juin 27, 2022
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Cinq questions à Westminster pour la dénonciatrice de Facebook Frances Haugen

Frances Haugen apportera son évaluation cinglante de Facebook à Westminster, lundi, lors d’une intervention devant la commission mixte chargée d’examiner le projet de loi sur la sécurité en ligne.

L’ancienne employée de Facebook a provoqué un déluge de critiques à l’encontre de l’entreprise de Mark Zuckerberg en publiant des dizaines de milliers de documents internes à Facebook décrivant l’incapacité de l’entreprise à écarter les contenus préjudiciables de ses plateformes (outre son réseau social éponyme, Facebook possède Instagram, Facebook Messenger et WhatsApp). Elle a déjà témoigné devant des sénateurs américains ce mois-ci lors d’une audition au cours de laquelle elle a accusé l’entreprise de faire passer « des profits astronomiques avant les gens ».

Mme Haugen sera interrogée à 14 heures par des députés et des pairs chargés d’examiner le projet de loi sur la sécurité en ligne, qui impose aux entreprises de médias sociaux un devoir de diligence pour protéger les utilisateurs contre les contenus préjudiciables, sous peine de se voir infliger des amendes substantielles par le régulateur des communications, Ofcom. Boris Johnson a promis d’accélérer l’adoption du projet de loi.

Voici quelques questions qui pourraient être posées à Mme Haugen lundi.

Comment Facebook va-t-il faire face aux exigences du projet de loi sur la sécurité en ligne ?

Le projet de loi sur la sécurité en ligne divise le devoir de diligence en trois domaines : empêcher la prolifération de contenus et d’activités illégaux tels que la pédopornographie, le matériel terroriste et les crimes haineux tels que la violence raciale ; veiller à ce que les enfants ne soient pas exposés à des contenus préjudiciables ou inappropriés ; et, pour les grands acteurs tels que Facebook et Twitter, veiller à ce que les adultes soient protégés des contenus légaux mais préjudiciables. Facebook est-il capable de satisfaire à cette obligation de diligence, étant donné qu’une partie importante du témoignage de M. Haugen au Sénat, et des fuites de documents, affirme que Facebook a du mal à protéger les gens des contenus préjudiciables sur ses plateformes ?

Les dirigeants des entreprises technologiques devraient-ils faire l’objet de sanctions pénales ?

Boris Johnson a fait frémir la Silicon Valley la semaine dernière lorsqu’il a déclaré : « Nous aurons des sanctions pénales avec des peines sévères pour ceux qui sont responsables d’avoir permis à ce contenu immonde de s’infiltrer sur Internet. » Des sources gouvernementales se sont depuis rétractées à ce sujet – le projet de loi ne fait que garder en réserve l’option d’une responsabilité pénale pour les dirigeants qui n’aident pas l’Ofcom de manière adéquate – mais la question continuera d’être débattue. Dans une interview accordée à l’Observer le week-end dernier, M. Haugen a préféré se concentrer sur les systèmes que les entreprises de médias sociaux (et d’autres entreprises entrant dans le champ d’application du projet de loi comme YouTube et TikTok) devront mettre en place pour éradiquer les contenus préjudiciables.
Facebook devrait-il être contraint de publier ses recherches internes ?
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La commission mixte a entendu des mises en garde selon lesquelles le fait d’exiger des entreprises de médias sociaux qu’elles publient leurs recherches internes les conduirait tout simplement à supprimer leurs départements de recherche. M. Haugen estime qu’il devrait au moins y avoir un accord formel entre Facebook et les régulateurs, en vertu duquel toute préoccupation concernant ses plateformes serait immédiatement traitée. Une solution pourrait consister à mettre autant de données Facebook que possible – une fois les questions de confidentialité prises en compte – à la disposition de sources tierces telles que des universitaires et des journalistes, qui rédigeraient ensuite leurs conclusions. Twitter travaille sur un système qui permettrait de mettre de grands ensembles de données à la disposition de chercheurs indépendants.

Que peut-on faire contre les algorithmes ?

Les algorithmes sont largement utilisés par les entreprises de médias sociaux et adaptent le contenu que les utilisateurs voient. La semaine dernière, Twitter a admis que son algorithme amplifiait les propos des politiciens de droite par rapport à ceux des politiciens de gauche et qu’il ne savait pas vraiment pourquoi. Les documents internes publiés par Haugen ont montré qu’une modification de l’algorithme du fil d’actualité de Facebook – un élément clé de l’interaction des utilisateurs avec la plateforme – a conduit à un partage accru de contenus conflictuels et de fausses informations. Haugen demande à Facebook de rendre son fil d’actualité chronologique, c’est-à-dire de classer les messages dans l’ordre où ils sont publiés, bien que l’entreprise affirme que cette option est déjà disponible (elle travaille également sur des moyens de rendre cette fonctionnalité plus facile à trouver). Le projet de loi contient déjà une disposition permettant à l’Ofcom d’inspecter les algorithmes. Cette disposition va-t-elle assez loin ?

Peut-on faire confiance à Facebook ?

Mme Haugen a clairement indiqué que la réponse à cette question était « non », à moins que Facebook ne subisse une réforme substantielle. Elle a publié des dizaines de milliers de documents parce qu’elle estime que Facebook ne fait pas assez pour lutter contre les préjudices commis sur se

s plateformes, qui comptent 2,8 milliards d’utilisateurs quotidiens. Elle estime que Mark Zuckerberg, le fondateur, directeur général et actionnaire majoritaire de Facebook, est un obstacle au changement. « Il n’a pas démontré qu’il était prêt à gouverner l’entreprise au niveau nécessaire pour la sécurité publique. »

Facebook affirme avoir un intérêt commercial et moral à faire de la plateforme un endroit positif. « Oui, nous sommes une entreprise et nous faisons du profit, mais l’idée que nous le faisons au détriment de la sécurité ou du bien-être des gens ne comprend pas où se trouvent nos propres intérêts commerciaux. »