le processus de décision et/ou d’achat. colloques et journées nationales lancEmEnt d’une web Tv en 2011 lancEmEnt d’une web Tv en 2011 la REVUE télésanté la REVUE télésanté l'actualité de la télémédecine &amp; du home care l'actualité de la télémédecine &amp; du home care N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’information : contact@revuetelesante.com N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’information : contact@revuetelesante.com www.revuetelesante.com</pre></div> <div class='panel' id='p70'><pre>/ SÉCURITÉ Plan de Reprise et de Continuité d’Activité au CHU de NANTES Depuis le début de l´année 2010 et grâce au recrutement d´un Responsable Sécurité Système d´Information à plein temps, le CHU de NANTES s´est engagé dans la sécurisation de son Système d´Information en lançant un grand projet de PRA-PCA. Le besoin Que ce soit dans le domaine administratif (paie, facturation), ou dans le domaine du soin (progiciel de dossier médical, dossiers de spécialités, laboratoires, imagerie médicale), tout arrêt brutal et prolongé de l'informatique peut rapidement être pénalisant pour les services, voire source de danger pour la vie du patient. Le périmètre Il convient de sécuriser le SI de l'hôpital, mais pas seulement la partie informatique. D'une part en effet, il est des systèmes qui ne sont traditionnellement pas pris en charge par une DSI (les systèmes de transports pneumatiques ou encore les systèmes d'alarme incendie par exemple). D'autre part, il faut diffuser les bonnes pratiques auprès des services utilisateurs (unités de soins, services techniques, etc.) afin qu'un arrêt prolongé de tout ou partie du SI ne mette pas en péril les activités des métiers. Il s'agit des procédures dégradées, qui doivent être conçues par les utilisateurs et pas par la DSI. Le découpage Un projet de PRA-PCA doit aborder la sécurisation du SI sous au moins deux angles : - l'aspect technique : il s'agit alors de sécuriser les sites de production informatique, les réseaux, les serveurs, etc.; - l'aspect métier : mise en place des procédures dégradées, élaborées et maîtrisées par les maîtrises d'ouvrage en prévision d'une panne, tests réguliers de la bonne connaissance et du bon fonctionnement de ces procédures; en effet tout procédure qui n'est pas testée au minimum une fois par an devient très rapidement obsolète; Il convient de ne pas oublier de traiter la téléphonie dans la partie technique : si elle est souvent sécurisée pour la partie SAMU, c'est loin d'être le cas pour les autres services et unités de soins. Parmi les aspects trop souvent éludés dans un projet PRA, il convient de traiter également : - les éditions pour les établissements qui éditent eux-même certains documents (fiche de paie, bordereaux de commande, etc.); ce n'est certes pas l'aspect le plus critique, mais une panne prolongée peut être rapidement handicapante; - le plan de communication et de gestion de crise : en prévision de tout sinistre il faut disposer d'une cellule de crise et d'un plan de communication interne et externe; - le plan de repli des informaticiens : si votre site principal de production est inondé ou a subi un incendie grave, il faut prévoir les locaux et le matériels pour les informaticiens qui devront travailler à la remise en service du SI Le calendrier Au CHU de NANTES, le projet PRA a démarré tout début 2010. La partie technique devrait être terminée au premier semestre 2011. Pour la partie métier ce sera plus long : les 21 fonctions et processus critiques de l'hôpital seront « PRA-isés » avant la fin 2012. —Cédric CARTAU 70 l L’Hospitalier / mars 2011</pre></div> <div class='panel' id='p71'><pre>TECHNOLOGIE / 13 et 14 avril 2011, Parc des Expositions Micropolis – Besançon www.medtecfrance.com MEDTEC France 2011 met en lumière les dernières avancées technologiques pour la conception et la fabrication de matériel médical Congrès-expostion francophone d’audience internationale dédié à la conception et à la fabrication de matériel médical, MEDTEC France 2011 attirera plus de 3200 visiteurs et 300 exposants venus de toutes les régions françaises mais aussi de pays limitrophes (Suisse, Luxembourg, Belgique). PLUS D’UNE QUARANTAINE DE PRÉSENTATIONS SUR DES THÈMES MAJEURS Le programme de l'édition 2011 réunira les plus éminents experts institutionnels et industriels du domaine. Espace dédié aux dernières avancées technologiques pour la conception et la fabrication des dispositifs médicaux, le « Forum Innovations proposera deux sessions de conférences : * « Plastique / Polymère Médical » fera une revue des nouveaux matériaux disponibles ainsi que de leur champs d'applications : Matières premières silicones pour dispositifs implantables à long terme, Matériaux et biomatériaux photopolymérisables, applications et tendances, etc. Cette session sera modérée par Patrick Vuillermoz, Directeur Général, Plastipolis. * « Dispositifs Médicaux Implantables » abordera notamment les Besoins technologiques pour les implants cardiaques actifs, les nouveaux développements en biomatériaux implantables, etc. La session sera modérée par le Professeur Frédéric Hildebrand, Directeur de Recherches, Groupe de Recherche sur les Biomatériaux, Inserm et Université Lille 2 et Lambert Maïer, Chef de projet validation, Orthopédie, Greatbatch Medical En parallèle, la session « Réglementation » présidé par Faraj Abdelnour, Président ACIDIM, fera un état de lieu sur les changements réglementaires en Europe et aux Etats-Unis. « La Qualité des relations dans une supply chain de production d’un dispositif médical » sera le fil rouge de la session Qualité co-présidée par Pierre Maillard, Consultant, Ancien Vice-Président de la Commission d'Evaluation des produits et prestations de la Haute Autorité de Santé et Joël Guillou, Directeur Réglementation Remboursement, Snitem UNE VITRINE TECHNOLOGIQUE REGROUPANT LES DERNIÈRES NOUVEAUTÉS Véritable concentré de savoir-faire, l'espace exposition de MEDTEC France 2011 accueillera près de 300 exposants qui présenteront leurs innovations en matière d'instrumentation, de dispositifs médicaux, pour répondre aux attentes des médecins et patients. Contact: MEDTEC France Helpdesk - Tel: +33 (0)1 77 48 10 04 - medtecfrance-info@ubm.com mars 2011 / L’Hospitalier l 71</pre></div> <div class='panel' id='p72'><pre>/ GYNÉCOLOGIE INTERVIEW Pr Alexandra BENACHI gynécologue-obstétricienne, Chef de Service de gynécologie obstétrique Hôpital Antoine-Béclère, Clamart, APHP Quel a été votre parcours ? Alexandra BENACHI - Gynécologue obstétricienne, je suis spécialisée en obstétrique et plus particulièrement dans le suivi des grossesses à haut risque et en diagnostic prénatal. J'ai été formée à l'hôpital Necker Enfants Malades. Pouvez-vous nous présenter le Service de Gynécologie Obstétrique de Béclère ? A. B. - Nous pratiquons 2700 accouchements par an, et nous avons 17 lits destinés aux grossesses à haut risque. Le service est composé de 5 unités fonctionnelles : obstétrique, diagnostic prénatal, chirurgie gynécologique, procréation médicalement assistée et diagnostic pre-implantatoire et orthogénie. L'intérêt de l'offre de soins de Béclère est de réunir d'un côté les services de médecine « adulte » prenant en charge les patientes porteuses de pathologies chroniques qui peuvent entraîner une grande prématurité (greffes rénales, problèmes cardiaques, …) et de l'autre, des services pédiatriques qui peuvent accueillir leurs bébés nés prématurément. En ce qui concerne le diagnostic prénatal, nous accueillons surtout des enfants avec des malformations qui ne nécessitent pas de prise en charge chirurgicale immédiate, exception faite des cardiopathies que nous prenons en charge avec l'équipe de cardiologie de l'hôpital Marie Lannelongue. Prenez-vous en charge en totalité les enfants porteurs de malformations ? A. B. - Dans le domaine du diagnostic prénatal, je travaille en lien avec l'Hôpital Bicêtre pour les enfants qui présentent des pathologies nécessitant une prise en charge chirurgicale en période néonatale. Par exemple, nous sommes Centre de Référence Maladies Rares pour les Hernies de coupoles diaphragmatiques (HCD), une pathologie que je connais particulièrement bien et qui se caractérise par la présence d'un trou dans le diaphragme par lequel les viscères remontent dans le thorax. Les foetus qui ont cette pathologie sont évalués ici mais leurs mères accouchent à Bicêtre, où les enfants sont opérés à la naissance par les chirurgiens pédiatres. Sur le site Béclère/Bicêtre (avec le Dr Senat) nous proposons dans certains cas de HCD un traitement in utero. L'intervention consiste à placer un ballonnet dans la trachée pour aider les poumons à se développer. Quels projets collaboratifs avez-vous déjà avec des membres du réseau PremUp ? A. B. - Ma première collaboration avec des membres du réseau PremUp, se fera dans le cadre d'un PHRC. J'ai reçu un financement de 390.000 euros, pour monter un projet concernant le rôle de la vitamine D dans la pré-éclampsie. Quelques papiers récents suggèrent une association entre un déficit en vitamine D et la prééclampsie (Cela ne veut pas dire que toutes les femmes carencées en vitamine D vont développer une prééclampsie !). Le projet, qui va se dérouler sur deux ans à partir de janvier 2011, va porter sur 4.000 patientes suivies dans certains centres associés à PremUp (Port-Royal Cochin, Trousseau, Béclère) ainsi qu'à Bicêtre. Mon idée est de faire le dosage au 1er trimestre, parce que si la vitamine D joue un rôle sur la placentation, mieux vaut traiter dès le départ. On verra également si ce déficit joue un rôle sur la prématurité. PremUp stockera tous les échantillons dans la future banque de Créteil (Dr Danan). Ce serait particulièrement utile d'homogénéiser la prise en charge des différentes situations ou pathologies. Les protocoles de prise en charge des foetus porteurs de RCIU, par exemple, varient d'un centre à l'autre, nous ne faisons pas l'évaluation Doppler de ces foetus partout de la même façon. Il faudrait pouvoir mettre toutes nos données en commun. A Port-Royal et à Clamart, nous avons la chance de travailler avec Francine Proulx, qui est spécialiste des Dopplers et qui nous permet d'envisager une homogénéisation des pratiques. Ensemble, nous avons un projet pour évaluer les résistances de l'aorte du foetus, et pour voir si cela pourrait être un critère d'extraction plus précis que d'autres mesures. Dans nos différents centres, les critères d'extraction des foetus ne sont pas toujours les mêmes. Quel intérêt majeur voyez-vous dans le réseau PremUp ? A. B. - Ce réseau doit avoir valeur de moteur, d'accélérateur, de catalyseur pour la recherche dans le domaine de la prématurité. Tous autour de la table nous travaillons sur des sujets tantôt similaires tantôt différents, sur lesquels nous pouvons collaborer. Nous sommes nombreux à nous connaître déjà (nous sommes quasiment tous de la même génération) et à bien nous entendre, même sans avoir toujours eu l'occasion de travailler ensemble. A nous tous, nous pouvons mettre en commun 17.000 grossesses, c'est une force considérable… L'un des autres avantages de PremUp sera de favoriser, de façon quasi-obligatoire, le dialogue pas toujours évident entre les pédiatres et les gynécologues obstétriciens. Claudine TANGUY Directrice de la communication claudine.tanguy@premup.org • Tel : 06 43 81 15 99 72 l L’Hospitalier / mars 2011</pre></div> <div class='panel' id='p73'><pre>OPTHALMOLOGIE / ATRIUM VISION chirurgie laser un site internet pour y voir plus clair Les ophtalmologues de la Clinique Pasteur Toulouse vous présentent leur nouveau site internet dédié à la chirurgie réfractive www.atrium-vision.fr. Beaucoup de personnes présentant un défaut visuel sont tentées par une opération des yeux. Mais avant de prendre une décision, ils ont besoin d'informations. C'est d'après ce constat que le site www.atrium-vision.fr a été créé en parallèle à l'ouverture du nouveau centre de chirurgie de la vision en avril 2011. Ce site internet offre l'accès à une information simple et claire sur la chirurgie Tout Laser. Il présente les différentes anomalies de la vision, la technique de l'Ultralasik et la prise en charge pré et post-opératoire en ambulatoire. Pour une meilleure compréhension, des visuels ont été ajoutés notamment pour détailler les étapes de la technique chirurgicale. © Carl Zeiss Medical France Ce nouveau centre, baptisé Atrium Vision, a permis la collaboration avec d'autres cabinets d'ophtalmologie afin de répondre aux besoins des patients ayant un défaut visuel telle que la presbytie qui ne se traitait pas auparavant. Le nom Atrium Vision est né de l'alliance entre le site géographique, bâtiment l'Atrium de la Clinique Pasteur, et la spécialité médicale traitée, la vision. Il devient le premier centre de chirurgie réfractive du Grand Sud Ouest équipé de la technique 100% laser. —Céline GORDON 05 62 21 31 37 Clinique Pasteur mars 2011 / L’Hospitalier l 73</pre></div> <div class='panel' id='p74'><pre>/ RFID Pour une 1ère européenne : RFID et Santé à la Biobanque du CHU de Nice Une expérimentation pilote menée au sein de la Biobanque du CHU de Nice dont l’objectif est d´assurer la traçabilité et la confidentialité des prélèvements grâce à la technologie RFID. Le 3 février 2011, le CHU de Nice assisté de la société Frequentiel, intégrateur de solutions RFID, annonçaient la mise en place réussie du projet pilote MISTRAL. Ce projet, qui vise à assurer une meilleure traçabilité des prélèvements et des échantillons de la Biobanque grace à la tecnologie RFID, est mené par un consortium composé de plusieurs sociétès ( ST Microelectronics, IBM, Tagsys, Psion, SPS, le CHU de Nice, l'Institut Paoli Calmette, l'Ecole des Mines de Saint Etienne) du pôle de compétitivité international Solutions Communicantes Sécurisées (SCS) au sein du CHU. L'abréviation RFID signifie « Radio Frequency IDentification », ce qui se traduit en français par « Identification par Radio Fréquence ». Cette technologie permet d'identifier un objet, d'en suivre le cheminement et d'en connaître les caractéristiques à distance grâce à une étiquette émettant des ondes radio, attachée ou incorporée à l'objet. Déjà présente dans les établissements de santé pour assurer la sécurité des dossiers patients ou pour des questions de logistiques matérielles diverses, il s' agit d'une première quant à son utilisation en matière de traçabilité de tissus vivants. En ce qui concerne le volet Identification automatique de ce projet, c'est le PDA WORKABOUT PRO de Psion qui a été utilisé afin d'assurer les différentes opérations de lecture des « puces » RFID placées sur les contenants des prélèvements de tissus vivants. Utilisèe par les équipes de la tumorothèque du professeur Hofman ainsi que par celles du service « Organisation et Gestion des Blocs Opératoires - Stérilisation Opératoire », la technologie RFID apporte de nombreuses solutions telles que fiabiliser, contrôler et tracer les délais de transports des prélèvements, d'horodater les traitements effectués sur ces prélèvements et de faciliter la localisation des échantillons à toutes les étapes du process, du prélèvement au stockage temporaire puis définitif. « Les analyses biologiques deviennent de plus en plus importantes dans la pratique médicale. La collecte de prélèvements au sein de la tumorothèque permet de réaliser des diagnostics mais aussi de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques personnalisées, grâce à des manipulations qui ne sont possibles que sur des échantillons congelés. Le volume d'informations traité, le caractère sensible et confidentiel des données véhiculées ainsi que la nécessité d'assurer une bonne conservation des échantillons congelés rendaient très intéressante la mise en place d'une solution permettant de tracer les échantillons et d'en assurer la confidentialité. Pour nous, la RFID présentait toutes les caractéristiques pour réussir ce pari », confie le Professeur Paul Hofman, Responsable de la tumorothèque CHU-CLCC et Directeur du CRB INSERM CHU-CLCC et de l'équipe Région-INSERM 21. Grâce à l'association des technologies et du savoir-faire des membres du consortium MISTRALS et de Frequentiel, le pilote a pu être mené en «grandeur nature » avec succès sur les prélèvements thoraciques depuis juillet 2010 ; une réussite qui renforce la volonté des équipes d'industrialiser la solution et de la diffuser auprès d'autres Centres Hospitaliers en France et en Europe. —Anita BACLE 74 l L’Hospitalier / mars 2011</pre></div> <div class='panel' id='p75'><pre>4 th EUROPEAN CONFERENCE ON HEALTHCARE ENGINEERING 4 th EUROPEAN CONFERENCE ON HEALTHCARE ENGINEERING 51 e JOURNÉES D’ÉTUDES ET DE FORMATION IHF 51 e JOURNÉES D’ÉTUDES ET DE FORMATION IHF Palais des Congrès de Paris, France 30 / 05 - 01 / 06 / 2011 Palais des Congrès de Paris, France 30 / 05 - 01 / 06 / 2011 PRELIMINARY PROGRAMME PROGRAMME PRELIMINAIRE VORPROGRAMME PRELIMINARY PROGRAMME PROGRAMME PRELIMINAIRE VORPROGRAMME All the lectures will be translated in French, English and German. La totalité des interventions sera interprétée en français, anglais et allemand. Alle Vorträge werden in Englisch, Französisch und Deutsch simultangedolmetscht. www.ECHE-Paris2011.com</pre></div> <div class='panel' id='p76'><pre>/ RÉCOMPENSES L’hôpital décloisonné au bénéfice du malade : La Fondation Hôpitaux de Paris – Hôpitaux de France et la GMF récompenseront les meilleures actions Le 2 février 2011, la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France, présidée par Madame Bernadette Chirac, et la GMF ont lancé la 14ème édition du Prix Hélioscope-GMF. Depuis treize ans, ce prix récompense les actions de coopération mises en oeuvre entre différents services ou métiers de l’hôpital au bénéfice du malade. Un jury, composé d’experts du monde hospitalier, de représentants de la Fondation Hôpitaux de Paris- Hôpitaux de France et de la GMF, examinera l’ensemble des dossiers de candidatures. Cinq prix seront attribués aux hôpitaux lauréats. 1 er prix : 7 500 € 2 ème prix : 6 000 € 3 ème prix : 4 500€ 4 ème prix : 3 000 € 5 ème prix : 1 500 € MODALITÉS DE PARTICIPATION : - Le dossier de candidature au Prix Hélioscope-GMF 2011 est téléchargeable sur : www.fondationhopitaux.fr et www.gmf.fr. - Les candidatures devront être adressées avant le 31 mars 2011 à la Fondation. La remise des Prix se fera en deux temps : - à Paris, à l’occasion d’une remise des prix organisée au mois de juin, en présence de Madame Bernadette Chirac ; - dans les régions, lors de manifestations organisées dans les hôpitaux lauréats, pour féliciter et mettre à l’honneur les équipes ayant participé aux actions de coopération mises en oeuvre. En encourageant les différents services à coopérer entre eux, le Prix Hélioscope s'inscrit dans la mission de la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France qui depuis 1989 et oeuvre à améliorer la qualité de vie des personnes hospitalisées. La GMF, qui siège en tant que membre fondateur de la Fondation à son Conseil d'Administration, est l'un des principaux assureurs de particuliers en France, notamment des agents du secteur public. Ce Prix concrétise également sa volonté de contribuer à l'évolution du service public en s'appuyant sur des valeurs d'entraide et de solidarité humaine. Pour plus d'informations sur le Prix Hélioscope-GMF 2011, vous pouvez contacter La Fondation Hôpitaux de Paris - Hôpitaux de France : Paulette JUNQUA, Direction des projets - Tel : 01 40 27 45 82 Contacts Presse Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France Marianne PUJO, Tel : 01 40 27 30 51 marianne.pujo@fondationhopitaux.fr GMF Marie-Dominique PILARD, Tel : 01 47 54 11 55 mdpilard@gmf.fr 76 l L’Hospitalier / mars 2011</pre></div> <div class='panel' id='p77'><pre>- Information : enjeux, exigences et contraintes - Mise en application pratique de la Circulaire Prions - Prise en charge de la recomposition des plateaux opératoires : rôles partagés et attentes mutuelles de prix 33 EMES JOURNEES NATIONALES D’ETUDES SUR LA STERILISATION DANS LES ETABLISSEMENTS DE SANTE 6 - 7 avril 2011 20 - Evaluation des Pratiques Professionnelles en BULLETIN D’INSCRIPTION EN LIGNE : www.cefh-ceps.com OT © Patrick Gérard stérilisation (E.P.P.) - Ergonomie - conception et organisation des postes 5 avril - Symposium Satellite NANTES Cité des Congrès de travail THÈMES DES CONFÉRENCES � Maîtrise des risques en stérilisation - Vérification � Chirurgie des cardiaque emballages et stérilisation en stérilisation � Communications libres LE PRIX CEFH 2011 &gt; STÉRILISATION ET INNOVATION &gt; ORGANISATION DES SOINS ET TRAÇABILITÉ &gt; STÉRILISATION ET ENJEUX ÉCONOMIQUES 9000€ 2011 ATELIERS - Information : enjeux, exigences et contraintes - Mise en application pratique de la Circulaire Prions - Prise en charge de la recomposition des plateaux opératoires : rôles partagés et attentes mutuelles - Evaluation des Pratiques Professionnelles en stérilisation (E.P.P.) CEFH - Ergonomie – B.P. 98 - – conception 46002 Cahors et organisation cedex – Tél. des : 05 postes 65 23 06 00 – Fax : 05 65 23 06 09 – www.cefh-ceps.com de travail - Vérification des emballages en stérilisation de prix CEFH – B.P. 98 – 46002 Cahors cedex – Tél. : 05 65 23 06 00 – Fax : 05 65 23 06 09 – www.cefh-ceps.com</pre></div> <div class='panel' id='p78'><pre>/ MÉDECINE “ Mieux naître pour mieux vivre ” PremUp, un réseau périnatal de référence pour la recherche et les soins sur les pathologies de la grossesse et la prématurité Les Pôles de Périnatalité des Hôpitaux Armand Trousseau (APHP-Paris) et Antoine Béclère (APHP-Clamart) viennent de rejoindre la Fondation PremUp ainsi que quatre nouveaux laboratoires de recherche fondamentale associés. Ainsi, la Fondation PremUp rassemble plus de 3000 soignants et 200 chercheurs du plus haut niveau dans le domaine de la prématurité, des pathologies de la femme enceinte et du foetus. 1. CINQ CENTRES PÉRINATAUX DE TYPE III : La plus forte activité périnatale de l’Ile de France Le pôle de soins de la Fondation PremUp est constitué de cinq centres périnataux de type III de Paris, des Hauts de Seine et du Val de Marne, prenant en charge chaque année environ 17 000 naissances : la Maternité et le Service de néonatologie du centre hospitalier Cochin-Port Royal, la Maternité et le Service de néonatologie de l'hôpital Robert Debré, la Maternité et le Service de néonatologie de l'hôpital Antoine Béclère (Clamart), la Maternité et le Service de néonatologie de l'hôpital Armand Trousseau, la Maternité et le Service de néonatologie du CHI-Créteil (Centre Hospitalier Intercommunal). Avec les 69 maternités associées aux 5 centres périnataux, le réseau PremUp représente la plus forte activité périnatale de la région Ile de France, avec 101 500 naissances par an. Une prise en charge multidisciplinaire de la mère, du foetus et du nouveau-né Ce pôle s'insère dans un environnement hospitalier bénéficiant des compétences des services de réanimation médicale et chirurgicale ainsi que des services de radiologie interventionnelle. Il permet ainsi la prise en charge de pathologies maternelles lourdes (prééclampsie, infection à VIH, cancer, diabète, pathologies cardiovasculaires, respiratoires et psychiatriques, drépanocytose, addictions), et des complications de l'accouchement ainsi que la réanimation néonatale et la chirurgie pédiatrique. 2. UN PÔLE DE RECHERCHE D’EXCELLENCE PremUp a été créé en 2007 pour soutenir une recherche innovante et de qualité qui intègre la mère et l'enfant. Cette approche multidisciplinaire et transversale (qui va de la prévention, aux soins et jusqu'au suivi à long terme des enfants) est la véritable force de la fondation. Elle permet de mettre en place rapidement des projets fédérateurs dans lesquels s'inscrivent plusieurs unités de recherche et de soins. En interaction avec les centres périnataux, près de 200 chercheurs relevant de 15 pôles de recherche académique font progresser les connaissances sur : • L'influence de l'environnement maternel sur les fonctions placentaires, la croissance foetale et le devenir de l'enfant. • La physiopathologie de l'accouchement prématuré, des lésions cérébrales et pulmonaires de l'enfant prématuré. • La recherche de biomarqueurs de valeur prédictive et le développement de nouveaux outils d'imagerie médicale. • La recherche de traitements préventifs de l'accouchement prématuré. • La protection pharmacologique du cerveau et du poumon du nouveau-né prématuré Quatre nouveaux laboratoires de recherche associés Quatre équipes de recherche académiques jugées excellentes par les instances nationales d'évaluation ont également rejoint en octobre 2010 les douze équipes de chercheurs déjà associées au réseau PremUp : - l’UMR 693 Inserm - Paris Sud - Récepteurs stéroïdiens, Physiopathologie Endocrinienne et Métabolique, Hôpital du Kremlin Bicêtre - Paris Sud - Directeur Marc Lombès - l’UMR 938-UPMC. Système IGF/CCN : Développement, Croissance, Différenciation et Tumeurs - Directeur Yves Le Bouc - l’UMR 216/IRD (Paludisme de la femme enceinte et du jeune enfant) – Paris Descartes - Directeur Philippe Deloron - l’UMR 5141 - Telecom Paristech - Département Traitement du Signal et des Images, CNRS LTCI (traitement et communication de l'information) - Directrice Isabelle Bloch Claudine TANGUY Directrice de la communication claudine.tanguy@premup.org • Tel : 06 43 81 15 99 - www.premup.org 78 l L’Hospitalier / mars 2011</pre></div> <div class='panel' id='p79'><pre>RENDEZ-VOUS « SANTÉ » Quelles causes ? Quels risques ? Qui est concerné ? Quels symptômes ? Comment diagnostiquer ? Quels moyens pour agir ? LE MARDI 22 MARS 2011 LʼAssociation Asthme &amp; Allergies et la communauté allergologique se mobilisent auprès des Français Contact presse : jfa@opinionvalley.com - tél. 01 44 88 88 30</pre></div> <div class='panel' id='p80'><pre>/ NUTRITION Des ateliers cuisine aux vertus thérapeutiques Depuis le début de l’année, les jeudis de 9h30 à 13h30, une salle de l’hôpital Jean Rebeyrol prend des airs de cours de cuisine. Il ne s’agit pourtant pas d’un de ces cours à la mode, mais bien d’ateliers de culinothérapie pour les résidents du CHU de Limoges, animés non pas par un chef mais par des professionnels de santé. À chaque séance, 6 résidents des Unités de Soins de Longue Durée (USLD) de l'établissement, revêtent tablier, gants et charlotte, pour partager le plan de travail d'une cuisine flambant neuve et adaptée aux handicaps. Les participants se réunissent alors autour des denrées qu'ils peuvent préalablement acheter sur les marchés ou chez des commerçants avec un aide médico-psychologique du CHU de Limoges. Ils choisissent à la fin de chaque séance, le menu qu'ils aimeraient élaborer lors de la prochaine session en collaboration avec la diététicienne et le service cuisine de l'hôpital Jean Rebeyrol. Aidés des psychomotriciens et ergothérapeutes, les résidents retrouvent des gestes quotidiens oubliés ou rendus plus difficiles par l'âge ou une pathologie : on lave, on épluche, on coupe, on pétrit…La mémoire est elle aussi mise à contribution : encouragé par le personnel de l'hôpital, chacun essaie de retrouver ses « secrets de fabrication », de se souvenir ou de calculer les proportions nécessaires à la recette, d'associer le plat élaboré à un événement : fête calendaire, moment de vie, etc. Une fois les plats préparés, les résidents installent la table, préparent et partagent quelques amuse-gueules. À tour de rôle, chaque résident peut inviter une personne de son choix (famille, amis…) Puis le repas arrive. Les sens déjà mis en éveil lors de la préparation des plats (odorat : odeur de cuisson, des produits travaillés ; ouïe : frémissement de l'eau qui bout, crépitement des aliments dans la poêle ; toucher : texture des aliments, chaud/froid…), sont à nouveau sollicités: les résidents hument les plats, apprécient par la vue les cuissons ou les présentations, goûtent et savourent ce qu'ils ont préparé. Le moment du repas est ou redevient un moment de convivialité, associé à la notion de plaisir et de lien social. À la fin du déjeuner, les discussions se poursuivent et la rééducation manuelle s'opère à nouveau : en débarrassant la table, en rangeant la cuisine, en effectuant la vaisselle. Chaque résident remplit, seul ou avec aide, une fiche d'auto-évaluation sur sa séance. Ce document sera classé dans le dossier de soins du résident. Origine et objectifs thérapeutiques de l’atelier L'origine de ce projet remonte à quelques années. Impulsé par l'ergothérapeute et la psychomotricienne des services des unités de soins longue durée de l'hôpital Jean Rebeyrol, rapidement rejoints par les diététiciennes et les infirmières du service, cet atelier a un double objectif : contribuer à l'objectif global de socialisation des résidents, et améliorer la qualité de vie des résidents en Unité de Soins de Longue Durée. Les intérêts thérapeutiques sont de plusieurs ordres et s’exercent au travers de nombreuses activités autour de : - la communication - l'apprentissage ou le maintien de certains automatismes (hygiène, savoir-faire…) - la socialisation - l'image de soi - la revalorisation (sentiment d'utilité) - la rééducation gestuelle et mnésique - l'animation - la diététique (mieux connaître goûts et ou dégoûts des résidents, adaptation de l'alimentation…) Résidents, proches et professionnels hospitaliers partageant un constat très positif de cette expérience culinaire et thérapeutique, ces ateliers vont naturellement être pérennisés. Un partenariat avec un lycée hôtelier, sous forme d'échanges intergénérationnels est aussi en cours d'élaboration pour faire vivre et enrichir ces rendez-vous. Contact presse : Philippe FRUGIER Responsable communication CHU Limoges Tel : 05 55 05 62 49 philippe.frugier@chu-limoges.com 80 l L’Hospitalier / mars 2011</pre></div> <div class='panel' id='p81'><pre>RECHERCHE / INTERVIEW Stéphane HATEM Infarctus, insuffisance cardiaque, troubles du rythme... Chaque année, les maladies cardiovasculaire sont à l’origine de 30% des décès en France. Les chercheurs de l’UMR_S 956 (Inserm/UPMC) se penchent sur ce coeur si précieux qui pompe chaque jour 8 000 litres de sang. Basée sur le site de la Pitié-Salpétrière et fortement impliquée dans la vie universitaire de l’UPMC, l’unité est dirigée depuis sa création en 2009 par Stéphane Hatem. 1) Stéphane, existe-t-il des particularités aux recherches menées sur les maladies cardiovasculaires ? Comme toutes les autres maladies, la recherche sur maladies cardiovasculaires est pluridisciplinaire. Elle va de la physiologique à l'étude du génome, de la protéine au patient. C'est une recherche translationnelle – en anglais on dit « bench to bedside ». C'est ce que nous développons dans notre laboratoire avec des projets très en amont, comme l'étude des canaux ioniques, et d'autres très appliqués, comme la thérapie génique. 2) La thérapie génique est-elle une stratégie prometteuse pour soigner les maladies cardiovasculaires ? Avec le laboratoire de Roger Hajjar à New York, l'un des pionniers de la thérapie génique du muscle cardiaque, nous sommes en train de créer un laboratoire international associé pour tenter de répondre à cette question. Courant 2010, nous allons débuter le premier essai de thérapie génique de l'insuffisance cardiaque en France. Cet essai consiste à introduire un petit morceau d'ADN dans les cellules musculaires du coeur grâce à des virus « modifiés et sécurisés ». Ce morceau d'ADN comporte le gène codant pour une protéine clé de la contraction des cellules et dont l'activité est fortement diminuée au cours de la maladie. Nous espérons que ce gène s'exprimera dans les cellules cardiaques humaines, comme elles l'ont fait sur des modèles animaux. Derrière cet essai, il y a des années de recherches, mais aussi des interactions anciennes et fortes avec l'Institut de cardiologie de la Pitié-Salpetrière. Ces interactions permettent un constant va-et-vient entre la recherche expérimentale et la recherche clinique. C'est l'une des forces de notre laboratoire. 3) Avez-vous fait des recherches autour des troubles de rythme ? Vous voulez parler des arythmies. Ces troubles sont liées à une activité électrique anormale du coeur. Cette activité est influencée par de nombreux facteurs comme le stress, le tabac, la caféine... Mais aussi le cholestérol ! En août dernier, nous avons publié un article dans lequel nous présentons le mécanisme d'action de ce lipide. Un mécanisme jusqu'alors inconnu. Pour battre spontanément et de se contracter harmonieusement, le coeur génère une activité électrique. Cette électricité est produite par le passage d'ions entre l'intérieur et l'extérieur des cellules au niveau de canaux, des protéines creuses. Pour être fonctionnels, ces canaux doivent être enchâssés dans la membrane. De nombreuses recherches consistent à comprendre comment les canaux sont adressés, recrutés et organisés dans les membranes cellulaires. Nous avons identifié dans les cellules cardiaques l'existence de vésicules sousmembranaires de stockage des canaux. Lorsque la teneur en cholestérol diminue, ces vésicules libèrent les canaux qui s'enchâssent dans la membrane. Ce recrutement de nouveaux canaux est rapide et pourrait avoir des conséquences importantes sur l'excitabilité des cellules cardiaques et donc sur la contraction et le rythme cardiaque. C'est un bel exemple d'une recherche en amont avec des retombées thérapeutiques potentielles. Elle a de plus permis de comprendre pourquoi certains traitements qui limitent la teneur en lipides avaient des effets sur les troubles du rythme. 4) Vous menez également des recherches sur l’hypertrophie cardiaque. On a beaucoup parlé l’année dernière de cette maladie lorsqu’elle a été découverte sur le footballeur Lilian Thuram. Est-ce une maladie qui touche préférentiellement les sportifs ? L'hypertrophie cardiaque peut avoir deux origines. Elle est soit physiologique lorsqu'elle est la réponse des cellules musculaires du coeur à un excès de travail comme c'est le cas chez les sportifs, soit pathologique, on parle alors de cardiomyopathies. Chez les sportifs, il est important de distinguer ces deux origines de l'hypertrophie du coeur – la deuxième exposant à des complications graves. Plusieurs chercheurs de notre laboratoire ont grandement contribué à comprendre l'origine de ces hypertrophies pathologiques, notamment en décrivant des mutations dans des gènes responsables des formes familiales de ces maladies. Une autre maladie du muscle cardiaque est la cardiomyopathie dilatée. Chez des patients soufffrant de cette dilation du coeur, nous avons découvert une mutation dans le gène codant pour une protéine qui permet aux cellules de se contracter. Ces travaux font partie d'un projet basé sur le suivi de cohortes de patients dans toute l'Europe. Nous espérons pouvoir montrer des liens entre l'évolution des maladies et le génotype des patients. Voilà un autre exemple de l'importance des interfaces entre la recherche clinique et fondamentale. Nous menons aussi des recherches sur les causes génétiques des troubles du rythme. Rappelons que l'hôpital de la Pitié est un centre de référence sur les maladies cardiaques héréditaires. —Gaëlle LAHOREAU —Source/ UPMC et Sciences à cœur mars 2011 / L’Hospitalier l 81</pre></div> <div class='panel' id='p82'><pre>Pour lui, et pour vous Le salon : 450 exposants et 14 000 visiteurs Les conférences des professionnels de la santé et de l’autonomie Des débats, un événement associé Hit Paris 2011 17&gt;19 MAI 2011 ViParis - Porte de Versailles - Pavillon 1 - France Une manifestation Une organisation Evénement associé Programme et inscription sur www.gerontexpo-handicapexpo.com</pre></div> <div class='panel' id='p83'><pre>ASEPTIC SURGERY FORUM www.aseptic-surgery-forum.com APPEL À COMMUNICATION 5 &amp; 6 AVRIL 2012 PARIS • ESPACE CHAMPERRET Ce prochain rendez-vous multidisciplinaire pour la prévention, le diagnostic et le traitement des infections post-chirurgicales a pour objectifs de : • Structurer et améliorer la prise en charge des malades infectés • Améliorer les pratiques professionnelles sur le plan de l’hygiène • Promouvoir et explorer la recherche fondamentale sur les mécanismes de ces infections encore peu connues • Rassembler les praticiens des différentes spécialités tant médicales que technologiques qui contribuent à la lutte au quotidien contre le phénomène infectieux. Les propositions de conférences qui sont attendues pour le programme 2012, avec une prise en compte de l'environnement et du développement durable sont : • Innovations pour la prévention, le diagnostic et le traitement des infections chirur - gicales • Le coût de la prévention et de l'infection / Point de l’avancement des centres référents • Diagnostic rapide des infections : situation, perspectives • De la contamination à l'infection : principe de prévention ou de précaution ? Gestion des risques ; Mécanismes de l'infection post opératoire ; Hygiène des mains ; Prépa - rations cutanée • Les facteurs de risque d’infections liés au malade : tabac, malnutrition, immunité, comorbidités, portage bactérien, etc. Le rôle du malade dans l'infection : ses bactéries, son immunité, etc. • Les facteurs de risques d’infections liés à l’environnement : hygiène hospitalière, qualité de l’air, de l’eau et des surfaces, conception des blocs opératoires, stérilisation, traçabilité, nettoyage et désinfection ; gants, équipement du malade et du personnel • Instruments chirurgicaux, ancillaires et DM, innovations : matériaux, TTS et coatings, nettoyage, désinfection, stérilisation, conditionnement, traçabilité, etc. • Biofilms et infection des implants • Antibioprophylaxie et antibiothérapie : locale et / ou générale, mode d'action, évo lu - tion de la résistance bactérienne, nouvelles molécules ; Anti bio pro phylaxie en chirurgie aseptique : protocole vs personnalisation ; Traitements écologiques de l'infection • Les infections dans les spécialités chirurgicales : états des lieux ; Check list au bloc opératoire : pourquoi &amp; comment ? Les séquelles des infections osteo articulaires ; L'amputation pour raison infectieuse : indications, appareillages et perspectives • Formation / Audit / Conseil POUR PROPOSER UNE COMMUNICATION, POUR TOUTE INFORMATION : merci de contacter Agathe FOREST • Tél. 01 48 91 89 89 • aforest@oriex.fr</pre></div> <div class='panel' id='p84'><pre></pre></div> </div> </div> <div id="shade"></div> </div> </div>