décembre 08, 2021
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Pyrénées-Atlantiques : plusieurs plages fermées à cause d’une algue

Mauvaise surprise, pour les vacanciers de la côte basque. Ce dimanche soir, la mairie de Biarritz a annoncé la fermeture de ses plages à la baignade, sans donner de date de réouverture. En cause, la présence de l’algue Ostreopsis ovata, décrite dans le communiqué comme « à l’odeur nauséabonde » et pouvant provoquer « des réactions épidermiques et un état grippal ».

Selon le site de l’Accord Ramoge (de prévention et lutte contre la pollution du milieu marin), l’Ostreopsis ovata peut engendrer « fièvre, toux, nausées, rhume, conjonctivite, troubles respiratoires ». Il n’est pas nécessaire d’avoir été dans l’eau pour en souffrir, le simple fait d’inhaler des gouttelettes – transportées par le vent, par exemple – peut suffire déclencher des symptômes.

La municipalité conseille d’ailleurs aux personnes qui présenteraient ce type de manifestations d’aller consulter un médecin.

 

Une décision attendue ce lundi

Biarritz n’est pas la seule ville de la côte basque concernée par le problème. Bidart et Saint-Jean-de-Luz ont également interdit la baignade sur leurs plages.

L’Agence régionale de santé a d’ores et déjà réalisé des analyses de l’eau, précise Sud Ouest. Ce lundi, une réunion entre la Communauté du Pays basque, les villes concernées et l’ARS doit permettre de déterminer combien de temps courront les interdictions de baignade, en pleine saison touristique.

Selon le communiqué de la ville de Biarritz, la présence de cette algue sur la côte basque serait liée aux récentes précipitations.

 

“Interrogation et incompréhension” pour Surfrider Foundation

Surfrider Foundation Europe, ONG de protection des océans et de ses usagers depuis 30 ans, notamment sur le sujet de la qualité des eaux de baignade, a réagi à ces fermetures de plages et à la présence de cette algue. “L’apparition de l’algue Ostreopsis sur le littoral basque ces derniers jours a provoqué interrogation et incompréhension. De nombreux témoignages de surfeurs et baigneurs ont poussé les autorités compétentes à investiguer sur les causes des symptômes observés. Les effets sanitaires, toux, brûlures des poumons, état grippal, etc. ont conduit les communes à fermer temporairement les plages afin d’éviter de nouvelles contaminations” explique Marc Valmassoni, expert en qualité de l’eau au sein de l’ONG.

“Cette algue, OStreopsis, d’origine tropicale est connue depuis plusieurs années en Méditerranée. Elle produit un toxine qui a des impacts sur la santé humaine (état grippal). Depuis 2011, Surfrider suit l’apparition de cette algue et travaillé régulièrement avec les autorités locales méditerranéenne. Nous avons créé un livret pédagogique permettant de présenter l’algue au grand public, mais aussi les gestes à adopter. Le changement climatique impacte nos côtes et modifie les équilibres de la biodiversité locale. L’apparition d’Ostreopsis, dans cette zone géographique et avec ces impacts nous questionne fortement sur les dérèglements de la biodiversité dus au changement climatique et nous inquiète pour la santé des usagers de la mer. » poursuit-il.

 

Changement climatique ?

Contacté par 20 Minutes, Marc Valmassoni, expert en qualité de l’eau chez Surfrider Foundation Europe, s’étonne de « l’apparition de l’algue Ostreopsis sur le littoral basque ces derniers jours, qui a provoqué interrogation et incompréhension. » « De nombreux témoignages de surfeurs et baigneurs ont poussé les autorités compétentes à investiguer sur les causes des symptômes observés. Les effets sanitaires, toux, brûlures des poumons, état grippal, etc. ont conduit les communes à fermer temporairement les plages afin d’éviter de nouvelles contaminations. »

« Cette algue d’origine tropicale est connue depuis plusieurs années en Méditerranée, poursuit l’ONG de protection des océans. Elle produit un toxine qui a des impacts sur la santé humaine. Depuis 2011, Surfrider suit l’apparition de cette algue et travaille régulièrement avec les autorités locales méditerranéennes. Le changement climatique impacte nos côtes et modifie les équilibres de la biodiversité locale. L’apparition d’Ostreopsis, dans cette zone géographique et avec ces impacts nous questionne fortement sur les dérèglements de la biodiversité dus au changement climatique et nous inquiète pour la santé des usagers de la mer. »

L’ARS (agence régionale de santé) de Nouvelle-Aquitaine procède actuellement à des analyses. Une réunion avec les villes concernées est prévue pour décider de la suite à donner. On devrait en savoir davantage ce lundi dans la journée.

Réactions et état grippal

Si la ville a décidé de fermer ses plages « par mesure de précaution », c’est que l’Ostreopsis est toxique pour l’homme. Elle provoque en effet des « réactions épidermiques et un état grippal », explique la mairie de Biarritz.

Pour ceux qui auraient été en contact avec ces algues, la Ville conseille de se rendre chez un médecin. Sur les réseaux, les témoignages de baigneurs et surfeurs se multiplient. « Je me suis baignée à Bidart, il y a trois semaines. Le lendemain, mon ventre et mon dos ont commencé à me démanger. J’ai eu une allergie pendant deux semaines qui s’est étendue quasiment sur tout le corps », explique une baigneuse.

Des symptômes ressentis également par certains promeneurs. « Les embruns en fin de journée sur la jetée de Parlementia ont suffi, j’ai l’impression d’avoir respiré une vapeur vinaigrée et depuis salves d’éternuement et le nez qui coule », raconte une résidente.

« Cette algue, Ostreopsis, d’origine tropicale est connue depuis plusieurs années en Méditerranée. Elle produit un toxine qui a des impacts sur la santé humaine. Depuis 2011, Surfrider suit l’apparition de cette algue et travaillé régulièrement avec les autorités locales méditerranéenne », explique Marc Valmassoni, expert en qualité de l’eau de Surfrider. Après de nombreuses alertes de surfeurs, Surfrider a créé un livret sur cette algue et les réflexes à avoir à son contact.

Pour la fondation, l’apparition de cette algue est directement liée aux changements climatiques. »L’apparition d’Ostreopsis, dans cette zone géographique et avec ces impacts nous questionne fortement sur les dérèglements de la biodiversité dus au changement climatique et nous inquiète pour la santé des usagers de la mer », analyse Marc Valmassoni.

 

Deux autres villes

Mais le phénomène ne concerne pas seulement les plages de Biarritz. Celles de Bidart et Saint-Jean-de-Luz, également contaminées, ont été fermées. Des analyses ont été réalisés dès hier par l’ARS des Pyrénées-Atlantiques.

Une réunion est organisée ce lundi 9 août, avec les villes concernées, la Communauté Pays Basque, les services de l’Etat et l’ARS pour décider de la suite à donner.