également du côté de la recherche pour la lutte contre l’effet de serre. Validée depuis près de quatre-vingts ans par Georges Claude, un ingénieur et industriel français, l’ETM n’a en fait pas résisté aux énergies fossiles. Suite aux crises pétrolières des années 1970, la France a investi dans un projet pilote pour la Polynésie, finalement abandonné en 1986. Le pétrole était redevenu bon marché. Les États-Unis, l’Inde et le Japon ont développé des concepts de petites usines multiproduits : énergie, désalinisation de l’eau de mer, réfrigération, élevage marin… Pourraient suivre de plus grosses centrales flottantes et des usines de production d’hydrogène. Le club des Argonautes a écrit un plaidoyer pour une ETM européenne. Sachant qu’il faut des dizaines d’années pour développer une énergie, le temps presse...
notamment sur le milieu naturel et les écosystèmes. Aujourd’hui, on pense plus à des hydroliennes installées au fond de l’eau pour capter l’énergie des marées et, plus généralement, des courants. En Corée du Sud, un projet prévoit d’alimenter 200 000 foyers d’ici à 2015. La Grande-Bretagne s’y met aussi et en France, la société bretonne HydroHelix vient d’immerger la première hydrolienne expérimentale française au large de Bénodet, dans le Finistère. Un système australien consiste à imiter le mouvement des plantes sous-marines.
de biocarburant, de capteur de CO2 ou de producteur d’hydrogène. Pour ce faire, des scientifiques cherchent les plus performantes d’entre elles… La première voiture fonctionnant à partir de l’énergie des algues a été présentée en mai par Olmix, une entreprise bretonne (lire p. 45).
Booster Le pLancton végétaL ?
Parmi les idées « folles » pour capter le CO2 atmosphérique : la fertilisation artificielle des océans, par déversement de sulfate de fer sur des zones propices à la photosynthèse et donc à l’apparition de plancton végétal. Des épandages ont déjà été effectués dans les océans. Ces initiatives sont pourtant très contestées, en raison de leurs résultats décevants et de l’insuffisance des connaissances scientifiques actuelles.
Les vents
En mer, le vent souffle plus fort et plus souvent. Plus grosses, les éoliennes offshore ont une meilleure productivité que sur terre. Le plus gros projet actuel est situé au nord de l’estuaire de la
Des spécialistes estiment le potentiel De l’énergie thermique Des mers à cent fois celui De la marée et De cinq à Dix fois celui Du vent.
Les vagues
Les vagues concentrent la force du vent. Leur énergie est récupérée grâce à leur mouvement. Cela peut être sur le rivage, comme en Écosse, ou au large, comme au nord du Portugal où l’on installe actuellement un équipement, prenant la forme de longues bouées et devant alimenter en électricité 15 000 maisons. La construction d’un prototype français est attendue pour 2009 : le projet Searev est en effet à l’étude dans le laboratoire de mécanique des fluides de l’École centrale de Nantes et du CNRS. Tamise, au Royaume-Uni. En France, les premières créations sont en cours, dans la Manche. L’objectif est d’implanter un petit millier d’éoliennes offshore d’ici à 2020. Le premier parc devrait voir le jour fin 2009, au large de Veulettes-surMer, en Seine-Maritime.
cLim’ à L’eau de mer
À Bora Bora, dans le Pacifique, un hôtel intercontinental pas comme les autres alimente son système de climatisation par un réseau d’eau froide venant des fonds marins. Un centre de thalasso utilise cette eau très riche en nutriments et dénuée d’agents pathogènes. Par ailleurs, une ligne de cosmétiques a été lancée.
L’osmose
Si l’on met en présence de l’eau de mer et de l’eau douce en les séparant seulement par une membrane semiperméable et si l’eau de mer est mise sous pression, alors l’eau douce se déplace vers l’eau de mer. On peut tirer de ce phénomène, que l’on appelle l’osmose, une énergie. Une usine pilote est d’ailleurs à l’étude au bord d’un estuaire, en Norvège.
Les marées et Les courants
Outre les anciens moulins à marée, l’énergie du flux et du reflux de la mer est symbolisée par l’usine marémotrice de la Rance, en Ille-et-Vilaine, la plus puissante du genre. Mais l’impact écologique de ce barrage a été sérieux,
Les aLgues
Déjà utilisées pour la cosmétique, la médecine ou encore l’alimentation, les algues pourraient bientôt servir
Axier Ge
(1) La chaleur solaire absorbée chaque année par l’océan équivaut à 30 000 gigatonnes d’équivalent pétrole (3000 fois nos besoins actuels). « Energies des mers », texte collectif publié par l’association ECRIN (CNRS-CEA).. (2) www.clubdesargonautes.org, association d’anciens chercheurs et ingénieurs, dont le spécialiste de l’ETM, Michel Gauthier (3) « OTEC, océanothermie », étude de David Levrat, http://home.tele2.fr/levrat/index.htm
www.neoplanete.eu
[5]
notamment sur le milieu naturel et les écosystèmes. Aujourd’hui, on pense plus à des hydroliennes installées au fond de l’eau pour capter l’énergie des marées et, plus généralement, des courants. En Corée du Sud, un projet prévoit d’alimenter 200 000 foyers d’ici à 2015. La Grande-Bretagne s’y met aussi et en France, la société bretonne HydroHelix vient d’immerger la première hydrolienne expérimentale française au large de Bénodet, dans le Finistère. Un système australien consiste à imiter le mouvement des plantes sous-marines.
de biocarburant, de capteur de CO2 ou de producteur d’hydrogène. Pour ce faire, des scientifiques cherchent les plus performantes d’entre elles… La première voiture fonctionnant à partir de l’énergie des algues a été présentée en mai par Olmix, une entreprise bretonne (lire p. 45).
Booster Le pLancton végétaL ?
Parmi les idées « folles » pour capter le CO2 atmosphérique : la fertilisation artificielle des océans, par déversement de sulfate de fer sur des zones propices à la photosynthèse et donc à l’apparition de plancton végétal. Des épandages ont déjà été effectués dans les océans. Ces initiatives sont pourtant très contestées, en raison de leurs résultats décevants et de l’insuffisance des connaissances scientifiques actuelles.
Les vents
En mer, le vent souffle plus fort et plus souvent. Plus grosses, les éoliennes offshore ont une meilleure productivité que sur terre. Le plus gros projet actuel est situé au nord de l’estuaire de la
Des spécialistes estiment le potentiel De l’énergie thermique Des mers à cent fois celui De la marée et De cinq à Dix fois celui Du vent.
Les vagues
Les vagues concentrent la force du vent. Leur énergie est récupérée grâce à leur mouvement. Cela peut être sur le rivage, comme en Écosse, ou au large, comme au nord du Portugal où l’on installe actuellement un équipement, prenant la forme de longues bouées et devant alimenter en électricité 15 000 maisons. La construction d’un prototype français est attendue pour 2009 : le projet Searev est en effet à l’étude dans le laboratoire de mécanique des fluides de l’École centrale de Nantes et du CNRS. Tamise, au Royaume-Uni. En France, les premières créations sont en cours, dans la Manche. L’objectif est d’implanter un petit millier d’éoliennes offshore d’ici à 2020. Le premier parc devrait voir le jour fin 2009, au large de Veulettes-surMer, en Seine-Maritime.
cLim’ à L’eau de mer
À Bora Bora, dans le Pacifique, un hôtel intercontinental pas comme les autres alimente son système de climatisation par un réseau d’eau froide venant des fonds marins. Un centre de thalasso utilise cette eau très riche en nutriments et dénuée d’agents pathogènes. Par ailleurs, une ligne de cosmétiques a été lancée.
L’osmose
Si l’on met en présence de l’eau de mer et de l’eau douce en les séparant seulement par une membrane semiperméable et si l’eau de mer est mise sous pression, alors l’eau douce se déplace vers l’eau de mer. On peut tirer de ce phénomène, que l’on appelle l’osmose, une énergie. Une usine pilote est d’ailleurs à l’étude au bord d’un estuaire, en Norvège.
Les marées et Les courants
Outre les anciens moulins à marée, l’énergie du flux et du reflux de la mer est symbolisée par l’usine marémotrice de la Rance, en Ille-et-Vilaine, la plus puissante du genre. Mais l’impact écologique de ce barrage a été sérieux,
Les aLgues
Déjà utilisées pour la cosmétique, la médecine ou encore l’alimentation, les algues pourraient bientôt servir
Axier Ge
(1) La chaleur solaire absorbée chaque année par l’océan équivaut à 30 000 gigatonnes d’équivalent pétrole (3000 fois nos besoins actuels). « Energies des mers », texte collectif publié par l’association ECRIN (CNRS-CEA).. (2) www.clubdesargonautes.org, association d’anciens chercheurs et ingénieurs, dont le spécialiste de l’ETM, Michel Gauthier (3) « OTEC, océanothermie », étude de David Levrat, http://home.tele2.fr/levrat/index.htm
www.neoplanete.eu
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