décembre 08, 2021
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Prix Nobel de physique 2021 : travaux sur le réchauffement climatique

Un an après avoir récompensé un trio d’experts des trous noirs galactiques, le Nobel de physique 2021 est à nouveau attribué à trois scientifiques : deux experts de la modélisation physique du changement climatique, l’Américano-Japonais Syukuro Manabe et l’Allemand Klaus Hasselmann, ainsi qu’à l’Italien Giorgio Parisi, théoricien des systèmes physiques complexes, a annoncé mardi 5 octobre le comité Nobel à Stockholm.

Pour une première moitié, le prix récompense conjointement Manabe, 90 ans, et Hasselmann, 89 ans, tous deux chercheurs en météorologie, « pour la modélisation physique du climat de la Terre et pour en avoir quantifié la variabilité et prédit de façon fiable le réchauffement climatique », selon le jury.

Avec ce prix décerné en pleine crise climatique, le comité Nobel récompense les travaux fondateurs de Manabe sur l’effet de serre, réalisés pendant les années 1960, lesquels démontraient que les niveaux de CO2 dans l’atmosphère correspondaient à la hausse des températures terrestres.

L’Allemand Hasselman est, quant à lui, crédité pour être parvenu à établir des modèles climatiques fiables malgré les grandes variations météorologiques.

 

Trouver un sens caché dans des systèmes complexes

Comme souvent, le prix Nobel de physique a été attribué à part égales entre deux découvertes fondamentales. Elles ont un point commun: comprendre des systèmes complexes et y trouver du sens.

Grâce à Syukuro Manabe, nous savons maintenant que plus il y a de CO2 dans l’atmosphère, plus la température augmente sur Terre, rappelle le comité Nobel. Son travail, dans les années 1960, est à la base des modèles climatiques, qui ont permis au Giec de faire prendre conscience de l’urgence climatique.

10 ans plus tard, Klaus Hasselmann a justement crée un modèle. Celui-ci fait le lien entre météo et climat. Cela a permis de répondre à une critique climatosceptique classique: si l’on n’arrive même pas à prédire la météo sur quelques semaines, comment croire que nous pouvons prédire l’évolution du climat sur des décennies ?

Le chercheur allemand a également mis à jour des signaux bien spécifiques montrant que le climat est influencé à la fois par des événements naturels et par les activités humaines. Cela a ensuite permis à d’autres chercheurs de montrer, calculs et modèles à l’appuie, que la hausse des températures ces dernières décennies est bien due à l’homme et non à un phénomène naturel.

Des travaux fondateurs sur l’effet de serre

Avec ce prix en pleine crise climatique, le comité Nobel récompense les travaux fondateurs de Syukuro Manabe sur l’effet de serre dans les années 1960, par lesquels il a montré que les niveaux de CO2 dans l’atmosphère correspondaient à la hausse des températures terrestres. Quant à l’Allemand Hasselmann, il est honoré pour être parvenu à établir des modèles climatiques fiables malgré les grandes variations météorologiques.

L’autre moitié du prix revient à Parisi, 73 ans, « pour la découverte de l’interaction du désordre et des fluctuations dans les systèmes physiques de l’échelle atomique à planétaire ». Ses travaux ardus ont été parmi « les contributions les plus importantes » à la théorie dite des « systèmes complexes ».

 

Verres de spin

L’autre moitié du prix Nobel a été décernée à Giorgio Parisi. Le chercheur italien “a découvert des modèles cachés dans des matériaux complexes désordonnés”, précise le comité Nobel. “Ses découvertes comptent parmi les plus importantes contributions à la théorie des systèmes complexes. Elles permettent de comprendre et de décrire de nombreux matériaux et phénomènes complexes différents et apparemment totalement aléatoires, non seulement en physique mais aussi dans d’autres domaines très différents, comme les mathématiques, la biologie, les neurosciences et l’apprentissage automatique”.

Dans l’attente des Nobel de littérature et de la paix

La prestigieuse récompense est la deuxième de la saison après le Nobel de médecine, qui a été décerné lundi à deux spécialistes du système nerveux et du toucher, les Américains David Julius et Ardem Patapoutian, dont les travaux ont ouvert la voie pour combattre les douleurs chroniques.

La Hongroise Katalin Kariko et l’Américain Drew Weissman, pionniers des vaccins à ARN messager, qui figuraient parmi les favoris, pourraient avoir une deuxième chance, en chimie mercredi.

Le prix de littérature, événement le plus attendu du grand public avec le Nobel de la paix, le vendredi à Oslo, sera, lui, annoncé jeudi par l’Académie suédoise. Quant à la paix, le prix est particulièrement ouvert cette année, avec parmi les favoris des organisations défendant la liberté de la presse ou encore l’opposante biélorusse Svetlana Tsikhanovskaïa. Le prix d’économie, de création plus récente, clôturera la saison lundi.