décembre 08, 2021
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Prix Nobel de la paix 2021, des journalistes : D. Mouratov, M. Ressa

La fumée blanche est arrivée à Oslo. Le comité Nobel a décidé de récompenser du prix Nobel de la paix 2021 les journalistes Maria Ressa et Dmitri Mouratov «pour leurs efforts visant à défendre la liberté d’expression, qui est une condition essentielle de la démocratie». A travers ces deux personnes, le comité Nobel décide de récompenser deux figures «représentatives de tous les journalistes qui se dressent pour cet idéal dans un monde dans lequel la démocratie et la liberté de la presse font face à une adversité grandissante».

Maria Ressa, 58 ans, est une journaliste philippine, fondatrice du site Rappler. Cette figure du journalisme indépendant est en butte avec le régime de Rodrigo Duterte, qui n’a pas hésité à l’arrêter après ce qui estime être de la «cyber-diffamation». Ses enquêtes sont très critiques envers la politique antidrogue menée par le gouvernement. «Elle utilise la liberté d’expression pour exposer les abus de pouvoir et l’autoritarisme croissant dans son pays natal, les Philippines», salue le jury Nobel.

 

Une première pour la liberté de la presse

La liberté de la presse, jamais sacrée jusqu’à présent, figurait parmi les favoris pour cette année mais les 329 candidatures en lice étaient tenues secrètes.

Le prix – une médaille d’or, un diplôme et une somme de 10 millions de couronnes suédoises (près de 980 000 euros) – doit être physiquement remis le 10 décembre à Oslo si les conditions sanitaires le permettent. L’an dernier, le Nobel de la paix avait récompensé le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies pour ses efforts contre la faim dans le monde.

 

Premier Nobel de la paix à récompenser la liberté d’information

Dans un monde où, comme le veut l’adage, « la première victime de la guerre, c’est la vérité », il s’agit du premier prix Nobel de la paix, en cent vingt ans d’histoire, à récompenser la liberté d’information en tant que telle.

« Le comité Nobel norvégien est convaincu que la liberté d’expression et la liberté d’information aident à maintenir un public informé. Ces droits sont des préconditions essentielles pour la démocratie et pour se prémunir contre la guerre et les conflits », a expliqué Mme Reiss-Andersen. « Le journalisme libre, indépendant et factuel sert à protéger contre les abus de pouvoir, les mensonges et la propagande de guerre », a-t-elle précisé.

Reporters sans frontières (RSF) a accueilli avec « joie » l’attribution du prix, affirmant que c’était « un signe puissant, un appel à l’action ». « A cet instant, deux sentiments dominent : la joie et l’urgence », a déclaré Christophe Deloire, secrétaire général de RSF, devant des journalistes au siège de l’organisation à Paris. « La joie, parce que c’est un merveilleux et très puissant message en faveur du journalisme. Un très bel hommage à deux journalistes (…), qui représentent l’ensemble des journalistes sur la planète qui prennent des risques pour favoriser le droit à l’information ».

« Et puis, en même temps, un sentiment d’urgence parce que le journalisme est fragilisé, parce que le journalisme est attaqué, parce que les démocraties le sont, que la désinformation et les rumeurs fragilisent autant le journalisme que les démocraties et qu’il est temps d’agir », a-t-il ajouté.

Le triomphe de la liberté d’expression

Dmitri Mouratov a annoncé dédier son prix Nobel de la Paix au journal dont il est le rédacteur en chef, Novaïa Gazeta, et à ses collaborateurs assassinés pour leur travail et leurs enquêtes. «Ce n’est pas mon mérite personnel. C’est celui de Novaïa Gazeta. C’est celui de ceux qui sont morts en défendant le droit des gens à la liberté d’expression», a-t-il dit, cité par l’agence de presse publique TASS, et listant les noms des six journalistes et contributeurs au journal assassinés, dont Anna Politkovskaïa.

De son côté, Maria Ressa estime que l’attribution du Nobel de la paix à des journalistes prouve que «rien n’est possible sans les faits». «Un monde sans faits signifie un monde sans vérité et sans confiance», a-t-elle déclaré lors d’un entretien diffusé en direct par son média d’investigation Rappler.

 

La Russie régulièrement pointée du doigt

Avec ses armées de trolls hyperactifs sur les réseaux sociaux, la Russie a régulièrement été pointée du doigt pour ses tentatives d’interférence dans les élections aux États-Unis et ailleurs, ce qu’elle dément.

« Sans liberté d’expression ni liberté de la presse », a conclu Mme Reiss-Andersen, « il sera difficile de réussir à promouvoir la fraternité entre les nations, le désarmement et un monde meilleur », comme le souhaitait Alfred Nobel (1863-1896), le fondateur du prix, dans son testament.

Le Nobel de la paix, qui se décline en un diplôme, assorti d’une médaille d’or et d’un chèque de 10 millions de couronnes (plus de 980 000 euros), est traditionnellement remis le 10 décembre dans la capitale norvégienne.

Une inconnue demeure toutefois : la situation sanitaire. L’Institut Nobel doit décider à la mi-octobre si la cérémonie, réduite l’an dernier essentiellement à un format numérique à cause de la pandémie de Covid-19, sera maintenue dans sa forme habituelle.

L’an dernier, le Nobel de la paix avait récompensé le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies pour ses efforts contre la faim dans le monde. Après la paix, seul Nobel remis à Oslo, la saison des prix décernés depuis 1901 s’achève lundi à Stockholm avec l’économie.